Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

12 juil 2017

«J’ai vu leurs noms et j’ai fondu en larmes»

Yverdon-les-Bains – Sylvain a perdu sa femme, Cristina, et son aînée, Kayla, dans l’attentat terroriste de Nice, il y aura tout juste un an ce vendredi. Avec ses deux autres filles, il est retourné sur les lieux du drame. Récit d’un voyage commémoratif.

Sylvain se trouve à Nice avec ses deux filles, Djulia, 5 ans (à dr.), et Kiméa, 2 ans. ©DR

Sylvain se trouve à Nice avec ses deux filles, Djulia, 5 ans (à dr.), et Kiméa, 2 ans.

Un camion blanc, fou. Des hurlements. La poussette. Sa femme, Cristina, qui tient sa fille cadette, Kiméa, dans ses bras. Puis, le choc. Terrible. Des corps ensanglantés jonchent le sol, partout. Depuis une année, chaque soir avant de s’endormir, les images repassent en boucle dans la tête de Sylvain. Celles de l’attentat terroriste perpétré le 14 juillet 2016 sur la célèbre promenade des Anglais, à Nice (voir encadré). Parmi les victimes fauchées par le 19 tonnes, sa femme, Cristina, 31 ans, et sa fille aînée, Kayla, 6 ans et l’avenir devant elle.

Continuer de vivre malgré l’invivable. Au côté de ses deux filles restantes, Djulia (5 ans) et Kiméa (2 ans), passé le choc, la vie reprend son cours. Tant bien que mal. «Nous sommes descendus à Nice, il y a une semaine. Et nous y resterons encore quelques jours, confie l’Yverdonnois. C’est une manière de commémorer ma femme et ma fille, de me recueillir.» Une façon, aussi, de partager sa douleur et d’échanger avec les familles de victimes, dont les souvenirs de cette terrible soirée et la douleur sont marqués au fer rouge. «C’est important de parler du traumatisme. Avec mes filles, évidemment, mais aussi avec d’autres victimes, comme ce papa que j’ai rencontré hier (ndlr : lundi) et qui a également perdu un de ses enfants, ainsi que sa femme», souffle le père de famille, du bout des lèvres.

Au bout du fil, la voix de Sylvain commence à trembler. Entre chaque mots, les pauses se font insistantes. «Lorsque j’ai foulé la promenade des Anglais et que j’ai vu les noms de Cristina et de Kayla inscrits sur le mémorial, j’ai fondu en larmes, détaille le rescapé, encore sur les lieux du drame. Je revois la scène. Sur son lit de mort, Cristina m’a fait jurer de ne pas abandonner nos enfants. Je tiens parole. Je ne dis pas que c’est facile, mais Djulia et Kiméa sont ma priorité. Je me bats pour elles.»

Fragile, le papa, déjà cabossé par la vie -il évoque un passé «mouvementé »-, tente de reprendre le dessus. «J’essaie de ne pas me montrer faible devant mes filles. On parle beaucoup de l’absence de leur maman. La grande pose beaucoup de questions. Souvent, c’est elle qui débute les discussions», glisse Sylvain, qui avoue parfois ne pas avoir toutes les réponses. «Moi-même j’essaie encore de comprendre ce qui nous est arrivé. De comprendre pourquoi les secours ne m’ont pas laissé monter dans l’ambulance avec Kayla. Mais je n’aurai sans doute jamais de réponse. C’est le destin et il faut l’accepter.»

Rentier de l’AI, Sylvain consacre l’entier de son temps à ses deux filles. «Peut-être que dans dix ou vingt ans, je pourrai me reconstruire. Mais pour le moment, l’important, ce sont Djulia et Kiméa», sourit-il.

 

86 vies fauchées

 

Ils étaient venus en famille ou entre amis assister aux feux d’artifice du 14 juillet sur la promenade des Anglais, à Nice. Un jour de fête devenu jour de deuil. Ce soir-là, peu après la fin du spectacle, un camion fou a foncé sur la foule, fauchant sur son passage la vie de 86 personnes et blessant 456 autres. Le conducteur, Mohamed Lahouaiej- Bouhlel, un Tunisien résidant en France de 31 ans, a été abattu par la police.

En mémoire aux victimes, un mémorial provisoire a été érigé dans les jardins de la villa Masséna, sur la promenade des Anglais. D’autres commémorations, en présence du président français Emmanuel Macron, auront lieu vendredi, un an après l’attentat.

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12 juil 2017

Le golfeur de Villars-sous-Champvent

Golf – Nicolas Becholey est l’unique Nord-Vaudois de sa génération à tenter de percer dans la discipline. A bientôt 19 ans, et alors qu’il a commencé un apprentissage l’été dernier, il continue de tout mettre en œuvre pour parvenir à ses fins.

Nicolas Becholey travaille son swing devant chez lui. Le golf est une affaire de répétitions, de précision et de concentration. ©Michel Duperrex

Nicolas Becholey travaille son swing devant chez lui. Le golf est une affaire de répétitions, de précision et de concentration.

Il s’est essayé au foot, au ski, au tennis, comme bien d’autres jeunes. Mais son truc à lui, c’est le golf. Alors qu’il fêtera ses 19 ans la semaine prochaine, Nicolas Becholey fait partie des meilleurs joueurs du pays de sa génération. Lui, le golfeur de Villars-sous-Champvent, où il n’y a pas l’ombre d’un green.

Licencié à Lausanne et à Vuissens, le Nord-Vaudois a remporté deux des quatre compétitions auxquelles il a pris part en 2017. Ses performances actuelles lui ont permis d’améliorer son handicap de 3,3 en début de saison à 2,8. «Mon objectif est de passer en-dessous de 2 en fin d’année», affirme l’apprenti paysagiste à Yverdon. Un jeune homme qui entrevoit son avenir en plein air, sur l’herbe : «Percer est très compliqué. Il n’y a que huit Suisses -cinq hommes et trois femmes- sur le circuit européen, mais je veux tenter ma chance, lance-t-il. Si je n’y parviens pas, je pourrais devenir professeur de golf dans une académie.»

Des projections pour lesquelles il lui faudra encore un peu de patience. N’ayant pas pu passer par une université golfique à l’étranger, il a pris la seconde voie qui s’offrait à lui, moins directe et moins conventionnelle. «Je vais d’abord finir mon apprentissage (ndlr : entamé l’été dernier), puis tenter de passer ma licence professionnelle, ce qui nécessite plusieurs années et d’obtenir des résultats», résume-t-il. Après, seulement, il pourra espérer réussir à se faire une place dans l’une des trois principales divisions d’Europe et, pourquoi pas, atteindre un jour le PGA Tour. En attendant, il va continuer d’écumer les bons tournois amateurs, afin de glaner des points et de l’expérience.

 

Un joli palmarès

 

Amoureux de la nature, Nicolas Becholey a trouvé son bonheur alors qu’il avait 10 ans. C’est son parrain qui l’a emmené faire une initiation. Il a rejoint l’école de golf du Domaine du Brésil, à Goumoëns, deux ans plus tard. «Puis sont arrivés les premiers tournois, et j’ai croché», glisse-t-il. Les résultats sont allés crescendo. En 2014, il a remporté le titre national interclubs avec les juniors de Lausanne, ainsi qu’avec les adultes la même année et en 2016. Individuellement, il a fini à une 4e place aux Championnats de Suisse M16. Membre des cadres romands, il n’a par contre jamais été intégré au niveau national, où «il y avait déjà trop de Lausannois».

Blessé à un genou, il a été opéré en 2015. Un contretemps qui lui a permis de prendre du recul, loin de la pression des résultats. «Depuis, je me pose moins de questions, je joue plus en confiance», confie-t-il. Nicolas Becholey a, aussi, trouvé son rythme avec son travail qui lui laisse moins le loisir de taper des balles : «Je m’entraîne moins, mais de façon plus structurée, et j’arrive à de meilleurs résultats.» De quoi croire en son rêve.

 

Un message pour tous les jeunes

 

Il n’est pas toujours évident pour Nicolas Becholey de dire aux gens qu’il côtoie qu’il pratique le golf. C’était déjà le cas lorsqu’il a commencé. «A l’école, je n’en parlais pas. Il y beaucoup de clichés autour de la discipline, notamment que c’est un sport de riche», souligne le golfeur de Villars-sous-Champvent. Au final, certains de ses camarades de classe l’avaient accompagné à l’occasion d’une initiation. Une séance à laquelle ils avaient pris beaucoup de plaisir, ce qui a permis de changer leur point de vue.

Alors, le Nord-Vaudois a envie de faire passer un message à tous les jeunes intéressés à prendre un club en mains. «Venez essayer à Vuissens, vous serez les bienvenus », promet-il.

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11 juil 2017

Un week-end placé sous le signe de l’Abbaye

Nord vaudois – De vendredi à hier, Orges, Arnex-sur-Orbe, Valeyres-sous-Rances et Ependes étaient en fête. Retour en images sur une tradition solidement ancrée dans le canton.

Evan Genoud a été couronné jeune Roi, samedi, sous les applaudissements de la foule, qui s’est déplacée en nombre dans les rues d’Ependes. ©Carole Alkabes

Evan Genoud a été couronné jeune Roi, samedi, sous les applaudissements de la foule, qui s’est déplacée en nombre dans les rues d’Ependes.

Le temps des Abbayes villageoises bat son plein. Après celle de Vuiteboeuf il y a quinze jours, c’était au tour des villages d’Orges, d’Arnex-sur-Orbe, de Valeyres-sous-Rances et d’Ependes de sortir étendards, canons et fanfares pour fêter une spécialité vaudoise classée au Patrimoine immatériel du canton, et bien ancrée dans la région.

Sous un soleil qui s’est montré généreux jusqu’à samedi soir et le couronnement des rois, les abbayes ont déplacé les foules, venues applaudir les rois fraîchement couronnés. Après la distribution des prix, un cortège, un banquet et un bal ont été organisés.

 

Abbaye de l’Union à Arnex-sur-Orbe

 

©Carole Alkabes

©Carole Alkabes

Comme à l’accoutumée, la traditionnelle fête bisannuelle de l’Abbaye de l’Union s’est tenue de samedi à hier. Les festivités ont débuté tôt samedi matin avec la traditionnelle diane. Après quoi les tireurs se sont mesurés. Au moment du très attendu couronnement des rois, Pierre Pitteloud (1er Roi), Danny Ayer (2e Roi) et Bernard Gauthey (3e Roi) ont marqué de leur empreinte la mouture 2017 de l’Abbaye de l’Union (photo ci-contre, de g. à dr.).

 

Arnex-sur-Orbe était encore en fête, hier, puisque l’Abbaye de l’Union a servi un apéritif en fin de matinée, avant qu’un banquet ne régale les papilles des convives. En fin de soirée, un bal a clôturé ces trois beaux jours de festivités.

Bain de soleil pour les rois, samedi soir à Arnex-sur-Orbe. ©Carole Alkabes

Bain de soleil pour les rois, samedi soir à Arnex-sur-Orbe.

L’étendard de l’Abbaye a flotté dans le ciel d’Arnex-sur-Orbe, samedi. ©Carole Alkabes

L’étendard de l’Abbaye a flotté dans le ciel d’Arnex-sur-Orbe, samedi.

 

L’Abbaye d’Orges, le respect des traditions

 

©Michel Duvoisin

©Michel Duvoisin

Si, dans les autres villages, l’Abbaye n’a débuté que vendredi, à Orges, la localité était en fête dès jeudi, avec le tir des jeunes. Vendredi, la fête a pris un accent suisse-allemand, avec la venue du groupe Chälly Buebe, qui n’a pas manqué de soulever les foules.

Les choses sérieuses ont débuté samedi matin, avec le tir d’Abbaye, suivi du couronnement des rois. Une cérémonie durant laquelle Philippe Tschannen a été couronné Grand Roi par sa demoiselle d’honneur, Coralie Pidoux (photo ci-contre, au premier plan).

Dans la soirée, le banquet a été servi au Battoir avant que, plus tard et jusqu’au bout de la nuit, le bal clôture les festivités.

 

Abbaye des Carabiniers de Valeyres-sous-Rances

 

©Roger Juillerat

©Roger Juillerat

L’Abbaye de Valeyres-sous-Rances a tenu toutes ses promesses avec des tirs disputés, qui ont couronné Michaël Troyon, Grand Roi avec 454 points (en tête du cortège, sur la photo ci-contre). Il a devancé Michel Petermann, Heinz Schürch et Karim Vidmer. A la cible «Âge du Comité», c’est Arthur Jaton qui s’est imposé, alors que Roger Pichonnaz l’a emporté à celle dite de la «Distinction». Les enfants se sont aussi mesurés, la couronne de Reine revenant à Thérèse Bornand et celle de Roi à Arnaud Nicklaus. 106 cartes de fête ont été distribuées et 2777 cartouches tirées. La fête a connu un grand succès avec ses cortèges et parades, animées par la fanfare L’Espérance de Vaulion.

Pas de danse après le couronnement des rois, à Valeyres-sous-Rances. ©Roger Juillerat

Pas de danse après le couronnement des rois, à Valeyres-sous-Rances.

 

L’Abbaye d’Ependes, une tradition depuis 1848

 

©Carole Alkabes

©Carole Alkabes

Depuis 169 ans, et tous les trois ans, l’Abbaye rythme le calendrier du village d’Ependes. Cette année encore, la magie a opéré. Durant trois jours, les sociétés locales du village ont été à pied-d’oeuvre, jouant un rôle majeur dans la mise sur pied et le bon déroulement de la manifestation. Comme il est de coutume, les plus fines gâchettes d’Ependes se sont mesurées au tir, samedi. Une épreuve après laquelle Evan Genoud (jeune Roi), Cédric Grin (Roi, société de tir), Christophe Pahud (2e Roi, coup centré), Philippe Glauser (1er Roi, coup centré) et Eric Glauser (1er Roi) ont tiré leur épingle du jeu (photo ci-contre, de g. à dr.). Samedi soir, l’orchestre «Rudi Oberkrainer’s Trio» a assuré l’ambiance.

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11 juil 2017

Des plantes exotiques menacent la flore

Nord vaudois – Le Parc Jura vaudois a organisé, il y a quelques jours, une semaine de lutte contre les néophytes envahissantes, des plantes non indigènes qui peuvent nuire à la biodiversité et à la santé. Etat des lieux de la région.

Les bénévoles ont dû s’équiper avant de s’attaquer aux Berces du Caucase, près de Montricher, car elles causent des brûlures sur la peau. ©Fredrik Gabrielsson

Les bénévoles ont dû s’équiper avant de s’attaquer aux Berces du Caucase, près de Montricher, car elles causent des brûlures sur la peau.

Les Communes de La Praz et de Romainmôtier ont eu droit à un raid écolo. Car, pour la deuxième année consécutive, le Parc Jura vaudois, en collaboration avec la Fondation Action environnement et le Canton de Vaud, a organisé une semaine de lutte contre les plantes exotiques nuisibles, aussi appelées néophytes envahissantes. Concrètement, huit bénévoles formés et encadrés par Marc Adami, ingénieur en sciences de l’environnement au bureau Prona, ont traqué ces plantes dans quatre communes du district de Morges et deux du vallon du Nozon. «Il n’y avait pas grand-chose dans le Nord vaudois, constate Marc Adami. Nous avons trouvé deux petits foyers de Renouée du Japon à La Praz, près du stand de tir, et à Romainmôtier, chez un particulier.»

A noter que les lieux en question ont été sélectionnés par le Parc Jura vaudois, qui a contacté toutes les communes et les gardes forestiers du parc. «Parmi les sites annoncés, nous avons mis la priorité en fonction des espèces trouvées», précise Valérie Collaud, cheffe de projet Nature & Paysage au Parc Jura vaudois.

 

Belles mais toxiques

 

Buddléa. ©DR

Buddléia.

Bien que le passage de l’équipe en question dans la région ait été rapide, cela ne veut pas pour autant dire que tout va bien. Car la plante trouvée, la Renouée du Japon, fait partie du top 100 des espèces les plus nuisibles au monde, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Elle est aussi sur la liste noire de la Suisse, rédigée par Info Flora. «Elle se propage vite et elle est extrêmement coriace parce qu’elle pousse en profondeur, explique Marc Adami (lire ci-dessous). Nous luttons comme nous pouvons, mais c’est quasi impossible de l’éradiquer.» «Il faut que ce soit des gens formés pour les enlever, car si c’est mal fait, ça peut avoir l’effet inverse et se répandre davantage», renchérit Valérie Collaud. D’ailleurs, pour venir à bout de ces plantes, Info Flora a mis sur pied des fiches techniques et conseille même, en dernier recours, d’employer du glyphosate (herbicide). «Elles sont tellement coriaces que parfois c’est la seule chose ou du moins la moins chère, pour les éradiquer», commente Sibyl Rometsch, biologiste et directrice d’Info Flora.

 

Elles envahissent nos contrées

 

Solidage canadien. ©DR

Solidage canadien.

Mais si ces plantes ne sont pas indigènes, comment sont-elles arrivées dans nos contrées ? «Généralement, les graines ont été plantées soit involontairement par le biais des graines pour oiseaux, par exemple, lorsque l’on ne les connaissait encore pas très bien, soit pour des raisons environnementales, car les gens les trouvaient jolies et les ont mises dans leur jardin», relève Marc Adami. «On en trouve facilement partout dans la région, complète Sibyl Rometsch. Elles se reproduisent particulièrement en aval des cours d’eau et dans les zones perturbées par l’homme ou aux bords des routes.»

Bien qu’il soit impossible d’avoir une vue globale de la situation, la fondation Info Flora a établi un «carnet des néophytes» répertoriant avec des points rouges tous les endroits où l’on trouve des espèces nuisibles en Suisse. Et autant dire que la carte semble avoir attrapé la varicelle.

 

En quelques chiffres

 

Renouée du Japon. ©DR

Renouée du Japon.

3 000 000 Comme le nombre moyen de graines sur un arbuste de Buddléia, arbre à papillons.

40 soit le pouvoir germatif des graines du Buddléia en année.

20 000 C’est le nombre moyen de graines qui se trouvent sur les tiges des Solidages géants ou canadiens.

300 Comme la quantité de tiges de Solidage par m2. Elles peuvent atteindre une hauteur de 2,5 m.

100 La Renouée du Japon est classée dans le top 100 des espèces exotiques les plus nuisibles au monde.

 

Traiter le problème des néophytes à la racine

 

©DR

©DR

Diplômé des Sciences en ingénierie de l’environnement à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Marc Adami nous dévoile ses trois règles d’or pour lutter contre les néophytes.

Reconnaître l’ennemi : Avant d’arracher toute la verdure de son jardin, il faut connaître les plantes qui s’y sont développées. «Le problème, c’est que les gens ne se rendent pas compte à quel point ces plantes posent des problèmes, constate Marc Adami. Ils pensent souvent que s’ils tondent régulièrement, les graines ne se propagent pas, mais en fait ce n’est pas vrai.»

Enlever l’intrus : S’il s’avère que vous avez des néophytes envahissantes dans votre jardin ou proche de chez vous, il faut les arracher, et pas n’importe comment. «Cela dépend de son mode de propagation. Par exemple, la Renouée du Japon pousse jusqu’à deux ou trois mètres en profondeur par année. Il faut donc enlever un maximum de racines», poursuit-il.

Recycler : Une fois que le problème est identifié et supprimé, il faut encore s’en débarrasser correctement. «Il faut que les plantes soient incinérées pour qu’elles arrêtent de se propager, souligne Marc Adami. Il faut donc soit les mettre dans un sac poubelle soit les amener à un centre d’incinération, mais surtout pas mettre au composte ou à la déchetterie.»

Conseils sur : www.infoflora.ch.

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11 juil 2017

Le lac sous le charme du Lacustre

Voile – Le Cercle de la voile de Grandson a organisé le Championnat suisse Open des Lacustre, entre vendredi et dimanche dernier, qui a couronné l’équipage allemand de Veit Hemmeter. La grande classe !

La série des Lacustre a envahi le plan d’eau au large de Grandson, de vendredi à dimanche dernier. ©Christiane Baudraz

La série des Lacustre a envahi le plan d’eau au large de Grandson, de vendredi à dimanche dernier.

Dessiné en 1938 pour le Bol d’Or du Léman par l’architecte naval Henri Copponex, le Lacustre est la seule série nationale. Bateau élancé, reconnaissable grâce à sa voûte, ce fuseau a animé le plan d’eau au large de Grandson durant trois jours. Venus du Léman, mais aussi des lacs de Zurich et de Constance, les 36 équipages ont mis une sacrée ambiance. Nombreux sont les plaisanciers venus sur l’eau les admirer.

Sept courses ont été disputées, dont quatre vendredi, alors qu’un vent, peu coutumier pour notre région (plein sud, bien établi et régulier de force 3-4), soufflait sur le petit lac. Plusieurs starts ont été donnés sous le sévère pavillon noir (tout départ anticipé est éliminatoire), afin de calmer l’ardeur des participants.

C’est l’équipage allemand de Veit Hemmeter, sur Feuervogel, qui a remporté ce championnat, un point devant le team autrichien de Markus Bilgeri. La médaille de bronze est revenue à l’équipe de Martin Zohl, de Zurich. Lors de la remise des prix, ce dernier a rendu hommage à son père, qui avait remporté l’épreuve il y a trente ans.

Si la majorité des Lacustre s’en retourneront rapidement à leur port d’attache, une dizaine d’entre eux vont partir en croisière, durant la semaine, sur le lac de Neuchâtel. Juste pour le plaisir.

Radio Ponton : la parole aux acteurs qui ont fait de l’événement une belle réussite

 

Françoise Copponex, fille d’Henri, l’architecte naval qui a dessiné le Lacustre.

Françoise Copponex perpétue la mémoire de son père, génial architecte naval. ©Christiane Baudraz

Françoise Copponex perpétue la mémoire de son père, génial architecte naval.

«Mon père était un précurseur, un novateur en matière d’architecture navale, un visionnaire. Il était pointilleux et avait le goût du travail bien fait. Mais c’était aussi quelqu’un de simple et discret qui, toute sa vie, a jonglé entre son métier de professeur et sa passion : la voile. Il n’a jamais eu de bateau à lui, mais naviguait sur ceux qu’il concevait. Si je promettais de ne pas parler, il m’emmenait avec lui. Je me faisais tout petite, c’était merveilleux !

Je suis très, très émue et fière de voir ce championnat qui réunit 36 voiliers construits sur les plans de mon père, il y a 79 ans. Je suis aussi touchée par le respect et le soin que les propriétaires apportent à leur embarcation. C’est le plus bel hommage qu’ils puissent rendre à mon père.»

 

Philippe Durr, barreur de Requin-Tigre, classé 4e et premier Romand.

Venu du Léman, Philippe Durr, qui totalise huit titres mondiaux et cinq victoires au Bol d’Or du Léman, était heureux de revenir à ses premières amours. «En tant que constructeur naval, j’ai vécu toute l’évolution des matériaux. Si, dans quelques années, je pense que les voiliers ne toucheront plus l’eau et seront propulsés par un cerf-volant, je reste fidèle aux vieilles et belles unités. J’aime le bois et particulièrement le Lacustre, avec la pureté de ses lignes. C’est un plaisir de voir ces bateaux restaurés, bichonnés avec passion par leurs propriétaires, naviguer en nombre. J’ai toujours aimé venir régater à Grandson, le cadre est magnifique et l’organisation impeccable. Ce championnat est un grand moment pour les amateurs de beaux bateaux.»

 

Jean-Marc Monnard, un titre mondial en 6 JI, ainsi que deux en 8 JI, et Nicolas Berthoud, cinq titres mondiaux en 6 JI.

Les deux constructeurs de voiles lémaniques, embarqués sur Civetta d’Ivan Pictet, regrettaient d’arriver dans ce championnat avec peu de préparation, ce qui les a mis en difficulté à plusieurs reprises. «L’esthétique du Lacustre est magnifique. De plus, c’est un bateau sec et confortable, et je sais de quoi je parle en venant du Laser et du 470», commentait Jean-Marc Monnard.

Nicolas Berthoud complétait les paroles de son compère : «En Romandie, on développe la technologie au détriment des séries. C’est tout le contraire chez les Alémaniques, qui ont davantage l’esprit compétitif en monotype. Les détails de finitions font de chaque Lacustre un bateau d’exception.»

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10 juil 2017

Festi’Cheyres a une nouvelle fois attiré les foules

Cheyres – La 11e édition de la manifestation s’est déroulée le week-end dernier. La programmation musicale éclectique a ravi tout le monde, familles comme connaisseurs. Ambiance.

Le groupe belge The Black Box Revelation (rock/garage/blues) était l’une des têtes d’affiche de la soirée de vendredi, qui a fait la part belle au rock. ©Michel Duperrex

Le groupe belge The Black Box Revelation (rock/garage/blues) était l’une des têtes d’affiche de la soirée de vendredi, qui a fait la part belle au rock.

La fête avait tout pour être belle : une programmation éclectique et alléchante, une météo plutôt clémente et des bénévoles à pied-d’oeuvre. Après trois jours de festivités et de bonne musique, elle l’a été, et le bilan de la onzième mouture de Festi’Cheyres est plutôt réjouissant.

«Malgré quelques craintes, la météo a plutôt été clémente finalement, sourit Laetitia Brodard, responsable de la communication de Festi’Cheyres. Un gros orage s’est abattu sur nous samedi après-midi. Mais heureusement, plutôt que de faire fuir les spectateurs, il a rafraîchi l’atmosphère, ce qui n’était pas un moindre mal avec les températures caniculaires.»

 

Affluence dans la fourchette

 

Le chanteur Amadou Diolo et son groupe ont conquis le public, samedi soir, sur la grande scène. ©Michel Duperrex

Le chanteur Amadou Diolo et son groupe ont conquis le public, samedi soir, sur la grande scène.

Sur les trois jours de fête et de concerts, ce sont ainsi près de 8000 personnes qui se sont pressées à Festi’Cheyres. Une affluence dans la fourchette habituelle. «L’année passée, à l’occasion du dixième anniversaire de la manifestation, on avait connu un record. Mais c’était exceptionnel. On est donc plutôt satisfaits », souligne-t-elle.

Côté programmation, aucune fausse note n’est à relever. Les airs, tantôt mélodieux, tantôt «rockeux», ayant trouvé grâce auprès de la membre du comité de pilotage et auprès de la foule bigarrée, qui s’est laissée transporter par la musique : «Il y a toujours le samedi après-midi, où on peine souvent à drainer du monde dès 14h. Mais sinon, il n’y a vraiment que du positif à signaler.»

 

Amadou Diolo étincelant

 

Tous les moyens étaient bons pour protéger les oreilles des plus jeunes. ©Michel Duperrex

Tous les moyens étaient bons pour protéger les oreilles des plus jeunes.

Au niveau des réjouissances, figure la très belle prestation du «régional de l’étape», Amadou Diolo. La chanteur d’origine sénégalaise mais Staviacois d’adoption, n’a laissé personne indifférent. «C’est l’un des gros coups de cœur du weekend, lâche Laetitia Brodard. Il a vraiment mis le feu à la plage.»

A noter que le budget de la manifestation de situe aux environs de 240 000 francs. Une augmentation considérable par rapport aux dernières années, qui s’explique par la volonté de continuer à proposer une offre de qualité aux festivaliers, ainsi que de conserver la gratuité de l’événement.

 

En quelques chiffres

 

Le groupe de garage-post-punk The Staches a soulevé les foules, samedi soir. ©Michel Duperrex

Le groupe de garage-post-punk The Staches a soulevé les foules, samedi soir.

7000-8000, soit le nombre de visiteurs qui se sont pressés à Cheyres durant les trois jours du festival. Un chiffre qui se situe dans la fourchette habituelle, mais qui reste difficile à évaluer avec précision, la manifestation étant gratuite.

25, soit le nombre de groupes de musique qui se sont produits sur les scènes de Festi’Cheyres. Ils proviennent de Suisse, de France, de Belgique et d’Allemagne.

350, soit le nombre approximatif de bénévoles qui ont œuvré à la bonne tenue du festival. Le comité est composé de neuf membres, eux aussi tous bénévoles.

 

Programmation éclectique

 

Sur la plage, la Fanfare balkanique improvisée a assuré l’ambiance lors des entractes musicaux. Un air de vacances. ©Michel Duperrex

Sur la plage, la Fanfare balkanique improvisée a assuré l’ambiance lors des entractes musicaux. Un air de vacances.

Vendredi, le premier jour des festivités, les tonalités se sont faites très rock, puisque pas moins de sept groupes -dont la tête d’affiche The Black Box Revelation- estampillés rock-garage, indie-rock ou funkrock, se sont produits devant un parterre de connaisseurs. Samedi, Festi’Cheyres a fait la part belle aux artistes du pays, et même du cru. Ainsi, le chanteur Amadou Diolo, a ébloui le public de son talent. Les Valaisans de Charlotte Parfois ont aussi soulevé les foules en fin d’après-midi.

Enfin, hier, la journée était réservée aux familles. Des animations pour les enfants ont notamment été proposées. Côté musique, le Chœur Auguste a conquis le cœur des adultes.

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10 juil 2017

Le rappel d’une décision historique

Yverdon-les-Bains – Une exposition évoque le processus de correction des eaux du Jura, pour son 150e anniversaire. Les conséquences demeurent encore bien visibles dans la région du Nord vaudois.

Avant de devenir un site protégé, la Grande Cariçaie est née de l’intervention humaine sur la nature, lors de la première correction des eaux du Jura. ©Duperrex-a

Avant de devenir un site protégé, la Grande Cariçaie est née de l’intervention humaine sur la nature, lors de la première correction des eaux du Jura.

Installée dans deux containers maritimes, l’exposition itinérante «Régions entreLACées» revient sur le rôle déterminant qu’a joué la correction des eaux du Jura, il y a 150 ans, dans la mutation du paysage de la région des Trois-Lacs. Elle restera à Yverdon-les-Bains jusqu’au 16 juillet.

Entre photos d’époque, vidéos explicatives du processus de régulation du niveau d’eau à l’heure de la technologie numérique, et projection dans un futur encore incertain, l’exposition propose, dans un espace somme toute réduit, une quantité d’angles pour mieux comprendre les implications de la décision parlementaire de 1867, qui reste, encore aujourd’hui, un modèle de collaboration entre l’économie et la politique.

La première correction des eaux du Jura (1867-1891, lire encadré) a montré des effets immédiats et durables. Les deux plus marquants pour le Nord-vaudois se sont dessinés dans la Plaine de l’Orbe, qui s’est alors transformée de marais en terres arables. Elle a aussi été marquée par l’apparition d’une bande de terres sablonneuses, arrachées à la molasse, sur la rive Sud du lac de Neuchâtel. Ces terrains sont aujourd’hui regroupés et protégés sous le nom de Grande Cariçaie.

Exposition «Région entreLACées », jusqu’au 16 juillet, Promenade Auguste-Fallet, Yverdon-les- Bains. Renseignements : www.correction-eaux-jura.ch

 

A l’époque, cinq millions de francs débloqués

 

Les escaliers roulants ont été amenés durant la nuit. S. Laala Au XIXe siècle, alors que les plaines de l’Orbe, de la Broye et du Seeland se voyaient régulièrement inondées, avec comme conséquences la destruction d’habitations et de cultures, le Parlement a débloqué cinq millions de francs en 1867 pour réguler les flux grâce aux canaux de la Thielle, de la Broye, du Hagneck et de Nidau-Büren. Les travaux se sont achevés en 1891. Une deuxième correction, destinée à l’approfondissement et à l’élargissement des canaux, a été entreprise entre 1962 et 1973.

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10 juil 2017

Une rentrée convaincante pour YS

Football – amical – Les hommes d’Anthony Braizat ont réussi leur premier match de préparation, samedi à Cheyres, en s’imposant 2-0 au terme d’une bonne prestation contre La Chaux-de-Fonds. Sans Cissé, toujours à Bastia pour régler ses affaires, ni Marque, touché.

Yverdon Sport et Bavois sont de retour aux affaires. ©Michel Duvoisin

Yverdon Sport et Bavois sont de retour aux affaires.

La première semaine d’entraînement d’Yverdon Sport n’a pas trop pesé dans les jambes de l’équipe d’Anthony Braizat, samedi à Cheyres. Le néo-promu en Promotion League s’est imposé 2-0 contre La Chaux-de-Fonds, au terme d’un match rythmé, lors duquel les Yverdonnois ont pris le dessus après le thé. Bien organisés, et bien en jambes, ils ont inscrit leur deux réussites coup sur coup (72e et 74e) par l’entremise de l’attaquant à l’essai Jonathan Quintero et de Nehemie Lusuena.

L’entrée du jeune demi formé au club constitue l’une des plus grandes satisfactions de la rencontre. Rapide, intransigeant et joueur dès son entrée en jeu à la 57e, Lusuena a donné une impulsion supplémentaire à YS. Son but est sublime : il a profité d’une remise de Théo Rochat -lui aussi un junior du cru- pour expédier une frappe pure, en première intention, depuis près de trente mètres dans le petit filet adverse.

Deux minutes plus tôt, David Marazzi avait trouvé Quintero par-dessus la défense chaux-de-fonnière. Le centre-avant venu de Lanzarote n’avait pas manqué l’aubaine pour expédier une volée sous la barre.

Ce duel entre formations de Promotion League a démarré sur un rythme soutenu, avec des équipes très bien organisées qui se sont livré une intense bataille à mi-terrain en première mi-temps. Les hommes de Christophe Caschili ont clairement cédé du terrain après la pause, en partie parce qu’Yverdon s’est montré plus créatif. La sortie de l’ex-Montain Bertrand Ndzomo au milieu du terrain a laissé plus d’espace aux joueurs de la Cité thermale, qui ont pris le dessus au fil des minutes.

 

Quatre joueurs en test

 

Ce premier match de préparation a permis d’observer les derniers arrivés à Yverdon Sport. Devant son but, Dany Da Silva a disputé la deuxième mi-temps. Tout comme Ludovic Zwahlen durant les 45 minutes initiales, le Vallorbier n’a pas beaucoup été mis à contribution, faisant bien son travail. Sur le couloir gauche de la défense, l’ex-Servettien Dylan Tavares a démontré de jolies aptitudes.

Devant lui, David Marazzi s’est battu sans cesse, auteur d’une bonne prestation, bien qu’il ait manqué l’ouverture du score à la 69e. Enfin, entré en deuxième mi-temps, Yanis Lahiouel a d’abord été discret sur l’aile puis, une fois replacé en «10», il a pu faire parler son football en association avec Lusuena et Rochat.

Anthony Braizat a également donné sa chance à quatre joueurs à l’essai, dont le demi Romain Beynié. Les autres, le jeune défenseur central de Xamax Tristan Chavanne, l’ailier italo- genevois Yaya Dieme, ainsi que Quintero, sont entrés à l’heure de jeu. Le dernier nommé, à la fois grand et habile, a pesé sur la défense neuchâteloise. Reste qu’YS est déjà fort bien fourni à son poste, en attaque. Phi Nguyen, à l’essai en début de semaine dernière, s’en est allé.

A noter, enfin, que dans les rangs yverdonnois, manquaient François Marque, légèrement blessé mais présent pour voir à l’œuvre ses camarades, ainsi que Djibril Cissé, Alex Gauthier, Allan Eleouet, Esteban Rossé et Babacar Dia, absents.

 

Yverdon Sport – La Chaux-de-Fonds 2-0 (0-0)

 

Buts : 72e Quintero 1-0 ; 74e Lusuena 2-0.

Yverdon : Zwahlen (46e Da Silva); Reis, De Piero (62e Chavanne), Cazzaniga, Tavares (73e Dieme); Beynié (57e Lusuena), Gudit (59e Rochat), Chappuis (74e Deschenaux); Deschenaux (46e Lahiouel), Rushenguziminega (65e Quintero), Marazzi. Entraîneur : Anthony Braizat.

Notes : Terrain En Crevel, Cheyres, 120 spectateurs. Arbitrage de Clovis Aebi.

Manuel Gremion ■

 

Bavois s’y remet tranquillement

 

Football – amical – La troupe de Bekim Uka s’est inclinée 2-0 face à Vevey pour son retour au jeu, samedi.L’occasion de se remettre en jambes après un mois de vacances et d’effectuer quelques tests, rien de plus.

 

Le Bavoisan Ylber Mejdi fait bloc face au Veveysan Danilo Ianigro. ©Carole Alkabes

Le Bavoisan Ylber Mejdi fait bloc face au Veveysan Danilo Ianigro.

Le FC Bavois s’est présenté aux Peupliers, samedi dernier face à Vevey (1re ligue), avec une équipe qui n’a pas grand-chose à voir avec celle qui débutera le championnat de Promotion League le 2 août face à Cham. Plusieurs joueurs, dont les cadres de sa défense Hicham Bentayeb, Sébastien Le Neün et Muamer Zeneli, étant encore en vacances, Bekim Uka en a profité pour effectuer bon nombre de tests.

Si le résultat -une défaite 2-0 (doublé de la nouvelle recrue veveysanne Andi Ukmata, buts inscrits à la 67e et 90e)- demeure plus qu’anecdotique, dix jours seulement après avoir repris l’entraînement, pas sûr, cependant, que beaucoup des nouvelles têtes aperçues aux Peupliers samedi le soient encore dans les semaines à venir. «Ce sont des joueurs, pour la plupart des frontaliers, qui veulent nous rejoindre depuis un moment déjà. Ce genre de matches, c’est l’occasion de leur donner leur chance et de voir si on peut imaginer un avenir en commun», explique l’entraîneur, qui s’apprête à vivre sa septième saison au FCB.

 

Combler les départs

 

Ces tests s’avèrent toutefois nécessaires, puisque Bavois a vu partir une dizaine de joueurs pendant la pause. «Aujourd’hui, si on ne tient pas compte de nos trois gardiens, on est quinze», lâche le technicien, bien conscient que les choses vont devoir s’accélérer si son équipe entend éviter de revivre le même début de championnat que l’an dernier. Pourtant, en coulisse, ni lui, ni Jean-Michel Viquerat, son président, ne chôment. «On est en contact avec plusieurs jeunes, notamment certains de Team Vaud. Sauf que, à l’heure actuelle, tout est devenu incroyablement compliqué. On ne peut plus parler du terrain, toutes les discussions tournent autour de l’argent», peste Bekim Uka.

Si plusieurs postes restent, donc, à pourvoir dans l’alignement nord-vaudois, certaines valeurs sûres ont (re)pris le chemin des Peupliers. Ainsi, le 13e du dernier exercice peut à nouveau compter sur Adrian Alvarez, toujours aussi percutant sur son aile droite, Adil Seipi, dont la progression au sein de l’arrière-garde bavoisanne ces douze derniers mois n’a laissé personne indifférent, et Robin Enrico, plus que jamais prêt à prendre la succession de Marco Grosso dans les buts, tous trois de la partie face à Vevey.

 

Khelifi et Pimenta présents

 

Cette confrontation, disputée face à la nouvelle équipe de Jean-Philippe Karlen (ex-La Sarraz, Azzurri LS et Orbe) a également permis à Alexandre Khelifi, qui arrive d’Yverdon Sport, et Luis Pimenta (Le Mont) de faire leur première apparition en rouge. Les deux hommes ont joué la première période, ont démontré pourquoi ils allaient faire beaucoup de bien à Bavois cette saison et sont allés s’asseoir sur le banc. «Luis, c’est un super attaquant, et surtout un gars génial. C’est facile de travailler avec lui, se réjouit Bekim Uka. Alexandre, lui, est très mobile. Il frappe beaucoup, également.» Tant le technicien que le président du club s’accordent, toutefois, sur un point. Aussi bon soit Alexandre Khelifi avec -et sans le ballon dans ses pieds, il doit absolument gagner en précision. S’il y parvient, le jeune homme de 23 ans sera indéniablement à suivre de près cette saison. Tout comme sa nouvelle formation qui, année après année, sans faire de bruit, ne cesse de progresser.

Florian Vaney ■

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07 juil 2017

Dans la région, les premiers efforts pour les moissons

Nord vaudois – Les céréales sont arrivées à maturité en avance sur le calendrier en raison de la météo de ce début d’été. Immersion au cœur de ce ballet d’engins.

La Mauguettaz : après le passage de la moissoneuse-batteuse, la paille est andainée, avant d’être ramassée et stockée. ©Michel Duperrex

La Mauguettaz : après le passage de la moissoneuse-batteuse, la paille est andainée, avant d’être ramassée et stockée.

Depuis plus d’une semaine, elles arpentent les champs dorés. Sous une chaleur de plomb et dans un décor de vieux western américain, la poussière soulevée dans le sillage des moissonneuses- batteuses trahissent la présence des céréaliers nord-vaudois, déjà à pied-d’oeuvre pour battre les champs d’orge. A cause des températures caniculaires de ces dernières semaines, les céréales sont arrivées à maturité avec une bonne dizaine de jours d’avance sur le calendrier.

«Les fortes chaleurs qui se sont abattues sur la région depuis quelques semaines, avec des températures qui ont parfois dépassé les 34 degrés, ont accéléré le processus de maturation de l’orge», confie Marc-Etienne Saugy, à la tête d’une entreprise familiale de battage à Pomy.

 

Rendement satisfaisant

 

Marcel Saugy, 70 ans, prend la pose dans un champ d’orge, à Cuarny. ©Michel Duperrex

Marcel Saugy, 70 ans, prend la pose dans un champ d’orge, à Cuarny.

Si la météo exceptionnellement caniculaire a contraint les céréaliers à sortir leurs batteuses du hangar plus rapidement que prévu, les agriculteurs n’ont toutefois pas de raison de s’inquiéter. Que ce soit pour le rendement ou la qualité du grain. «L’été, la chaleur n’a quasi pas d’effet sur le rendement, poursuit le Poméran de 45 ans, du haut de sa machine. C’est au printemps que tout se joue. Or, il a fait plutôt froid pour la saison, ce qui a retardé un peu la floraison. Les températures élevées de ces derniers temps ont finalement contrebalancé tout cela, sans avoir d’impact sur la qualité.» Au niveau du poids, on devrait tourner autour des dix tonnes par hectare. «Ce n’est pas exceptionnel, mais c’est tout à fait satisfaisant. Même si on ne peut pas toujours se fier dessus, le rendement de l’orge est plutôt de bon augure pour la récolte des autres types de culture», assure l’agriculteur (voir ci-dessous).

Une fois trié par la moissonneuse-batteuse, le grain est déversé dans les chars. ©Michel Duperrex

Une fois trié par la moissonneuse-batteuse, le grain est déversé dans les chars.

La récolte de l’orge donne, chaque année, le départ des moissons. Dès la semaine prochaine, le battage du colza et, surtout, du blé débutera. Une toute autre affaire pour les céréaliers. «Je travaillerai jour et nuit, au sens propre du terme, lâche Marc-Etienne Saugy. En seulement trois semaines, je vais devoir rentabiliser pas moins de quatre machines qui restent onze mois par année dans le hangar. Ce sera bien dix fois plus de travail que maintenant.»

 

L’orge, cette céréale précoce mais peu rentable

 

Le battage du colza devrait débuter ce week-end ou la semaine prochaine déjà. ©Michel Duperrex

Le battage du colza devrait débuter ce week-end ou la semaine prochaine déjà.

Les moissons commencent toujours par l’orge, avant le blé et le colza, puis toutes les autres cultures, dont le cortège s’étalera jusqu’en septembre. Si l’orge est la céréale la plus précoce, elle n’est de loin pas la plus rentable. Le quintal n’est rémunéré que de 34 francs. «Mais les producteurs ont des quotas. Ils ne peuvent pas cultiver que les céréales les plus rentables, comme le blé. Alors il y a des rotations», explique Marc-Etienne Saugy.

 

Une affaire de famille

 

Des balles roses aux airs de marshmallows trônent à Villars-sous-Champvent. ©Michel Duperrex

Des balles roses aux airs de marshmallows trônent à Villars-sous-Champvent.

La récolte de céréales, c’est une véritable affaire de famille chez les Saugy, à Pomy. Tous les étés, Marc-Etienne Saugy, mais aussi son père, Marcel, et ses deux fils, âgés de 16 et 19 ans, arpentent les champs de la région lors de la période des moissons.

De Pomy à Usins, en passant par Cronay, Rueyres, Chapelle-sur-Moudon ou Yverdon-les-Bains, l’entreprise familiale, propriétaire d’un parc de quatre moissonneuses- batteuses, bat quelque 450 hectares de culture, toutes céréales comprises. «On travaille pour plusieurs clients des environs. Alors l’été, lorsqu’il y a plusieurs jours à la suite où il fait beau, on travaille beaucoup et les nuits sont courtes», confie Marc- Etienne Saugy.

Véritable mastodonte d’acier sur roues, la moissonneuse-batteuse avale les hectares, de jour comme de nuit. ©Michel Duperrex

Véritable mastodonte d’acier sur roues, la moissonneuse-batteuse avale les hectares, de jour comme de nuit.

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07 juil 2017

Trois ans pour changer de visage

Yverdon-les-Bains – L’organisation des trois prochaines éditions du Marché de Noël de la Cité thermale a été confiée à la société ArtShow Communication par la Ville.

La structure du Marché de Noël d’Yverdon-les-Bains ne devrait pas subir de grande modification dans l’immédiat. ©Duperrex-a

La structure du Marché de Noël d’Yverdon-les-Bains ne devrait pas subir de grande modification dans l’immédiat.

La nouvelle est tombée hier. Le Marché de Noël d’Yverdon-les-Bains sera organisé par une entreprise basée à Orges : ArtShow Communication. «Nous sommes logiquement satisfaits, explique Thierry Desplands, directeur de l’entreprise élue. Avec les délais très courts jusqu’à la fin de l’année, la principale difficulté sera de trouver tous les exposants régionaux. Et avec les vacances, ces délais se raccourcissent encore.» La structure de base de la manifestation ne devrait pas évoluer dans l’immédiat et les Yverdonnois retrouveront les chalets de bois traditionnels sur la place Pestalozzi durant la période précédant les Fêtes de Noël. «On se réjouit de travailler en collaboration avec la Ville», ajoute encore celui qui est également président du Hockey Club Yverdon. En trois ans, Thierry Desplands espère faire évoluer le concept et proposer, en 2019, une version différente du Marché actuel.

 

Solidité entrepreneuriale

 

Du côté des autorités, plusieurs facteurs ont été déterminants dans le choix de ce dossier de candidature plutôt que d’un autre. «Par le passé, la Municipalité a souffert de couacs dans l’organisation du Marché de Noël, et nous avons voulu nous en prémunir, commente le syndic Jean-Daniel Carrard. Nous avons ainsi privilégié une entreprise qui a fait ses preuves depuis longtemps, organisant notamment une rencontre de Coupe Davis, poursuit l’édile. La solidité d’entrepreneur, l’expérience et la capacité de gérer une manifestation de A à Z nous ont convaincu. Toutefois, la Ville insiste sur le fait que le projet englobe aussi les entreprises et les commerces locaux, qu’ils soient actifs dans la restauration ou autre.» La collaboration franche et ouverte entre tous les acteurs locaux s’avérera probablement décisive dans la réussite de la fête.

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