Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

18 mai 2017

Une expo pour imaginer le futur de l’humanité

Yverdon-les-Bains – Dans sa nouvelle exposition, «Corps Concept», à découvrir dès dimanche et jusqu’au 19 novembre, la Maison d’Ailleurs explore le transhumanisme, ensemble de pratiques qui visent à créer, grâce à la technologie, un humain augmenté.

Le directeur de la Maison d’Ailleurs, Marc Atallah, a servi de guide aux journalistes. ©Carole Alkabes

Le directeur de la Maison d’Ailleurs, Marc Atallah, a servi de guide aux journalistes.

On l’oublie parfois, mais la Maison d’Ailleurs d’Yverdon-les-Bains se définit comme le musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires. L’exposition qui ouvre ses portes dimanche, baptisée «Corps concept» et traitant du transhumanisme, entre une nouvelle fois parfaitement dans cette définition.

Imaginer l’augmentation de l’être humain grâce aux interventions de la technologie sur son corps, un des principes du transhumanisme, intéresse le directeur de l’établissement, Marc Atallah, depuis de nombreuses années. «Depuis 2002, ça me travaille cette histoire du transhumanisme. Je commençais alors mon doctorat sur la science-fiction, explique celui qui a mis sur pied l’exposition. Dans ce cadre, j’avais lu un rapport qui s’appelait NBIC, pour nano, bio, info, et cogno. Il s’agissait du rapport fondateur de la recherche américaine. Un des deux auteurs était un transhumaniste. Le préambule de ce rapport m’avait frappé. On avait l’impression que ce qui était présenté comme le futur de l’humanité était en fait tiré d’un roman de science fiction pas très bon.»

 

Onze espaces distincts

 

Beb-deum a présenté sa série aux médias, hier. ©Carole Alkabes

Beb-deum a présenté sa série aux médias, hier.

En raison de l’agencement particulier du bâtiment yverdonnois, onze espaces distincts proposent différentes pistes de réflexion aux visiteurs. Cette collection de différents points de vue amène chacun à se constituer une image de ce que pourrait devenir l’être humain du futur. Chaque étape propose un élément qui permet de décrypter une facette du transhumanisme. La mécanisation du corps, d’une part. D’autre part, le squelette est également abordé comme une charpente intime que l’on ne voit jamais vraiment, à part aux rayons X. La thématique du cyborg, de la mondialisation et de la marchandisation du corps font également partie du voyage proposé (lire encadré ci-dessous).

«Le transhumanisme demeure une idéologie libérale, teintée de religion, poursuit Marc Atallah. Et mon but est de montrer qu’il ne s’agit pas uniquement d’un mouvement de tarés américains, mais qu’il prend corps dans la modernité globale.»

 

Série «MondialeTM» de Beb-deum
Marchandisation du corps

 

L’artiste français Beb-deum présente une série de portraits déclinés à l’infini, dans un des onze espaces de l’exposition. Interview.

 

Comment vous est venue l’idée de cette série ?

J’ai toujours eu l’idée de réaliser des portraits, de décliner une tribu autour du métissage et de la mondialisation. Ça fait un peu plus de 15 ans que je travaille sur cette série Mondiale TM, suite à des résidences au Japon. J’ai été très interpellé par le pays et tout ce qu’il générait comme imaginaire. C’est également l’époque ou je me suis mis au numérique.

 

Quelle était votre idée de base ?

C’était d’avoir trois personnages type, de chaque couleur. Une femme blanche, une femme africaine et une femme asiatique, puis de les métisser. L’outil digital m’a donné la possibilité de métisser sans fin. L’idée était aussi de pousser le métissage jusqu’à l’absurde. Le métissage reste un produit positif de la mondialisation, mais s’il est rattrapé par cette globalisation qui ruine petit à petit nos espoirs, il devient un produit marchand.

 

Et le transhumanisme dans tout ça ?

Ça m’interpelle énormément, car tout semble possible. Et lorsque l’imaginaire s’y confronte, ça peut devenir génial dans l’horreur.

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18 mai 2017

Aucun des trois ouvriers n’ira en prison

Yverdon-les-Bains – Le dernier jour du procès dirigé contre trois employés communaux impliqués dans l’explosion, survenue à la rue de Neuchâtel en 2011, s’est clôturé avec les plaidoiries des avocats et du Ministère public. Celui-ci demande entre quarante et huitante jours-amendes, avec sursis.

«Ils ont commis une seule erreur, mais une erreur qui coûte chère», a plaidé le procureur Stefan Johner. ©Emmanuelle Nater

«Ils ont commis une seule erreur, mais une erreur qui coûte chère», a plaidé le procureur Stefan Johner.

Une maman de 31 ans et sa fille de 5 ans ont perdu la vie, le 25 octobre 2011, lors d’une violente déflagration, due au gaz, survenue dans leur appartement sis à la rue de Neuchâtel (voir ci-dessous). Cette affaire, qui avait secoué la capitale du Nord vaudois, est à nouveau sur les devants de la scène. Depuis lundi, trois cadres du Services des énergies d’Yverdon-les-Bains (SEY), impliqués dans le contrôle des conduites de gaz, sont entendus pour homicide par négligence et explosion par négligence (lire La Région Nord vaudois du 16 et du 17 mai).

Le procès s’est poursuivi hier après-midi, à Renens, avec les plaidoiries des trois avocats de la défense et du Ministère public. Celui-ci demande entre quarante et huitante jours-amendes, avec sursis, alors que la défense prône l’acquittement. «Un jour, c’est déjà trop», commente Maître Philippe Graf. «Le procureur veut une condamnation ; après, la sanction est plutôt symbolique», complète son collègue, Maître Jean-Christophe Diserens. Le Tribunal d’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois rendra, quant à lui, son verdict par écrit aux parties, le 9 juin.

 

Un drame évitable

 

Réquisitoires et plaidoiries sont terminés dans l’audience qui concerne l’explosion de gaz à la rue de Neuchâtel en 2011. ©Emmanuelle Nater

Réquisitoires et plaidoiries sont terminés dans l’audience qui concerne l’explosion de gaz à la rue de Neuchâtel en 2011.

«Ils ont commis une seule erreur, mais une erreur qui coûte chère», a plaidé le procureur Stefan Johner. Selon lui, les prévenus auraient pu éviter l’explosion et la mort des deux Yverdonnoises, notamment s’ils avaient informé le propriétaire de l’immeuble -la Caisse intercommunale de Pensions- et son représentant, Retraites populaires, de son devoir de vérifier et d’entretenir ces conduites de gaz. Celles-ci étant non conformes, des mesures auraient pu être prises. «Sans cet avertissement , l’accident devait arriver», poursuit-il.

Par ailleurs, les employés communaux auraient dû respecter certaines normes, mais ils ignoraient leur existence. Des règles que le procureur a qualifiées de «limpides» et qui, pourtant, ne seraient pas applicables aux prévenus, selon leur avocat.

 

Décrédibiliser l’accusation

 

Les avocats de la défense et leurs clients, quant à eux, ne comprennent pas pourquoi ils devraient être tenus pour responsables de l’accident. Ils déplorent tous le fait que le propriétaire, qui avait des installations non conformes, ne soit pas sur le banc des accusés. Même chose pour les collaborateurs du SEY, qui étaient sur le terrain ou directement en lien avec le bâtiment, contrairement aux prévenus, et qui ont obtenu un non-lieu. Selon les trois hommes de droit, il n’y aurait pas de lien de causalité ni de fautes imputables aux prévenus. «L’explosion du 25 octobre a fait boom, mais l’accusation doit faire pschiit», conclut Maître Jean-Christophe Diserens.

 

Rappel des faits

 

Le 25 octobre 2011, une déflagration, suivie d’un incendie, avait ravagé un immeuble yverdonnois et causé la mort de Yassouda et de sa fille Odysséa. Il ressort de diverses expertises que l’accident est dû à une fuite de gaz. Normalement, tout immeuble qui arrête provisoirement d’être alimenté en gaz –ce qui était le cas du bâtiment depuis 1998- garde ses conduites en gaz afin, notamment, d’éviter la corrosion des installations. Dans un tel cas, une vanne d’arrêt principale doit être placée dans l’immeuble pour couper l’arrivée du gaz, et des bouchons de sécurité posés sur les conduites de chaque appartement. Or, principalement trois erreurs ont été commises : 1) le locatif n’avait aucune vanne d’arrêt principal ; 2) un bouchon a été scié dans l’un des foyers ; 3) le jour du drame, deux spécialistes du gaz ont contrôlé une autre vanne, à l’extérieur, et sont partis sans la refermer. Ainsi, n’ayant rien pour le retenir, le gaz s’est répandu et, lorsque Yassouda a lancé sa machine à laver, elle a déclenché l’explosion.

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18 mai 2017

Adrian Alvarez a découvert un club au niveau de ses attentes

Adrian Alvarez a rejoint le FC Bavois durant la pause hivernale ; un club qui lui a permis de débuter sa reconversion. ©Michel Duvoisin

Adrian Alvarez a rejoint le FC Bavois durant la pause hivernale ; un club qui lui a permis de débuter sa reconversion.

Football – Promotion League – Arrivé durant la trêve au FC Bavois, l’ancien ailier du Lausanne-Sport et du Mont se sent comme chez lui aux Peupliers. Le joueur de 25 ans aura à cœur de permettre au club qui l’a rapidement adopté de sauver sa place au troisième échelon national, samedi à domicile, face à Old Boys Bâle.

Il y a trois mois, Adrian Alvarez quittait la Suède pour répondre à l’appel du FC Bavois, un club désireux à la fois de sauver sa place en Promotion League et de rajeunir son effectif. Histoire également de penser à demain. Une petite surprise, tant l’ailier droit semblait se plaire au Vasteras SK (troisième division suédoise), où il a passé sept mois. Il n’a jamais regretté son choix, «Alva», mais il lui est arrivé de se demander si son destin aurait vraiment dû le mener aux Peupliers, lui qui avait commencé à se faire un nom en Scandinavie. «Trois mois après mon arrivée, je pense que je peux répondre à cette question», lance le footballeur de 25 ans avec un immense sourire. Un sourire qui pourrait même ne plus le quitter, si les Bavoisans venaient à sauver leur peau samedi (début du match à 16h) à la maison, face à Old Boys.

«On va aller le chercher, notre maintien. On est hyper motivés à le valider à domicile. Si cela devait attendre notre dernier match, à Brühl, ce serait génial aussi. Mais, disons qu’on préférerait faire la fête ici plutôt qu’à l’autre bout de la Suisse», lâche l’ancien joueur du LS et du Mont, notamment, qui ne cache pas que le retour en car après la victoire vitale obtenue à Tuggen, le week-end dernier, a déjà réservé son lot de célébrations.

Si Adrian Alvarez se montre aussi inspiré dans deux jours qu’il l’a été face à la lanterne rouge samedi dernier, où il a inscrit le 1-0, alors Bavois aura déjà fait un grand pas dans la bonne direction. Il faut dire que le troisième échelon national permet au vif attaquant de largement pouvoir exprimer l’intégralité de ses compétences : «La confiance que m’accorde Bekim Uka, qui a été un grand attaquant, m’aide beaucoup dans cette optique. Tous les entraîneurs que j’ai côtoyés m’ont permis de m’améliorer. Mais, avec Bekim, c’est différent. Il sait vraiment mettre un joueur en confiance. Avec lui, pas de paroles en l’air. Tout ce qu’il dit, il l’applique. Son discours ? Utilise ton couloir et fais ce que tu sais faire !» Preuve d’une relation qui se passe on ne peut mieux entre les deux hommes, le technicien bavoisan a permis au grand frère d’Estefan Alvarez (lui aussi ailier, mais à La Sarraz-Eclépens) de disputer toutes les rencontres depuis son arrivée, mis à part les deux confrontations qu’il a manquées à cause d’une blessure contractée face à United Zurich. Avec ses trois réussites et sa volonté permanente d’aller de l’avant, l’aîné de la fratrie le lui rend bien.

 

Prêt à rempiler

 

«Cette volonté, c’est une qualité qu’on me prête volontiers -à commencer par Jean- Michel Viquerat, le président du club- et dont je suis fier.» La rencontre avec le boss du FCB, qui l’emploie dans son entreprise, aux mêmes titres que plusieurs joueurs du club, a fait beaucoup dans l’intégration d’Adrian Alvarez au sein de l’effectif nord-vaudois. «C’est un homme génial, qui nous prête volontiers sa confiance pour autant qu’on ne cherche pas à se moquer de lui. Il fait beaucoup pour le club et si, aujourd’hui, je m’y sens aussi bien, il en est l’un des principaux responsables, en plus de l’esprit formidable qui règne dans le vestiaire. D’ailleurs, à moins que ne tombe l’offre de mes rêves, je lui ai déjà confirmé que je serai Bavoisan la saison prochaine.»

Lucide, celui qui a fait ses premiers pas sur un terrain à Echandens l’a toujours été. Lui qui met un point d’honneur à ne pas se reposer professionnellement uniquement sur le football, même s’il aurait pu choisir cette voie, sait que le contrat de ses rêves est sans doute derrière. «Aller en Challenge League pour toucher à peine de quoi vivre, non merci ! Le foot, à 35 ans maximum, ce sera fini, et je n’ai pas le niveau pour gagner un salaire qui me permettrait de ne pas penser à ce qui viendra après.»

La tête sur les épaules, Adrien Alvarez a trouvé à Bavois un club à la hauteur de ses ambitions : ni extravagantes, ni trop mesurées.

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17 mai 2017

Un couple yverdonnois découvre la côte des Amériques du nord au sud

Yverdon-les-Bains – Deux cyclistes nord-vaudois se sont lancés le défi de relier l’Alaska à la Terre de Feu sur deux roues. Bilan après un an de route.

Les deux cyclistes découvrent les Amériques. ©BenTess Schnellyss

Les deux cyclistes découvrent les Amériques.

Ils ont des mollets d’airain, Tessalia Wyss et Benoît Schnelli, le couple d’Yverdonnois qui parcoure les Amériques du nord au sud sur leur tandem. Après une année de périple qui doit le mener du Nord de l’Alaksa à la pointe sud de l’Argentine, il était temps de faire le point sur cette aventure un peu folle. Actuellement au Panama, les deux cyclistes subissent la saison des pluies, mais devraient retrouver le sec une fois arrivés en Colombie. L’idée étant de ne voyager qu’en été, les saisons s’inversent au passage de l’équateur, le duo tient pour l’instant le rythme prévu. Il a pris le temps de répondre, par mail, à nos questions.

 

Anecdotes et rencontres

 

Cette photo du couple a été prise dans la région canadienne du Yukon. ©BenTess Schnellyss

Cette photo du couple a été prise dans la région canadienne du Yukon.

«Nous aimons beaucoup évoquer la Top of the World Highway, route qui relie Chicken, en Alaska, et Dawson City, au Yukon, qui a été très dure pour nous au niveau des dénivelés. Mais elle s’est révélée magnifique, tant pour les rencontres que pour les paysages. Nous campons pour la nuit au bord de la route, 500 mètres avant la frontière canadienne. Le matin, alors que nous prenons notre petit déjeuner, un camping-car s’arrête, un homme en sort avec un thermos, vient vers nous et nous dit : Nous vous avons vu hier avec votre vélo, nous pensions qu’un bon café chaud vous ferait plaisir. Une bonne façon de commencer la journée !»

Quelques kilomètres plus tard, au passage de la frontière, les douaniers canadiens octroient aux deux cyclistes un visa de six mois (au lieu des trois habituels) car «on ne sait jamais», avant de remplir les bouteilles d’eau des aventuriers. Plus tard, lors de la pause de midi, un couple s’arrête en voyant le prototype de tandem, et pose une multitude de questions tout en régalant les sportifs de victuailles diverses. En repartant, les bienfaiteurs du jour crèvent un pneu, l’occasion pour les Yverdonnois de leur rendre la pareille en les aidant au dépannage. Et la journée n’est pas terminée. «En fin d’après-midi, se souvient le couple, lorsque nous cherchons un endroit où passer la nuit, le ciel se fait menaçant et nous devons enfiler nos habits de pluie. Un gros pick-up s’arrête alors à notre hauteur et le conducteur nous propose de nous emmener jusqu’à Dawson, notre destination. Nous acceptons de nous faire conduire par ces deux chercheurs d’or. Nous ne l’avons pas regretté, car la route en terre battue était devenue un vrai bourbier, avec l’orage.

 

Personnage marquant

 

Les paysages du Costa Rica ont notamment enchanté les deux voyageurs. ©BenTess Schnellyss

Les paysages du Costa Rica ont notamment enchanté les deux voyageurs.

Un périple pareil implique logiquement beaucoup de rencontres. Deux en particulier ont marqué le tandem de voyageurs. La première a lieu en Californie. «Nous sommes sur la route de Big Sur, entre San Francisco et Los Angeles, et nous nous arrêtons pour prendre des photos. Un homme vient nous poser des questions sur notre voyage, puis nous laisse son adresse mail et nous dit de lui écrire une fois à Los Angeles, si nous cherchons un endroit où dormir. Deux jours avant d’y arriver, nous lui écrivons sans grand espoir, en pensant qu’il nous a oubliés. La réponse est immédiate, il nous transmet son adresse, à Beverly Hills. En arrivant chez lui, il nous emmène vers une petite maison d’invités, rien que pour nous, et nous invite à profiter de la piscine et du jacuzzi, nous laissant les clés de la maison.» La deuxième est plus simple, mais tout aussi touchante. «Au Costa Rica, nous nous posons dans un petit village, pensant passer la nuit au bord d’une rivière. Trois garçons viennent vers nous et nous proposent de camper dans leur jardin, l’endroit que nous avions choisi étant parfois un lieu de beuverie. Nous passons donc la soirée avec eux, partageant nos pâtes et discutant à la lueur d’une bougie. Leur maman nous apporte même le café le matin, un excellent moment.»

 

Animaux

 

Le ballet majestueux des baleines au Nord de la Californie. ©BenTess Schnellyss

Le ballet majestueux des baleines au Nord de la Californie.

Alors que le couple longe la côte pacifique au nord de la Californie, soudain Tessalia croit avoir vu un jet d’eau. Le tandem s’arrête et les deux cyclistes scrutent l’océan jusqu’à l’horizon. Nouveau jet d’eau, puis une grande tête sort de l’eau : c’est une baleine ! Ils en comptent finalement huit, qui jouent en sortant de l’eau. Au final, ils passent deux heures à apprécier ce fabuleux ballet.

 

 

Budget

 

L’équipe calcule un budget logement et nourriture de quinze francs par personne et par jour pour les Etats-Unis et le Canada, et de douze francs pour l’Amérique latine. Elle prévoit une petite réserve pour les passages de douanes, les réparations du vélo et les petits extras.

 

Ensemble 24h sur 24

 

El Salvador a offert aux aventuriers des couchers de soleil magiques. ©BenTess Schnellyss

El Salvador a offert aux aventuriers des couchers de soleil magiques.

Pour une telle aventure, il vaut mieux s’entendre très bien, surtout lorsque l’on passe 24 heures sur 24 ensemble. «Ça va plutôt bien ! Mais il ne faut pas croire, il y a des fois où l’on se fâche quand même. Mais c’est surtout lorsque nous sommes stressés à cause du trafic, ou fatigués en fin de journée, expliquent les deux cyclistes. Quand nous sommes arrêtés à un endroit, nous avons chacun des activités à nous. Une phrase résume le tout : voyager en tandem, c’est un accélérateur de relation : lorsque ça va mal, ça va très mal, mais lorsque ça va bien, ça va très bien !»

 

Et la suite ?

 

Sur le point de rejoindre la Colombie, pour attaquer la partie sud-américaine de leur aventure, Tessalia et Benoît sont en phase avec leur plan de route. L’idée étant d’atteindre la Terre de Feu en mai 2018.

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17 mai 2017

La nature reprend ses droits aux Vouattes

Orbe – Le ruisseau qui coule au pied du bourg a été réaménagé et s’est transformé en véritable havre de tranquillité. Découverte.

Christian Mojonnier, du Service des travaux d’Orbe, espère que ce projet de renaturation abritera une faune et une flore diversifiées. ©Simon Gabioud

Christian Mojonnier, du Service des travaux d’Orbe, espère que ce projet de renaturation abritera une faune et une flore diversifiées.

Situé au nord de la ville d’Orbe, entre la piscine et la ferme de Boscéaz, le ruisseau des Vouattes s’est complètement métamorphosé. Auparavant caché, le cours d’eau est aujourd’hui à ciel ouvert et aménagé avec des petits étangs, des talus et des plantations indigènes. Alimenté par les eaux souterraines des surfaces agricoles et les eaux claires des habitations qui le surplombent, il se jette ensuite dans l’Orbe. Désormais renaturé, ce cours d’eau est propice au développement de la faune et la flore.

Ce projet s’inscrit dans la volonté du Canton de Vaud de redonner à un cours d’eau artificiel les caractéristiques naturelles de son état initial tout en respectant son équilibre écologique (lire La Région Nord vaudois du 27 décembre 2016). D’un montant de 230 000 francs, le réaménagement du ruisseau des Vouattes a été financé à 97% par la Direction générale de l’environnement de l’État de Vaud, mais il a également bénéficié du soutien de la Commune d’Orbe et de Pro Natura.

Des panneaux didactiques bordent le ruisseau des Vouattes. ©Simon Gabioud

Des panneaux didactiques bordent le ruisseau des Vouattes.

Les travaux ont débuté en octobre dernier et se sont terminés au début de l’année. «Le réaménagement du ruisseau et de ses abords a permis de créer des habitats de qualité en faveur de la faune et de la flore, souligne Christian Mojonnier, contremaître au sein du Service des travaux urbigène. Par ailleurs, nous avons installé des panneaux didactiques pour les observateurs de la nature.»

 

Un entretien extensif

 

Le cours d’eau a été renaturé sur une longueur de 300 mètres. ©Simon Gabioud

Le cours d’eau a été renaturé sur une longueur de 300 mètres.

Le tronçon, d’une longueur de 300 mètres, sera entretenu de manière extensive, durant trois ans, par la société Hydrosaat, spécialisée dans l’aménagement paysager, avant d’être gérer par la Commune. «Ce type d’entretien se caractérise principalement par un faible degré d’intervention et par l’absence de produits phytosanitaires et d’engrais», précise le contremaître. Deux tiers des arbres ont également été abattus, afin d’apporter de la lumière au ruisseau. «Une eau tempérée favorise la reproduction des batraciens», explique Christian Mojonnier.

 

Protéger la faune et la flore

 

Le projet de renaturation vise également à réinsérer plusieurs espèces en voie d’extinction, telles que le caloptéryx vierge, une libellule au corps bleu-vert qui apprécie les cours d’eau ombragés et le bruau jaune, un petit passereau des plaines agricoles. «Plusieurs étangs ont été aménagés, afin de réhabiliter le sonneur à ventre jaune (ndlr : une espèce de crapaud)», poursuit Christian Mojonnier. Des tas de cailloux permettront également aux lézards de se dorer au soleil. La flore n’est pas en reste, puisque deux espèces de plantes semi-aquatiques ont également été plantées : l’iris jaune et la véronique mouron d’eau. Le ruisseau des Vouattes ne manquera pas d’enchanter les promeneurs.

Dans le cadre de la Fête de la nature, qui aura lieu ce week-end, la population est invitée à découvrir le ruisseau des Vouattes lors de visites guidées. Inscriptions sur : www.orbe.ch/fetedelanature.

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17 mai 2017

Alan Roura et La Fabrique mettent le cap sur le Vendée Globe 2020

Voile – Le skipper genevois pourra compter sur le soutien de l’entreprise basée à Champagne ces quatre prochaines années pour retenter sa chance lors de la prochaine compétition autour du globe, avec de toutes autres ambitions.

Alan Roura (à dr.) et Cyril Cornu, responsable de La Fabrique : une affaire qui roule. ©Michel Duperrex

Alan Roura (à dr.) et Cyril Cornu, responsable de La Fabrique : une affaire qui roule.

Malgré le plus petit budget du dernier Vendée Globe, Alan Roura a réussi l’exploit de se classer de 12e. Une aventure en mer de plus de cent jours qui lui a beaucoup appris, il l’avoue lui-même, mais qui, par moments, n’a pas manqué de le frustrer : «Je savais que c’était le jeu, que je ne concourrais pas dans la même catégorie que les meilleurs. Néanmoins, il m’est arrivé de lâcher quelques injures en voyant les autres s’éloigner tout en sachant que je ne pouvais pas rivaliser.» Le skipper genevois n’a donc pas caché sa joie lorsqu’il a appris que La Frabrique, l’entreprise basée à Champagne, était prête à le suivre pour partir à la quête du prochain Vendée Globe, en 2020, tout en lui permettant d’être nettement plus compétitif que lors de sa première régate, une nécessité pour le jeune homme de 24 ans.

 

Rachat de «MACSF»

 

Premier point, et non des moindres : le navigateur a pu s’offrir un nouveau bateau, pour aller de pair avec ses nouvelles ambitions. «Super Bigou», qui lui a permis de boucler le Vendée Globe 2016-2017, est donc remplacé par «MACSF», une voile au palmarès impressionnant (2e du Vendée Globe en 2008 et 2e de la Route du Rhum 2010, notamment), qui appartenait au Français Bertrand de Broc. «C’est un bateau de 2007, explique Alan Roura. Le but est de le faire évoluer durant les quatre ans qui sont à notre disposition avant le départ du prochain Vendée Globe. C’est un soulagement d’avoir pu en acquérir un aussi rapidement. Même si ce n’est pas le plus puissant, cela va me permettre de le maîtriser à 100%.»

Si ce laps de temps peut sembler représenter une éternité, le programme du Genevois et de son équipe est déjà minutieusement calibré pour arriver au top en 2020. La Transat Jacques Vabre, à la fin de cette année, puis en 2019, la Route du Rhum entre les deux en 2018 : à peine les deux pieds de retour sur la terre ferme qu’Alan Roura n’a déjà plus que son prochain grand rendez- vous en tête. Lui qui avait pris l’habitude de tout faire seul, ou presque, sera, cette fois-ci, accompagné d’un team plus conséquent : «Plutôt que d’être à la fois chef d’entreprise, employé et tout ce qui va avec, on peut dire que je ne serais plus que chef d’entreprise.»

 

Un soutien indéfectible

 

Ce projet, le skipper ne pourrait le réaliser sans l’appui de La Frabrique, qui l’avait déjà soutenu lors de la course autour du monde qu’il a bouclée fin février. «C’est un soutien s’étalant sur les cinq prochaines années avec, en ligne de mire, une arrivée dans le top 5 ou 6 du prochain Vendée Globe, explique Cyril Cornu, responsable de l’entreprise nord-vaudoise. S’il ne ferait pas de sens de parler du montant du budget, tant celui- ci reste inconnu pour nous à l’heure actuelle, on garantit qu’Alan pourra aller au bout de son objectif. Mais, nos moyens n’étant pas infinis, l’idée est d’ouvrir le projet à d’autres partenaires. Et si quelqu’un arrive et pose 12 millions sur la table, on lui laisse volontiers gérer les choses à sa manière.» Main dans la main, l’histoire entre Alan Roura et La Fabrique s’annonce, en tout cas, passionnante.

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16 mai 2017

La reconstruction de la STEP est lancée

Yverdon-les-Bains – La station d’épuration va traiter les eaux usées d’un bassin élargi.

Une vue partielle de la station d’épuration avec, à gauche, l’ancienne cabane d’Yverdon-Ancienne et, au fond, la nouvelle. ©Michel Duperrex

Une vue partielle de la station d’épuration avec, à gauche, l’ancienne cabane d’Yverdon-Ancienne et, au fond, la nouvelle.

La capitale du Nord vaudois, en raison de l’acharnement d’un municipal à la fibre écologiste, a construit sa station d’épuration des eaux usées (STEP) à une époque où la santé des rivières et lacs commençait à préoccuper les autorités. Le pompage d’eau du lac (à Grandson), à des fins alimentaires, a sans doute contribué à une prise de conscience. Un avertissement du Conseil d’Etat, relatif à la santé publique, à un moment où les eaux usées allaient directement à la Thièle, a également contribué à faire avancer les choses.

 

Capacité accrue

 

Il y a belle lurette maintenant que l’épuration des eaux usées, ainsi que la mise en séparatif (eaux usées/eaux claires) sont devenues des obligations légales. Pour le bien de la population et de la nature.

La STEP yverdonnoise, qui fêtera ses 60 ans d’existence l’an prochain, a été conçue pour 25 000 habitants. Elle a bénéficié sans cesse d’adaptations et de modernisations. Aujourd’hui, elle traite les eaux usées de la ville-centre et d’une demi-douzaine de communes ou villages voisins. Le projet qui est à l’étude, et qui devrait faire l’objet d’une demande de crédit à l’automne, est le résultat d’une conception plus moderne.

En effet, la nouvelle STEP devrait traiter les eaux usées de quelque 65 000 équivalents habitants, soit les communes déjà traitées et onze supplémentaires, dont certaines de l’ancien district de Grandson. «Nous n’avons pas encore terminé les négociations, mais c’est en bonne voie», relève Sandro Rosselet, chef du Service travaux et environnement (STE) de la Ville d’Yverdon-les-Bains.

 

Un gros morceau

 

Yverdon-Ancienne bénéficiera d’un chalet flambant neuf. L’ancien pourrait être utilisé par les entreprises pendant la durée des travaux de la STEP. ©Michel Duperrex

Yverdon-Ancienne bénéficiera d’un chalet flambant neuf. L’ancien pourrait être utilisé par les entreprises pendant la durée des travaux de la STEP.

Alors que le Conseil communal vient de voter plus de 100 millions de francs de crédits, affectés notamment au collège des Rives et à la route de contournement, un montant de quelque 20 millions de francs devrait être demandé dans le courant de l’automne prochain.

En effet, le redimensionnement des deux filières biologiques est estimé à environ 28 millions de francs, dont 19 à 20 millions à la charge d’Yverdon-les-Bains, le solde étant supporté par les autres communes partenaires. Les travaux devraient durer quatre ans. En effet, la STEP devra continuer à assurer sa mission.

Il faudra d’abord reconstruire l’une des filières biologiques, avant de basculer pour reconstruire la deuxième.

 

Les micro-polluants

 

Dans une étape ultérieure, à l’horizon 2024, la nouvelle STEP sera dotée d’une installation de traitement des micro-polluants, une «plaie» contre laquelle il faut lutter.

La Confédération a d’ailleurs introduit une taxe de 9 francs par habitant et par année pour lutter contre les micro-polluants. Cet argent va dans un fonds destiné à participer à la construction des installations de traitement.

Le subventionnement de ce type d’installation peut atteindre 75%. Mais il faudra «galoper», pour reprendre le terme du chef du STE, car il s’agit de tout réaliser avant 2025. Il est d’autant plus important d’aller vite qu’une fois l’installation opérationnelle, la taxe spéciale n’est plus perçue.

 

Nouveau chalet

 

L’important chantier de reconstruction nécessite le déplacement du chalet d’Yverdon-Ancienne. La Ville construit un nouveau chalet pour cette société, près du parking du Restaurant de la Plage. Il sera loué à la société yverdonnoise.

 

La filière boue

 

Au chapitre des adaptations, la STEP a bénéficié récemment d’un crédit de 5,5 millions de francs pour la réfection de la filière des boues. Ce montant comprenait également une partie du crédit nécessaire à l’étude de la reconstruction des filières biologiques.

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16 mai 2017

Un centenaire sous le signe de l’amour

Yverdon-les-Bains – Panayotis Sideris a fêté, hier, son 100e anniversaire avec sa fiancée Myrtha Jovanovic et avec les représentants de la Ville et du Canton.

Panayotis Sideris (au centre à dr.) et sa fiancée Myrtha Jovanovic ont reçu la visite de Cédric Marthe (à g.), Etienne Roy et Marc-André Burkhard (à dr.). ©Michel Duperrex

Panayotis Sideris (au centre à dr.) et sa fiancée Myrtha Jovanovic ont reçu la visite de Cédric Marthe (à g.), Etienne Roy et Marc-André Burkhard (à dr.).

«Joyeux anniversaire mon bijou !», déclare Myrtha Jovanovic en accueillant son fiancé, Panayotis Sideris. «Tu as 100 ans mon Pano, c’est magnifique ! », poursuit-elle avant de lui faire un bisou. L’Yverdonnoise de 93 ans a donné rendez-vous, hier, à son amoureux, qui habite à quelques pas de chez elle, pour un apéro festif. En plus des deux fils de ce dernier, le couple a accueilli le vice-syndic de la Ville, Marc-André Burkhard, et l’huissier Cédric Marthe, ainsi que le préfet Etienne Roy. Tous sont venus apporter quelques cadeaux à Panayotis Sideris, qui est l’un des dix centenaires du district du Jura-Nord vaudois fêtés cette année.

Les représentants de la Cité thermale ont offert du vin et une décoration en forme de goutte d’eau. Alors que le préfet a apporté, en plus des traditionnelles bouteilles, une boîte à musique de chez Reuge, ornée d’une plaquette personnalisée. «C’est joli, confie la star du jour. Je suis très content, mais c’est un petit peu tard, j’aurai pu davantage en profiter si je les avais reçus avant !» ironise-t-il.

 

Plus de 40 ans d’amitié

 

«Comment ça va mon ami ?», lance Marc-André Burkhard. Le municipal en charge du Département des travaux et de l’environnement a travaillé durant près de neuf ans avec Panayotis Sideris, lors de son passage chez Leclanché. «Je suis content de voir autant de monde», répond le centenaire d’origine grecque, qui se porte bien, mis à part quelques problèmes de vue et d’ouïe. «C’était l’un de nos plus fidèles supporters», raconte le vice-syndic, qui est également un ancien joueur et président du Hockey Club Yverdon-les-Bains. «Il n’a jamais manqué un seul match», poursuit-il.

«Et il continue à les regarder à la télévision », commente Myrtha Jovanovic, qui voit son «petit prince», comme elle le surnomme, tous les jours depuis 27 ans. «Nous avons bien entendu chacun notre appartement. Nous dînons et soupons ensemble, mais le soir, chacun son pieu !», commente Panayotis Sideris. «Nous sommes des éternels fiancés, mais peut-être que nous nous marierons l’an prochain», confie l’Yverdonnoise avec une pointe d’humour.

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16 mai 2017

YS va récupérer trois points

Football – 1re ligue – Lors de sa victoire 3-2 au Stade Municipal, samedi dernier, le FC Fribourg a aligné un joueur qui n’avait pas le droit d’être sur le terrain.

La défaite d’YS contre Fribourg devrait être invalidée. ©Lado-a

La défaite d’YS contre Fribourg devrait être invalidée.

La première défaite d’Yverdon Sport sous l’ère Braizat risque très fortement de se transformer en victoire par forfait. Le club a déposé protêt après la rencontre de samedi dernier, perdue 3-2 au Stade Municipal, le FC Fribourg ayant aligné un homme qui n’avait pas le droit d’être sur le terrain.

Le règlement de jeu de l’Association suisse de football est clair : un joueur ne peut pas porter les couleurs de plus de deux clubs par saison. Or, le défenseur Dejan Janjic, aligné par les Fribourgeois à Yverdon, a déjà endossé les tricots du FC Lutry et du FC Saint-Légier en début de championnat.

Les dirigeants yverdonnois invoquent la probité de leur démarche : «Ce qui est juste est juste.»

 

Le spectre de la relégation

 

YS étant le seul club à avoir réagi dans le temps imparti (dans les trois jours après la rencontre), il s’agit là de l’unique match que les Pingouins risquent de perdre sur le tapis vert, même si Janjic a déjà chaussé les crampons à plusieurs reprises durant le printemps avec le FCF. Une négligence qui risque de coûter cher aux Fribourgeois : derniers du classement, les trois points obtenus samedi leur avaient permis de revenir à deux unités de la barre et de garder espoir à deux journées du terme. Or, dès que l’officialisation du forfait tombera, ils se retrouveront à cinq longueurs de La Sarraz-Eclépens, Vevey et Naters, ainsi qu’à quatre points du premier relégable, Guin.

Il ne s’agit pas d’une première. Rien que la semaine dernière, Saint- Prex, leader du groupe 1 de 2e ligue, où évoluent plusieurs équipes nord-vaudoises, s’est vu retirer trois points pour la même méprise.

Il va sans dire que la décision yverdonnoise de signaler l’erreur favorise les clubs vaudois engagés dans la lutte pour le maintien. Par ailleurs, avec trois points supplémentaires, YS se retrouvera dans la peau de meilleur premier des trois groupes de 1re ligue. Ce qui peut valoir son pesant de cacahuètes au moment de la désignation de son adversaire au premier tour des finales.

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15 mai 2017

Opération séduction réussie pour les hommes du feu

Nord vaudois – Le SDIS régional du Nord vaudois a organisé sa première revue quinquennale, samedi dernier. Le but : faire connaître ses activités à la population et susciter des vocations. Retour en images.

Le Service défense incendie et secours (SDIS) régional du Nord vaudois a mis les petits plats dans les grands, samedi dernier, à l’occasion d’une journée entièrement dédiée aux métiers du feu, organisée dans toute la région. Événement traditionnel pour de nombreux corps de sapeurs-pompiers du canton, la revue quinquennale a lieu dans l’année qui suit la nouvelle législature et a pour but de présenter le SDIS aux autorités et à la population. Pour sa première -elle a été créée en 2013-, l’unité régionale n’a pas fait dans la demi mesure : des camions tonne-pompe sirènes hurlantes aux exercices de démonstration en tous genres, en passant par l’extinction d’une voiture, le programme a ravi un public venu en nombre assister à cette vaste opération séduction.

«Le bilan de la journée est en tout point positif, s’est réjouit le commandant Eric Stauffer, au lendemain de la manifestation. Les gens ont été invités à s’initier au métier de sapeur-pompier par le biais d’activités interactives, comme l’extinction d’un feu de friteuse ou le test de caméras thermiques.» Le but : présenter à la population les missions des hommes du feu, leur matériel et leurs véhicules. Et, pourquoi pas, au passage, susciter quelques vocations. «Si, après à cette journée, des jeunes désireux de servir la population sonnent à notre porte, nous aurons réussi notre mission», détaille le quadragénaire.

Dans l’après-midi, Yverdon-les-Bains a accueilli un grand défilé, auquel ont pris part plus de vingt véhicules et quelque 200 pompiers. Une cérémonie officielle, en présence de personnalités politiques de la Ville et du Canton, a clôturé la journée.

Le commandant Eric Stauffer. ©Carole Alkabes
Sillonnant les rues de la Cité thermale, la fanfare L’Avenir a régalé le public de plusieurs morceaux de son répertoire. ©Carole Alkabes
La conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro, en charge du Département de la sécurité et de l’environnement du Canton de Vaud (à g.) et Valérie Jaggi Wepf, municipale à Yverdon-les-Bains, chargée notamment de la police et du Service défense incendie et secours (SDIS). ©Carole Alkabes
Casque vissé sur la tête et armé de courage, Danilo Bähler a étouffé le feu. ©Carole Alkabes
La cérémonie officielle s’est tenue sur la place Pestalozzi, à Yverdon-les-Bains, au terme du défilé. ©Carole Alkabes
Les sapeurs-pompiers se sont attaqués à une voiture en flammes à Yvonand. ©Carole Alkabes

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