Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

11 sep 2017

Une super mamie fait le saut de l’ange

Yverdon-les-Bains – A 93 ans, Giselle Millioud s’est élancée, hier après-midi, d’un petit avion pour réaliser son deuxième saut en parachute. Un challenge qu’elle a relevé avec brio sous les yeux admiratifs du public.

Rodée, la Nord-Vaudoise de 93 ans n’affichait pas une once de stress avant le grand saut. Une vivacité qui a ému son accompagnateur, Christophe Landry (à dr.). ©Carole Alkabes

Rodée, la Nord-Vaudoise de 93 ans n’affichait pas une once de stress avant le grand saut. Une vivacité qui a ému son accompagnateur, Christophe Landry (à dr.).

«Si j’ai peur ? Pas du tout ! Vous voyez, je ne tremble même pas. Je suis tout à fait relaxée, comme si je buvais mon thé au salon», lance Giselle Millioud en attendant le décollage de son avion, hier après-midi, à l’aérodrome d’Yverdon-les-Bains. Cette Nord-Vaudoise de 93 ans n’est pas venue pour faire un petit vol de plaisance, mais pour s’élancer dans les airs, parachute au dos. «Je sais que je suis âgée, mais je voulais ressentir, encore une fois, cette sensation surprenante qui nous envahit lorsque l’on saute», raconte cette pensionnaire de l’Etablissement médico-social Les Rosiers, à Sainte-Croix.

Il faut le dire qu’elle n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’elle a effectué son premier saut en parachute à l’âge de 70 ans, à Sion, puis, à 81 ans, elle a testé le vol en parapente. Mais le saut d’hier, elle l’attendait avec impatience, depuis près de deux ans. «Il va être encore mieux parce que je vais pouvoir admirer ma région depuis le ciel», confie Giselle Millioud. Et elle n’a pas été déçue du voyage : «C’était magnifique», témoignait-t-elle à son retour, malgré une douleur à la jambe.

Après une minute de chute libre et quatre autres de vol en parachute, Giselle Millioud a atterri sur le plancher des vaches, le sourire aux lèvres. ©Carole Alkabes

Après une minute de chute libre et quatre autres de vol en parachute, Giselle Millioud a atterri sur le plancher des vaches, le sourire aux lèvres.

Touchés par la motivation et le dynamisme de la sportive, cinq parachutistes du club d’Yverdon-les-Bains ont proposé de sauter avec elle et de former un cercle autour d’elle. «Elle avait le grand sourire tout au long de la chute libre», raconte Nicolas Giorgis, pilote tandem.

Hier, Giselle Millioud est devenue la doyenne des parachutistes du club yverdonnois et espère pouvoir recommencer bientôt.

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11 sep 2017

Un match de gala entre équipes de LNA comme avant-goût

Volleyball – Le NUC a remporté la rencontre d’exhibition disputée samedi dernier dans le cadre de la journée du VBC Yverdon. Une rencontre particulière pour la Concisoise Julia Petrachenko, nouvelle arrivée au VBC Cheseaux.

Les meilleures Romandes étaient en démonstration à Yverdon. ©Champi

Les meilleures Romandes étaient en démonstration à Yverdon.

Tradition oblige, depuis trois ans maintenant, le VBC Yverdon organise sa journée du club, qui marque le début de la saison, en accueillant un match amical alléchant entre deux formations romandes de LNA. Un événement placé également sous le signe du sport handicap, comme le révélait le président du club yverdonnois, Kevin Harnischberg, samedi à la salle des Isles. «On avait à cœur de promouvoir le sitting volleyball. Nous avons organisé une démonstration qui s’est déroulée dans la bonne humeur, confirmait l’intéressé. Et bien sûr, nous sommes satisfaits de pouvoir proposer une telle rencontre de gala.»

Cette rencontre, ce sont les joueuses de Cheseaux qui l’ont commencée de la meilleure des manières, remportant le premier set après un chassé-croisé de haute lutte avec leurs homologues du Neuchâtel Université Club (NUC). Précises au service, agressives au filet, les joueuses de Michel Dufaux ont montré une grande envie dès le coup de sifflet donné. Quelque peu malmené, le NUC s’est remis à l’ouvrage et a fini par faire plier son adversaire, gagnant le deuxième set sous l’impulsion de l’aérienne ailière américaine Dockery, très en jambes à l’attaque, avant-hier.

Dès lors, et malgré les encouragements de la salle des Isles acquise à la cause du VBC Cheseaux, ce sont les Neuchâteloises qui ont passé l’épaule. Après une troisième manche à sens unique, elles n’ont pas lâché leur os jusqu’au terme de la rencontre.

 

Des débuts heureux

 

Démonstration de sitting volleyball, sous la houlette de Rodolphe Dusserre (debout). ©Champi

Démonstration de sitting volleyball, sous la houlette de Rodolphe Dusserre (debout).

Cette journée avait une saveur spéciale pour Julia Petrachenko, joueuse du VBC Cheseaux, qui n’est autre que la fille de l’ex-entraîneur de l’équipe masculine du VBC Yverdon, Oleg Petrachenko. «C’est tout simplement mon premier match sous mes nouvelles couleurs, soulignait la Concisoise. De plus, évoluer devant sa famille est toujours particulier.» Le transfuge du club du Val-de-Travers a fait part de sa satisfaction au moment d’évoquer son intégration dans sa nouvelle formation. «L’ambiance est incroyable et il n’est dès lors pas difficile de s’adapter à ce jeune groupe.» Des signaux encourageants pour la Nord-Vaudoise, à un mois du début du championnat de LNA.

 

NUC – Cheseaux 3-1 (19-25 25-19 25-9 25-20)

 

NUC : Bergren ; Dockery, Pickrell ; Girard, Halter ; Wigger ; Suriano, Pierret, Romaneschi. Coach : Silvan Zindel.

Cheseaux : Buillard ; Van Rooij, Casto ; Kenel, Oseghale ; Petrachenko ; Bornand, Simic, McDonald, Guyot. Coach : Michel Dufaux.

Notes : Salle des Isles, 150 spectateurs. Arbitrage de Philippe Weinberger et Sylvie Vuille.

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08 sep 2017

La ville se métamorphose pour Schubert

Yverdon-les-Bains – La 20e Schubertiade investit la Cité thermale ce week-end. Seize scènes, étonnantes ou classiques, accueillent les musiciens avec, en point d’orgue, la Messe allemande, dimanche, sur la rue de la Plaine.

La Messe allemande sera interprétée, dimanche, sur la grande scène montée au bout de la rue de la Plaine. ©Michel Duperrex

La Messe allemande sera interprétée, dimanche, sur la grande scène montée au bout de la rue de la Plaine.

A événement exceptionnel, mesures exceptionnelles. La 20e Schubertiade, qui s’invite ce week-end sur seize scènes d’Yverdon-les-Bains, va faire battre le coeur de la Cité thermale au rythme de la musique classique.

Si une partie des concerts auront lieu dans des salles ou des sites qui s’y prêtent habituellement, le Temple, le Théâtre Benno Besson ou La Marive pour n’en citer que trois, d’autres prestations s’inscriront dans un cadre hors norme. On pense, par exemple, au garage de la voirie, situé le long de la rue de l’Ancien Stand. De menus travaux ont été nécessaires pour transformer l’endroit en une surprenante salle de concert, qui accueillera, sur la durée du week-end, pas moins de dix performances musicales. «Au lieu de faire de la mécanique, explique un des employés du service des travaux et de l’environnement engagé dans ce garage de la voirie, on fait de la poutze. Et comme ça faisait un moment, ça ne fait pas de mal», plaisante-t-il encore. L’atelier accueillera une petite scène et les chaises seront disposées autour de celle-ci.

La place Pestalozzi, véritable point névralgique de la manifestation, verra la radio Espace 2 diffuser ses programmes depuis un studio adossé aux épais murs du château. Ainsi, le public présent pourra assister en direct à bon nombre d’interviews sur la durée du week-end.

 

Des milliers de voix

 

La chaîne de radio Espace 2, organisatrice de cette Schubertiade nord-vaudoise, installera son studio sur la place Pestalozzi. ©Michel Duperrex

La chaîne de radio Espace 2, organisatrice de cette Schubertiade nord-vaudoise, installera son studio sur la place Pestalozzi.

Autre lieu de la ville d’Yverdon-les-Bains, revisité pour l’occasion, la rue de la Plaine va voir une scène majuscule s’ériger du côté du château. Fermée au trafic, la vénérable artère sera le théâtre de la prestation la plus spectaculaire de cette fin de semaine : la Messe allemande, dimanche dès 12h (répétition de 10h30 à 11h30). En effet, en plus des musiciens, la foule entière est invitée à chanter cette pièce de Schubert. Les chanteurs peuvent, sur le site Internet de la manifestation, choisir leur tessiture et répéter les différents mouvements pour être au diapason le jour J. Le chœur improvisé devrait ainsi comporter plusieurs milliers de chanteurs, frissons garantis.

L’atelier de mécanique de la voirie yverdonnoise a été rangé et nettoyé pour accueillir musiciens et spectateurs. ©Michel Duperrex

L’atelier de mécanique de la voirie yverdonnoise a été rangé et nettoyé pour accueillir musiciens et spectateurs.

Par ailleurs, de petites perturbations du trafic sont logiquement prévues, mais les déviations seront mises en place en amont et ne seront effectives que le temps nécessaire. Ainsi, les riverains ne devraient pas être dérangés de manière trop importante, au niveau de l’accès à leurs logements.

Le programme complet et détaillé se trouve sur le site Internet de la manifestation : www.schubertiade.ch

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08 sep 2017

Vendanges précoces et millésime prometteur

Nord vaudois – Les premiers coups de sécateurs devraient être donnés à la mi-septembre, avec dix jours d’avance. Les quantités seront moindres, mais la qualité devrait être là.

Le viticulteur Jacques Bloesch, de Bonvillars, fait une mesure du degré Oeschle sur du chasselas, entouré de son employé Gilberto Vicente (à g.) et de son fils Léonard. ©Michel Duperrex

Le viticulteur Jacques Bloesch, de Bonvillars, fait une mesure du degré Oeschle sur du chasselas, entouré de son employé Gilberto Vicente (à g.) et de son fils Léonard.

Avec le gel au printemps et la canicule durant l’été, le vignoble nord-vaudois a traversé une année riche en émotions climatiques. Qu’à cela ne tienne, les conditions météorologiques favorables de ces dernières semaines ont tracé une voie royale pour un millésime 2017 qui, à défaut de tutoyer les records de quantité, pourrait tirer son épingle du jeu qualitativement.

Le beau temps annoncé ces prochains jours a de quoi réjouir les vignerons de la région, dont le raisin mûrit à vue d’œil. «Avec une météo relativement sèche et pas trop chaude pour la saison, les choses devraient sérieusement s’accélérer ces prochains jours.» Patrick Keller, directeur de la Cave des 13 Coteaux, la Société coopérative d’Arnex-sur-Orbe, se félicite : les fameux cent jours entre la floraison et la récolte du raisin devraient être plus ou moins tenus. «Mais il faut rester vigilant, précise le vigneron. Cela reste un fruit. Alors même si, pour le moment, on a globalement été épargnés par les intempéries et les maladies, rien n’est encore joué tant que les vignes ne seront pas totalement délestées de leur raisin.»

Même constat du côté des viticulteurs réunis sous l’Appellation Bonvillars, où la prudence reste de mise, même si l’on se veut résolument optimistes. «Par rapport à l’année 2016, on devrait avoir une quinzaine de jours d’avance sur le calendrier. On avait débuté les vendanges le 5 octobre. Cette année, il y a des chances que tout soit en-bas à cette date», détaille Jacques Bloesch, du Domaine La Boulaz, à Bonvillars.

 

Quotas souvent pas atteints

 

Reynald Gass, de Mathod, débutera les vendanges d’ici deux ou trois semaines. ©Michel Duperrex

Reynald Gass, de Mathod, débutera les vendanges d’ici deux ou trois semaines.

Seule ombre au tableau, le nombre de bouteilles du millésime 2017 ne devrait pas atteindre un chiffre record. La faute au gel printanier et à la grèle, qui ont mis à mal certaines vignes. «C’est plutôt du côté de Fiez que le gel a fait le plus de dégâts. Me concernant, la grêle a davantage été un fléau, détruisant, par endroit, 30 à 40% des grappes, confie Boris Apothéloz, viticulteur établi à Onnens. Une chose est sûre : je n’aurai pas besoin de couper pour rester dans les quotas !»

Reste la question de la qualité du millésime. Vu la précocité de la maturation et le taux de sucre naturel élevé -déjà 70 degrés Oechsle à ce jour pour le chasselas-, l’année 2017 pourrait bien faire date. «J’ai envie de vous dire oui, mais après vous allez dire qu’on dit ça chaque année, rigole Jacques Bloesch. Les analyses sont là pour nous donner une indication. Mais, au bout du compte, c’est le palais qui nous permet de donner le départ des vendanges. Goûter le raisin sur la vigne, c’est l’ABC du métier.»

 

D’abord le blanc, puis le rouge, vraiment ?

 

Dans la région de Bonvillars, le pinot noir est en pleine phase de maturation. ©Michel Duperrex

Dans la région de Bonvillars, le pinot noir est en pleine phase de maturation.

Généralement, les cépages blancs, spécialités en tête, sont les premiers à être vendangés. Puis vient le tour des rouges, gamay et pinot principalement. Mais tous les vignerons ne suivent pas la tendance, et préfèrent se fier à leur expérience. «J’ai débuté hier avec la méthode champenoise (ndlr : l’élaboration d’un vin effervescent), détaille Jacques Bloesch. J’enchaînerai avec le gewurztraminer, puis les rouges. Enfin, je terminerai avec le chasselas. J’aime laisser le temps au raisin de se développer. Comme une rose, le raisin doit avoir le temps de s’épanouir pleinement.

 

Pas d’inquiétude quant à la mouche suzukii

 

La drosophile suzukii, plus connue sous le nom de mouche suzukii, est dans le viseur des professionnels de la vigne depuis 2011, lorsqu’elle a été détectée pour la première fois dans le pays. Très virulente par la suite, il semblerait que, depuis maintenant deux ans, elle ait décidé de laisser un peu tranquille les viticulteurs nord-vaudois, puisque la vigne n’a que peu souffert de maladie.

«Elle est présente, mais en petite quantité. Sa population n’a pas atteint de seuil critique, nous ne sommes donc pas plus inquiets que ça pour l’instant», note Patrick Keller, des Côtes de l’Orbe. Même son de cloche chez son «voisin» de Bonvillars, Jacques Bloesch :

«En soi, sa présence est toujours un souci pour nous mais, pour le moment, on est bons. Et même s’il y avait une attaque, j’ai ce qu’il me faut pour protéger ma vigne. Et c’est bio !» Il faut dire que, parmi les mesures prises par les vignerons pour lutter contre la présence de l’insecte, le fait de couper les feuilles près des grappes a largement fait ses preuves. «La mouche n’aime ni la chaleur ni le soleil. Elle va moins se poser sur les raisins qui ne sont pas ombragés, confie, pour sa part, Boris Apothéloz, d’Onnens. Et puis, il faut dire que les fortes chaleurs de cet été nous ont donné un coup de pouce !»

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08 sep 2017

L’un des meilleurs clubs du pays

Ski nautique – La vallée de Joux abrite l’élite nationale de la discipline depuis 60 ans. Trois champions de Suisse en titre défendent les couleurs du club combier.

Trois champions nationaux concourent pour la Vallée. ©DR

Trois champions nationaux concourent pour la Vallée.

«Notre club fait partie du top 5 suisse.» C’est avec une fierté légitime qu’Olivier Meylan, le président du Ski Nautique et Wakeboard Club du lac de Joux, situe d’entrée sa société, créée il y a 60 ans.

«Cette année, nous avons malheureusement perdu cinq membres qui marquaient régulièrement des points pour notre équipe. Quatre de ces athlètes ont décidé de rejoindre Genève et des propositions financières généreuses, détaille le Combier. Mais, surtout, nous avons souffert de la disparition de Roger Grahé, qui était un ami, ainsi qu’un grand homme du ski nautique en général, et de notre club en particulier.»

Avant ces changements, le club était encore mieux classé en ski nautique, sa spécialité. «Nous avions effectivement terminé deuxièmes des Championnats de Suisse par équipes, en 2016. Nous conservons néanmoins la réputation de meilleur club du canton.»

 

Trois champions nationaux

 

De g. À dr., Yves-Laurent Brechbühl, Laureline Zumbrunnen et Valérie Jaquier ont tous été sacrés champion de Suisse de leur(s) spécialité(s), cet été à San Gervasio, en Italie. ©DR

De g. À dr., Yves-Laurent Brechbühl, Laureline Zumbrunnen et Valérie Jaquier ont tous été sacrés champion de Suisse de leur(s) spécialité(s), cet été à San Gervasio, en Italie.

Car, cette saison encore, les représentants combiers ont brillé lors des Championnats nationaux, le mois dernier, à San Gervasio, en Italie. «J’ai remporté le titre M17 en slalom, qui est la discipline reine. La concurrence était d’ailleurs très relevée, évoque Laureline Zumbrunnen. Après avoir déjà gagné les éliminatoires, je me suis élancée en dernière position lors de la finale. La pression était alors d’autant plus forte. Ce succès suit une certaine logique, étant donné que j’ai déjà fêté le titre en 2014, mais en catégorie M14. Puis, ces deux dernières années, j’ai à chaque fois décroché la médaille de bronze.»

Il faut dire que la jeune fille de 17 ans a de qui tenir. Son père, Yves- Laurent Brechbühl, a ainsi fait main basse sur toutes les disciplines de sa catégorie (+45 ans), cet été. «Je suis effectivement champion de Suisse en saut, en figure, en slalom et, par conséquent, en combiné. C’est désormais le cas depuis trois ans, souligne celui qui est aussi vice-président de la Fédération suisse. Il faut dire que, cette année, mon principal adversaire était blessé.»

Egalement vice-présidente de la Fédération et médaillée d’or en slalom en Italie (en catégorie +35 ans), Valérie Jaquier avait encore davantage brillé la saison dernière : «Je suis devenue vice-championne du monde, en Espagne. J’ai réalisé la meilleure performance de ma vie, pour finalement échouer à une demie bouée de la médaille d’or.»

Membre du club combier depuis plus de 27 ans, elle explique son attachement : «Lors de mes années en juniors, j’ai été accueille à bras ouverts. Un grand esprit de famille règne dans ce club, auquel il est facile de s’identifier grâce aux valeurs qu’il dégage.»

Comment expliquer que le club regorge d’autant de talents ? «Tous les trois venons de la Côte. Nous représentons le club phare du canton, lequel bénéficie d’installations complètes», explique Yves-Laurent Brechbühl. Malgré cela, les skieurs de compétition s’entraînent principalement à l’étranger (ndlr : en France ou en Italie) avec des entraîneurs privés, sur des plans d’eau façonnés pour la pratique du ski nautique.

 

Meilleur plan d’eau du pays

 

Le lac de Joux reste le meilleur spot naturel de Suisse. «Nous avons d’ailleurs organisé de nombreux trophées internationaux au cours de nos soixante ans d’existence, relève Olivier Meylan. En 2005, le Français Nicolas Le Forestier a d’ailleurs battu le record du monde des figures ici.» Une performance que les jeunes Combiers aimeraient sans doute améliorer un jour. «Nous accueillons nos juniors tous les mercredis. Une manière pour nous d’identifier de futurs talents.» Afin de repartir pour 60 ans de succès.

 

Wakeboard : les Nationaux déplacés au Rocheray

 

Les Championnats de Suisse de wakeboard auront lieu à la vallée de Joux, ce week-end. «Nous avons dû nous résoudre de déplacer l’événement au Rocheray à cause d’une météo qui n’augure malheureusement rien de bon, explique Olivier Meylan, président du club organisateur. Du vent et de la pluie sont, en effet, annoncés : tout ce qu’il ne faut pas pour la pratique de notre sport. Dans ces conditions, le plan d’eau du Rocheray est plus favorable que celui du Pont, où l’événement était initialement prévu.»

Quelque soixante riders sont d’ores et déjà inscrits, dont le Combier Ludo Richard, en juniors, et l’un des favori au titre en élite, Jérôme Tan (Yvonand). «Tous les meilleurs représentants du pays seront présents. Et lorsqu’on sait que la Suisse possède plusieurs athlètes parmi les meilleurs européens, le week-end sera show.» Les éliminatoires débuteront à 8h, demain. Quant aux finales, elles sont prévues dimanche, dès 9h.

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07 sep 2017

Une première étape symbolique a été franchie

Yverdon-les-Bains – La cérémonie de la première pierre a eu lieu, hier sur le chantier du futur Collège des Rives, premier bâtiment emblématique de ce qui deviendra le quartier Gare-Lac. Son inauguration est prévue pour la rentrée des classes fin août 2019.

Au moment de sceller le tube (lire ci-dessous) dans son coffrage, la Municipalité était au complet, accompagnée du président du Conseil communal, personne ne manquait à l’appel. ©Michel Duperrex

Au moment de sceller le tube (lire ci-dessous) dans son coffrage, la Municipalité était au complet, accompagnée du président du Conseil communal, personne ne manquait à l’appel.

Alors que depuis de longues semaines les ouvriers et les machines s’affairent sur le site de la construction du futur Collège des Rives, la symbolique a pris le dessus sur le travail concret durant quelques minutes, hier. En effet, la Municipalité au complet, accompagnée pour l’occasion par les représentants des principaux partenaires de ce projet pesant plus de 56 millions de francs, a participé à la traditionnelle cérémonie de la pose de la première pierre, peu avant midi.

 

Avancées satisfaisantes

 

Comme évoqué, le chantier a déjà largement commencé. L’excavation de toute la partie qui accueillera la salle de gymnastique triple, ainsi que les vestiaires et les couloirs y menant, est terminée. Les travaux continuent de s’effectuer sur cette partie du bâtiment, pour l’instant. Dans un deuxième temps, il s’agira de s’attaquer à la partie qui ne fera pas l’objet d’une fouille aussi profonde que celle nécessaire pour les salles de gymnastique. A ce sujet, le projet prévoit tout de même de creuser le sol sur environ un mètre de profondeur. Avec le risque, et il semble que ce soit probable, de trouver des traces d’hydrocarbures dans le sol, laissées par l’ancienne exploitation des arsenaux militaires. Une décontamination devrait ainsi logiquement avoir lieu en temps voulu, si ces craintes devaient se vérifier.

 

Collaboration fructueuse

 

Ce chantier résulte d’une collaboration fructueuse entre les pouvoirs politiques en place, l’entreprise générale, les architectes, ainsi que tous les employés des services communaux impliqués, soit la majorité d’entre eux. François Jolliet, représentant du cabinet d’architecture PONT 12, a notamment souligné l’immense travail effectué dans la mise au point du projet, et l’élaboration de nombreuses variantes, pour finalement obtenir le bâtiment simple et efficace qui devrait être inauguré en août 2019.

 

Une trace pour le futur

Souvenirs enfouis

 

Plusieurs objets et documents actuels ont été scellés dans un tube, dont l’édition d’hier de La Région Nord vaudois. ©Michel Duperrex

Plusieurs objets et documents actuels ont été scellés dans un tube, dont l’édition d’hier de La Région Nord vaudois.

Afin de symboliquement marquer le coup, sur le chantier du futur Collège des Rives, qui accueillera environ 700 élèves dès la rentrée 2019, les élus ont enfoui un tube contenant plusieurs objets liés à notre époque. Ces traces laissées pour les futurs Yverdonnois consistent en une édition de La Région Nord vaudois d’hier, d’un agenda scolaire, d’un compas, des plans du bâtiment actuellement en construction, d’un fac similé du diplôme scolaire, ainsi que d’une lettre rédigée par une écolière de 14 ans, qui étudie aujourd’hui au Collège F.-B. De Félice, à Yverdon-les-Bains. Dans son texte à ses collègues d’étude du futur, elle imagine la façon dont les technologies auront évolué et comment les générations futures étudieront, dans 100 ans. Elle évoque notamment l’enseignement à distance, ou le remplacement de certaines salles de classe par des cours dispensés uniquement à travers des vidéos, par écrans interposés.

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07 sep 2017

Christophe Loperetti, le grand frère du Nord vaudois

Yverdon-les-Bains – L’éducateur de 30 ans souhaite lancer un nouveau projet de réinsertion pour jeunes délinquants dans la Cité thermale. Avec son collègue biennois, Arnaud Aho, et son frère, Bastien, ils ont mis sur pied un programme complet, qui doit encore être validé par les autorités.

L’Yverdonnois Christophe Loperetti, président de l’association Surf your life, mise sur des cours et des activités sportives pour aider les jeunes en difficulté à se reconnecter avec la société. ©DR

L’Yverdonnois Christophe Loperetti, président de l’association Surf your life, mise sur des cours et des activités sportives pour aider les jeunes en difficulté à se reconnecter avec la société.

A l’image de l’ancienne émission télévisée française «Pascal, le grand frère», Christophe Loperetti se dévoue quotidiennement pour aider les jeunes en difficulté à retourner sur le droit chemin. Sa vocation, il l’a trouvée en traînant dans le quartier de Sous-Bois, à Yverdon-les-Bains. «Cela m’horripilait tellement de voir les jeunes gâcher leur potentiel en glissant vers la délinquance que je me suis dit : je dois faire quelque chose pour les aider. Et c’est comme ça que je suis devenu éducateur», raconte Christophe Loperetti.

 

Subir ou agir

 

Après avoir passé dix ans à donner des conseils en développement personnel et cinq autres en tant qu’éducateur auprès de personnes en situation de handicap, il souhaite aujourd’hui lancer un programme de réinsertion pour les jeunes délinquants, âgés de 11 à 24 ans, dans «sa» ville, à Yverdon-les-Bains. Depuis un an, il planche sur ce projet, baptisé «You believe». Pour le réaliser, il a commencé par créer, en mai 2016, l’association Surf your life, avec son frère Bastien et Arnaud Aho, un éducateur biennois. Le nom de l’association vient de sa devise : «Soit tu te prends la vague en pleine figure, soit tu l’utilises pour avancer.»

Actuellement en cours de validation par les autorités, le projet devrait voir le jour, selon lui, en janvier 2018.

 

Trois mois de stage

 

Avant de réussir à surfer, la douzaine de jeunes délinquants qui participeront à ce programme devront d’abord effectuer un stage de trois mois. Durant celui-ci, les deux éducateurs, Christophe Loperetti et Arnaud Aho, enseigneront des techniques de rédactions de CV, des cours de sport et de développement personnel. Ils proposeront également des appuis pour permettre aux jeunes de rattraper leurs lacunes dans les matières de base -maths, français, allemand-, afin qu’ils puissent être à niveau avant d’entreprendre un apprentissage.

Puis, pendant trois semaines, les jeunes participeront à «un séjour de rupture». «Il s’agit d’activités sportives en plein air, traduit l’Yverdonnois. Le but est qu’ils trouvent leurs limites et qu’ils les dépassent au lieu d’outrepasser celles de la société.» Cette étape ne sera, pourtant, pas la plus difficile à passer pour les jeunes adultes. «Le gros du travail sera de leur faire comprendre qu’ils ne sont pas exclus de la société et, surtout, qu’ils peuvent, eux aussi, l’influencer à travers leurs actions», poursuit l’éducateur.

Enfin, les participants passeront la dernière semaine de leur stage seuls, dans la forêt. «C’est l’examen de survie, explique Christophe Loperetti. Ils seront confrontés à eux-mêmes, c’est une sorte de rite de passage.»

 

Casser les préjugés

 

L’éducateur yverdonnois ne manque ni de motivation ni d’idées, puisqu’il prévoit déjà d’autres activités à développer, comme un atelier avec des personnes en situation de handicap, une immersion dans la précarité grâce à un travail à la soupe populaire ou encore un semaine de rupture dans un orphelinat au Bénin.

«Mon objectif c’est de permettre une réinsertion rapide, efficace et bon marché (ndlr : celle-ci coûtera 3500 francs par mois et par jeune). Avec ce programme, j’aimerais aussi casser l’image négative que les gens se font de ces jeunes, parce qu’ils sont motivés, ils veulent appartenir et respecter la société, mais ils ont besoin d’être guidés. Et, justement, j’ai envie d’être le lien entre les jeunes délinquants et le reste de la société», conclut Christophe Loperetti.

 

A la recherche de fonds et d’un local

 

Afin de pouvoir lancer son programme de réinsertion, l’association Surf your life attend le feu vert des autorités cantonales, à savoir le Service de protection de la jeunesse, ainsi que du Tribunal des mineurs.

Par ailleurs, les trois fondateurs recherchent activement un local, dans la région d’Yverdon- les-Bains, pour établir leur siège et dispenser les différents cours prévus. «C’est très important pour moi d’être ici, car c’est ma ville, là où j’ai grandi, confie Christophe Loperetti. Mais c’est un aussi un endroit stratégique, près des montagnes et du lac, ce qui est parfait pour organiser nos activités sportives.» Grâce à un message posté mardi sur Facebook, l’association a déjà reçu plusieurs propositions, qu’elle étudiera prochainement. Dernière ombre au tableau : les fonds. Pour pouvoir acheter le matériel de base nécessaire à la mise en place du programme «You believe», les trois fondateurs ont besoin de 80 000 francs. «Le prix du stage sera, lui, à la charge des institutions publiques», précise-t-il.

Contact via la page Facebook de l’association Surf your life.

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07 sep 2017

Luis Pimenta, un leader confiant

Football – Promotion League – Si l’attaquant a quitté le professionnalisme en signant au FC Bavois, il n’arrive pas en préretraite pour autant. Grâce à son expérience et ses buts, il espère aider son équipe.

L’ex-Montain prépare activement sa reconversion. Mais, sur le terrain, il veut encore être performant pendant un ou deux ans. ©Michel Duperrex

L’ex-Montain prépare activement sa reconversion. Mais, sur le terrain, il veut encore être performant pendant un ou deux ans.

En engageant Luis Pimenta durant le mercato estival, Jean-Michel Viquerat -le président du FC Bavois- a assurément réussi un gros coup. Si cette arrivée est évidemment une plus-value pour la formation de Bekim Uka, l’attaquant portugais sort également gagnant de ce transfert. Car, à 31 ans et sans contrat depuis le retrait du FC Le Mont de Challenge League en fin de saison dernière, le buteur a dû se mettre à la recherche d’un nouveau club. Et il avait des exigences bien précises pour ce nouveau challenge.

 

Luis Pimenta, comment êtes-vous arrivé aux Peupliers ?

 

Mon transfert à Bavois s’est déroulé quelque peu bizarrement. Le président -qui cherchait un attaquant- et une de mes connaissances se sont rencontrés lors d’un repas. Mon ami a alors glissé à Jean-Michel Viquerat que j’étais prêt à évoluer en Promotion League. Une fois le contact établi, tout est ensuite allé très vite, et j’ai signé quelques jours plus tard.

 

Pourquoi ce choix ?

 

A la fin de l’aventure au Mont, j’ai pris la décision d’arrêter le foot professionnel, malgré des offres de Challenge League (ndlr : de Chiasso et Winterthour). Mais je voulais me faire plaisir en continuant à jouer dans une ligue où le niveau est correct. Je souhaitais également rester à proximité de Lausanne et de mon domicile, car j’ai déjà suffisamment voyagé durant ma carrière. Bavois était donc le club parfait.

 

Est-ce en quelque sorte une transition vers votre après-carrière ?

 

Je souhaite rester dans le milieu du football. Par conséquent, j’ai commencé à suivre des cours d’anglais pour préparer ma reconversion. Je parle, d’ailleurs, déjà plusieurs langues : portugais, italien, espagnol, allemand et français. Sportivement, et tant que mon corps tiendra, j’espère poursuivre ma carrière de footballeur à ce niveau, en tous les cas durant encore une ou deux saisons.

 

Deux mois après votre signature, quelles sont vos premières impressions sur votre nouvelle équipe ?

 

Je suis content de mon choix. Je connaissais déjà plusieurs joueurs, l’acclimatation s’est donc bien passée. L’ambiance est bonne dans ce club familial, qui ressemble à ce que j’ai connu au Mont.

 

Pour rebondir sur votre club précédent, comment avez-vous vécu l’épilogue de la saison dernière ?

 

C’était compliqué pour nous, les joueurs. Nous ne nous attendions pas du tout au retrait de l’équipe, car nous faisions le travail sur le terrain. Surtout, nous avons appris la nouvelle dans les journaux.

Personnellement, je comprends la décision du président Serge Duperret. Il était plus raisonnable de s’arrêter au terme de l’exercice, plutôt que d’en recommencer un autre sans avoir la garantie de pouvoir le terminer. Mais, il est vrai que le dernier mois a été compliqué, étant donné qu’il nous restait encore cinq ou six matches à disputer. Nous ne devions pas nous laisser aller, car nous voulions, malgré tout, nous sauver sportivement, chose que nous avons faite.

 

Vous arrivez à Bavois avec votre «nom» et votre expérience. Quelles sont les attentes placées en vous ?

 

Avant tout, et en tant qu’attaquant, le club souhaite que je marque des buts. J’ai également été engagé pour amener mon expérience, au même titre qu’Arnaud Bühler. Nous devons aider le groupe et les jeunes joueurs dans les moments plus difficiles, afin d’éviter à l’équipe un championnat aussi délicat que le dernier. Le coach attend plus de moi sur le terrain qu’en dehors, car ce n’est pas dans ma nature de prendre la parole dans les vestiaires.

 

Malgré la volonté de rapidement obtenir le maintien, le début de saison ne répond pas tout à fait aux attentes, avec sept points engrangés en six matches…

 

Nous avons déjà affronté des clubs qui visent la montée, comme Kriens et Stade Nyonnais. Nous avons du potentiel et je pense que d’ici quelques matches, notre équipe sera plus stable. La victoire contre United Zurich, samedi dernier, nous a fait du bien, après qu’on a bêtement perdu des points lors des premières rencontres. D’un point de vue personnel, il est vrai qu’actuellement j’ai un peu la poisse devant la cage adverse, mais je suis persuadé que les choses vont changer et que mes buts aideront l’équipe à se maintenir le plus rapidement possible.

 

De quoi votre formation a-t-elle besoin pour décoller ?

 

Il nous manque de l’expérience dans quelques situations, mais je suis persuadé que ça va venir. On pointe également du doigt notre manque d’efficacité, mais je préfère constater que nous nous procurons des occasions. Les buts suivront automatiquement.

 

Comment voyez-vous la suite de la saison ?

 

Je découvre cette ligue et je constate que tout le monde peut battre tout le monde. Malgré notre début de championnat, nous visons un peu plus haut que le ventre mou. Ce d’autant plus que le président a investi davantage que les autres années.

 

Aucun regret sur sa carrière

 

Le parcours professionnel de Luis Pimenta semble irrémédiablement se trouver derrière lui. A 31 ans, et au moment de regarder dans le rétroviseur, celui qui a grandi en admirant Luis Figo et Ronaldo -le Brésilien- assure n’avoir aucun regret. «Je suis plutôt fier de ma carrière. J’ai pris de bonnes décisions, mais aussi de mauvaises, comme lorsque j’ai quitté Lausanne et la Super League pour Beira-Mar et la deuxième division portugaise (ndlr : en 2014). Pour moi, c’était un rêve de jouer dans mon pays. Malheureusement, cette expérience s’est mal déroulée.» A l’inverse, Luis Pimenta aime se souvenir de son passage à Chiasso, en 2013 : «Nous avions terminé 4es, alors que personne n’avait misé sur nous. J’y ai d’ailleurs vécu une saison prolifique, inscrivant quatorze buts. Je retiendrai également l’épopée en Coupe de Suisse avec Lausanne, malgré la défaite 6-0 en finale.»

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06 sep 2017

Faire du cirque pour dépasser ses limites

Yverdon-les-Bains – L’Ecole de cirque a fait sa rentrée, hier. Depuis huit ans, Pierre Grivaz donne des cours à des enfants en difficulté, plusieurs fois par semaine.

Pierre Grivaz, laborant médical en bactériologie, a tout abandonné pour fonder sa propre école de cirque, en 2004. ©Duperrex-a

Pierre Grivaz, laborant médical en bactériologie, a tout abandonné pour fonder sa propre école de cirque, en 2004.

Dans un élan, il lance la balle, mais elle retombe sur le sol. «Je n’arrive pas à jongler», soupire un jeune garçon. «Non, ça c’est une phrase interdite, lui répond le professeur de cirque, Pierre Grivaz. Il faut dire : je n’y arrive pas encore. La clé, c’est l’entraînement.»

Hier matin, les cours de cirque pour les personnes en difficulté, dispensés par l’Ecole de cirque d’Yverdon-les-Bains, ont repris pour une nouvelle année. Depuis huit ans, l’association accueille des enfants et des adolescents issus de plusieurs institutions suisses, chaque semaine. «Certains ont subi un traumatisme dans leur famille et ne suivent pas un cursus scolaire normal, d’autres sont handicapés mentaux ou physiques», expose Pierre Grivaz, également directeur et fondateur de l’Ecole.

 

Un équilibre fragile

 

L’Ecole de cirque donne quatorze cours ordinaires par semaine. ©Duperrex-a

L’Ecole de cirque donne quatorze cours ordinaires par semaine.

Accompagnés de trois professionnels du cirque et d’un éducateur spécialisé chacun, les élèves peuvent s’essayer au monocycle, au cerceau, au trapèze ou encore aux anneaux. «Certains jours, comme aujourd’hui, ils sont calmes et appliqués. Mais cet équilibre est fragile. Parfois, ils s’énervent, crient, abandonnent. Dans ce cas, les éducateurs les emmènent se calmer dehors», explique le professeur de 62 ans.

Instaurer la confiance avec les adultes, pousser l’enfant à dépasser ses limites, mais surtout lui faire prendre du plaisir. Voici les objectifs que se fixe Pierre Grivaz. «Nous avons eu de belles surprises, comme cet enfant trisomique que nous suivons depuis de nombreuses années. Maintenant, il jongle et effectue des numéros avec ses camarades. A chaque fois, j’en ai les larmes aux yeux», confie-t-il.

Au cirque, le plaisir s’accompagne toujours du progrès. «Nous avons réussi à faire marcher sur un fil un gamin handicapé qui ne tenait même pas debout sur le sol», se rappelle fièrement le Payernois.

Tous les deux ans, l’Ecole de cirque présente ses numéros, sous un chapiteau, aux Rives du Lac. «Quand les parents voient leur enfant voltiger sur un bout de tissu à sept mètres du sol, ils se rendent vraiment compte de ce que nous avons accompli avec lui».

 

L’école de la vie

 

En plus des séances spécialisées, l’association dispense des cours normaux à plus de 150 élèves, dès l’âge de 5 ans. «Même dans les cours classiques, il n’y a pas que des personnes ordinaires, sourit Pierre Grivaz. Il y a des timides, des excités, des compétiteurs, des fainéants. Il faut composer avec toutes ces personnalités pour faire en sorte que ça marche. L’école de cirque, finalement, c’est un peu l’école de la vie.

 

Histoire de clowns

 

Durant plus de trente ans, Pierre Grivaz a fait parti d’un duo de clowns, «Trémolo et Chichili», se produisant dans toute la Suisse. En 2003, les deux compères ont décidé de monter un spectacle de cirque avec des enfants sourds. Présentée au public à la salle de La Marive, la représentation a rassemblé plus de 1200 personnes. C’est grâce à ce succès que les deux amis ont pu ouvrir leur école de cirque, un an plus tard. Depuis, deux autres professionnels ont rejoint l’équipe : la fille de Pierre Grivaz, Svenja, et Youness Lakhal.

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06 sep 2017

Le tout nouveau Pédibus, ça marche

Yverdon-les-Bains – L’Association des parents d’élèves d’Yverdon-les-Bains, Yvonand et environs (APEY) a relancé la formule dans la Cité thermale. Elle débarque, cette année, avec une nouvelle signalétique et, peut-être, une troisième ligne de bus.

Les membres de l’association des parents d’élèves d’Yverdon-les-Bains, Yvonand et environs ont repris en main le Pédibus de la Cité thermale. ©DR

Les membres de l’association des parents d’élèves d’Yverdon-les-Bains, Yvonand et environs ont repris en main le Pédibus de la Cité thermale.

Alors qu’il avait perdu de la vitesse, le Pédibus de la Cité thermale a été relancé l’an dernier par l’Association des parents d’élèves d’Yverdon-les-Bains, Yvonand et environs (APEY) (lire ci-dessous). Pour rappel, le principe du Pédibus est de permettre aux parents d’un quartier de se rassembler pour accompagner, chacun leur tour, un groupe d’enfants jusqu’à l’école.

Le travail de l’APEY pour remettre ce bus solidaire sur les rails n’a pas été simple, comme l’explique Marie-Pierre Van Mullem, présidente de l’association : «Nous avons dû réfléchir aux itinéraires, baliser correctement les trajets, placer des arrêts aux bons endroits et mettre en relation la quinzaine de familles membres, afin d’organiser un planning.»

Aujourd’hui, deux lignes sont en activité : du chemin de la source aux Quatre-Marronniers, ainsi que de la place de l’Amitié aux Jordils. «Nous avons beaucoup de demandes pour lancer un itinéraire du Château aux Quatre-Marronniers, mais nous avons besoin de savoir quelles seraient les familles intéressées», explique- t-elle.

Cette année, l’équipe de l’APEY a planché sur une signalétique propre à Yverdon-les-Bains. Elle sera bientôt accrochée des les rues de la ville.

Pour les familles intéressées à rejoindre le Pédibus, informations et contact sur le site : www.apey.ch.

 

Redémarré il y a un an

 

Le Service jeunesse et cohésion sociale (JECOS) de la Ville, qui était en charge du Pédibus, a demandé, l’an dernier, à l’APEY de reprendre le flambeau. L’association a accepté et, pour relancer le concept, elle bénéficie, notamment, d’une enveloppe de 6000 francs par an.

 

Un bus, quatre missions

 

Le principe du Pédibus n’est pas seulement d’arranger les parents pour leur éviter d’aller tous les jours amener leur enfant à l’école, c’est aussi de créer une cohésion sociale au sein d’un quartier et entre les enfants, d’assurer leur sécurité tout au long du chemin et d’éviter les voitures aux abords des écoles.

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