Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

14 sep 2017

Le village se bat pour garder son école

Donneloye – La Municipalité a récemment lancé une pétition pour s’opposer à la fermeture programmée des classes de son collège. Quatre députés, issus de quatre partis différents, soutiennent également cette action.

Cette image, prise dans la cour de l’école, pourrait appartenir au passé dès la rentrée des classes 2021. ©Carole Alkabes

Cette image, prise dans la cour de l’école, pourrait appartenir au passé dès la rentrée des classes 2021.

Lorsqu’un sentiment d’injustice taraude une communauté, la réaction ne se fait souvent pas attendre. Cette situation secoue actuellement le village de Donneloye. En effet, en mai dernier, l’Association scolaire intercommunale de la région d’Echallens (ASIRE), à laquelle la commune appartient, a fait savoir à la Municipalité, par l’intermédiaire de son comité de direction, que le collège de la localité serait fermé au plus tard fin décembre 2021, décision qui a fait grincer des dents l’Exécutif.

Résultat des courses, une pétition a récemment été lancée pour s’opposer formellement à la fermeture de l’école et pour demander à la direction de l’ASIRE de revenir sur sa décision.

«Notre commune a vu sa population augmenter ces derniers temps, détaille la syndique Lise Courvoisier. Et selon nos calculs, ce sont entre dix et quinze nouveaux enfants par année, jusqu’en 2021, qui intégreront le cursus scolaire. Aujourd’hui trois classes de 1 P à 5 P subsistent, totalisant une soixantaine d’élèves. Cette tendance à tout centraliser pénalise les villages comme le nôtre, que ce soit au niveau des écoles ou des services, comme ceux de La Poste.»

Du côté de l’ASIRE, on reste droit dans ses bottes. «Je peux comprendre que cette décision soit mal accueillie, reconnaît Daniel Leuba, le président du comité de direction. Mais pour y parvenir, nous nous sommes reposés sur une analyse impliquant huit critères définis (ndlr : besoins pédagogiques, gestion efficiente, parc immobilier, visibilité pour les citoyens, évolution de la société, prévisibilité financière communale, plus-value à la population et réponse au cadre légal). Ainsi, même si nous nous trouvons dans un état de droit, et que chacun est libre d’utiliser les outils à disposition, nous ne reviendrons pas sur notre décision.»

 

Députés à la rescousse

 

La situation de Donneloye a intrigué plusieurs députés au Grand Conseil. «La décision de fermer ce collège est regrettable, souffle le Sainte-Crix Hugues Gander. Car un village sans école, est un peu un village mort. Donneloye se retrouve à la frontière d’un découpage scolaire, et cela la dessert.» Le socialiste imagine que la séparation entre le primaire et le secondaire pourrait offrir une solution. Pour l’ASIRE, cette proposition n’est pas réalisable, car elle péjorerait les synergies possibles entre les deux niveaux.

 

Tout pour bien faire

 

L’école pourrait donc fermer malgré le fait que les infrastructures demeurent disponibles. «La commune a régulièrement investi pour répondre aux normes de l’Etat, rappelle Pierrette Roulet-Grin, et elle n’est pas du tout récompensée par une telle décision. Surtout qu’avec un collège aux normes, une salle de gymnastique et un terrain de sport attenants, il y a tout pour bien faire. Mais il semble que lorsque l’on se trouve loin des centres, il est plus difficile de sensibiliser les décideurs.» Vassilis Venizelos (Yverdon-les-Bains, Les Verts) et José Durussel (Rovray, UDC) ont également montré leur soutien à la pétition lancée par Donneloye. Le délai de retour des signatures est fixé à demain.

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14 sep 2017

Le bois suisse aux abois

Nord vaudois – Prix en chute libre et concurrence des produits étrangers : l’industrie est en crise. Dans la région, le patrimoine forestier n’y échappe pas, et c’est toute une filière qui tente de survivre.

Face à la concurrence des produits étrangers, plus avantageux, les grûmes suisses peinent parfois à trouver preneur. ©Simon Gabioud

Face à la concurrence des produits étrangers, plus avantageux, les grûmes suisses peinent parfois à trouver preneur.

Reconnu pour ses qualités esthétiques et écologiques, le bois n’a jamais été autant prisé dans le domaine de la construction. Le hic ? Le bois d’origine étrangère envahit le marché indigène et prend, doucement mais sûrement, le pas sur le bois suisse. Frappée de plein fouet par la crise des marchés financiers depuis 2008, mise à mal plus récemment avec le franc fort et l’introduction du taux plancher face à l’euro, l’industrie du bois suisse est chahutée, et peine à trouver un second souffle.

Dans le Nord vaudois, l’important patrimoine forestier n’y échappe pas, et c’est toute une filière qui se débat pour survivre. La situation touche prioritairement le maillon de la transformation, en particulier les petites scieries qui peinent à rivaliser avec les prix pratiqués par certains «géants» européens, notamment allemands et autrichiens. «L’industrie du bois, c’est le libéralisme économique dans toute sa splendeur. Contrairement aux agriculteurs, les scieurs ne reçoivent pas de paiements directs, ni aucune aide publique, constate Jean- Louis Dutoit, directeur de la scierie Dutoit S.A., à Chavornay. Si, politiquement, il n’y a pas des décisions qui se prennent, économiquement on est morts. Ne rien faire équivaudrait à cautionner la disparition d’une industrie déjà en soins palliatifs.»

Active dans l’industrie du bois depuis quatre générations, cette entreprise familiale est l’une des deux scieries nord-vaudoises encore en activité, l’autre se situant à La Poissine, à Grandson. A l’échelon national, leur nombre a été divisé par dix en cinquante ans, et elles ne sont qu’un peu plus de deux cents réparties sur tout le territoire. Les dernières statistiques fédérales confirment la mauvaise passe que traverse la filière : plus de 50% du bois massif utilisé dans la construction en Suisse est aujourd’hui importé. Un pourcentage qui prend l’ascenseur pour le bois recomposé. On parle alors de 80% selon la gamme de produits, en particulier le bois dit «lamellé-collé».

Même si les machines de l’entreprise établie à Chavornay continuent à tourner, la situation reste critique. «La mondialisation actuelle génère des gagnants et des perdants, en Suisse. Clairement, l’exploitation des forêts et l’industrie du bois en général sont les perdants, poursuit l’intéressé qui, inquiet pour les décennies à venir, se dit heureux que son fils ne souhaite pas reprendre les affaires familiales.

Pour l’entrepreneur, une plus grande utilisation du bois indigène passera par une meilleure prise de conscience du consommateur et un changement des mentalités : «Lorsque vous achetez du poulet ou de l’agneau, vous regardez s’ils provient de Chine ou de Nouvelle- Zélande. Ce serait bien que les consommateurs de bois soient attentifs à sa provenance. C’est une question d’éthique.»

Du côté de Lignum, l’association responsable de la promotion du bois suisse, on a pris le problème à bras le corps. Afin de favoriser l’exploitation du bois indigène, le label COBS -certificat d’origine bois suisse- a récemment vu le jour. «Le but : offrir une garantie au constructeur que son ouvrage sera réalisé avec du bois 100% suisse, explique Reto Emery, secrétaire de la section vaudoise de l’association. L’initiative est en train de faire ses preuves.»

Malgré cette mesure, les forêts suisses -qui recouvrent un tiers du territoire- sont largement sous-exploitées. Un arbre sur deux en âge d’être abattu reste sur pied. Une situation qui n’est pas sans conséquence : «Le bois s’accumule dans les forêts, les arbres grandissent, s’élargissent et écrasent la concurrence tout autour d’eux, poursuit l’ingénieur. Ainsi, la variété est plus faible et la biodiversité diminue.» La sous-exploitation implique, en outre, des problèmes pour la forêt et un soucis de santé pour les générations futures. A noter que la fonction de protection contre les dangers naturels de la forêt pourrait également être remise en cause.

 

Le bois à l’honneur

 

Jean-Louis Dutoit, de la scierie Dutoit S.A., à Chavornay, dénonce les côtés sombres de la mondialisation. ©Simon Gabioud

Jean-Louis Dutoit, de la scierie Dutoit S.A., à Chavornay, dénonce les côtés sombres de la mondialisation.

Les traditionnelles «Journées du bois suisse» se tiendront demain et samedi. Sur le thème «La forêt se dévoile, de l’arbre à l’habitat», l’occasion sera donnée aux acteurs de la filière économique du bois de sensibiliser la population à cette ressource renouvelable et indigène. Dans le Nord vaudois, le Centre d’exploitation des forêts cantonales, Etienne Berney S.A., Brassusbois S.A. Et LGS Swiss skateboard compagny -tous situés au Brassus-, la scierie Ray S.A., JPF Ducret S.A., JMB-Bois menuiserie S.A. -tous trois à La Poissineet enfin le Groupement forestier 7, à Vernéaz (Vaumarcus), ouvriront les portes de leur entreprise.

 

Les bûcherons tirent leur épingle du jeu

 

«Le bois n’est écologique que s’il est indigène.» Yvan Pahud, L’Auberson

«Le bois n’est écologique que s’il est indigène.» Yvan Pahud, L’Auberson

Si la situation reste préoccupante pour l’ensemble de la filière du bois en Suisse, le maillon de la coupe en forêt -les forestiers- bûcherons- parvient à tirer son épingle du jeu. En partie, du moins. Car si les communes parviennent encore tant bien que mal à valoriser leurs forêts et à fournir

du travail en suffisance aux bûcherons, ce n’est plus le cas des propriétaires privés. «Les coûts liés à la coupe de l’arbre sont plus élevés que sa valeur à la vente, alors c’est vite vu : on ne coupe plus sur les forêts privées», détaille Yvan Pahud, forestier-bûcheron établi à L’Auberson.

Au-delà des contrainte économiques liées à l’exploitation, le député UDC nord-vaudois fustige l’hypocrisie qui règne dans la branche, notamment dans le dernier maillon de la chaîne, la construction : «Le bois est un matériau écologique seulement s’il est indigène. S’il est importé de Turquie ou de Slovénie, il devient alors bien moins écologique que le béton. Dans la région, il est urgent que les communes propriétaires de bois montrent la volonté de valoriser le bois local.»

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14 sep 2017

Le rêve canarien de Sacha Margairaz

Football – Le Nord-Vaudois est parti vivre aux Iles Canaries, il y a un peu plus d’une année, avec sa femme, Eli. Ils y organisent des camps de sport.

Eli et Sacha Margairaz profitent de leur nouvelle vie sous le soleil des Canaries, dans des paysages de carte postale. ©DR

Eli et Sacha Margairaz profitent de leur nouvelle vie sous le soleil des Canaries, dans des paysages de carte postale.

«Chaque matin, on se lève et on déjeune sur la terrasse…» Il y a quatorze mois, Sacha Margairaz et son épouse, Eli, ont décidé de quitter la Suisse pour une nouvelle aventure, direction les Iles Canaries. Partis pour voir autre chose, pour le soleil, pour fuir un peu le stress du quotidien et parce qu’ils se sont dit qu’ils ne voulaient «pas attendre la retraite pour profiter de la vie».

Sa carrière de footballeur derrière lui, l’enfant de Valeyres-sous-Rances et de Rances -les villages où il a grandi- a quitté le Nord vaudois un peu grâce au ballon rond. «Il y a quatre ans, alors que j’étais joueur d’Yverdon Sport et que je travaillais au marketing, j’ai pris part à la préparation d’un stage d’entraînement à Marrakech. C’est ce qui m’a donné l’idée, et l’envie, d’organiser des camps de foot.» Sportifs, sa moitié -elle est d’origine espagnole- et lui ont, alors, cherché un lieu où s’établir, où développer leur projet.

 

Le printemps éternel

 

C’est sur Maspalomas, à côté de la célèbre Playa del Inglés, sur l’île de Grande Canarie, que les deux tourtereaux ont jeté leur dévolu. Le climat a été déterminant dans leur choix. «Depuis que je suis arrivé, on n’a quasi jamais eu de pluie. C’est fou ! Ici, c’est toujours l’été ou le printemps. Ces jours, il fait près de 30 degrés. En janvier et février, la période des camps sportifs, la température se situe entre 20 et 25 degrés. Ça permet à ceux qui viennent de recharger les batteries.»

Fidèle à lui-même, à la fois touche-à-tout et hyperactif, Sacha Margairaz a rapidement diversifié son emploi du temps, après avoir appris le castillan en quelques semaines. Motivé, il a fait les efforts pour s’intégrer rapidement.

 

Polyvalence

 

«L’idée de base était de travailler dans le tourisme au sens large. Il y a de nombreuses possibilités ici», raconte celui qui ne chôme pas depuis son arrivée : en plus d’organiser des camps et de s’occuper du club de foot local (lire ci-dessous), l’expatrié de 37 ans a fait ses papiers d’entraîneur sportif personnel. De plus, durant l’été, il a permis à deux footballeurs canariens de trouver de l’embauche en Suisse : Jonathan Quintero et Antonio Moreno se sont, respectivement, engagés avec le FC Fribourg (1re ligue) et le Stade Nyonnais (Promotion League). Une sacrée réussite pour un nouveau venu dans le milieu.

Eli Margairaz a, pour sa part, déniché un emploi à 50% dans un hôtel et, par ailleurs, donne des cours de zumba, en plus d’épauler son mari. C’est l’ensemble de tous ces éléments qui, mis bout à bout, leur permet de vivre leur rêve canarien, sur une île où le coût de la vie est peu élevé. «Le salaire moyen est de 800 à 1000 euros par mois, glisse le nouvel arrivé. Mais les charges sont basses, incomparables avec ce qu’on trouve en Suisse.»

Après un peu plus d’une année au bord de l’océan Atlantique, Sacha Margairaz est sous le charme de son environnement, de sa nouvelle vie. «Je rêve déjà en espagnol, révèle-t-il, après avoir dû chercher ses mots en français. Ici, tu peux avoir du temps pour toi.»

L’aventure ne fait que commencer, à l’entendre. «Mais je vais devoir apprendre à dire non, coupe Sacha Margairaz. Car je ne peux pas tout faire. Le plus difficile sera de choisir où m’orienter.»

 

Il n’est jamais très loin des terrains de football

 

Sacha Margairaz (à dr.) n’est jamais très loin des terrains de football. Ici, lors d’un entraînement des jeunes du CD Tablero. ©DR

Sacha Margairaz (à dr.) n’est jamais très loin des terrains de football. Ici, lors d’un entraînement des jeunes du CD Tablero.

Le contact facile, Sacha Margairaz n’a pas tardé à s’intégrer pleinement dans le tissu footballistique de l’île. Par l’organisation de camps de football, via sa société nommée Sportycamp (www.Sportycamp.com), mais également au sein du Club Deportivo Tablero. «La première équipe évolue à un niveau équivalent à la 2e ligue interrégionale», estime celui qui est devenu le coordinateur du club après avoir donné un coup de main sur le terrain. «Je gère l’académie de football et les entraîneurs des huit équipes, explique-t-il. Je m’occupe aussi de séances spécifiques.» Un travail d’encadrement, avant tout. Une corde de plus à son arc. Les camps d’entraînement qu’il propose avec son épouse concernent, pour le moment, les premiers mois de l’année. Surtout les Relâches, période durant laquelle il est plus facile pour les clubs des petites ligues de Suisse -le public cible- de prendre des vacances pour venir en stage. «On assure une prise en charge complète aux équipes, avec des entraînements sur des terrains en gazon (ndlr : il en existe très peu sur l’île et sont, justement, essentiellement dévolus aux formations étrangères) ou sur synthétique, détaille l’organisateur. Par ailleurs, on propose un tas d’autres activités. Cela va du paintball au karting, en passant par le padbol (ndlr : sorte de foot-tennis mélangeant football et padel et se jouant sur un terrain encadré, avec des règles similaires au sport de raquette très en vogue en Espagne). Comme on est sur place depuis un certain temps, on a pu tester de nombreux restaurants, afin de pouvoir aiguiller nos clients selon leurs désirs, et on a négocié des offres avec les hôtels.»

 

La zumba aussi

 

Monitrice de zumba depuis de nombreuses années, Eli Margairaz fait de même pour sa spécialité. «On assure toutes nos prestations à des tarifs bien moins élevés que les autres agences, car on prend de toutes petites marges, ajoute l’ex-joueur d’Yverdon Sport. Le seul point négatif que je constate, c’est la distance, qui en freine certains. Mais, désormais, il existe des vols directs depuis Genève. Quatre heures d’avion, ce n’est pas tant que ça pour avoir le soleil et la chaleur en plein hiver.»

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13 sep 2017

Le Canton en a-t-il vraiment cure ?

Nord vaudois – L’intention de l’Etat de Vaud de se départir d’une partie de son patrimoine suscite de vives réactions. Le député yverdonnois Vassilis Venizelos a interpellé le Gouvernement, hier, sur la stagnation de cet épineux dossier.

Parmi les vingt bâtisses concernées par la vente, figurent celles de Rances, Donneloye, Combremont-le-Grand, Champvent (photo), L’Abbaye, Denezy et Suchy. ©Duperrex-a

Parmi les vingt bâtisses concernées par la vente, figurent celles de Rances, Donneloye, Combremont-le-Grand, Champvent (photo), L’Abbaye, Denezy et Suchy.

La nouvelle avait suscité l’émoi parmi la population. Plus de deux ans après la décision de l’Etat de Vaud de se séparer de vingt de ses cures, absolument rien n’a bougé. Du coup, certains élus s’interrogent sur les projets du Gouvernement. Parmi eux, le député yverdonnois Vassilis Venizelos, qui fustige l’attitude du Conseil d’Etat et la stagnation du dossier.

«Le silence complet de l’Exécutif vaudois est inquiétant, au vu de l’importance du sujet, explique le Nord- Vaudois. Le Grand Conseil mérite d’être informé de la stratégie du Gouvernement sur le le long terme, et du type d’offres reçues.» Avant de préciser : «La conservation du patrimoine vaudois a été mis sur la table par le groupe des Verts au Grand Conseil. Il ne s’agit pas d’une affaire personnelle. Je n’ai d’ailleurs pas signé la pétition à ce sujet (voir ci-dessous), afin de conserver mon indépendance.»

La cure de l’Abbaye figure dans la liste des vingt édifices proposés à la vente. ©DR

La cure de l’Abbaye figure dans la liste des vingt édifices proposés à la vente.

Parmi les vingt cures proposées à la vente, sept se trouvent dans la région : à Rances, Donneloye, Combremont-le-Grand, Champvent, L’Abbaye, Denezy et Suchy. «Avec près d’un tiers des cures concernées, la région est particulièrement touchée. Mais mon interpellation a pour but de défendre le patrimoine vaudois dans son ensemble», souligne Vassilis Venizelos. Plus que de se poser en rempart à la vente de toutes les cures -céder certains édifices vides peut se justifier, à ses yeux-, le député entend interpeller le Conseil d’Etat sur la nécessité de donner la priorité aux communes et aux paroisses : «Il faut donner l’opportunité aux communes concernées de développer un projet d’intérêt public et de redynamiser certains cœurs de villages.»

Du côté du Conseil d’Etat, on estime que la question n’est pas prioritaire, et on ne se montre pas pressé de communiquer sur le sujet. En charge de ce dossier épineux, le chef du Département des finances, le Sainte-Crix Pascal Broulis, n’a pas souhaité s’épancher. Les cures vaudoises vont donc encore devoir attendre avant de connaître d’éventuels nouveaux acquéreurs, probablement dans le courant de l’année prochaine.

 

La fondation Patrimoine suisse monte au front

 

«Le silence du Conseil d’Etat est inquiétant au vu de l’importance du sujet.» Vassilis Venizelos, député

«Le silence du Conseil d’Etat est inquiétant au vu de l’importance du sujet.» Vassilis Venizelos, député

Hasard du calendrier ou non, la section vaudoise de la fondation Patrimoine suisse a déposé, hier au Grand Conseil, une pétition munie de quelque 1200 signatures, laquelle s’oppose à la décision «surprenante, voire choquante» de mettre en vente une vingtaine de cures vaudoises. «A notre sens, il est exclu de vendre quinze bâtisses historiques, construites entre 1536 et 1845 sous les autorités bernoises et vaudoises», détaille la présidente de la section cantonale, Béatrice Lovis. Concernant les cinq autres cures, la pétition demande qu’elles soient cédées sous certaines conditions seulement, dont celle de l’octroi d’un droit de préemption aux paroisses et aux communes concernées.

«Le Conseil d’Etat, en la personne de Pascal Broulis, ne pense qu’en termes économiques. Or, le patrimoine est une plus-value d’un autre type, explique Béatrice Lovis. Je ne vous cache pas que nos relations avec le Département des finances sont tendues à ce sujet.»

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13 sep 2017

Une année entière sans supermarché

Suscévaz – La famille Kiener a banni les grands magasins durant un an, pour favoriser les commerces de proximité. Retour sur une expérience concluante.

Myriam Kiener a acheté ses fruits et légumes au marché d’Yverdon-les-Bains, accompagnée de deux de ses filles, Sephora (à g.) et Ifélyne. ©Carole Alkabes

Myriam Kiener a acheté ses fruits et légumes au marché d’Yverdon-les-Bains, accompagnée de deux de ses filles, Sephora (à g.) et Ifélyne.

«Tout le monde me disait que c’était impossible, alors j’ai voulu tester», explique Myriam Kiener, habitante de Suscévaz. Du 31 août 2016 au 31 août 2017, cette mère de cinq enfants a décidé de ne plus faire ses courses au supermarché, afin de favoriser les commerces de proximité.

«Avec mon mari, nous avions déjà tenté le coup durant quarante jours, pendant le carême. Comme nous avions encore des stocks provenant de divers supermarchés, cela avait été facile. Alors nous avons décidé de pousser l’expérience plus loin.»

Munie de son chariot à roulettes, la jeune femme de 38 ans a arpenté les enseignes locales et les marchés, sans oublier les ventes directes auprès des agriculteurs de la région. «L’idée était de casser les chaînes de production des grandes enseignes, tout en ayant le maximum de contact avec les producteurs.»

 

Naturels et écologiques

 

Pour les fruits et les légumes, Myriam Kiener s’est rendue au marché, deux fois par semaine. Les produits plus spécifiques, elle les a trouvés à La Ferme d’Yverdon-les-Bains, un magasin favorisant la vente directe de produits fermiers. «C’est agréable de savoir ce que l’on a dans son assiette, raconte-elle. Cette expérience, je l’ai aussi faite par respect pour les gens qui travaillent la terre et qu’on ne rencontre malheureusement jamais dans les supermarchés.»

Si la jeune femme a favorisé les produits bio, il n’a pas toujours été facile d’acheter local. «Quand nous avons eu besoin de matériel pour réparer le cabanon du jardin, nous sommes allés à la quincaillerie de Sainte-Croix, mais les clous venaient tout de même de Chine», explique- t-elle. Pour les produits de ménage, Myriam Kiener a fait face au même problème. «J’ai décidé de commander sur le site Internet suisse Ecovision. Même si ce ne sont pas des produits locaux, ils sont naturels et écologiques. J’ai pu acheter le dentifrice, les couches lavables et le papier toilette !» Grâce à un livre de recettes bio, l’habitante de Suscévaz a même fabriqué ses propres produits d’entretien.

Bien que la jeune maman affiche un sourire des plus sereins, l’aventure n’a pas été de tout repos. «Les mois de mars et d’avril ont été les plus difficiles, car nous mangions souvent la même chose, c’est-à-dire les produits de saison de notre potager, confie-t-elle. Puis, les enfants ont souffert du manque de céréales, de gourmandises et de biscuits dont ils avaient l’habitude !»

 

Favoriser le troc

 

Durant cette année, le site de petites annonces en ligne Anibis a été le meilleur ami de la famille Kiener. «Ma fille de douze ans voulait les dernières baskets de marque à la mode. Nous les lui avons trouvées pour 30 francs en bon état», se réjouit- elle. De cette manière, nous n’avons pas enrichi les grandes marques qui surexploitent les matières premières, tout en faisant des heureux !»

Pas d’huile de palme, moins de sucre, peu d’emballages. Pour Myriam Kiener, la liste des avantages est longue. «Toute la famille a pris de bonnes habitudes. Même si notre aventure est terminée, je compte tout de même me rendre moins souvent au supermarché, conclut-elle. Sauf peut-être pour le chocolat !»

 

Faire des économies en achetant local

 

«Avant, je dépensais 330 francs par mois dans les courses. Aujourd’hui, je n’en dépense plus que que 290», souligne Myriam Kiener, secrétaire à temps partiel. «Comme je travaille à 20%, j’ai le temps de cuisiner, d’aller au marché et de me plier aux horaires parfois strictes des ventes directes chez les producteurs. Acheter local est un réel investissement personnel.»

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13 sep 2017

La terre battue sourit à un Espagnol

Tennis – Le Swissloc Open d’Yverdon a été remporté par Ignasi Villacampa-Rosés, lundi soir. Le Catalan s’est montré intraitable.

 Ignasi Villacampa-Rosés a fait parler sa science du contre pour remporter la finale, lundi soir. ©Michel Duvoisin

Ignasi Villacampa-Rosés a fait parler sa science du contre pour remporter la finale, lundi soir.

Tête de série n° 1 du Swissloc Open, Julien Dubail a bien failli passer à la trappe à chacun de ses trois premiers tours -tous disputés dimanche à cause des averses de la veille- remportés en trois manches. Lundi soir, le Belge était pourtant bel et bien au rendez-vous de la finale, sur la terre battue yverdonnoise. Durant un set, du moins. Fatigués des efforts consentis la veille, et bien qu’il se soit senti «de mieux en mieux» au fil des rencontres, il n’a pas résisté plus longtemps. Le nouveau vainqueur du tournoi est Espagnol : Ignasi Villacampa- Rosés (n°2) s’est imposé 6-3 6-1, avant-hier, devant une quarantaine de spectateurs.

Si le Catalan, classé N1.8, a connu un parcours plus calme que son adversaire avant la finale, cela n’a pas été le cas de sa journée : doctorant en ingénierie nucléaire, le droitier de 31 ans a travaillé avant de rejoindre la Cité thermale depuis Baden (AG). Un emploi du temps qui n’a pas empêché le Géronais de rapidement prendre les commandes de la finale, en breakant dès le troisième jeu.

«Mon adversaire a bien joué jusqu’à 5-3 dans le premier set (ndlr : le huitième jeu a été phénoménal, avec plusieurs rallyes homériques, Julien Dubail tentant de refaire son break de retard), puis il s’est laissé aller, analysait le vainqueur. Pour ma part, je me suis concentré à garder une pression constante dans l’échange, afin de ne pas le laisser revenir.»

Excellent contreur, Ignasi Villacampa- Rosés s’est appuyé sur les coups puissants de son vis-à-vis pour mettre du rythme, pilonnant principalement le revers du Belge, son coup le moins incisif. La longueur de balle du métronome de Gérone a fini d’user son contradicteur.

 

L’aventure continue

 

Le Swissloc Open, dont c’était la troisième édition, a franchi un nouveau palier cette année, avec une affiche encore plus relevée. «Après un samedi pluvieux qui nous a donné des sueurs froides, on a vécu un superbe dimanche, avec du public et des beaux matches», se réjouissait le sponsor principal François Aubert, chaud à l’idée de repartir pour une nouvelle édition l’an prochain, à une date similaire.

Le choc entre le Français Laurent Rochette et l’Argentin Alejo Prado, deux des favoris qui se sont affrontés en quarts de finale (le second nommé a ensuite été sorti par Dubail), fait partie des duels qui ont marqué les esprits, à l’occasion d’un tournoi dont les participants pourront, à l’avenir, se replier à l’intérieur en cas d’averse, sur la nouvelle surface bientôt prête.

 

Le marathon de Dubail se poursuit à Mulhouse

 

©DR

©DR

Sur les courts yverdonnois durant sept heures dimanche, puis nonante minutes lundi pour la finale, Julien Dubail a poursuivi son marathon en prenant le volant, le soir de la finale perdue, pour se rendre à Mulhouse, à environ deux heures de route. En Alsace, il dispute un nouveau tournoi, depuis hier déjà.

«Ils sont peu nombreux sur le circuit à, comme moi, continuer à jouer à 29 ans. Mais si je le fais, c’est par passion, par plaisir. Parce que j’aime jouer au tennis», raconte le Belge, actuel 536e à l’ATP.

S’il n’a pas réussi à atteindre le top 100 -sorte de seuil à atteindre pour vivre sur le circuit professionnel- durant ses jeunes années, le tennisman de Namur, dont le meilleur classement a été une 371e place début 2012, a choisi de poursuivre sa vie de nomade. «Mais je ne prends plus l’avion. Désormais, je me contente de disputer les tournois dans les pays alentours, principalement en France, en Allemagne et en Suisse», explique celui qui se déplace en voiture. Les prize-money remportés lui permettent de vivre de son sport.

Blessé au dos durant l’été, Julien Dubail a été contraint de faire une pause d’un mois avant de venir Yverdon. La saison indoor qui commence devrait lui permettre de regagner des rangs au classement mondial, lui qui, avec son jeu offensif et son service éclair, pourra donner la pleine mesure de son tennis.Pour autant que sa santé le lui permette.

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12 sep 2017

Insalubre, le passage va être assaini

Yverdon-les-Bains – Le tunnel souterrain reliant la voie 2 et le parking P+R va faire l’objet d’une restauration de la part des CFF, qui déplorent les nombreux actes de vandalisme qui ont lieu dans cet endroit de la gare.

Au bout de la voie 2, le passage mène au parking P+R. ©Michel Duperrex

Au bout de la voie 2, le passage mène au parking P+R.

«C’est insoutenable», s’exclame Annie Delessert, utilisatrice quotidienne de la gare d’Yverdon-les-Bains. «Depuis plus d’un an, j’emprunte le passage sous-voie pour rejoindre ma voiture et je dois supporter les odeurs et les traces d’urine, de vomi, voire pire. La plupart des personnes que je croise se bouchent le nez pour éviter de sentir ces relents», déplore l’habitante de Gossens.

 

Empêcher les dégradations

 

De nombreuses traces d’urine sont visibles sur les murs et le sol. ©Michel Duperrex

De nombreuses traces d’urine sont visibles sur les murs et le sol.

Situé au bout de la voie 2, le passage souterrain qui mène au parking derrière la gare fait l’objet d’une attention particulière de la part des CFF. «Nous savons que cet endroit est insalubre et nous essayons de faire le maximum pour améliorer le confort de nos clients, souligne Jean-Philippe Schmidt, porte-parole des CFF. Il y a quelques semaines, la totalité des plinthes qui étaient dégradées ont été enlevées.» Les CFF prévoient également de repeindre les murs et de refaire l’éclairage.

Pour Serge Freymond, premier lieutenant de Police Nord vaudois, les patrouilles collaborent étroitement avec les CFF concernant les possibles dégradations autour de la gare. «Notre but premier est d’empêcher le trafic de drogue dans le secteur, mais ils nous arrivent fréquemment d’interpeller des individus qui nuisent à la propreté des passages. Mais il est vrai que nous n’allons pas du côté du tunnel qui mène au parking P+R, car il est situé de l’autre côté de la gare.»

Même son de cloche du côté de la Ville, qui est responsable de la propreté devant l’esplanade de la gare, à côté de La Poste, mais pas au-delà.

 

Travaux prévus

 

«Donner un coup de neuf, cela permet de rappeler à la population les convenances de bases», conclut Jean-Philippe Schmidt. Les CFF rappellent également que des parrains de gare sont présents, afin de surveiller autant que possible les lieux.

 

Des toilettes payantes

 

Depuis près de six mois, les toilettes de la gare, situées à côté de l’office de Poste, sont devenues payantes (1 franc). «Je ne pense pas que cela ait à voir avec les dégradations dans le passage sous-gare, mentionne Jean-Philippe Schmidt. Car il n’y a pas eu de recrudescence de plaintes à Yverdon-les-Bains depuis cette mesure, ni dans d’autres gares. Cela permet juste de garantir des toilettes propres.»

En outre, la Ville a mis à disposition, depuis plusieurs années, des toilettes publiques gratuites à la place d’Armes.

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12 sep 2017

Coup de neuf au Mont-de-Baulmes

Sainte-Croix – Le chalet du Mont-de-Baulmes d’en bas, propriété de la Commune, va être rénové. L’eau sera distribuée sur la totalité du pâturage.

Le chalet et le pâturage du Mont-de-Baulmes Dessous vont bénéficier de gros travaux d’amélioration. ©Michel Duperrex

Le chalet et le pâturage du Mont-de-Baulmes Dessous vont bénéficier de gros travaux d’amélioration.

La Commune de Sainte-Croix investit dans l’entretien de son patrimoine. Des étangs destinés à la récupération de l’eau de pluie sont en cours d’aménagement sur plusieurs pâturages. Ils sont destinés à alimenter des bassins répartis sur les domaines. Par ailleurs, le chalet d’alpage du Mont-de-Baulmes Dessous va être rénové.

«Les murs du chalet vont être assainis. Le toit va être également refait, en tôle, comme le conseille le Canton. Nous avons deux couleurs possibles. Ce toit permet également de récupérer l’eau des précipitations», précise Philippe Duvoisin, municipal en charge des domaines. La fosse à purin va également être agrandie.

L’intérieur du chalet du Mont-de-Baulmes Dessous, qui est exclusivement destiné aux besoins de l’agriculture, va également subir des transformations. «Nous allons aménager une salle qui pourrait accueillir plus tard une installation de traite», explique le municipal.

 

Un plan global

 

Ce chalet est exploité par un syndicat d’alpage réunissant des agriculteurs de la région de Sainte-Croix. Une bonne septantaine de génisses paissent sur ce beau pâturage, qui pourrait en accueillir une centaine.

Les travaux en cours et à venir visent à favoriser, à moyen terme, l’accueil de vaches dont le lait pourrait être transformé à la Laiterie-Fromagerie de Vincent Tyrode, à L’Auberson. Les autorités de Sainte-Croix tiennent en effet à favoriser l’économie locale. Les travaux entrepris et à réaliser encore au Mont-de-Baulmes Dessous font partie du plan de gestion intégré (PGI) des pâturages et alpages communaux, voté en 2015 par le Conseil communal de Sainte-Croix. Celui-ci prévoit une dépense de près de 1,3 million de francs, pour la totalité des travaux. La part affectée au Mont-de-Baulmes représente un bon demi-million de francs.

 

Un beau patrimoine

 

La Commune de Sainte- Croix réalise, depuis quelques années, d’importants investissements dans l’entretien et l’amélioration de son patrimoine. Elle est propriétaire des chalets d’alpage et des domaines des Auges, de la Prise- Bornand, de Noirvaux, des Dénériaz et du Mont-de- Baules d’en bas, ainsi que des chalets-restaurants du Mont-de-Baulmes d’en haut et du Mont de la Mayaz.

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12 sep 2017

Jérôme Tan conserve sa couronne

Wakeboard – Le rider de Donneloye a remporté un deuxième titre consécutif, dans la catégorie reine des Championnats de Suisse de la discipline. Les épreuves se sont déroulées le week-end dernier à la vallée de Joux.

Même peu entraîné, Jérôme Tan a réalisé une magnifique prestation à la Vallée. ©Pierre Blanchard

Même peu entraîné, Jérôme Tan a réalisé une magnifique prestation à la Vallée.

«Je suis surpris de remporter le titre, lançait Jérôme Tan, au terme de sa démonstration. Cet été, j’ai délaissé quelque peu l’entraînement au profit d’autres activités et, par conséquent, je ne pensais pas gagner. Je suis très content de ma performance.» Dimanche, en début d’après-midi, le rider de Donneloye a nettement dominé les cinq finalistes de l’épreuve reine des Championnats de Suisse, sur le plan d’eau du Rocheray. Son programme comportait huit sauts, dont un saut périlleux arrière avec une rotation à 360 degrés. Le jury a pris bien plus de temps pour désigner le dauphin de l’athlète du club Wakeattitude, basé à Yvonand.

La deuxième place est revenue au Zurichois Jamie Huser, tandis que le Neuchâtelois Jimmy Parridet est monté sur la troisième marche du podium. Le titre des dames a été remporté par la Zurichoise Deborah Lutolf. Au total, 48 concurrents ont pris part à ces joutes, répartis en neuf catégories. «Ce millésime 2017 est une excellente cuvée, relevait Sébastien Morguel, compétiteur neuchâtelois et membre du jury. Des enfants de moins de 9 ans aux seniors, nous avons vu des athlètes bien entraînés.»

 

Epreuves déplacées

 

Initialement prévues au Pont, les épreuves ont été transférées au Rocheray en raison des prévisions. En effet, de forts vents étaient annoncés au bout du lac en fin de semaine. Les faits ont donné raison aux météorologues, puisque samedi, «le lac n’était pas navigable entre L’Abbaye et Le Pont, soulignait Olivier Meylan, président du Ski Nautique et Wakeboard Club du lac de Joux. En revanche, les conditions de navigation sur le plan d’eau du Rocheray étaient quasi parfaites, malgré la pluie». Après la fête du 60e anniversaire de la création du club combier, ces Championnats de Suisse ont constitué le deuxième événement phare de l’année.

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11 sep 2017

Engouement sans précédent pour la Schubertiade

Yverdon-les-Bains – Quelque 13 000 personnes ont participé, le week-end dernier, à la 20e édition de la manifestation. Après un samedi pluvieux, les participants se sont réunis à la rue de la Plaine, hier matin, pour chanter la «Messe allemande».

 

Composé de septante musiciens, l’Orchestre des Nations Unies a joué le concert d’ouverture, samedi, mêlant Mozart, Bach et Brahms. ©Carole Alkabes

Composé de septante musiciens, l’Orchestre des Nations Unies a joué le concert d’ouverture, samedi, mêlant Mozart, Bach et Brahms.

«J’organise la Schubertiade depuis huit ans et je peux vous dire que j’ai rarement vu une édition aussi réussie, s’exclame Carine Deladoey, responsable de l’organisation générale de l’événement musical.

Avec près de 150 concerts sur 17 scènes, quelques 13 000 festivaliers ont déambulé dans les les rues de la Cité thermale, de samedi matin à hier soir, pour la 20e édition de la manifestation. «La collaboration entre la Ville et la RTS a été très fructueuse et dynamique. Un tel engouement est précieux et je pense qu’il s’est ressenti tout au long du weekend.»

 

Salles combles

 

Le Fribourgeois Pascal Meyer, successeur de l’initiateur de la Schubertiade, André Charlet, a dirigé la «Messe allemande», hier matin. ©Carole Alkabes

Le Fribourgeois Pascal Meyer, successeur de l’initiateur de la Schubertiade, André Charlet, a dirigé la «Messe allemande», hier matin.

Seul bémol : la météo pluvieuse et fraîche du samedi, qui a dissuadé les moins courageux. «Ce n’est pas si grave, car cela a permis d’augmenter la fréquentation dans les salles couvertes», souligne Carine Deladoey. Le Temple, l’Eglise catholique, l’Hôtel de la Ville ou encore La Marive ont attiré de nombreux mélomanes. «Des grands noms de la musique classique comme l’Orchestre des Nations Unies, la Chorale du Brassus ou encore le trompettiste Sergei Nakariakov ont fait salle comble, explique l’organisatrice. Certaines personnes arrivées au dernier moment n’ont pas pu assister aux concerts. En revanche, la salle de la gym à la Place d’Armes a été un peu moins fréquentée que les autres.»

 

Samedi soir, l’Orchestre de la Suisse italienne a joué pendant 1h45 à la salle de La Marive. En plus des quelques 900 personnes sur place, le concert a été retransmis en direct sur les ondes de la SSR.

 

Edition variée

 

La foule a pris place dans le garage de la voirie yverdonnoise, lieu insolite pour écouter l’Ensemble de cuivres Dixtuor, samedi après-midi. ©Carole Alkabes

La foule a pris place dans le garage de la voirie yverdonnoise, lieu insolite pour écouter l’Ensemble de cuivres Dixtuor, samedi après-midi.

La manifestation a attiré les férus de musique classique, mais pas que, puisque quelque concerts de jazz ont également eu lieu. «A cause de la pluie, nous avons déplacé le concert de la chanteuse Yilian Canizares à l’intérieur du Théâtre Benno Besson, explique Carine Deladoey. Mais dès que le temps est redevenu sec, les gens ont dansé autour du kiosque jusqu’à 1h du matin.»

 

A la nuit tombée, la Schubert Boum, à l’Echandole, a attiré les plus jeunes, tandis que quelques 750 fêtards se sont déhancher à la silent party de l’Amalgame, after officiel de la manifestation.

 

Le rituel émouvant de la «Messe allemande»

 

Malgré la pluie, les participants ont assisté à l’Opéra «à Bretelles», sous le kiosque des jardins du Théâtre Benno Besson, samedi après-midi. ©Carole Alkabes

Malgré la pluie, les participants ont assisté à l’Opéra «à Bretelles», sous le kiosque des jardins du Théâtre Benno Besson, samedi après-midi.

C’est sous un soleil attendu que se sont rassemblés, hier matin, quelques 4500 participants. Munis de leur partition, ils ont entonné la «Messe allemande», accompagnés par le Chœur Pro Arte de Lausanne, les chœurs du Collège Sainte-Croix et du Gymnase d’Yverdon-les-Bains, ainsi que l’Ensemble de cuivres Dixtuor. «C’était impressionnant et très émouvant, comme à chaque fois», confie Carine Deladoey, organisatrice de la Schubertiade.

 

Restaurateurs ravis

 

Alexandre Barrelet, président du comité d’organisation de la RTS, a fait un discours lors de la soirée de gala, samedi soir, à La Marive. ©Carole Alkabes

Alexandre Barrelet, président du comité d’organisation de la RTS, a fait un discours lors de la soirée de gala, samedi soir, à La Marive.

«Nous sommes épuisés, mais contents, confie Vincent Guanzini, gérant de l’Intemporel Café. Avec un service non-stop dès 10h, samedi et dimanche dernier, quelque 32 restaurants yverdonnois ont accueilli le public. «Nous avons vendu près de 150 crêpes la journée du samedi, continue le gérant. Les clients s’enchaînaient vite pour assister aux différents concerts. Nous avons dû engager deux serveurs de plus que d’habitude.»

 

 

Le Quatuor Byron, accompagné de la pianiste Delphine Bardin, s’est produit au Temple, samedi après-midi. ©Carole Alkabes

Le Quatuor Byron, accompagné de la pianiste Delphine Bardin, s’est produit au Temple, samedi après-midi.

Même son de cloche du côté du Restaurant de la Place et du Restaurant du Château, qui proposaient une carte unique pour l’occasion. «Nous avons servi cinquante clients de plus que d’habitude, chaque jour», précise le serveur Cyril Ledent, du Restaurant du Château.

 

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