Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

14 Mar 2018

Accusés d’abus sur leurs huit enfants

Un couple, qui a vécu à Yverdon-les-Bains, est jugé depuis hier. L’homme est accusé d’actes sexuels sur leur progéniture. Sa femme a couvert ses agissements.

«Je nie tout» a déclaré, hier, le père d’une famille de huit enfants, âgé de 41 ans, devant le Tribunal criminel de la Broye et du Nord vaudois, qui siége pour l’occasion à Renens. Chemise rouge à carreaux noirs, cheveux longs et barbe touffue, l’homme est prévenu d’une dizaine de chefs d’accusation, dont des actes d’ordre sexuel avec ses enfants, de viol, de pornographie, de violation du devoir d’assistance ou d’éducation, d’inceste et de complicité d’inceste. Il est actuellement incarcéré à la prison de la Croisée à Orbe.

Mais dans cette affaire sordide, il n’est pas seul. Sa femme, âgée de 42 ans, se présentait également devant la justice. On lui reproche de s’être rendue complice des agissements de son mari à l’encontre de leurs propres enfants, et ceci pendant de nombreuses années. Elle aurait toutefois également été victime d’actes de violence de la part de son époux, qui l’aurait contrainte à des relations sexuelles.

A l’ouverture de l’audience, hier matin à 9h15, il a fallu près d’une heure au président du tribunal, Donovan Tésaury, pour décider si les débats seraient menés à huis clos ou pas. Un huis clos partiel a finalement été imposé afin d’éviter à deux des enfants, désormais majeurs, d’être confrontés à leurs parents (lire encadré).

Mais l’aînée de la fratrie, une jeune femme enceinte aujourd’hui âgée de 22 ans, a tenu à faire face à son père et à sa mère lors de la seconde partie de l’audience, en début d’après-midi. «Je ressens le besoin de les confronter à ce qu’ils m’ont fait», a-t-elle affirmé, en pleurs. Sa démarche avait aussi pour but de «protéger» ses frères et sœurs.

Agressions nocturnes

«Mes souvenirs remontent à l’époque où on habitait à Yverdon-les-Bains, a raconté la jeune femme, qui avait entre 5 et 8 ans lorsque ses parents ont déménagé dans la Cité thermale. Au début, ça a commencé par des attouchements. Avant que j’aie mes règles, il a tenté de me pénétrer, mais il ne l’a pas fait jusqu’à mes 13 ans.» L’aînée de la famille a par ailleurs souligné que ces épisodes s’étaient déroulés dans sa propre chambre, la nuit. «Il est arrivé que ça se passe ailleurs dans la maison, surtout en l’absence de ma mère.» Vers l’âge de 14 ou de 15 ans, alors qu’elle craignait d’être enceinte, son père lui aurait molesté le bas du ventre avec ses poings, à plusieurs reprises.

L’accusé, qui n’a pas encore été entendu par les juges, conteste les faits que sa fille aînée lui reproche. Lors de son audition, il a déclaré qu’il s’agissait «d’affabulations» car, selon les propos rapportés par le procureur chargé de l’affaire, Christian Maire, la jeune femme aurait recouru «au chantage pour ne pas quitter le domicile familial». Les deux prévenus de cette sombre histoire familiale seront entendus demain.

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14 Mar 2018

Le projet Bel Coster a le vent en poupe

Les délibérants de L’Abergement, de Lignerolle et de Ballaigues ont validé, lundi soir, le projet de parc éolien qui touche leurs trois communes.

Neuf éoliennes sur les contreforts du Suchet: le projet est en passe de devenir réalité. Lundi soir, les organes délibérants de L’Abergement, de Ballaigues et de Lignerolle ont en effet validé le Plan partiel d’affectation (PPA) Bel Coster, qui s’étend sur le territoire des trois communes.

Le Conseil communal de Lignerolle a été le premier à donner son feu vert. A 20h35, soit une demi-heure après le début des débats, l’affaire était déjà réglée. «Le projet peut aller de l’avant concernant notre commune», s’est réjoui le premier citoyen de Lignerolle, Yvan Bourgeois, alors que les conseillers venaient de valider le PPA à une large majorité. Dans leur rapport, les commissaires ont mis l’accent sur le bénéfice écologique d’un tel projet, ainsi que sur l’impact financier pour la Commune, qui doit accueillir six éoliennes. «Les projections de toutes les retombées sont estimées à environ 330 000 francs par année. Ce montant pourrait permettre de lancer des projets communautaires environnementaux ou autres», ont-il souligné.

A L’Abergement, qui doit héberger une hélice, les conseillers généraux n’ont pas tergiversé non plus. Cinq minutes après Lignerolle, ils ont validé, à une écrasante majorité, un projet qui devrait leur rapporter environ 131 000 francs par an, soit l’équivalent de 10% du budget annuel communal. La syndique Monique Salvi a qualifié ce vote d’historique, dans la mesure où la future société d’exploitation aura son siège dans le village.

Restait à convaincre les conseillers communaux de Ballaigues, qui ont été plus longs à se décider. Alors qu’à Lignerolle et à L’Abergement, on attendait fébrilement de connaître leur position, les élus ballaiguis ont pris leur temps pour débattre. «Pour l’avenir, c’est la raison qui doit guider nos pas», a enjoint Raymond Durussel, rapporteur de la commission. A 21h50, l’organe délibérant a fini par dire «oui» à son tour, et à une nette majorité. Une décision immédiatement communiquée aux deux autres Communes, pour qui l’attente a pris fin. A Ballaigues, les retombées financières se chiffrent à 138 000 francs par an.

En validant le PPA Bel Coster, les trois délibérants ont également levé les centaines d’oppositions qui avaient été enregistrées contre le projet. Reste à savoir quelle sera la réaction des opposants, qui pourraient désormais faire recours au Tribunal cantonal, voire au Tribunal fédéral. Ce n’est qu’à l’issue de ces procédures que la mise à l’enquête pour la construction des neuf éoliennes pourra formellement démarrer. «C’est une étape importante mais il y a encore bien de la route à faire», a commenté le syndic de Lignerolle Olivier Petermann, après avoir remercié ses concitoyens d’avoir soutenu la Municipalité lundi soir.

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13 Mar 2018

La Niouguen’s brise la glace

Yverdon-les-Bains -  La guggenmusik locale a dévoilé dimanche son nouveau costume. Cousu sur-mesure pour les 20 ans de la société, il a demandé une bonne dose d’huile de coude afin d’être terminé à temps pour les Brandons.

Partout où elle passe, elle fait  du bruit et pourtant, quand il le faut, la guggenmusik yverdonnoise sait être discrète. Car cela fait près de deux ans que les membres de la Niouguen’s préparaient en douce leur nouveau costume de fête et rien n’a filtré avant dimanche dernier, lorsqu’ils les ont dévoilés sur la place Pestalozzi durant les Brandons. «Les menaces, ça marche!, lance avec humour Jonathan Viquerat, tambour major et vice-président des Niouguen’s. Nous voulions vraiment garder cet effet de surprise. D’ailleurs, c’était aussi une première pour nous, car nous n’avions encore jamais vu tout le monde habillé en même temps.»

Pour réussir à garder ce secret jusqu’au bout, ils ont été très prudents. «Quand on montrait les costumes, les membres n’avaient pas le droit d’avoir leur téléphone, poursuit le musicien. Idem quand ils essayaient les habits chez la couturière. Et lorsqu’ils ont sorti les vêtements de son atelier, ils étaient emballés dans un sac poubelle pour que personne ne puisse les voir.»

 

La Niouguen's dans ses anciens costumes. © Michel Duperrex

La Niouguen’s dans ses anciens costumes. © Michel Duperrex

La Niouguen's dans ses nouveaux costumes. © Michel Duperrex

La Niouguen’s dans ses nouveaux costumes. © Michel Duperrex

Une couturière de bataillon

Si les musiciens se sont donné tant de mal pour cultiver le mystère, c’est parce qu’il ne s’agit pas d’un costume comme les autres. «Cette année, c’est le jubilé des 20 ans des Niouguen’s, alors on voulait marquer le coup en faisant un nouveau costume au lieu de l’acheter, explique Jonathan Viquerat. Et nous avons retenu le thème de la glace, et même de la glace colorée.»

Durant six mois, Fantine Clémence a travaillé d’arrache pied pour coudre les 55 costumes de La Niouguen’s. © Michel Duperrex

Durant six mois, Fantine Clémence a travaillé d’arrache pied pour coudre les 55 costumes de La Niouguen’s. © Michel Duperrex

Pour réaliser leur cadeau d’anniversaire, ils ont demandé, en automne 2016, à une couturière de Baulmes, Fantine Clémence, de leur prêter main forte. Une première pour la jeune femme qui a dû réaliser 55 modèles entre septembre 2017 et le week-end dernier. «A la fin, je n’en pouvais plus et j’avais de la fourrure partout, lance-t-elle. Comme le délai était serré, j’ai dû apprendre non seulement à gérer mon temps – notamment parce que je n’avais pas besoin de m’attarder sur des détails comme je le fais d’habitude –, mais surtout à déléguer. Et maintenant, je dois apprendre à me détacher des costumes, mais ce n’est pas facile de laisser partir six mois de travail d’un coup.»

Sous le masque, un maquillage glacial!. © Michel Duperrex

Sous le masque, un maquillage glacial!. © Michel Duperrex

Les membres de la guggenmusik ont, eux aussi, dû mettre la main à la pâte. «Les plus habiles ont fait des découpes et cousu des boutons, les autres reportaient les patrons sur le tissu ou supervisaient les opérations», commente Stéphane Zwahlen, président du comité des 20 ans. Une étape qui a permis d’économiser une grosse somme d’argent et énormément de temps à la couturière. «La tenue complète d’une personne, y compris le masque, nous a coûté environ 730 francs. Et ce n’est pas cher, car normalement cela revient au double», relève-t-il.

Le fait d’avoir été les petites mains de la couturière apporte un autre avantage, selon  Jonathan Viquerat: «Même si on est toujours contents de changer de costume, là c’est différent, car c’est le nôtre, nous l’avons conçu et nous avons participé à sa création. C’est une grande fierté.»

En chiffres:

55 : costumes ont été confectionnés pour les 20 ans de la Niouguen’s, ce qui a nécessité en moyenne 9 heures de travail par tenue ou un total de 500 heures de couture.

626: mètres de tissu ont été achetés pour fabriquer les modèles, dont 40 m de fourrure.

730: en francs: le prix approximatif d’un ensemble – veste et pantalon – sur-mesure.

2300: pièces de tissu ont été découpées par les membres de La Niouguen’s pour fabriquer les costumes.

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13 Mar 2018

Le «globe» romand à Noélie Brandt

La fondeuse d’Yvonand a remporté le classement général du Kids Nordic Tour en M16. La Combière Maëline Triponez a fait aussi bien en M12.

La finale du Kids Nordic Tour, disputée aux Plans-sur-Bex, faisait figure d’ultime épreuve pour le classement général de la Coupe romande de ski de fond. Affaiblie par une grippe tenace, Noélie Brandt n’a pas pu défendre ses chances lors de la finale: elle a couru le prologue, puis a décidé de se préserver afin de guérir au mieux en vue des prochaines échéances nationales. Néanmoins, et grâce à ses victoires obtenues tout au long de la saison, la fondeuse d’Yvonand s’est logiquement adjugé la victoire sur le circuit M16 romand.

Noélie Brandt, avec son dossard de leader, a pris part au prologue, avant de choisir de se préserver. ©

Noélie Brandt, avec son dossard de leader, a pris part au prologue, avant de choisir de se préserver. © Gabriel Monnet

La skieuse tapa-sabllia n’est pas la seule à avoir remporté sa catégorie: dans la classe d’âge des M12, la Combière Maëline Triponez, par ailleurs la plus rapide samedi passé, a fini en tête ex-aequo de la Coupe romande avec la Brévinière Lisa Pellaton. Le podium du général a été complété par la petite sœur de Noélie Brandt, Ophélie (3e). A noter, encore, la brillante 2e place de Kevin Berney (SC Vallée de Joux), tant lors de la finale qu’au classement général M16.

Près de 200 athlètes ont pris le départ des finales, disputées sous forme de sprints en style libre. Comme l’a mentionné le président d’organisation Daniel Hediger – ancien athlète de niveau international et consultant de la RTS pour le ski de fond –, cela faisait 25 ans que le site des Plans-sur-Bex n’avait pas accueilli de course d’importance. Pour un renouveau, ce fut une belle réussite. Disputées sur un parcours très rapide, les épreuves ont donné lieu à de très beaux emballages finaux.

Résultats des régionaux

Finales de la Coupe romande aux Plans-sur-Bex, podiums:

Filles M12: 1. Maëline Triponez. 3. Ophélie Brandt.

Garçons M16: 2. Kevin Berney.

Classement général final de la Coupe romande:

Filles M8: 4. Mélyne Raoux. 10. Léna Breitler. 14. Svenja Rochat. 15. Isaline Golay. 18. Kélia Roulet. M10: 5. Lison Piguet. 6. Sélina Berney. 23. Marine Guignard. M12: 1. Maëline Triponez. 3. Ophélie Brandt. 4. Zoa Dubée. M14: 21. Zoé Sciascia. M16: 1. Noélie Brandt. 6. Lilou Freiholz. 9. Noémie Rochat. 14. Anaé Walther.

Garçons M8: 3. Malick Penseyres. 4. Naïm Piguet. 5. Dorian Berney. 14. Björn Rochat. 27. Simon Breitler. 29. Niels Roulet. M10: 4. Adrien Roulet. 6. Swann Dubée. 12. Zacchary Penseyres. 16. Felix Breitler. M12. 3. Jim Breitler. 24. Léo Golay. M14: 18. Noé Freiholz. 21. Yannis Rochat. 26. Louis Biaggi. M16: 2. Kevin Berney. 9. Hugo Henzi. 16. Robin Triponez.

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13 Mar 2018

Secouru, un cygne se retape en clinique

Un oiseau sauvage blessé à une patte a été pris en charge par la police et le garde-pêche, lundi matin à la promenade Dessus-les-Moulins. Il a été transféré dans un centre de soins spécialisé à Etoy.


Le cygne a été attrapé afin d’être conduit dans un centre de soins pour oiseaux sauvages situé à Etoy, sur La Côte.

Ils sont quatre à avoir volé à son secours: trois agents de Police Nord vaudois (PNV) et le garde-pêche de Grandson Patrick Porchet. Sans eux, le cygne secouru lundi matin à la promenade Dessus-les-Moulins, à Yverdon-les-Bains, aurait sans doute continué à traîner la patte.

Alertés par une passante, les policiers ont découvert l’oiseau couché dans l’herbe. «En principe, on avise le garde-faune ou le garde-pêche, indique le capitaine Cavin, de PNV. Dans des cas extrêmes, lorsque la situation est désespérée, nos agents doivent abréger les souffrances de l’animal.» Dans le cas présent, Patrick Porchet a été appelé sur les lieux. «Il avait un trou dans la cuisse qui nécessitait des soins», commente le garde-pêche.

Malgré ses réticences, l’oiseau a été embarqué à destination du centre de soins pour oiseaux sauvages La Vaux-Lierre, à Etoy. C’est là qu’il se refait une santé, depuis lundi après-midi. Selon la soigneuse Maude Vidmer, «il a probablement été mordu par un chien: il avait des marques bien visibles des deux côtés de la patte. On voyait l’os, ce n’était pas très joli». Soigné et recousu par le vétérinaire du centre, le cygne entame désormais sa convalesence. Le temps de récupération dépendra de la guérison. «Cela peut prendre plusieurs mois», indique Maude Vidmer.

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12 Mar 2018

Les Brandons sous une pluie de confettis colorés

Yverdon-les-Bains -  L’événement a égayé tous les quartiers de la Cité thermale de vendredi à hier. Un week-end de fête, de délire et de satire pour chasser l’hiver.

De la place d’Amérique à la place de France en passant par un quartier général à la place d’Armes, les Brandons d’Yverdon-les-Bains ont tenté de faire le tour du monde. Une seule escale a été rayée de la carte: l’Amérique latine puisque, deux semaines avant le début des festivités, les organisateurs n’avaient toujours pas trouvé de société locale pour animer la nouvelle place des Brandons, située vers la Maison d’Ailleurs. Un petit couac vite oublié grâce aux forains, aux foodtrucks, au cortège nocturne, au grand cortège dominical, à la bataille de confettis et aux concerts de guggenmusiks qui ont égayé tous les quartiers de la ville. Bref, il y avait largement de quoi combler tous les carnavaliers de vendredi à hier.

Après avoir obtenu les clés de la ville d’Yverdon-les-Bains des mains du syndic, le comité des Brandons ne s’est pas gêné pour redécorer le cœur de la Cité thermale avec des confettis multicolores.

Après avoir obtenu les clés de la ville d’Yverdon-les-Bains des mains du syndic, le comité des Brandons ne s’est pas gêné pour redécorer le cœur de la Cité thermale avec des confettis multicolores.

La pluie n’a pas découragé les écoliers, qui ont suivi le mouvement du grand cortège tout en apportant de la couleur et de la gaieté, hier dans les rues d’Yverdon-les-Bains. © Michel Duperrex

La pluie n’a pas découragé les écoliers, qui ont suivi le mouvement du grand cortège tout en apportant de la couleur et de la gaieté, hier dans les rues d’Yverdon-les-Bains. © Michel Duperrex

La reine (Christina Gutknecht) et le roi (Cyril Pantet) des Brandons d’Yverdon-les-Bains 2018 avaient tous les accessoires pour voir la vie en couleur. © Michel Duperrex

La reine (Christina Gutknecht) et le roi (Cyril Pantet) des Brandons d’Yverdon-les-Bains 2018 avaient tous les accessoires pour voir la vie en couleur. © Michel Duperrex

Près de 800 ballons ont été lancés dans le ciel, tous de la couleur de l’entreprise qui les a offerts, Concordia.© Michel Duperrex

Près de 800 ballons ont été lancés dans le ciel, tous de la couleur de l’entreprise qui les a offerts, Concordia.© Michel Duperrex

Pour la première fois cette année, les guggenmusiks se sont déplacées dans les différents quartiers de la Cité thermale, y compris à Gressy où elles ont été accueillies comme des stars par les habitants. © Michel Duperrex

Pour la première fois cette année, les guggenmusiks se sont déplacées dans les différents quartiers de la Cité thermale, y compris à Gressy où elles ont été accueillies comme des stars par les habitants. © Michel Duperrex

Chacun sa technique pour courir dans les rues du centre-ville avec un plateau. Mais le premier prix de la course des garçons de café a été attribué à Anita (à g.), du Trèfle. © Michel Duperrex

Chacun sa technique pour courir dans les rues du centre-ville avec un plateau. Mais le premier prix de la course des garçons de café a été attribué à Anita (à g.), du Trèfle. © Michel Duperrex

Une mise en bouche avant le concert inédit de La Fodge Family, qui a fait un carton. «Il y avait au bas mot 1500 personnes», précise Christophe Pidoux, vice-président du comité des Brandons. © Michel Duperrex

Dominique Bocksberger ( à g.) et Michèle Glardon ont servi 370 repas à «une thune» sous la cantine vendredi soir.
Une mise en bouche avant le concert inédit de La Fodge Family, qui a fait un carton. «Il y avait au bas mot 1500 personnes», précise Christophe Pidoux, vice-président du comité des Brandons. © Michel Duperrex

 

Il y avait de drôles de têtes qui défilaient au centre-ville, samedi soir, à l’occasion du cortège nocturne. © Michel Duperrex

Il y avait de drôles de têtes qui défilaient au centre-ville, samedi soir, à l’occasion du cortège nocturne. © Michel Duperrex

 

La sentence a été rude, autant pour les personnalités de la région égratignées dans le discours du président des Brandons, Michael Thévenaz, que pour ce dernier qui s’est fait siffler. Il n’a d’ailleurs pas pu terminer son speech. «Ça me révolte», a-t-il dit en promettant un jugement bien plus bref en 2019. © Michel Duperrex

La sentence a été rude, autant pour les personnalités de la région égratignées dans le discours du président des Brandons, Michael Thévenaz, que pour ce dernier qui s’est fait siffler. Il n’a d’ailleurs pas pu terminer son speech. «Ça me révolte», a-t-il dit en promettant un jugement bien plus bref en 2019. © Michel Duperrex

 

 

Installé sur les fourches d’un engin à 3,5 m de hauteur, le bonhomme hiver a pu voler un petit moment avant de s’embraser en un rien de temps sur la place Pestalozzi. © Michel Duperrex

Installé sur les fourches d’un engin à 3,5 m de hauteur, le bonhomme hiver a pu voler un petit moment avant de s’embraser en un rien de temps sur la place Pestalozzi. © Michel Duperrex

 

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12 Mar 2018

Les quatre coups de tête d’Eric Djemba-Djemba

Grâce à un doublé du chef signé Eric Djemba-Djemba, les Vallorbiers ont pris la mesure (2-1) du favori La Sarraz, hier En Gravey.

«Il reste le gardien derrière moi et deux adversaires sur la même ligne, c’est impossible que je sois hors-jeu.» C’est sur ces mots qu’Eric Djemba-Djemba est rentré une première fois au vestiaire, hier à La Sarraz. L’arbitre de la rencontre venait de lui refuser une réussite qu’il avait inscrit quelques secondes plus tôt pour une position irrégulière (45e), et l’ancienne star de Manchester United a peiné à masquer sa frustration. Pire, le milieu défensif a bien cru s’arracher les cheveux qu’il lui reste lorsqu’il a vu ses deux coups de tête s’écraser sur la transversale de Damien Djuric lors du premier quart d’heure de la seconde période. Trop c’est trop? Non, merci pour lui. Le Camerounais a remis l’ouvrage sur le métier, il est retourné se battre là où ça fait mal, et il a fini par tromper le gardien sarrazin. Deux fois. De la tête! Et Vallorbe-Ballaigues a ainsi pu célébrer une victoire mille fois méritée.

Bien préparés

«Il a fallu surpasser la frustration, c’est vrai, glissait le double buteur, brillant à mi-terrain. Après cette succession d’événements malheureux, c’était loin d’être évident. Mais au-delà de ça, on a surtout dû se rentrer dans le crâne qu’on avait une chance aujourd’hui. Certains éléments partaient presque battus d’avance parce qu’on affrontait le leader. On a prouvé qu’on pouvait non seulement rivaliser, mais même battre La Sarraz, et avec la manière.»

En fait, Jean-Yves Bonnard avait un peu joué la carte de l’intox, en déclarant ces derniers jours que ce n’était pas sur ce match que ses joueurs devraient nécessairement aller chercher les trois points. «Comme quoi, l’entraînement de fond et sans ballon, ça paie aussi», a souri malicieusement le technicien, une fois la victoire dans la poche. Le Français avait parfaitement caché son jeu et, surtout, n’en avait pas trop fait concernant ses recrues hivernales. Hier, celles-ci ont été révélées au grand jour, et les deux qui ont débuté la partie ont impressionné. Tant Samir Benkreira Hanchour que Kevin Bertrand n’ont pas besoin de beaucoup d’espace pour se mettre en évidence et faire la différence. Le duo complète à merveille un secteur offensif – notamment composé d’Ouassim Belgaïd et d’Hugo Reulier, tous deux excellents face à La Sarraz – qui risque de faire parler de lui ce printemps. Mais cette fois-ci, ses adversaires seront prévenus: Val-Bal n’est plus là pour se contenter des seconds rôles.

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12 Mar 2018

Vent de contestation sur le village

Huit membres du Conseil général ont déposé un recours, jeudi soir, contre la décision de faire revoter l’organe délibérant sur la création d’un parc éolien sur les crêtes du Mollendruz. Un point pourtant déjà tranché et refusé.

Décidemment, la commune de La Praz ne cesse de faire parler d’elle. En effet, elle avait déjà provoqué des remous en janvier dernier lorsque son Conseil général avait refusé, à la surprise générale, la création du projet de parc éolien sur les crêtes du Mollendruz. Ensuite, la Municipalité pratous avait à son tour défrayé la chronique en annonçant sa volonté de faire revoter, une ultime fois, l’organe délibérant sur le même préavis. «Depuis, dans le village, on s’amuse à dire que La Praz est devenue la nouvelle Amérique du sud», raconte une habitante. Avec sept autres membres du Conseil général, jeudi dernier, elle a généré un nouveau rebondissement en déposant un recours auprès du Conseil d’Etat contre la décision de l’Exécutif (lire La Région du 9 mars). «La préfète a jusqu’à mercredi pour donner ses premières déterminations sur le dossier au service de justice du Canton», explique Me Laurent Trivelli, avocat mandaté par les opposants.

Un simple contretemps

Quant aux promoteurs du projet lancé en 2009, à savoir les trois communes sur lesquelles seront installées les douze éoliennes – Juriens, Mont-la-Ville et La Praz –, ainsi que le Service des énergies d’Yverdon-les-Bains (SEY) et le Service d’électricité de la ville de Zurich (EWZ), ils restent confiants: «C’est certes une péripétie, mais nous sommes sereins, commente Pierre Dessemontet, municipal de la Cité thermale chargé du SEY. Par contre, on constate que les gens qui nous ont dit que c’était un déni de démocratie de solliciter un second vote attaquent maintenant la décision du Bureau de l’assemblée de commune.»

Et d’ajouter: «Notre plan B était de savoir si le parc pourrait vivre sans les trois éoliennes sur La Praz, mais la question a vite été éliminée car la Municipalité voulait d’abord voir si le résultat de janvier se confirmait.» Et avant ce second round, une nouvelle séance d’information, interdite aux médias, a été agendée.

Pour rappel, l’un des arguments des promoteurs pour expliquer ce premier refus était de dire que ce soir-là, 38% des membres du Conseil général venaient d’être assermentés (contre 15% à Mont-la-Ville et 17% à Juriens). Ceux-ci auraient donc voté «sans connaître le dossier». «On a crié partout ça, mais en fait, je n’ai compté que trois personnes vraiment nouvelles sur les onze assermentées. Tous les autres sont des personnes qui sont là depuis des années ou qui ont fait venir leur conjoint. Ce sont donc des gens qui ont suivi le projet», révèle un des membres du délibérant, en fonction depuis de nombreuses années.

Un cas d’école

La grande question qui se pose désormais est de savoir s’il est légal de soumettre à nouveau au Conseil général exactement le même texte à la vrigule près, seulement deux mois après un vote négatif. «Comme il n’y a pas de disposition légale qui s’y oppose, c’est donc possible», relève Corinne Martin, cheffe du Service des communes et du logement. «En droit public administratif, il n’y a pas ce que l’on appelle l’autorité de la chose jugée. On pourrait très bien redéposer une demande de permis de construire identique le jour après avoir reçu un refus, atteste Me Alain Thévenaz, avocat mandaté par la plupart des communes de la région impliquées dans des projets éoliens. Ce n’est pas fréquent, mais cela arrive. L’an dernier par exemple, j’ai eu le cas d’une commune qui a fait revoter exactement le même préavis deux ou trois mois après un refus parce qu’elle avait le sentiment qu’il fallait encore un peu d’explications.»

Un argument qui ne convainc pas Me Laurent Trivelli: «Cela relève d’un mépris criant de l’esprit de nos institutions. Et ce n’est pas parce que cela s’est déjà produit que c’est constitutionnel.» Affaire à suivre.

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09 Mar 2018

Le partenariat public-privé consacré

Yverdon-les-Bains – La Ville et les représentants des groupes Marti et Amag ont signé mercredi soir le contrat de construction du parking de la place d’Armes.

Ce n’est qu’une étape, mais une étape-clé. Un an pratiquement jour pour jour après l’adjudication du projet, les représentants de la Ville d’Yverdon-les-Bains et ceux des groupes Marti Construction et Amag Automobiles, réunis dans la société nouvellement créée Parking de la place d’Armes S.A., ont signé mercredi soir à Lausanne le contrat de partenariat public-privé (PPP) et de construction du parking souterrain de la place d’Armes.

Cette signature formelle est intervenue au terme d’une ultime séance de six heures, consacrée à la mise au point d’un document qui compte pas moins de 19 annexes.

Un document complexe

Très satisfait de parvenir à cette étape, Jean-Daniel Carrard, syndic d’Yverdon-les-Bains, explique: «Il a fallu prévoir de nombreuses situations. Par exemple ce qui se passerait en cas de vente d’actions à un tiers. Il y a des conditions précises et la Ville s’est préservé un droit de regard en fonction du partenaire.» Yverdon-les-Bains disposera d’un siège au conseil d’administration de la société du parking.


Photo d’illustration. ©Thibaud Zingg

Ce projet, estimé à 55 millions de francs, sera financé, au travers de la société créée par les deux entités (Parking de la place d’Armes), essentiellement par Marti et Amag, deux groupes familiaux suisses. La Ville, qui accorde contractuellement un droit de superficie (DDP) d’une durée de 70 ans, y consacrera 2,5 millions de francs.

Si les étapes politico-administratives à venir se passent bien, le chantier de ce parking souterrain de 1000 places pourrait débuter en 2020, et l’ouverture intervenir en 2022.

Solide expérience

Photo d'illustration. ©Thibaud Zingg

Photo d’illustration. ©Thibaud Zingg

Directeur général de Marti Construction, Jacques Dessarzin est heureux de l’issue des négociations: «Nos deux groupes familiaux (Marti et Amag) partagent la même philosophie. Nous avons des expériences en commun. Mais c’est la première fois que la collaboration se poursuivra également avec l’exploitation.» Marti Construction dispose d’une solide expérience en matière de parkings souterrains. La dernière réalisation en date est celui de Mégaron, qui comporte 220 places, à Lancy (Genève), couplé avec un centre associatif.

Procédure  – Le Conseil communal se prononcera sur un préavis global

Mettre fin à cinquante ans d’espoirs déçus

«Ils ont travaillé très dur sur ce dossier.» Municipale chargée de l’urbanisme et des bâtiments, Gloria Capt rend hommage aux collaborateurs de son service qui se sont impliqués dans la préparation du contrat. En effet, il fallait, entre autre, respecter le projet primé lors du concours de réaménagement urbain et paysager de la place d’Armes, et donc œuvrer avec HYL, l’agence parisienne lauréate. «Ce n’était pas gagné d’avance, il fallait tenir compte des contraintes des uns et des autres, mais aussi du futur (voir encadré). Même si ce n’est qu’une étape, j’ai un sentiment de satisfaction et de soulagement», relève l’élue.

La Municipalité et ses spécialistes vont désormais se concentrer sur la préparation du préavis qui sera soumis au Conseil communal, et des procédures liées à la mise à l’enquête publique.

C’est donc un parcours politico-administratif relativement long qui attend ce projet, dont bon nombre d’Yverdonnois, mais aussi tous ceux qui viennent dans la ville-centre, attendent l’aboutissement depuis plus de cinquante ans, à commencer par l’initiateur Pierre Despland, relayé dans un passé récent par Laurent Gabella. Environ 19 millions de francs sont prévus au plan des investissements pour l’aménagement de surface.

Front Gare

Appel à investisseurs

Photo d'illustration. ©Thibaud Zingg

Photo d’illustration. ©Thibaud Zingg

Si le projet de réaménagement du Front Gare paraît être au point mort, c’est une illusion. Il fallait en effet que le parking souterrain de la place d’Armes et le réaménagement de surface tiennent compte du futur. Ainsi, un passage (piétonnier) de 20 mètres de large devrait relier le parking de la place d’Armes et le futur complexe du Front Gare. «C’est un tout. Il fallait faire avancer en parallèle les autres projets. C’est très important pour redynamiser le centre-ville», explique Gloria Capt. Les négociations sur Front Gare avancent et les partenaires en sont au stade de la répartition des droits à bâtir. Une fois ce problème réglé, un appel à investisseurs sera lancé. Il paraît évident que dans un projet nécessitant quelque 130 millions de francs, le partenariat public-privé sera privilégié.

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09 Mar 2018

Révolution technologique au Battoir

Le FC Champvent s’est équipé des parois Sensiwall et d’un système de capteurs GPS durant l’hiver. L’évolution est en marche.

En rejoignant Champvent durant la trêve hivernale, Philippe Demarque était sensé gagner en liberté et en temps libre. Son poste d’assistant de la première équipe d’Yverdon Sport, en plus de son rôle auprès des juniors de la Cité thermale (qu’il occupe toujours), lui demandait effectivement un investissement de tous les instants. Un engagement qui, naturellement, est moindre au sein d’un club amateur comme le FCC. Et puis, le football et la passion ont rattrapé le technicien…

Dès son arrivée, l’Urbigène a initié une petite révolution au Battoir. En se servant de ses expériences récentes, l’homme a rapidement convaincu Claude Meylan, son président, de se fournir en matériel de pointe. Autrement dit, les Chanvannais disposent désormais de quatre parois Sensiwall – invention de la start-up yverdonnoise du même nom –, ainsi que de capteurs GPS. «Pour les parois, commercialisées depuis 2017, j’avais participé à leur développement, explique Philippe Demarque. Concernant le système GPS, Anthony Braizat (ndlr: l’entraîneur d’YS) avait amené ça de Servette à Yverdon, ce qui m’avait donné l’occasion d’apprendre son fonctionnement.»

Elément motivateur

Deux technologies qu’il ne suffit pas de posséder pour bénéficier de leur plus-value. Il faut comprendre les résultats, les analyser et, surtout, pouvoir travailler avec. «Si l’on prend notre match amical contre Italia Nyon, on se rend compte qu’un joueur comme Robin Chabod n’a pas parfaitement géré son effort. Il a énormément couru pendant une demi-heure, puis il s’est rapidement retrouvé exténué», note Alain Poncet, assistant à la «une». «Dans le cas de Bryan Porcello, arrivé d’Ependes durant l’hiver, on constate qu’il est loin d’avoir la meilleure VMA (vitesse maximale aérobie) du groupe, poursuit Philippe Demarque. Par contre, face à Nyon, c’est celui qui a couru le plus. On peut donc en tirer la conclusion suivante: il a une force mentale au-dessus de la moyenne.»

Au-delà des diverses interprétations, ce matériel «new gen», peu répandu dans le football amateur, pousse surtout les joueurs à se surpasser. «Ils se retrouvent confrontés à eux-mêmes, ainsi qu’à des données chiffrées qui ne trompent pas. Et les résultats sont là: en moyenne, chacun a progressé entre 25 et 40% depuis la reprise.» Une amélioration qu’il convient de relativiser après une pause de près de trois mois.

«T’as vu, j’ai gagné 2km/h!»

Reste que la motivation se lit aisément sur le visage des joueurs. «L’autre jour, j’ai aperçu Albino Bencivenga discuter avec un coéquipier, glisse Alain Poncet. Il lui a dit: t’as vu, j’ai gagné deux km/h depuis le dernier match! Ils se sont tous pris au jeu.»

Les parois Sensiwall, elles, ont déjà permis à Champvent de plutôt bien limiter la casse lors d’une préparation hivernale comme toujours perturbée par le froid et la neige. Positionnées aux quatre coins de la petite salle du village, celles-ci donnent une toute autre dimension à un entraînement qui semble limité. Résumé rapidement: lorsque la lumière est rouge, le but est fermé; quand elle est verte, il faut marquer. L’idéal pour lever la tête, se repérer dans l’espace et effectuer des choix rapides. Tout pour que le feu, lui, reste au vert durant tout le printemps au Battoir.

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