Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

20 Mar 2018

Une histoire d’amour et de labeur

Bonvillars – La Cave fête son 75e anniversaire aujourd’hui. Pétrie d’énergie, sa directrice Sylvie Mayland revient sur les origines de la coopérative pour laquelle elle s’investit sans compter.


Depuis onze ans, Sylvie Mayland met son énergie au service de la Cave des viticulteurs de Bonvillars © Michel Duperrex

Elle vit «à 300 à l’heure», comme elle le concède elle-même. Son petit-fils ne s’y est d’ailleurs pas trompé, lui qui lui répète sans cesse: «Mamy, tu fais toujours vite.» Sylvie Mayland est un concentré d’énergie. Quand elle parle de la Cave des viticulteurs de Bonvillars (CVB), qu’elle dirige depuis onze ans, les mots fusent dans sa bouche. Difficile de l’arrêter.

Mais aujourd’hui, date anniversaire des 75 ans de la Cave, elle prend le temps. Celui d’évoquer les vignerons qui ont donné naissance au lieu, le 20 mars 1943, en se regroupant en coopérative. Et de rendre hommage à ces passionnés qui, avant elle, ont contribué à forger l’âme du lieu. «Si je suis là, c’est parce qu’il y a une histoire à raconter. On ne peut pas créer quelque chose de costaud si rien n’existe», confie-t-elle.

Son «histoire d’amour avec la Cave» remonte à 1996, bien avant qu’elle ne prenne les rênes de la société. A l’époque, Sylvie Mayland était une jeune typographe à la recherche d’un travail. Et elle a commencé à faire des dégustations pour la CVB dans les comptoirs et dans les magasins. «De là, j’ai commencé à aimer le vin», se souvient-elle.

En 2001, elle a pris un nouveau virage professionnel en devenant manager des ventes pour la Suisse romande de la Cave Schenk, à Rolle. Durant six ans, elle a vécu à toute allure, jonglant entre un assortiment de 1800 produits, son rôle de maman et une formation en cours d’emploi qui lui a permis de décrocher un diplôme fédéral de cheffe de vente.

Retour aux sources

Son papier en poche, elle est revenue à ses premières amours et à Bonvillars en qualité de directrice, en 2007. A l’époque, la Cave sortait d’une grosse restructuration financière. «Elle aurait pu partir en faillite mais ça n’a pas été le cas, car les vignerons avaient accepté de ne pas être payés durant deux ans.» Les premières années n’ont pas été faciles mais Sylvie Mayland a pu s’appuyer sur la solidarité et sur la foi en l’avenir qui a toujours animé le lieu.

Face à cette boule d’énergie, les producteurs ont d’abord été «un peu surpris», se rappelle-t-elle. «Aujourd’hui, beaucoup sont devenus des amis.» La directrice peut compter sur la cinquantaine de producteurs actifs, descendants des fondateurs de la coopérative, et sur la «solide équipe» de quatorze personnes qui travaille à ses côtés, dont l’œnologue Olivier Robert.

Mais elle sait aussi que rien n’est jamais acquis. «Après chaque grosse récolte, je suis en souci: il faut payer les vignerons et le personnel.» Si elle ne fait plus de nuits blanches, elle reste vigilante: «Avec l’accord des vignerons, on produit volontairement moins que les quotas. Pour assurer la qualité et pour produire seulement ce que l’on peut vendre.»  Grâce aux efforts de chacun, la Cave propose une gamme de quarante crus qui ont du «caractère: on ne suit pas tellement la mode des vins doucereux. Nos chasselas sont secs. Ici, on laisse la nature faire», commente-t-elle. Une philosophie  qui porte ses fruits puisque les récompenses sont souvent au rendez-vous.

Hyperactive, Sylvie Mayland s’arrête rarement. Et quand elle décroche, c’est pour chausser ses skis, enfourcher son vélo ou parcourir un bout du chemin de Compostelle avec son compagnon. Car si la Cave lui prend presque tout son temps, elle sait aussi qu’elle s’arrêtera un jour pour prendre sa retraite. «J’aimerais bien pouvoir profiter de ma vie à moi», glisse-t-elle, évoquant ses envies de voyages. Mais l’aventure de la Cave, elle, continuera: «Avant moi, il y avait déjà 65 ans de travail», souligne la directrice avec humilité.

Une année pour célébrer et se souvenir

Ils s’appellent Cousin, Corthésy, Duvoisin ou Jaquier. Depuis 75 ans, ils sont l’identité de la Cave des viticulteurs de Bonvillars,  faite d’histoires de famille. En 1943, leurs ancêtres ont fondé le lieu. «A l’époque, ils vendaient leur raisin aux marchands qui passaient, raconte Sylvie Mayland. Comme ils le faisaient séparément, les prix étaient bas. Ils ont alors décidé de se regrouper en coopérative.» Le 20 mars 1943, l’association était née. Cinq ans plus tard, le premier bâtiment sortait de terre, suivi du deuxième en 1983. Quant à la dernière construction, elle date de 2014.

Depuis plus de septante ans, la Cave des viticulteurs de Bonvillars ne cesse de se repenser et de se moderniser pour offrir des produits de qualité. Son histoire sera retracée dans un livre à paraître en septembre. Et durant cette année anniversaire, plusieurs animations sont prévues dont une tournée des capites (20 avril), des portes ouvertes (du 18 au 20 mai) et une soirée gourmande avec accord mets-vins (15 novembre). Une camionnette équipée pour la dégustation sillonnera également la région et le pays.

Programme complet sur www.cavedebonvillars.ch

 

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19 Mar 2018

Bienvenue chez les P’tits

Le leader Stade Nyonnais est tombé dans la gadoue des Peupliers samedi, battu 1-0 par des gars du Nord héroïques. Bravo Bavois!

«Le terrain d’entraînement est encore dans un plus mauvais état. On était préparés à ce genre de match. C’est une victoire au mental!» Le constat de Robin Enrico, l’un des héros de la bataille des Peupliers, résume à peine la performance livrée par Bavois samedi. Le petit a traîné le grand dans la boue, au premier sens de l’expression. Le FCB a battu le leader Stade Nyonnais au courage, à l’abnégation et grâce à beaucoup de réussite aussi. Un but, tombé à un quart d’heure de la fin, a suffi au bonheur des Bavoisans, qui ont tremblé jusqu’au bout des arrêts de jeu.

«Ce ne sera pas du football»

L’entraîneur Bekim Uka avait prévenu l’arbitre, à qui appartenait le dernier choix: «On peut jouer, mais ce ne sera pas du football.» Marco Rothenfluh a décidé d’envoyer les 22 acteurs à la bataille dans la gadoue. Le terrain, situé dans une plaine marécageuse, et bien qu’épargné ces dernières semaines par les joueurs, a immédiatement viré du vert au brun. Terriblement gras, il n’a pas permis aux footballeurs de se livrer à autre chose qu’à un combat de tranchées. Aux points, les visiteurs auraient largement mérité de lever les bras sur le ring. Au décompte final, ils ont bénéficié de plus de dix scènes qui auraient pu valoir un but. Mais en face, il y avait des guerriers. Des joueurs qui se sont sacrifiés pour contrer les tirs, un gardien en état de grâce et, aussi, une surface de jeu qui ne permettait pas aux attaquants de prendre un bon appui au moment de frapper. Et à force de manquer – on connaît la chanson –, Nyon a fini par le payer.

Bavois avait déjà montré quelques signes de révolte en deuxième mi-temps, après avoir beaucoup souffert durant les 45 premières minutes de jeu. Pimenta avait même vu son envoi de la 57e, à la suite d’un corner, être détourné par la tête du défenseur Tall, quasi sur la ligne de but.

«Pim» arrête aussi les penalties

Puis il y a eu ce contre, à trois contre deux, emmené par Lambin. Le joueur prêté par… Stade Nyonnais, a choisi de tirer. A bon escient, puisque son envoi, qui a rebondi juste devant Barroca, a frappé le torse du gardien. Le ballon a filé en direction de Pimenta, qui avait bien senti le coup et poursuivi son effort. 1-0 à la 76e, il ne restait plus qu’une petite vingtaine de minutes à tenir.

Cela a été fait jusqu’à cette cette séquence qui aurait pu coûter deux points aux locaux, quand Kurtic a inutilement déséquilibré Fargues dans les seize mètres. Penalty. Mais il était écrit qu’il ne pouvait rien arriver à Bavois ce jour-là: Tall s’est élancé, a frappé dans le coin droit, mais a vu son tir être détourné par Enrico. «Je dois dire merci à Luis Pimenta qui, en plus d’avoir inscrit le but de la victoire, m’a montré où Tall allait tirer. Les deux ont longtemps joué ensemble. Cette parade, elle est à moitié pour lui», lâchait le gardien bavoisan.

Privée de six éléments important samedi, la troupe dirigée par Bekim Uka a su souffrir en équipe pour remporter une victoire inespérée. «Et face à la meilleure formation de la ligue, vraiment la plus impressionnante dans le jeu», ajoutait Robin Enrico, pour souligner l’exploit du «petit».

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19 Mar 2018

Départ en trombe pour le Comptoir du Nord vaudois

Le rendez-vous commerçant a démarré sur les chapeaux de roues, vendredi. La 44e édition de la  manifestation se poursuit jusqu’à dimanche aux Rives du lac.

«Un exposant m’a dit vendredi soir qu’il avait déjà remboursé son stand», commente Eric Morleo, responsable de la communication du Comptoir du Nord vaudois, qui a ouvert ses portes ce jour-là. Pour ce premier week-end, la manifestation a fait le plein de visiteurs, en particulier le jour de l’inauguration: «C’est l’un des plus gros vendredis qu’on ait connus.» Et les chiffres sont précis, puisqu’un système de comptage a été installé cette année. «On peut suivre en live les entrées et les sorties», poursuit Eric Morleo. Pour cette édition 2018, le comité espère franchir la barre des 50 000 visiteurs, soit 3000 de plus que l’an dernier. Hier, sur le coup de 16h30, ils étaient déjà 15 000 à avoir parcouru les allées.

L’éleveur de Pomy Jean-Claude Cornamusaz était fier de tenir entre ses bras la petite Carmen, samedi dernier, née de l’amour entre le bélier Pralin et la brebis Perce-Neige. © Gianluca Agosta

L’éleveur de Pomy Jean-Claude Cornamusaz était fier de tenir entre ses bras la petite Carmen, samedi dernier, née de l’amour entre le bélier Pralin et la brebis Perce-Neige. © Gianluca Agosta

Le syndic d’Yverdon-les-Bains, Jean-Daniel Carrard, ne s’y est d’ailleurs pas trompé, dans son discours d’ouverture, soulignant que le Comptoir avait connu un «développement fulgurant: cela fait plus de soixante ans que les visiteurs viennent à la rencontre des commerçants yverdonnois et de la région, a-t-il noté. Dans une époque marquée par l’e-commerce, l’affluence au Comptoir montre l’importance de la qualité de l’accueil et du conseil», a-t-il poursuivi.

Plus de 140 commerçants sont présents pour cette 44e édition. Jusqu’à dimanche, ils démontreront toute l’étendue de la gamme de leurs produits et de leur savoir-faire. Hôte d’honneur cette année, le centre de compétences de l’Armée suisse Swissint proposera à tout un chacun de rencontrer des hommes et des femmes qui ont participé à des missions de promotion de la paix à l’étranger.

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16 Mar 2018

«Ils ont gravement détruit leurs enfants»

Renens – Le procureur a requis, vendredi, seize ans de prison à l’encontre du père incestueux et 36 mois de réclusion pour sa femme, dont six ferme.


Le couple est accusé d’avoir maltraité ses enfants. © Emmanuelle Nater

«Nous ne sommes pas dans un roman des Rougon-Macquart d’Emile Zola, mais bien au XXIe siècle», a déclaré le procureur Christian Maire, lors de l’ouverture de son réquisitoire, vendredi devant le Tribunal criminel de l’arrondissement du Nord vaudois et de la Broye, qui siégeait à Renens. Depuis le début de la semaine, une sordide affaire d’inceste ébranle l’opinion publique. Selon le procureur, les parents ont «gravement détruit» leurs trois filles et leurs cinq garçons. «Les mots me manquent pour décrire l’horreur que ces huit enfants ont vécue. C’est une catastrophe à la fois sociale, psychique, éducative et sexuelle.» Même si l’accusé a subi des abus sexuels lorsqu’il était enfant –  il a également abusé de ses propres sœurs –, cela n’excuse en rien «son comportement primitif et bestial», a insisté le représentant du Ministère public, soulignant que le prévenu représente un «grand danger» pour sa famille. «Il nie tout et se moque de la justice. Son attitude est détestable», a poursuivi Christian Maire. Face à de tels actes, le Parquet vaudois a requis seize ans de prison ferme pour ce père incestueux, maintenant tous les chefs d’accusation. Et la liste est longue: actes d’ordre sexuel avec des enfants, contrainte sexuelle, viol, pornographie, inceste, violation du devoir d’assistance ou d’éducation, notamment.

Des enfants à protéger

Les trois avocats chargés de défendre la fratrie ont dénoncé, quant à eux, «l’horreur absolue» vécue par les victimes, qui logeaient dans un lieu «insalubre». Me Xavier Rubli, défenseur des enfants mineurs, s’est par ailleurs insurgé contre la «théorie du complot», dont l’accusé se dit victime. «Il met la faute sur les intervenants sociaux, les psychiatres, mais c’est lui le bourreau.» L’homme de loi a également plaidé pour que les juges protègent les enfants en empêchant le père de récidiver. «Ils ont peur de vivre de nouveau un tel calvaire». Il a enfin demandé une indemnité pécuniaire pour chacun d’entre eux.

Quant aux avocates des deux filles aînées, Maëlle Le Boudec et Lory Balsiger, elles ont exigé que le père verse 150 000 francs et la mère 20 000 francs à titre d’indemnité pour tort moral.

Un père «dépassé»

«Comment en est-on arrivé là?, s’est interrogé Me Loïc Parein, avocat du père indigne, connu pour avoir défendu Claude D. Loin de moi l’idée de faire le procès de quelqu’un d’autre, mais mon client a toujours été limité dans ses facultés cognitives et financières. A cet égard et face à tant de misère, ne peut-on pas ressentir de la compassion?» Selon lui, l’alerte aurait été lancée à plusieurs reprises auprès des services concernés et son client aurait été «dépassé» par la situation et par le «magma relationnel indifférencié» dans lequel il évoluait. «On lui présente sa m… sous ses yeux, mais comment voulez-vous qu’il réponde, puisqu’il y a des interdits qui ne sont pas conscientisés?» Me Loïc Parein a par ailleurs mis en doute les accusations des enfants à l’encontre de leur père. C’est pourquoi, il a plaidé pour une diminution moyenne des responsabilités.

C’est l’accusé qui a clos cette longue journée en s’adressant à sa fille aînée: «Même si tu as déposé plainte contre moi, je ne t’en veux pas et je t’aime.»

Mère accusée de complicité de viol et d’inceste

Même s’il reconnaît que la mère a subi un véritable calvaire aux côtés de son mari, qui l’a violée à plusieurs reprises, le procureur a maintenu les chefs d’accusation à son encontre, dont la complicité d’inceste, la complicité de viol et la complicité de contrainte sexuelle. «La prévenue était au courant de ce qui se passait chez elle. Lorsque sa fille lui a confié qu’elle avait été violée par son père, elle aurait dû dénoncer son mari aux autorités, a-t-il déclaré. Elle a voulu cacher ce qui se tramait au sein de sa famille et a failli à l’éducation de ses enfants.» Le représentant du Ministère public a requis une peine de prison de 36 mois, dont six ferme, ainsi qu’un traitement ambulatoire.

Son avocat, Me Laurent Gilliard, a reconnu qu’elle avait manqué à ses devoirs d’éducation. Toutefois, il conteste la complicité d’inceste. «Ma cliente n’avait pas connaissance que ses enfants s’adonnaient à des relations sexuelles.»

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16 Mar 2018

Une institution ferme ses portes

La papeterie Schaer, la plus ancienne de la place, ferme ses portes à fin juin. C’était le dernier commerce spécialisé de la ville.

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre en ville: la Papeterie Schaer ferme ses portes. Deux ans après celle de la Papeterie Porchet, qui était située à la rue du Lac, cette fermeture laisse la deuxième ville du canton sans ce type de commerce. On parle bien entendu d’un magasin spécialisé, proposant des articles de qualité et de marque, qu’il est parfois  difficile de trouver.

Ce commerce d’origine familiale a été fondé il y a plusieurs décennies. A l’origine, il s’agissait d’une librairie-papeterie exploitée par la famille Schaer dans son immeuble de la place Pestalozzi. Il y a une bonne quinzaine d’années déjà, la librairie a été reprise par Payot, en restant sur le même site.

La papeterie a été vendue au groupe PEG, aujourd’hui Offix, et elle s’est installée à quelques dizaines de mètres, dans l’immeuble de l’ancien Bazar d’Yverdon, propriété de la famille Pillevuit.

Commerce déficitaire

A l’instar d’autres commerces traditionnels, les papeteries subissent de plein fouet la concurrence des ventes en ligne, mais aussi celle des grands magasins, de plus en plus actifs dans ce domaine. Le groupe Offix, propriétaire de Papeterie Schaer S.A., a ainsi décidé de fermer le magasin yverdonnois à fin juin, et de se concentrer sur la clientèle professionnelle.

Directeur d’Office Leader AG, la société du groupe dont dépend la papeterie yverdonnoise, Jürg Detzel relève que cette décision a été prise après avoir cherché vainement d’autres solutions: «Nous avons essayé durant des mois de trouver des repreneurs ou partenaires en Suisse romande, sans succès. Le chiffre d’affaires est stable, mais nous accumulons un déficit depuis plusieurs années. Le loyer et les charges de personnel sont élevées, car le magasin est disposé sur deux étages. Il aurait fallu augmenter le chiffre d’affaires de 20 à 40% pour arriver à l’équilibre.»

La fermeture du magasin yverdonnois fait partie d’une réorganisation du groupe qui concerne toutes ses activités en Suisse.

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16 Mar 2018

Gosses couverts de poux et de gale

Une fratrie, dont le père est accusé d’avoir abusé sexuellement, vivait dans des conditions d’hygiène désastreuses, selon l’accusation.

Un logement familial «insalubre et en grand désordre» et des enfants qui «se plaignaient d’avoir faim». Telles étaient, selon l’acte d’accusation, les conditions dans lesquelles résidaient trois filles et cinq garçons, dont le père est jugé depuis mardi pour abus sexuels et inceste par le Tribunal criminel d’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois, qui siège à Renens.

En 2007 déjà, le Service de protection de la jeunesse (SPJ) avait observé que la fratrie était «en train de manger par terre sur un sol jonché de détritus». Pourtant, les enfants mineurs n’ont été retirés à leurs parents qu’en juillet 2015. La liste est interminable en ce qui concerne les manquements aux conditions d’hygiène des huit frères et soeurs. Les éducateurs sociaux ont, notamment, constaté qu’ils étaient couverts de poux, qu’ils avaient développé de la gale et qu’ils étaient sales. Mais la mère, qui reconnaît qu’elle n’était pas «une fée du logis», assure qu’elle veillait «personnellement à ce qu’ils se douchent».


Le père a vivement contesté les faits qui lui sont reprochés.

«Le SPJ n’a rien fait», a ajouté la quadragénaire, en pleurs. Alors qu’on l’accuse d’avoir couvert les agissements de son époux, son avocat assure qu’elle aurait alerté le service en 2011. Elle a aussi évoqué la crainte que lui inspirait son mari, qui l’aurait forcée à avoir des relations sexuelles: «Je n’osais pas dire non car il me disait qu’il ferait du mal à mes enfants.»

Interrogé sur les actes qu’on lui reproche, le père a asséné, comme mardi, que tout était faux. Défenseur des enfants mineurs, Me Rubli a voulu savoir comment l’un de ses fils, qui aurait subi un rapport anal, «aurait pu inventer une telle histoire»? Campant sur ses positions, le prévenu a assuré qu’il n’y avait «pas eu de sodomie». Tancé par l’avocat, qui lui demandait s’il fallait en déduire que ses enfants mentaient, il a fini par ajouter: «Ce n’est pas vrai, je suis d’accord avec vous, cette histoire est totalement incompréhensible.» Le procès se poursuit aujourd’hui avec le réquisitoire et les plaidoiries.

 

Emprisonné, il récidive à sa sortie

Un quadragénaire est accusé d’avoir abusé de plusieurs de ses enfants (lire La Région Nord vaudois de mercredi). En juillet 2015, l’aînée de cette famille mormone a déposé plainte contre lui pour abus sexuels. Arrêté dans la foulée, le prévenu a ensuite été libéré par le procureur avant de récidiver. Il s’en est pris à la deuxième de ses filles, dans la chambre d’un hôtel situé dans la Broye vaudoise, pendant que l’un de ses fils faisait les cent pas derrière la porte. Le jeune homme rapporte avoir senti «une odeur sexuelle» lorsqu’il est entré dans la pièce.

La famille a vécu à Orbe et à Yverdon-les-Bains avant de déménager dans la Broye vaudoise. Le père aurait également maltraité sa femme tout au long de leur vie commune. A la suite d’une tentative d’étranglement, celle-ci a voulu mettre fin à ses jours.

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16 Mar 2018

Nyon possède un temps d’avance

Yverdon Sport s’est incliné 2-1 dans le choc contre les Stadistes, avant-hier, se retrouvant à douze points d’un leader plus mature.

Celle-là fait mal. Yverdon Sport a perdu le match au sommet, celui qui devait lui permettre de se relancer dans la course à la promotion. La défaite, concédée 2-1 au Stade Municipal contre le Stade Nyonnais, n’est pourtant pas choquante. Les visiteurs, néo-leaders du championnat, ont laissé une impression plus aboutie sur le terrain: plus incisifs à l’heure d’attaquer, plus sereins dans les instants difficiles. A maturité, la troupe dirigée par Oscar Londono a, comme redouté, un temps d’avance sur YS dans son processus de croissance.

Les Yverdonnois ont rejoint les vestiaires frustrés au terme des débats. Parce qu’ils ont poussé pour revenir après la pause, sans pavenir à refaire leur retard de deux longueurs. Parce qu’ils se sont heurtés à un adversaire compact, qui n’a laissé que peu d’espaces et n’a pas lésiné sur les moyens pour couper les élans des Verts. Le match a, toutefois, été perdu avant le thé. Quand Mobulu, très tranchant sur son flanc gauche, s’est mué en passeur décisif à deux reprises, pour Zambrella (8e) et Chentouf (39e). Tombé tôt, le premier but de la formation de Colovray a blessé les ouailles d’Anthony Braizat, qui ne se sont pas créé la moindre occasion nette en première mi-temps. «On n’a pas réussi à entrer directement dans la rencontre. On n’a pas su aller chercher nos adversaires comme on se l’était dit. D’habitude, on parvient à mettre beaucoup de rythme dans le premier quart d’heure», constatait le demi nord-vaudois Nehemie Lusuena, désolé à l’heure de l’analyse.

La défaite est frustrante, parce que les deux réussites concédées ont paru évitables. Réduit à dix pendant quelques instants – Caslei demandait pourtant à réintégrer le jeu depuis plusieurs secondes, sans trouver grâce aux yeux de l’arbitre –, YS a commis plusieurs erreurs de marquage sur l’ouverture du score. Et on ne peut s’empêcher de penser que Da Silva aurait pu détourner l’envoi ras terre de Chentouf, une demi-heure plus tard.

Pari manqué

Anthony Braizat avait opéré deux changements dans son onze de départ. Tandis que Deschenaux n’a pas débuté la partie, Marazzi a été déporté sur l’aile gauche et Caslei a pris place dans l’axe, à la baguette. Le pari tenté n’a pas fonctionné. Arrivé en cours de premier tour de Servette, l’élégant technicien n’a pas pesé sur le match.

La formation de la Cité thermale a réagi après la pause alors que, comme le spécifiait Nehemie Lusuena, l’équipe n’avait «plus rien à perdre». Marazzi a hérité de la première grosse opportunité, mais il a manqué son contrôle (61e). Puis Cissé a transformé le penalty de l’espoir d’un coup de fusil dans la lucarne (73e), après une main de Tall. Lusuena a, enfin, obtenu la meilleure possibilité d’égaliser, mais il a manqué de promptitude sur un ballon au deuxième poteau (85e). Le Stade Nyonnais n’a rien accordé de plus.

La situation au classement est on ne peut plus claire. Avec respectivement douze et onze points de retard sur Nyon et Kriens, YS aurait besoin d’un miracle pour revenir sur les deux ténors au cours des onze journées restantes. «Il faudrait beaucoup d’erreurs de leur part, reconnaissait Nehemie Lusuena. Mais tout reste possible.» Un espoir auquel peu de monde osait s’accrocher en fin de soirée, mercredi.

Yverdon Sport – Stade Nyonnais 1-2 (0-2)

Buts: 8e Zambrella 0-1; 39e Chentouf 0-2; 73e Cissé, pen. 1-2.

Yverdon: Da Silva; Matukondolo, De Pierro, Marque, Tavares; Gudit, Lusuena, Caslei (67e Lenzini); Eleouet (81e Gourmi), Cissé, Marazzi (71e Deschenaux). Entraîneur: Anthony Braizat.

Nyon: Barroca; Hiraç, Hebib, Tall, Paz; Dessarzin (78e Gaillard), Zambrella, Moreno, Mobulu (67e Berisha); Fargues, Chentouf. Entraîneur: Oscar Londono.

Notes: Stade Municipal, Yverdon, 493 spectateurs. Arbitrage de Mirel Turkes, qui avertit Lusuena (6e, jeu dur), Dessarzin (22e, jeu dur), Tavares (23e, jeu dur), De Pierro (56e, réclamations), Fargues (58e, jeu dur), Paz (85e, antijeu), Matukondolo (87e, antijeu), Marque (90e, réclamations).

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15 Mar 2018

De l’ambition à transmettre

Arrivé à Yverdon-les-Bains l’automne dernier, l’entraîneur Jean-Emmanuel Bahoken est un homme bien occupé par ses projets pour le Cameroun et ceux qu’il mène en Suisse et dans la région.

Enfant de Yaoundé, Jean-Emmanuel Bahoken a découvert le rugby durant son adolescence passée en France. Un sport qui, depuis, accompagne celui qui est devenu l’entraîneur du RC Yverdon, l’automne dernier. A 41 ans, l’ancien joueur professionnel de Grenoble, Toulon et Oyonnax est un coach ambitieux, qui découvre et s’adapte à son nouvel environnement, bien différent de ce qu’il a pu connaître dans l’Hexagone, pays d’Ovalie.

Jean-Emmanuel Bahoken, comment avez-vous commencé le rugby?

Je crois que je n’en avais entendu parler qu’une seule fois au Cameroun, par quelqu’un qui pratiquait le judo, comme moi. Puis je suis arrivé en France à l’âge de 11 ans, avec ma soeur et ma mère, à la suite d’un drame familial. On habitait à La Mure, une petite localité à forte tradition de rugby. J’ai simplement suivi les copains qui y jouaient tous, finissant par abandonner le football que je pratiquais aussi. Après quelques années, j’ai intégré le centre de formation de Grenoble, tout proche.

Vous vous engagez dans le développement du rugby au Cameroun. A quoi en sont vos projets?

Ils sont plus que jamais d’actualité. Après plusieurs actions, dont entre autres l’acheminement de plus de 700 kilos de matériel, l’organisation d’un tournoi à sept, ainsi que la participation à un programme d’insertion ces dernières années, je suis en train de monter une association, nommée KMER7’S. Ceci, parce qu’il n’existe pas d’équipe nationale à sept au Cameroun en ce moment et parce qu’il n’y a pas non plus de championnat structuré, simplement quelques équipes qui vivotent.

Concrètement, quelles sont vos idées avec la création de cette association?

Je la mets sur pied dans l’optique des JO de 2024, puisque le rugby à sept est à présent au programme olympique. Je souhaite réunir les bons joueurs d’origine camerounaise dans une équipe, en France, afin que lorsqu’une sélection nationale sera recréée, il existe une base sur laquelle s’appuyer. En parallèle, je désire accompagner les initiatives locales au Cameroun pour créer des structures, aider à une stratégie collective, à développer la discipline qui, je pense, peut devenir très porteuse dans le pays. Je prends l’exemple du Kenya, qui fait désormais partie du top 10 mondial en rugby à sept, alors qu’il y a dix ans, la discipline n’y existait même pas.

Quels liens avez-vous gardé avec votre pays d’origine?

J’y ai encore un peu de famille et je m’y rends régulièrement. Ce sera d’ailleurs bientôt le cas pour un mariage. Le rugby a constitué une véritable structure de vie pour moi qui ai perdu mes parents étant jeune. Il y a des choses à faire au Cameroun, pour la jeunesse.

Vous avez découvert le rugby helvétique l’automne passé. Comment cela se passe-t-il pour vous?

Je suis bien occupé avec mes différentes missions, puisqu’en plus d’entraîner Yverdon, j’officie également en tant que directeur technique du rugby vaudois et je coache l’équipe nationale M17. Je suis avant tout un homme de terrain, alors je dois encore m’améliorer dans mon organisation administrative. Cela dit, j’apprécie particulièrement travailler avec les jeunes. Ça me plaît de transmettre mes connaissances et je sens que les choses prennent: lors des derniers stages, certains joueurs blessés sont quand même venus. C’est la preuve qu’ils sont concernés.

Vous êtes-vous bien acclimaté à la vie dans la région?

Comme je me rends régulièrement à Lyon, auprès de ma fille de 5 ans, on ne peut pas dire que j’ai vraiment encore posé mes valises. Il faut dire que je n’ai pas beaucoup de connaissances hors du rugby, ce d’autant plus que je loge dans le petit village de Pailly. Et puis, ce n’est pas évident de sortir: la Suisse, ça pique! C’est très cher.

Comment s’est passé l’hiver avec le XV d’Yverdon?

Je savais que j’arrivais dans un milieu amateur, mais je dois reconnaître que j’étais loin de m’attendre à ce contexte, surtout du point de vue des mentalités. Cet hiver, l’équipe n’a bénéficié que de deux semaines de coupure, puis on a entrepris une période de perfectionnement individuel en salle, mais pas collectif, car je n’ai pu compter que sur trop peu de joueurs présents. Je me suis posé des questions et, par conséquent, on a organisé une réunion en février, pour que chacun puisse s’exprimer. Cela m’a permis de sonder la motivation  de chacun. J’ai dû baisser un peu le curseur de mes attentes, mon seuil d’exigence. Oui, on construit des choses, mais doucement. On a établi des valeurs – plaisir, courage et respect – qu’il faut faire vivre et, pour cela, je peux compter sur un noyau d’éléments impliqués. Il y a des ressources pour réaliser quelque chose de bien à Yverdon. A présent, j’espère simplement que les terrains soient praticables, qu’on puisse reprendre la compétition.

Reprise samedi

Le RC Yverdon entamera la deuxième phase du championnat samedi, en recevant Zurich (à 15h aux Vuagères). Versé dans le groupe B, le XV de la Cité thermale doit affronter cinq adversaires en matches aller-retour. Le premier disputera une finale pour la promotion contre le vainqueur du groupe A, le dernier sera relégué.

«Il faut rentrer très fort dans la compétition en battant Zurich – un adversaire qui n’avait récolté que deux points lors de la première phase – et lancer la machine», martèle Jean-Emmanuel Bahoken. Après discussion avec ses hommes, le groupe a convenu de viser une place dans le top 4, en prenant rapidement une bonne marge sur la zone dangereuse, même si une partie de l’effectif voit plus gros. «Comme on dit, il faut viser la Lune», lâche l’ancien troisième ligne.

Pour parvenir à ses fins, le technicien a beaucoup travaillé sur la confiance que les joueurs doivent se porter. Par ailleurs, l’équipe compte de nouveaux éléments: Benjamin Ferymond, établi dans la région depuis peu, et Sean McHugh, arrivé de Neuchâtel. Laurent Juillerat est, lui, de retour au jeu.

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15 Mar 2018

Une tour flambant neuve à Champ-Pittet

Le vieil édifice érigé en 1982 dans la Grande Cariçaie a fait place à une nouvelle installation qui a été inaugurée hier. Les visiteurs pourront y accéder dès le 30 mars.

«Ce nouvel édifice moderne sera essentiel pour l’avenir, principalement pour l’éducation à l’environnement.»

Vice-président de Pro Natura, Jean-Pierre Sorg était visiblement satisfait de pouvoir prendre la parole devant la nouvelle tour d’observation de la Grande Cariçaie, inaugurée hier, à Champ-Pittet – la sixième destination la plus fréquentée parmi les sites touristiques de la région d’Yverdon-les-Bains – qui se situe sur le territoire de la commune de Cheseaux-Noréaz.

Même s’il vit à Delémont, Jean-Pierre Sorg suit avec attention les changements concernant la Grande Cariçaie. Et il attendait avec enthousiasme le vernissage de cette tour qui remplace l’ancien édifice datant de 1982, démoli en décembre dernier. Vétuste, il ne répondait plus aux normes de sécurité.

Catherine Strehler Perrin, cheffe de la Division biodiversité et paysage du Canton, a rappelé l’importance de ce site marécageux, aussi bien en raison de sa flore et de sa faune qu’en raison de sa valeur récréative. Le directeur du Centre Pro Natura, Thierry Pellet, a, lui, mis en avant l’aspect ludique et pédagogique de la nouvelle installation qui a coûté 269 000 francs, dont 210 000 francs ont été récoltés grâce à une campagne de fund- raising.

Lancé en 2015, 30 ans après la création du centre de Champ-Pittet,  le nouvel édifice sera ouvert au public le 30 mars prochain. Pour l’heure, la tour n’est encore pas tout à fait prête, des toilettes sèches doivent notamment être installées dans cette infrastructure de neuf mètres de haut, qui comprend trois étages et qui a été fabriquée par des entreprises locales et avec du bois suisse.

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14 Mar 2018

Thaïs Hurni n’a pas fait d’états d’âme

L’Yverdonnoise de Young Boys a inscrit le coup-franc du 2-0, lundi, face à ses anciennes coéquipières d’Yverdon Féminin (score final 4-1). Dix jours après sa première séléction avec l’équipe nationale, la jeune latérale brille de mille feux.

En positionnant son ballon à une vingtaine de mètres du but d’Yverdon Féminin, dans le temps additionnel de la première période, Thaïs Hurni était sans doute loin de s’imaginer à quel point la suite de la rencontre allait devenir compliquée pour elle et ses coéquipières. Insouciante, l’Yverdonnoise de Young Boys, qui avait quitté YF l’été dernier, s’est élancée sans se poser la moindre question et a mystifié la malheureuse Estelle Zurkinden. La latérale avouera plus tard particulièrement apprécier l’exercice et ne pas en être à son coup d’essai. Reste que, sans ce 2-0, les Bernoises ne seraient probablement pas reparties de la Cité thermale avec la totalité de l’enjeu, lundi, tant Audrey Riat (auteure du 2-1 à la 54e) et ses coéquipières leur ont tourné autour entre la 50e et la 80e.

Sa première cap avec la Suisse

«Même si on a encore marqué deux fois en fin de rencontre (ndlr: score final 1-4), on est lessivées, admettait Thaïs Hurni, juste après être allée saluer les cinq fans suivant YB dans chacun de ses déplacements. Physiquement, ça a été très compliqué ce soir.»

La raison de cette fatigue ressentie à partir de la mi-match n’est pas à aller chercher bien loin. Sept Bernoises présentes sur le terrain avant-hier portent également le maillot de l’équipe nationale, tout juste rentrée de Chypre, où se déroulait un tournoi international. Une compétition qui a permis à Thaïs Hurni, rapidement devenue une titulaire indiscutable dans la capitale, de fêter ses deux premières sélections en «rouge et blanc», à l’occasion des rencontres face à la Finlande (entrée en jeu en seconde période) et au Pays de Galles (titulaire).

«Rien que de me retrouver à la Cyprus Cup, c’était déjà une petite surprise. Habituellement, la sélectionneuse fait appel à une dizaine de néophytes pour ce genre de tournois. Cette fois-ci, j’étais la seule. Lorsque je me suis retrouvée sur le terrain, c’était assez bizarre pendant cinq minutes. Jouer avec des filles comme Ramona Bachmann, ce n’est pas n’importe quoi. Mais je suis plutôt satisfaite, je ne me suis pas laissé impressionner. J’ai pris tout ce qu’une expérience comme celle-ci peut m’apporter. Toujours est-il que je ne m’attends pas à être appelée tout de suite pour les matches de qualifications pour la Coupe de monde. Il me reste beaucoup de chemin à parcourir avant ça.»

Du haut de ses 19 ans, la Nord-Vaudois baigne en tout cas dans un environnement idéal pour réussir. «Young Boys, c’est le club qu’il me fallait, se réjouit la gymnasienne. Tant sur qu’en-dehors du terrain, on dipose de tout ce qu’il faut pour s’améliorer.»

Des rêves d’Europe

Eliminées de la Coupe de Suisse en huitièmes de finale par Servette («un non-match de notre part), les Bernoises ont désormais tout le loisir de se focaliser sur le championnat. Grâce aux trois unités glanées lundi, elles pointent au 4e rang, à quatre longueurs de Bâle (2e) et huit de Zurich. «Jouer le titre, ça risque d’être mission impossible. Par contre, la 2e place est à notre portée. A YB, on voue un amour à notre maillot qui peut nous mener loin, ce qui n’est pas forcément le cas à Bâle. Figurer dans le duo de tête nous permettrait de prendre part aux qualifications pour la Ligue des champions.» L’occasion pour Thaïs Hurni de découvrir le football européen en club, et de poursuivre sa progression fulgurante.

 

En quête de constance

Le jour où les filles de Frédéric Mauron parviendront à aligner deux mi-temps de la même qualité, celles-ci seront redoutées. Vraiment. En attendant, Audrey Duclos et ses coéquipières sont condamnées à vivre dans le regret et, surtout, sous la menace de la lanterne rouge Aarau. Le derby face à YB n’a fait que confirmer une situation déjà aperçue mille fois. Yverdon Féminin est passé à côté d’une mi-temps (comme souvent la première), puis a régalé lors de la seconde. Deux enseignements peuvent tout de même être tirés à ce stade de la saison. Le premier, c’est que ce YF-là possède une force offensive qui lui avait fait défaut au premier tour. Lundi, les hôtes auraient tout à fait pu en planter quatre que cela n’aurait pas semblé illogique. D’ailleurs, Yverdon a marqué lors de ses trois dernières sorties. Le second, c’est que les filles de la Cité thermale peuvent tout à fait sortir de leur mauvaise passe actuelle. Une «simple» question d’attitude.

 

Yverdon FémininYoung Boys  1-4 (0-1)

Buts: 28e Ismaili 0-1; 43e Hurni 0-2; 54e Riat 1-2; 76e Caio, pen. 1-3; 90e Widmer 1-4.

Yverdon: Zurkinden; Duclos, Tamburini, Annaheim, Pajovic; Krasniqi, Schneuwly (77e Müller), Riat, L. Fallet (46e Staffoni); A. Fallet, Antunes Dias (63e Nkamo).
Entraîneur: Frédéric Mauron.

YB: Studer; Hurni, Schassberger, Calo, Gillmann; Schmid, Ismaili, Widmer, Lehmann (73e Stöckli), Müller (80e Dubs); Mayland (63e Messerli). Entraîneur: Marisa Wunderlin.

Notes: Stade Municipal, 100 spectateurs. Arbitrage de Khalil Thebti, qui avertit Annaheim (42e, antijeu).

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