Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

21 juil 2017

Young Boys : le «juste palier»

Football – Super League – Courtisé par les plus grands clubs après sa dernière saison très réussie à Lausanne-Sport, Jordan Lotomba s’apprête à débuter le championnat avec le club de la capitale. Le défi qu’il lui fallait.

Pour Jordan Lotomba, Young Boys pourrait bien créer la surprise en tête du Super League cette saison. ©BSC Young Boys

Pour Jordan Lotomba, Young Boys pourrait bien créer la surprise en tête du Super League cette saison.

Jordan Lotomba fait partie des nombreux jeunes éléments que Fabio Celestini a osé aller chercher à Team Vaud à son arrivée à Lausanne-Sport, lorsqu’il a fallu redynamiser une équipe en perte de vitesse et lui rendre son identité régionale, voilà deux ans. Alors âgé de 16 ans, l’Yverdonnois a cravaché pour gratter un peu de temps de jeu en Challenge League. Il a même fait beaucoup mieux que ça, s’appropriant littéralement le couloir droit de la Pontaise l’année suivante, en Super League. Bref, l’Yverdonnois a explosé. A tel point qu’il a tapé dans les yeux des recruteurs de la Juventus, de Bâle, de Sion et, surtout, de Young Boys.

Car c’est bien dans la capitale que le jeune homme d’origine congolaise va poursuivre son apprentissage et débuter la nouvelle saison, dès demain. «Pour moi, c’était le juste palier après le LS, explique calmement le Nord-Vaudois. J’aurais pu rester à Lausanne comme peut-être rejoindre un plus grand club, mais, l’idée, c’était de faire un pas en avant. Un pas qui était à ma portée.»

Une progression dans sa jeune carrière qu’il ne regrette pas, même s’il n’a pas encore tout à fait réalisé ce qui lui arrive. «Tout est allé très vite, en fait. Un jour, je m’entraînais avec le LS et, le lendemain, je me suis retrouvé en Autriche, au camp de préparation d’YB. Cela s’est passé si rapidement que je n’ai pu dire au revoir à personne. C’est l’un de mes rares regrets, en plus de quitter le club de mes débuts, bien sûr.» Son talent, l’Yverdonnois le met également à disposition des équipes nationales juniors, avec lesquelles il brille, notamment en qualifications pour l’Euro M21. C’est aussi là qu’il a pu côtoyer Gérard Castella, ex-entraîneur des M19, parti juste avant lui rejoindre le club de la capitale. «Je sais qu’YB avait noté mon nom avant l’arrivée de Gérard. Malgré tout, ce n’est pas impossible qu’il ait joué un rôle là-dedans.»

Quoi qu’il en soit, Jordan Lotomba se plaît dans les rangs bernois. «Tout est plus grand, plus sérieux.» Il ne se laisse, toutefois, pas impressionné par l’imposant Stade de Suisse et ses couloirs. «L’objectif, c’est de gratter du temps de jeu, de saisir toutes les occasions que le coach me donnera. Si ça se passe comme au LS, c’est génial, mais je ne me fais pas d’idées, je vais devoir me battre pour me faire une place.»

 

Lusuena, son meilleur ami

 

Il faut dire que le meilleur ami de Nehemie Lusuena -«comme il joue à Yverdon Sport, il me permet de suivre les résultats de l’équipe»- est arrangeant : il peut évoluer comme latéral, ailier, à gauche ou à droite. Peu importe, tout lui convient. Une qualité suffisante pour lui permettre de débuter la rencontre, demain à 20h, face au FC Bâle, le grand rival ? «Le coach ne nous a donné encore aucun indice concernant la composition. Mais si je suis sur le banc pour un match pareil, c’est déjà énorme.»

D’ailleurs, si tous les pronostiqueurs prédisent que les Rhénans domineront une nouvelle fois le championnat sans partage, Jordan Lotomba voit les choses autrement. «Depuis ma place, on espère évidemment que cela change et qu’YB ne reste pas l’éternel deuxième. La meilleure réponse, dans tous les cas, elle se donne sur le terrain. Mais, si je peux me permettre : attendez-vous à des surprises ! La plupart des équipes ont connu pas mal de soucis physiques en préparation. Ce n’est pas notre cas. Avec un groupe au complet et de cette qualité, on a moyen d’inverser la tendance.»

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20 juil 2017

Turquie et Tunisie largement délaissées

Nord vaudois – Au moment de choisir leur destination de vacances, de nombreux Nord-Vaudois se sont dirigés vers l’Espagne, la Grèce ou le Portugal, plutôt que vers les stations balnéaires en Turquie ou en Tunisie.

Les plages du sud de la Turquie, ici Kemer, n’ont plus la cote. ©Wikicommons

Les plages du sud de la Turquie, ici Kemer, n’ont plus la cote.

Le sable, le soleil et la mer, qui n’en rêve pas au moment de planifier des vacances d’été bien méritées ? C’est pourtant à cet instant précis que le casse-tête commence pour certains voyageurs, accompagné d’une question fondamentale : «on va où ?»

 

Méditerranée chérie

 

Pour se faire une idée des destinations préférées des Nord-Vaudois, un passage dans les agences de voyage d’Yverdon-les-Bains s’imposait. Celui-ci a rendu possible l’établissement d’un classement des endroits privilégiés pour la période estivale. En tête, et sans grande surprise, les différentes îles de la Méditerrannée tiennent le haut du pavé avec Majorque, la Crète, Chypre et la Sardaigne. «En ce qui concerne les destinations plus lointaines, remarque Stéphanie Pidoux Meylan, responsable de l’agence Hotelplan, l’océan Indien, l’Ile Maurice, les Maldives et les Seychelles marchent fort aussi.» Du côté de l’Amérique du Nord, les tendances sont mitigées. «On note une baisse d’intérêt pour les Etats-Unis, détaille Isabelle Munguia, de chez TUI. Par contre, le Québec attire beaucoup de monde.»

 

Trois pays oubliés

 

Les choses se gâtent lorsque l’on évoque la Turquie, la Tunisie et l’Egypte, destinations phares d’il y a quelques temps. «Souvent, lorsque l’on demande à nos clients s’il y a des régions du monde qu’ils ne désirent pas découvrir ou visiter, ces trois pays sont systématiquement mentionnés», relève Loris Duruz, employé dans l’agence Kuoni de la Cité thermale. Les attentats sur la plages tunisienne ou à l’aéroport d’Istanbul continuent d’avoir un impact sur les choix des voyageurs. La situation actuelle dans l’est et le Sud-Est de la Turquie, où le Département fédérale des affaires étrangères (DFAE) déconseille de se rendre (lire encadré ci-dessous), joue également un rôle décisif lorsqu’il faut se décider.

A noter encore que les réservations vers les pays nordiques ont connu un boom très important cette année. Que ce soit pour les beautés tourbées d’Ecosse ou pour la majesté des fjords norvégiens, les voyageurs de la région ont mis le cap au Nord.

 

Les conseils des Affaires étrangères

 

Pour la grande majorité des pays, le département des affaires étrangères propose ses conseils aux voyageurs. Dans le cas de la Turquie, les régions de l’est et du sud-est sont fortement déconseillées et le risque d’attentat reste élevé dans tout le pays. Pour ce qui est de la Tunisie, la menace demeure claire. «Malgré des mesures de sécurité renforcées, le risque d’actes terroristes existe à tout moment dans tout le pays, y compris sur les sites balnéaires», informe le site officiel.

Pour plus d’informations : www.eda.admin.ch

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20 juil 2017

Partez à la découverte d’un couple de castors urbigènes

Orbe – Durant l’été, le musée Patrimoine au fil de l’eau organise des visites guidées sur les traces des castors, dont la première a eu lieu hier. Une petite exposition, trois documentaires et des explications vous attendent.

Une reconstruction d’un terrier-hutte de castors permet aux visiteurs de comprendre comment ces rongeurs construisent leur maison si particulière, entre l’eau et la terre ferme. ©C. Md

Une reconstruction d’un terrier-hutte de castors permet aux visiteurs de comprendre comment ces rongeurs construisent leur maison si particulière, entre l’eau et la terre ferme.

«Habituellement, nous avons beaucoup de retraités et, parfois, ils viennent avec leurs petits-enfants. Mais eux, ils sont moins intéressés par l’histoire du moulin», explique Pierre-André Vuitel, responsable du musée du Patrimoine au fil de l’eau basé à l’ancien moulin Rod, à Orbe. Pour inciter ce jeune public à franchir le seuil du musée, cet habitant des Clées organise, depuis l’année dernière, des visites guidées baptisées «Sur les traces des castors», en collaboration avec l’Office du tourisme d’Orbe. Le premier rendez-vous a eu lieu hier matin, mais aucun enfant n’a répondu à l’appel. Seules trois femmes étaient présentes. «D’habitude, il y en a plein, confie-t-il. Je ne sais pas où vont les gens, mais c’est dommage parce qu’il n’y a pas besoin d’aller très loin pour voir des choses incroyables.»

L’avantage en étant en comité restreint, c’est que les trois visiteuses ont eu droit à une présentation personnalisée. La balade a débuté à l’extérieur, sur le pont du Moulinet, plus vieux pont de Suisse encore en service. Si le guide a décidé de commencer par là, c’est parce que derrière celui-ci se trouve la nouvelle centrale hydraulique, inaugurée en 2013, et son passe à castors. Les explications se sont poursuivies à l’intérieur du musée, où était installée une petite exposition avec une reconstitution d’un terrier, un castor empaillé et des signalétiques. Vous pourrez même y voir leurs empreintes et leurs crottes.

 

Quatre castors à Orbe

 

Le couple de castors, ici filmé par Pierre-André Vuitel sur les berges de l’Orbe, est généralement visible, le soir, depuis le chemin des Présidents. ©www.eau21.ch

Le couple de castors, ici filmé par Pierre-André Vuitel sur les berges de l’Orbe, est généralement visible, le soir, depuis le chemin des Présidents.

Après avoir disparu du territoire suisse durant plusieurs années, puis réintroduits à la fin des années 1950, les castors sont récemment réapparus dans la plaine de l’Orbe. «Nous en avons vu quatre, mais deux sont morts, écrasés par des voitures», révèle le responsable, qui a passé des dizaines et des dizaines d’heures à filmer et à écouter ces animaux. D’ailleurs, après quelques explications sur l’ancien moulin Rod, il a diffusé deux petits reportages, qu’il a lui-même réalisés, sur les quatre bêtes qui ont remonté la rivière et emprunté le nouveau passe à castors. Parmi ces images, les trois visiteuses ont pu admirer un couple qui a élu domicile en face du terrain de basketball, au Puisoir.

Un travail titanesque pour Pierre- André Vuitel, qui a pris à coeur de les regarder nager, manger et ronger les arbres, de jour comme de nuit -puisque c’est en fin de journée que les castors commencent à s’activer. «Même avec très peu de moyens, il est possible de faire de très belles choses, raconte-t-il. Je m’améliore à chaque film. Par exemple, pour le premier documentaire, j’ai installé des pièges photographiques pour prendre des images de nuit, mais ils n’enregistraient pas le son, alors j’ai dû revenir avec un autre appareil pour prendre le son et, ensuite, il fallait tout mettre ensemble. Alors que maintenant, j’ai du matériel qui enregistre tout en même temps.» Une tâche ardue, mais néanmoins nécessaire pour ce passionné des animaux : «Pour moi, c’est important de témoigner de ce que nous avons près de chez nous.»

 

«C’était trop rapide»

 

Pierre-André Vuitel a profité de présenter le fonctionnement et l’histoire du moulin Rod à Berta Staedler, ainsi qu’aux autres visiteuses. ©C. Md

Pierre-André Vuitel a profité de présenter le fonctionnement et l’histoire du moulin Rod à Berta Staedler, ainsi qu’aux autres visiteuses.

Le tour d’horizon sur les castors a duré environ une heure, dont au moins vingt minutes de documentaires projetés. «Pour moi, la visite a été trop vite, révèle l’Yverdonnoise Berta Staedler, venue avant tout pour bénéficier des explications de Pierre- André Vuitel sur l’ancien moulin Rod. C’était incroyable d’entendre toutes ces informations.» Quant à la Vallorbière Rolande Magnenat-Andrié, elle attendait cette présentation avec impatience : «J’adore tous les animaux, et particulièrement les castors. D’ailleurs, je me suis toujours dit que si je devais prendre un totem, ce serait celui du castor. J’ai bien aimé ce tour, mais il y a tellement de choses à voir qu’il faudrait passer la journée dans le musée.»

Autre petit bémol, aucune des visiteuses n’a pu voir l’un de ces animaux «en vrai», puisque la balade n’était prévue qu’à l’intérieur du musée et, surtout, les castors ne sortent que le soir. Alors pourquoi ne pas organiser ces visites en fin de journée ? «Je n’y avais jamais pensé », confie Pierre-André Vuitel. A noter que rien n’empêche les amoureux de la nature d’aller se promener sur le chemin des Présidents pour les admirer, dès le coucher du soleil.

Prochaines visites, le 29 juillet, ainsi que les 9 et 16 août. Prix adulte : 9 francs. Prix enfant : 6 francs. Infos : www.orbe.ch.

 

Les animaux qui se cachent dans le moulin Rod

 

Pierre-André Vuitel, responsable du musée du Patrimoine au fil de l’eau, a profité de la venue des trois visiteuses pour leur expliquer quelques éléments sur l’ancien moulin Rod. Une présentation rapide, puisque le thème du jour était les castors. Durant ce petit tour au sein du musée, Pierre-André Vuitel a évoqué les différentes espèces qui avaient trouvé un abri dans ce bâtiment, vieux de près de 600 ans. «Les deux turbines fonctionnaient jusqu’en 2011 et, lorsque nous avons dû vider l’eau, nous avons découvert que de nombreux animaux venaient s’y cacher», explique -t-il. Parmi eux se trouvaient des poissons, comme des bancs de chevesnes, des ombres et des truites, mais aussi des moules zébrées et bien d’autres coquillages, ainsi que des éponges d’eau douce, dont une qui mesurait près de 30 cm. «Ce qui est rarissime», souligne Pierre-André Vuitel.

Les trois visiteuses ont pu découvrir un petit film de cinq minutes sur les différents poissons découverts dans les profondeurs du moulin Rod et dans la rivière l’Orbe, aux sorties des turbines.

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20 juil 2017

Du Michigan à la vallée de Joux

Hockey – David Booth, actuel joueur de KHL et ex-ailier de NHL, est l’invité du camp de hockey chrétien organisé par HMI Suisse (hockey ministries international) à la patinoire du Sentier.

Si son avenir reste flou, David Booth se verrait bien jouer dans un des clubs suisses, avec lesquels il a plusieurs contacts. ©Michel Duvoisin

Si son avenir reste flou, David Booth se verrait bien jouer dans un des clubs suisses, avec lesquels il a plusieurs contacts.

Il a débarqué la démarche décontractée, sa longue chevelure blonde au vent, un débardeur aux couleurs de son pays sur ses (très) larges épaules. En fait, si vous vous demandez à quoi ressemble un hockeyeur américain, David Booth en est la caricature parfaite. «Excuse me, jet lag», nous lance-t-il pour expliquer son retard et son air un peu endormi, alors que la pendule du dortoir duquel il venait de sortir affichait… 19h.

 

Parallèles bibliques

 

Ce dortoir, c’est celui où la trentaine de participants, âgés de 10 à 18 ans, passe la nuit dans le cadre du camp organisé par Hockey ministries international Suisse (HMI) tout cette semaine au Sentier. «On se distingue des autres, car nous mettons sur pied des camps de hockey chrétiens, explique Robert Rohrbach, l’un des responsables. Le but est de permettre aux jeunes de progresser dans leur sport tout en travaillant également sur l’esprit d’équipe et le respect mutuel. On cherche, notamment, à tirer des parallèles entre les enseignements que notre discipline nous apporte et la bible.» Une démarche au succès certain, qui leur permet, chaque année ou presque, de faire venir des stars d’outre-atlantique gratuitement, à l’image, pour cette 27e édition, de David Booth.

Si celui qui compte dix saisons de NHL, dont six avec les Florida Panthers, n’a pas hésité une seconde à faire sa valise et à passer une semaine dans les hauts du Nord vaudois, c’est qu’il garde d’excellents souvenirs de son premier passage. «C’était il y a sept ou huit ans», se souvient l’Américain originaire de Détroit. L’atmosphère du pays avait alors su séduire celui qui est parti tenter sa chance à Vladivostok puis à Omsk, dans le championnat de KHL, depuis deux ans. «Le fait que le camp se déroule en Suisse a largement contribué à ma venue. Et puis, ma femme a pu me suivre, c’est une deuxième bonne nouvelle. J’aime tout ici : les jeunes joueurs que l’on entraîne, le staff, les infrastructures, les paysages, la nourriture…», énumère-t-il.

Les adolescents, de leur côté, le lui rendent bien. Certains ont parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour participer à la semaine et côtoyer la star. «Il n’y a pas seulement des enfants de la région. Plusieurs viennent de Suisse allemande et de France. On a même un Letton qui s’est plié en quatre pour revenir tellement il a apprécié l’ambiance lors de ses premiers passages», lance Robert Rohrbach.

 

La NHL, la KHL ou… la Suisse ?

 

Il faut dire que ces jeunes sont bien encadrés. Anciennes gloires de NHL, invités souvent prestigieux, joueurs suisse : toutes les conditions sont réunies pour parfaire son jeu et apprendre des plus grands. David Booth, pour sa part, a manqué les activités, dont l’entraînement, du mardi après-midi pour récupérer du voyage. Mais la star américaine n’est pas seulement en Suisse pour profiter d’une semaine de vacances.

D’ailleurs, à 32 ans, l’homme possède encore plusieurs belles années de hockey devant lui, et il assure avoir quelques discussions avec certains clubs suisses. «Il y a deux ans, j’ai voulu aller découvrir autre chose. Un Américain en Russie, où le niveau est très bon : je trouvais le défi sympa, alors j’ai foncé. Aujourd’hui, je ne sais pas encore de quoi mon avenir sera fait. Soit je retourne en NHLil en a largement le niveau et la condition physique, précise Dan Bouchard, ancien gardien de la plus prestigieuse ligue du monde et également de la partie à la vallée de Joux»), soit je reste en KHL. La Suisse, où j’ai plusieurs contacts, est également une possibilité. Mais la réponse, je ne l’aurai moi-même qu’en septembre.» En attendant de, peut-être, le retrouver sur nos patinoires pour le début du championnat, David Booth est reparti distiller ses conseils aux jeunes participants du camp HMI, qui profiteront de sa présence jusqu’à samedi.

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19 juil 2017

Ces personnes qui donnent leur sang pour sauver des vies

Yverdon-les-Bains – Pour se prémunir contre la pénurie de sang, le Centre de transfusion sanguine d’Epalinges, en collaboration avec les Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV), organise un don de sang sur deux journées dans le hall de l’hôpital.

Active dans le milieu médical, Auréane Schenk donne son sang, pour la 8e fois, avec le sourire. ©Simon Gabioud

Active dans le milieu médical, Auréane Schenk donne son sang, pour la 8e fois, avec le sourire.

«Ma fille ne pouvait pas donner son sang, puisqu’elle rentre de voyage, confie Nicole Gonin, assise confortablement sur un siège. Elle m’a donc encouragée, un peu sous la contrainte, à le faire à sa place. Au final, je ne regrette pas de m’être déplacée…» Un peu plus loin, Auréane Schenk sert, quant à elle, une petite balle rose dans sa main, afin d’augmenter le flux sanguin lors de la prise de sang. «Je suis ambulancière, c’est la huitième fois que je donne mon sang et j’ai pris l’habitude de venir avec une équipe de copines», glisse-t-elle. Comme ces deux femmes, quelques personnes avaient fait le déplacement, hier après-midi, à l’hôpital de la Cité thermale pour faire don de leurs plaquettes, de leurs globules rouges et de leur plasma.

«Aujourd’hui (ndlr : hier), on compte une quarantaine de donneurs, mais ce chiffre varie à chaque fois, explique Béatrice Vallet, infirmière et coordinatrice du Centre de transfusion sanguine d’Epalinges, qui organise, en collaboration avec les Etablissement hospitaliers du Nord vaudois (EHNV), quatre journées de récolte de sang avec une équipe mobile, durant l’été, à Yverdon-les-Bains. «Pendant les vacances, les donneurs sont moins nombreux, alors qu’on compte plus d’accidents de la circulation», poursuit-elle. Et de préciser qu’un seul blessé peut bénéficier jusqu’à 80 dons de sang pour tenter d’être maintenu en vie.

 

5% de donneurs en Suisse

 

48 personnes ont donné leur sang, parmi elles dix donneurs ont connu un refus. ©Simon Gabioud

48 personnes ont donné leur sang, parmi elles dix donneurs ont connu un refus.

«En Suisse, on récolte 900 dons de sang par jour, affirme Adrian Fluri, responsable communication de Transfusion interrégionale, basée à Berne et qui approvisionne également les cantons de Vaud et du Valais. Selon lui, les trois cantons récoltent 300 dons par jour. Le CHUV et l’Inselspital, à Berne, sont particulièrement demandeurs de sang. «En Suisse, on estime qu’environ 5% de la population donne son sang, c’est peu, mais, en comparaison internationale, c’est plutôt satisfaisant», continue le communiquant. Par ailleurs, 300 000 dons sont nécessaires chaque année en Suisse.

Le produit sanguin servira ensuite dans quatre cinquièmes des cas à la transfusion sanguine tandis que le reste sera utilisé pour la fabrication de médicaments.

 

Processus en plusieurs étapes

 

Piero Di Pierri et Béatrice Vallet assurent le fonctionnement de l’équipe mobile. ©Simon Gabioud

Piero Di Pierri et Béatrice Vallet assurent le fonctionnement de l’équipe mobile.

«Tout d’abord, le don de sang n’est pas douloureux. Il n’y a pas de risque de contamination ou de risque pour la santé», souligne Béatrice Vallet. Selon le Service de transfusion interrégionale, le donneur doit s’hydrater avant le don en buvant un à un litre et demi de liquide afin de fluidifier le flux sanguin et éviter de consommer un repas trop riche avant le don. Toutefois, il ne doit pas se présenter à jeun. «Un petit bilan de santé est effectué avant chaque don pour vérifier, notamment, la tension artérielle, la pulsation et le taux d’hémoglobine », explique Piero Di Pierri, collaborateur chargé de la logistique. Le donneur est ensuite invité à s’allonger sur un des quatre sièges mis à disposition dans le hall de l’hôpital. Dans une poche, environ 450 ml de liquide sanguin est récolté. «J’ai donné mon sang, pour la première fois, à l’école de recrue. Ça fait un sacré bail et je ne suis jamais tombé dans les pommes», sourit Jacques Chappuis, qui a effectué son 40e don, hier.

«C’est seulement dans un deuxième temps, en laboratoire, que nous vérifions que les donneurs ne soient pas atteints de l’hépatite B ou C, de maladies sexuellement transmissibles, telles que le HIV et la syphilis », explique le logisticien. Les échantillons sont ensuite entreposés dans un bus à température ambiante oscillant entre 20 et 24 degrés. Ce dernier partira, le soir-même, dans un laboratoire à Berne.

Don de sang : aujourd’hui, 16 et 17 août, de 12h à 17h. Hall de l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains.

 

Critères d’aptitude pour donner son sang

 

Selon l’organisation Transfusion Suisse, toute personne en bonne santé (hommes et femmes) âgée entre 18 et 75 ans, pesant 50 kg au minimum peut donner du sang. Une limite d’âge est fixée à 60 ans pour les nouveaux donneurs. Le médecin, responsable des dons, décide si la limite d’âge supérieure peut être dépassée en cas de dons réguliers.

Les critères d’aptitude au Don de sang sont établis pour garantir la plus grande sécurité possible pour les receveurs de sang et diminuer les risques pour les donneurs.

Depuis le 1er juillet dernier, Swissmedic autorise les homosexuels à donner leur sang, si ces derniers n’ont pas eu de relations sexuelles pendant une année. «Nous appliquons les règles, confie Adrian Fluri, responsable communication de Transfusion interrégionale, à Berne. Même si cette solution est un premier pas pour l’égalité des sexes.»

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19 juil 2017

La mobilité électrique reste marginale

Yverdon-les-Bains – Les deux bornes de recharge pour les véhicules électriques, installées en mai 2015, donne satisfaction. Mais le marché de la voiture sans essence peine à décoller.

Une des bornes est disponible au parking public de l’Ancien Stand, proche de la gare CFF. ©JPW

Une des bornes est disponible au parking public de l’Ancien Stand, proche de la gare CFF.

Dans la quête des ambitieux objectifs que le Gouvernement suisse s’est fixé dans le cadre de la réduction de la production de dioxyde de carbone, les voitures propulsées sans carburant fossile peuvent jouer un rôle important. Dans cette optique, la Ville d’Yverdon-les-Bains avait installé, en mai 2015, deux bornes de recharge pour les véhicules électriques, sur les parkings de l’Ancien Stand et de la patinoire. «L’utilisation de ces infrastructures demeure conforme aux attentes, glisse Pierre Dessemontet, municipal en charge du Service des Energies. Les usagers tendent à plus utiliser ces bornes durant les mois d’hiver, avec des pics en décembre et en janvier.» La moyenne mensuelle totale se situe environ à 47 recharges.

 

Développements en vue

 

La Cité thermale veut continuer de se montrer proactive dans sa politique liée à la mobilité électrique. Ce seront d’ailleurs plusieurs dizaines de nouvelles bornes qui devraient être planifiées dans le cadre de la construction, encore lointaine, d’un nouveau parking lié au réaménagement de la place d’Armes. «A côté de Kindercity, à Y-Parc, un silo va être construit pour abriter un parking, détaille encore le municipal socialiste. En plus d’un toit végétalisé, on retrouvera toute une paroi de panneaux solaires photovoltaïques qui alimenteront des bornes de recharges. L’intérêt se situe aussi dans le fait que les batteries des voitures représentent une opportunité de stockage.»

 

Des effets pervers

 

En règle générale, les professionnels de la branche remarquent que les places dévolues aux véhicules 100% électriques s’avèrent de plus en plus souvent occupées par des véhicules hybrides, qui ne permettent pas de disposer d’une autonomie sans apport d’un moteur à explosion classique. Les règlements devraient évoluer pour empêcher ces abus.

 

Quelques pour-cents supplémentaires en 2020 seulement
Suisse – Le développement de la mobilité électrique devrait s’accélérer doucement

 

Le modèle S de Tesla reste la voiture électrique la plus vendue en Suisse. ©Tesla

Le modèle S de Tesla reste la voiture électrique la plus vendue en Suisse.

Le nombre de voiture électriques actuellement immatriculées en Suisse ne représente que 1,4 % du total national. A ceci, il convient d’ajouter les moteurs hybrides, qui combinent l’électricité et un carburant fossile. Cette situation est en train d’évoluer, mais ne prend pas, pour l’instant, la forme d’une révolution, ou d’un changement de paradigme.

«On ne note pas de grand enthousiasme du côté des acheteurs, peut-être en raison de la méconnaissance des offres, remarque François Launaz, président d’Auto Suisse, le groupement des importateurs officiels, représentant 51 marques. Plusieurs handicaps empêchent encore ce marché de niche de se développer. Il y a, d’abord, un manque d’infrastructures et, ensuite, une technologie qui arrive doucement à maturité.» En effet, l’autonomie d’une voiture 100% électrique ne dépassait pas, jusqu’à il y a peu, les 150 km. Aujourd’hui, certains véhicules proposent entre 300 et 400 km de trajet. «Les gens ont peut-être encore peur de se retrouver en panne sur le bord de l’autoroute, sans moyen de recharge disponible.»

D’ici 2020, les constructeurs espèrent réussir à faire passer le pourcentage de véhicules électriques immatriculés en Suisse de 1,4% à 5 ou 6 %. Un objectif difficile à atteindre, mais pas inaccessible.

 

Le phénomène Tesla

 

Les chiffres sont formels, la marque américaine Tesla vit un début d’année 2017 bien plus que satisfaisant. Entre début janvier et fin juin, le constructeur de voitures électriques californien a vu 1040 de ses véhicules être immatriculés en Suisse, soit plus de 25% de plus qu’à la même période l’an dernier (795 véhicules). Et ceci malgré des prix de vente plutôt très élevés, qui oscillent entre 70 000 et 120 000 francs.

Pour ce qui est du Nord vaudois, l’agence la plus proche demeure celle de Lausanne, dans le quartier du Flon. Contactée, elle n’a malheureusement pas été en mesure de nous renseigner sur le nombre de véhicules vendus dans notre région.

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19 juil 2017

Il n’a manqué qu’un but à Fenerbahçe pour exploser

Football – Festival des Alpes – Opposé à l’Athletic Bilbao, la formation turque n’a pu obtenir mieux qu’un match nul 0-0 lundi soir. Dans les tribunes du Stade Municipal, ses supporters n’attendaient pourtant que l’étincelle.

Les supporters de Fenerbahçe n’ont pas manqué le déplacement du Stade Municipal, lundi. ©Michel Duvoisin

Les supporters de Fenerbahçe n’ont pas manqué le déplacement du Stade Municipal, lundi.

Fenerbahçe fait partie de ces clubs qui possèdent une base de supporters dans à peu près toutes les villes d’Europe. Et si ceux-ci n’ont que rarement l’occasion de se rendre dans l’antre Şükrü- Saracoğlu d’Istanbul, ils n’hésitent jamais à multiplier les kilomètres lorsque leur équipe fétiche se rapproche de chez eux. Le Festival des Alpes -un tournoi disputé en Suisse et en France voisine qui sert de préparation à certaines des plus grosses écuries européennes- offre, à ce titre, une occasion unique aux fervents partisans de «Fener» d’apercevoir les joueurs qu’ils suivent toute l’année sur leurs écrans. Et ces fans n’ont pas manqué le déplacement de la Cité thermale, lundi soir, puisque les «bleus et jaunes» affrontaient les Espagnols de l’Athletic Bilbao au Stade Municipal.

 

600 km aller-retour

 

Les supporters de Fenerbahçe se sont, pour la plupart, réunis dans la tribune principale, derrière les bancs, pour être au plus près de leurs idoles. ©Michel Duvoisin

Les supporters de Fenerbahçe se sont, pour la plupart, réunis dans la tribune principale, derrière les bancs, pour être au plus près de leurs idoles.

«J’ai fait 300 km juste pour assister à ce match. C’est la toute première fois que je vois mon équipe en vrai, lance Yilmaz, un Stasbourgeois d’une vingtaine d’années, fan du club turc depuis sa plus tendre enfance. Mon cousin habite Yverdon-les-Bains, il a accepté de m’héberger quelques jours. Les deux premières rencontres ? (ndlr : Fenerbahçe a déjà croisé le fer avec l’OM, samedi, et le Sporting, mercredi dernier) Je suis arrivé trop tard pour m’y rendre, et je vais devoir repartir avant la dernière partie face à Monaco, mercredi (ndlr : aujourd’hui). Ce soir, c’est une occasion unique !»

 

Le pèlerinage d’Yverdon

 

Autour du stade, des voitures aux plaques de cantons voisins, françaises et allemandes, se sont succédé. Dans les tribunes, un bon millier de spectateurs a fait le détour, dont une majorité de curieux observateurs de passage, quelques Basques et une bonne partie toute acquise au club turc.

Sur le terrain, pas de quoi s’enflammer. Pourtant, derrière chaque incursion de Miroslav Stoch et ses coéquipiers en territoire adverse, les supporters stambouliotes étaient prêts à s’enflammer. La liesse jaune et bleue tente de s’infiltrer dans chaque signe de fébrilité basque, à l’image du penalty manqué par Aritz Aduriz (16e), ainsi que de la faute commise par ce même attaquant quelques minutes plus tard, qui a forcé Adrien Jacottet, sous la pression du public, à sortir le carton jaune.

Un but, c’est toutefois ce qu’il a manqué aux Turcs pour s’enflammer, et au Stade Municipal pour vivre un nouveau grand moment après la promotion d’Yverdon Sport face à Gossau il y a un mois et demi. Les rares occasions de la rencontre ont, cependant, toutes été l’oeuvre du 7e du dernier championnat d’Espagne. Mais ni les coups de tête d’Eneko Boveda et d’Enrique Sola, ni l’action de rupture menée par ce dernier et Inigo Cordoba n’ont trompe la vigilance du gardien Idris Kameni. A l’image de la rencontre, conclue sur un score nul et vierge, tout le monde est rentré chez lui dans le calme, un peu déçu de ne pas en avoir vu plus.

«Ce match, c’était l’occasion de se rassurer un peu car, pour nous, les échéances importantes arrivent déjà la semaine prochaine, avec les qualifs’ pour l’Europa League», explique Yilmaz. Dès jeudi prochain, le 3e du dernier championnat de Turquie devra, effectivement, passer deux tours de qualifications pour accéder au tableau final de la C3, contre des adversaires qui restent encore à définir. Dès lors, la saison de «Fener» sera véritablement lancée et nul doute que ses supporters sauront pousser leur club vers la victoire.

 

Fenerbahçe – Athletic Bilbao 0-0

 

Fenerbahçe : Kameni ; Kjaer, Sener Özbayrakli, Ismail Köybasi ; Neustaedter, Ozan Tufan, Dirar, De Souza, Chahechouhe ; Stoch, Ahmethan Köse. Sont entrés : Gü.tekin, Kaldirim, Potuk, Uçan, Karakoç, Valbuena. Entraîneur : Aykut Kocaman.

Bilbao : Herrerin, Jose, Etxeita, Marcos, Balenziaga ; Vesga, Etxebarria, Merino, Garcia ; Muniain, Aduriz. Sont entrés : Aketxe, Cordoba. Entraîneur : José Angel Ziganda.

Notes : Stade Municipal, 1000 spectateurs. Arbitrage d’Adrien Jacottet, qui avertit De Souza (26e, jeu dur), Aduriz (32e, jeu dur) et Nunez (80e, antijeu).

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18 juil 2017

«J’aime être un facilitateur de rencontres»

Yverdon-les-Bains – Georges Grbic, comédien et metteur en scène lausannois, reprendra les rênes du Théâtre Benno Besson (TBB) dès le 1er septembre. Entretien avec un homme curieux et rassembleur.

Georges Grbic se sent déjà chez lui au Théâtre Benno Besson. ©Simon Gabioud

Georges Grbic se sent déjà chez lui au Théâtre Benno Besson.

Chemise bleue, décontracté, Georges Grbic nous accueille dans ce qui sera son futur espace théâtral, puisqu’il a été nommé directeur du Théâtre Benno Besson (TBB) pour succéder à Thierry Luisier (lire La Région Nord vaudois du 14 juillet).

 

Georges Grbic, vous allez reprendre les rênes du TBB, pourquoi avoir postulé à ce poste ?

Au cours de mon parcours, je me suis intéressé à la dramaturgie et au fonctionnement du théâtre dans notre société, notamment par le biais de la défense des métiers du spectacle (ndlr : il a été président du Syndicat suisse romand du spectacle de 2004 à 2008).

J’aime être un facilitateur de rencontres et le théâtre représente un espace idéal pour cela. Diriger une structure théâtrale telle que le TBB est une compétence qui me manquait. J’ai l’impression que l’expérience que j’ai accumulée me permettra de mettre en pratique un travail de proximité avec un public, une ville et une région.

 

Justement, la Ville d’Yverdon-les-Bains a indiqué qu’elle souhaitait poursuivre dans la lignée de ce que l’actuel directeur, Thierry Luisier, a entrepris. L’idée d’accessibilité est importante pour vous ?

Je crois que je suis quelqu’un de rassembleur qui essaie de garder une profondeur avec son propos sur des questions essentielles. Cette idée d’accessibilité doit aussi passer par une forme d’ironie et de divertissement et nous faire, ainsi, avancer.

 

En 2014, vous avez effectué un stage au TBB en tant qu’assistant de direction.

Oui, je voulais comprendre le fonctionnement d’une institution théâtrale. Je connaissais Thierry par le biais syndical et on s’est souvent croisés sur des chemins para-théâtraux. J’ai donc assisté la direction durant une saison théâtrale.

 

Vous revenez du Festival d’Avignon, avez–vous déjà des pièces prévues pour la programmation 2018-2019 ?

C’est un peu tôt pour en parler. A Avignon, il y a des distributions qui s’expriment sur la jeunesse d’aujourd’hui et ça m’a touché. On critique beaucoup la jeune génération, focalisée sur des écrans, mais ça ne l’empêche pas de réfléchir et de réagir par rapport à notre société.

Par ailleurs, les théâtres d’accueil en Suisse romande deviennent aussi des espaces de création, des vitrines d’une qualité et d’une inventivité remarquable. Le TBB incarne un lieu de ce type.

 

Quel regard portez-vous sur le théâtre romand par rapport au théâtre français ?

Le théâtre français est plus médiatique et bénéficie de têtes d’affiche plus importantes, mais c’est une culture qui nous touche aussi. Quant au théâtre romand, il dispose d’une qualité de travail tout à fait remarquable. Les villes ont compris l’importance de valoriser le théâtre et l’impact qu’il engendre sur notre société. Il y a des projets de qualité et il faut leur donner la possibilité de les faire vivre.

 

Vous êtes né à Belgrade, en 1964, quel lien entretenez-vous avec votre pays d’origine ?

Il y a des écrivains serbes qui m’ont marqué, mais ce qui m’a le plus touché, c’est d’arriver dans un pays avec cette conscience d’être accueilli. On porte peut-être un regard plus curieux et incisif. Je crois que le théâtre, et plus particulièrement le métier de comédien, m’a permis de prendre la parole. Cette double appartenance m’a donné cette position d’entre-deux, l’occasion de porter un regard sur l’ailleurs qui est finalement très près de nous.

 

Quels liens avec le théâtre ?

Si on prend un texte écrit, il y a trois siècles ou d’aujourd’hui, il y a une distance qui peut être tout aussi lointaine avec une pièce contemporaine qu’un classique. Le théâtre donne cette distance pour essayer de réfléchir et de mieux comprendre notre société.

 

Par rapport au théâtre jeune public, vous avez mis en scène la pièce «Les trois petits cochons» de Noëlle Revaz, qui a été jouée au TBB. C’est important de sensibiliser les enfants ?

Avec les spectacles jeune public, il y a une forme de liberté pour les artistes sur scène. Un rapport direct s’instaure avec les enfants, et c’est formidable. Il faut être extrêmement simple et imaginatif pour les surprendre et les captiver.

 

Que pensez-vous apporter au TBB ?

J’espère pouvoir apporter un regard sur la qualité des spectacles. Il y a un aspect qui me semble essentiel : l’écriture contemporaine. Des auteurs comme Camille Rebetez, Antoine Jaccoud ou encore Julien Mages sont des plumes qui ont du talent et qu’il faut pouvoir mettre en valeur.

Enfin, si j’arrive à faire sentir au public qu’il va pouvoir découvrir des créations et participer à cet élan d’inventivité et d’imagination, le pari sera réussi.

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18 juil 2017

Une arrière-arrière-grand-mère ravie d’accueillir Alessia

Bonvillars – Une famille de cinq générations réunie autour d’une naissance

Marie Fivaz tient son arrière-arrière-petite-fille dans ses bras, entourée d’Adrien et Christelle Corthésy, les jeunes parents. ©Véronique Meusy

Marie Fivaz tient son arrière-arrière-petite-fille dans ses bras, entourée d’Adrien et Christelle Corthésy, les jeunes parents.

Marie Fivaz, née le 26 août 1926, est arrière-arrière-grand-maman. Elle est venue à Bonvillars pour apprendre le français, et y est restée. Elle a épousé Georges, habitant du village, en 1944. De leur union sont nés quatre enfants, dont Nelly Corthésy (1946), l’arrière- grand-maman. En 1965 naît Philippe, l’heureux grand-père. Quant à Adrien, le papa, il est né en 1986. Marie Fivaz a attendu le jour de la naissance avec impatience. Aujourd’hui, elle tient dans ses bras sa première arrière-arrière- petite-fille, Alessia, qui a deux semaines. La nouvelle venue marque, ainsi, la cinquième génération de la famille.

A Noël, quand Adrien et Christelle Corthésy ont annoncé la venue d’un bébé, Marie Fivaz a dit à son petit-fils Philippe : «Faut me servir un verre de plus !» Le bébé confortablement installé dans ses bras, elle lui confie : «On va t’encourager à faire tes premiers pas, puis on sera content de te voir courir. Et finalement, on te dira de rester tranquille ! Ah ! Si mes jambes allaient encore aussi bien que ma tête, ce serait parfait ; mais, là tu vois, je ne peux pas me lever sans difficultés ! Tu sais, j’ai souvent gardé ton papa…»

Une arrière-arrière-grand-maman, toute pimpante, qui reconnaît avoir beaucoup de chance d’avoir sa «Mère Thérésa» à elle (ndlr : Rita Corthésy, femme de son petit-fils) et des voisins très serviables. Marie Fivaz habite au deuxième étage de l’ancienne poste, qui n’a pas d’ascenseur, et regrette l’époque où le magasin du village était ouvert. Elle a une belle descendance, dont elle est très fière : quatre enfants, neuf petits-enfants, quinze arrière-petits-enfants et, depuis peu de temps, une arrière-arrière-petite-fille. «Je trouve qu’on devient trop vieux, on perd tous les gens qui sont autour de nous. On est en-dehors du circuit. Je pense qu’ils m’ont oubliée, là-haut. Maintenant que j’ai tenu Alessia dans mes bras, je peux partir !»

Au quotidien, Marie Fivaz prépare ses repas, a une mémoire infaillible, fait du crochet, des puzzles, des mots croisés et de la physiothérapie. «Oh ! Non, je n’ai pas été rendre visite à Alessia à la maternité, il y a des couloirs à n’en plus finir, des escaliers sans fin, j’ai attendu que les parents viennent me l’amener à la maison ! », conclut-elle.

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18 juil 2017

Un duathlon particulier à L’Abbaye

Stand up paddle – Deux jours d’activités sportives, parmi lesquelles la double épreuve cross-stand up paddle, ont rythmé le week-end à L’Abbaye.

Les participants aux épreuves de 6 et 10 km du dimanche se sont frottés au passage technique de la bouée, au Pont. ©Pierre Blanchard

Les participants aux épreuves de 6 et 10 km du dimanche se sont frottés au passage technique de la bouée, au Pont.

L’association Alps Sup s’est donnée de la peine, le weekend dernier à L’Abbaye. Samedi, l’AAS a organisé un combiné cross-country et stand up paddle, avant de remettre l’ouvrage sur le métier le lendemain, avec la quatrième édition du Sup Race du lac de Joux.

Courir et pagayer en gardant son équilibre sur une planche de surf semblent être, à première vue, deux disciplines antinomiques. Pourtant, pour dynamiser sa manifestation, l’association Alps Sup n’a pas hésité à organiser un duathlon particulier avec, comme première épreuve, un cross de 6,5 km avec un fort dénivelé. Le circuit partait de L’Abbaye pour gagner le chalet des Croisettes, avant un retour au point de départ en passant par le chalet de l’Hermitage. La deuxième épreuve n’était autre qu’un parcours de 4 km sur le lac en stand up paddle. Dix-neuf concurrents ont pris part aux deux disciplines.

Un cross de 6,5 km avec 315 m de dénivellation attendait les participants avant que ceux-ci ne s’attaquent aux 4 km de stand up paddle. ©Pierre Blanchard

Un cross de 6,5 km avec 315 m de dénivellation attendait les participants avant que ceux-ci ne s’attaquent aux 4 km de stand up paddle.

«La course à pied, ce n’est pas trop ma tasse de thé. Mais mon coéquipier m’a fait faux bond, commentait, avant le départ, Leonidas Zacharakis, de Nyon. Je vais donc me lancer dans les deux disciplines. Mais je préfère le paddle. C’est un sport qui m’offre une grande sensation de liberté et qui aiguise le sens de l’équilibre. Il s’agit d’une activité assez complète qui met à contribution le dos, les bras et les jambes.» L’homme s’en est, finalement, bien sorti en terminant 5e du classement général toutes catégories confondues. Il a, cependant, été devancé par la première femme, qui s’est classée au 4e rang.

En avant-première, lors de la journée du samedi, une course était réservée aux enfants. Celle-ci a vu Chenoa Rochat, du Pont, battre Yaël Harlé, de L’Abbaye.

 

La concurrence de Pully

 

La journée de dimanche a, elle, été entièrement consacrée aux épreuves de stand up paddle inscrites au Fool Moon SUP Tour de Romandie. Une compétition qui compte sept étapes. Si les organisateurs espéraient une soixantaine de participants, seuls 26 concurrents se sont présentés sur la ligne de départ à L’Abbaye. Il faut dire que les amateurs de paddle ont été mobilisés par le Championnat suisse, qui s’est déroulé à Pully dans le même temps. La moitié des coureurs a participé à un tour du lac sur 10 km remporté par Franck Fifils chez les hommes et Jennifer Sem chez les dames.

L’autre moitié s’est contentée d’avaler un demi-tour (6 km). Olivier Ruedin et Fabienne Kohler, respectivement, se sont montrés les plus rapides.

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