Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

25 sep 2017

Les patoisants ont conquis la ville

Yverdon-les-Bains – La fièvre de la Fête romande et internationale des férus de patois s’est emparée de la Cité thermale, de vendredi à hier. Concerts, ateliers, conférences et cortège, les protagonistes ne sont pas passés inaperçus

Encore aujourd’hui, les hommes, comme Dominique Kaser, se mettent à genoux devant leur dame. Un geste qui a l’air de plaire à sa femme Catherine. ©Carole Alkabes

Encore aujourd’hui, les hommes, comme Dominique Kaser, se mettent à genoux devant leur dame. Un geste qui a l’air de plaire à sa femme Catherine.

Des costumes folkloriques, des chapeaux originaux, des chants dans une langue étrange, bref, il était impossible de passer à côté des patoisants, le weekend dernier, à Yverdon-les-Bains.

Pas moins de 23 associations suisses, françaises et italiennes se sont réunies pour la Fête romande et internationale des patoisants. De vendredi à dimanche, conférences, concerts, cortège haut en couleur et ateliers étaient organisés par et pour ces passionnés d’un dialecte oublié, et pour le grand public en quête de découvrir les origines de leur langue. «C’est assez marrant de voir que l’on comprend quand même quelques mots», constate Stéphane Balet, ancien président du Conseil communal yverdonnois.

Quand on dit qu’il faut porter haut et fort ses couleurs, ce patoisant a pris le message au pied de la lettre. ©Carole Alkabes

Quand on dit qu’il faut porter haut et fort ses couleurs, ce patoisant a pris le message au pied de la lettre.

Dans le florilège d’activités proposées, c’est certainement la reconstitution d’une classe d’école de 1806 qui a eu le plus grand succès, avec près de 250 élèves d’un jour. Cette mise en scène permettait aux néophytes d’apprendre quelques mots en patois avec la professeure Monique Schafroth. Jusqu’à ce que débarque un représentant du département vaudois, incarné par Jean- Louis Vial : «Arrêtez d’enseigner où je vous coupe la main droite !, a-t-il lancé au milieu de la leçon. C’est comme cela qu’on punissait les professeurs qui ne respectaient pas l’interdiction d’apprendre le patois.» Mais rassurez-vous, la maîtresse est repartie en un seul morceau !

Le mélange de paroles en patois et d’accordéon du duo Trouveur valdotèn, composé de Liliane Beitolo et Alessandro Boniface, a eu un succès phénoménal au Temple. ©Carole Alkabes

Le mélange de paroles en patois et d’accordéon du duo Trouveur valdotèn, composé de Liliane Beitolo et Alessandro Boniface, a eu un succès phénoménal au Temple.

Que ce soit lors du culte œcuménique d’hier matin ou lors des différents concerts programmés, les patoisants n’ont pas arrêté de chanter. «Ils défendent leur tradition par la chanson, explique Bernard Martin, président de l’Association vaudoise des amis du patois. C’était un moyen d’exprimer des grands thèmes de la vie comme l’amour, la mort et la déception.» «La chorale jurassienne m’a particulièrement marqué», raconte Alexandre Solliard, vice-président de la Société des costumes et du patois de Savièse.

 

Première à Yverdon-les-Bains

 

Immersion en 1806, dans une classe d’école où plus de 250 personnes sont venues pour apprendre le patois et profiter de la mise en scène. ©Carole Alkabes

Immersion en 1806, dans une classe d’école où plus de 250 personnes sont venues pour apprendre le patois et profiter de la mise en scène.

Cette manifestation est organisée tous les quatre ans, mais c’est la première fois qu’elle prenait place au cœur de la capitale du Nord vaudois. «C’est très bien qu’on ait organisé cette édition à Yverdon-les-Bains, dans une région où l’on n’imagine pas que le patois existe encore, poursuit le Valaisan, qui côtoie les patoisants depuis quarante ans. J’aurais juste espéré plus de monde le samedi soir.»

Pourtant, pour Bernard Martin, c’est une grande réussite. «J’étais comme Frodon dans le Seigneur des anneaux, je ne savais pas dans quoi je me lançais et comment ça allait se passer, mais finalement, tout s’est parfaitement déroulé», confie-t-il. Et comme on dit en patois : quand l’è bon, l’è prâu ! (ndlr : Quand c’est bon, il y en a assez !)».

L’article Les patoisants ont conquis la ville est apparu en premier sur La Région.

25 sep 2017

La saison du vacherin Mont-d’Or est lancée

Une 21e édition sous le soleil

Jean-Louis Reymond a mis aux enchères la cloche de la Fête du vacherin. ©Pierre Blanchard

Jean-Louis Reymond a mis aux enchères la cloche de la Fête du vacherin.

La Fête du vacherin Mont-d’Or a déroulé ses fastes, samedi dernier, aux Charbonnières. Le soleil et la foule ont été au rendez-vous. «Pourtant, le défi n’était pas évident, après la réussite de la 20e édition et des Swiss Cheese Awards 2016», relève Philippe Berthoud, président de l’Interprofession du vacherin Mont-d’Or (lire La Région Nord vaudois du 22 septembre 2016).

Passage de troupeaux et dégustation des premiers vacherins ont ravi le public. Si le Mont-d’Or a été le roi de la fête, une part belle a été faite aux produits du terroir des régions voisines, comme le saucisson neuchâtelois, hôte d’honneur de la manifestation, et le vacherin fribourgeois. L’unique exemplaire de la cloche de la fête a été misée. Sous la conduite du speaker Jean-Louis Reymond, les enchères ont atteint la coquette somme de 1550 francs.

Cette 21e édition a été la dernière pour le producteur de vacherin René Piguet, du Brassus, qui prendra sa retraite à la fin de l’année. Pour la première fois, la manifestation a eu pour point d’orgue un concert de la Chorale du Brassus.

Quelque 6000 personnes ont assisté aux cortèges sur la place du village. ©Pierre Blanchard

Quelque 6000 personnes ont assisté aux cortèges sur la place du village.

Yann Huguelit, directeur de la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture (à g.), accompagné de Pascal Monneron et Philippe Berthoud, respectivement gérant et président de l’Interprofession du vacherin Mont-d’Or. ©Pierre Blanchard

Yann Huguelit, directeur de la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture (à g.), accompagné de Pascal Monneron et Philippe Berthoud, respectivement gérant et président de l’Interprofession du vacherin Mont-d’Or.

Adrien Rachet a pu tester une agrafeuse pour boîte à vacherin. D’autres métiers traditionnels étaient à l’honneur, comme tavillonneur et leveur de sangles. Le Musée du vacherin Mont-d’Or était également ouvert au public. ©Pierre Blanchard

Adrien Rachet a pu tester une agrafeuse pour boîte à vacherin. D’autres métiers traditionnels étaient à l’honneur, comme tavillonneur et leveur de sangles. Le Musée du vacherin Mont-d’Or était également ouvert au public.

Durant la matinée, les visiteurs ont pu admirer la désalpe, dans les rues du village. ©Pierre Blanchard

Durant la matinée, les visiteurs ont pu admirer la désalpe, dans les rues du village.

L’article La saison du vacherin Mont-d’Or est lancée est apparu en premier sur La Région.

25 sep 2017

La passe de deux pour Heiniger

Course à pied – Comme en 2015, le coureur de l’USY a facilement remporté L’Yverdon-Chasseron, hier. Victoire neuchâteloise chez les dames avec Sandra Baumann.

Stéphane Heiniger, roi de L’Yverdon-Chasseron. ©Michel Duvoisin

Stéphane Heiniger, roi de L’Yverdon-Chasseron.

Il n’y a guère eu de suspense lors de la deuxième édition de L’Yverdon-Chasseron, hier. La faute à Stéphane Heiniger, lequel a survolé l’épreuve. Le sociétaire de l’USY a avalé les 20,57 km -et surtout les 1147 mètres de dénivelé positif- en 1h40’34. Soit une marge confortable de 10’17 sur son dauphin, le Français Steve Prin. Le podium a été complété par Gabriel Chautems (+12’36).

«J’ai décidé de gérer la première partie de la course jusqu’à Vuiteboeuf, expliquait le vainqueur. J’ai tout de même accéléré sur la fin du plat, car il y avait quelques coureurs qui me suivaient de près. Mais j’ai surtout fait la différence dans la montée.»

Malgré son handicap, Silke Pan a atteint le Chasseron en handbike. ©Michel Duvoisin

Malgré son handicap, Silke Pan a atteint le Chasseron en handbike.

Stéphane Heiniger s’est montré régulier sur l’ensemble du parcours : il a ainsi couru les 12 km de plat entre Yverdon-les-Bains et Vuiteboeuf en 50 minutes, soit le même temps que pour les 8 km de montée. «Ce parcours me convient bien, poursuivait le coureur de 38 ans. J’apprécie ce changement de rythme entre la partie assez roulante et la dure montée.»

Le résident de Cuarny a néanmoins pris le départ sans trop de certitudes : «J’ai disputé le marathon de la Jungfrau il y a deux semaines et je me sentais encore fatigué. Mais mes jambes ont tout de suite bien répondu. J’ai pu gérer la course aux sensations et aux pulsations.»

Avec cette nouvelle victoire, Stéphane Heiniger fait coup double sur L’Yverdon-Chasseron. «Je suis effectivement revenu ici pour défendre mon titre acquis en 2015 et courir pour la bonne cause (ndlr : L’Yverdon-Chasseron soutient la recherche contre la sclérose en plaques), glissait- il encore. Je vais désormais pouvoir me préparer pour mes deux prochains objectifs, à savoir le Semi-marathon de Lausanne et le Marathon de New-York.»

 

Nouvelle édition en 2019

 

Porteur de cannes, Laurent Jäggi (à dr.), accompagné de son ami Jean-Yves Tinembart, a réussi son pari. ©Michel Duvoisin

Porteur de cannes, Laurent Jäggi (à dr.), accompagné de son ami Jean-Yves Tinembart, a réussi son pari.

Chez les dames, le succès est revenu à Sandra Baumann, en 2h08’53. La Neuchâteloise a devancé deux régionales : Odile Rufener (USY) a terminé 2e à 1’25, juste devant Edwige Capt Berney (Footing Vallée de Joux), 3e à 6’37.

«J’ai dépassé Odile Rufener à 2 km de l’arrivée, relevait la meilleure dame de la journée, âgée de 43 ans. La fin était éprouvante, j’ai vraiment dû tout donner sur ce magnifique parcours.» La coureuse de Fleurier expliquait la tactique adoptée : «Je suis partie assez tranquillement jusqu’à Vuiteboeuf, puis j’ai tenté de garder un rythme régulier dans la côte. Il faut dire qu’en règle générale j’apprécie les montées.»

Pour son retour à la compétition, Sandra Baumann ne s’était pas fixé d’objectif chronométrique. «J’ai pris cette course davantage comme un entraînement, relevait-elle. Il s’agissait de ma première participation, je ne connaissais ni le parcours ni mes adversaires. J’ai donc dû courir sans repère.» Et ça lui a plutôt bien réussi.

Du côté des organisateurs, la satisfaction était de mise. «Avec quelque 350 coureurs qui ont pris le départ, le contrat est rempli, se félicitait Sébastien Haas, membre du comité. Nous privilégions la qualité plutôt que la quantité, surtout avec la cause que nous défendons. Nous pouvons d’ores et déjà assurer qu’une troisième édition aura lieu en 2019.» Pour la passe de trois de Stéphane Heiniger ?

L’article La passe de deux pour Heiniger est apparu en premier sur La Région.

22 sep 2017

Un film d’action made in Nord vaudois

Yverdon-les-Bains – Concise – Jonathan Erath, Tanguy Guinchard et son frère Anthony -le trio du Team Stama, champion du monde d’arts martiaux extrêmes- ont présenté, hier à Grandson, «USB Protocol», un court-métrage tourné dans la région.

«USB Protocol», un court-métrage d’action version nord-vaudois. ©DR

«USB Protocol», un court-métrage d’action version nord-vaudois.

Ed est un jeune homme tout à fait normal qui mène une vie plutôt banale. Mais cette dernière va être bousculée lorsqu’un agent secret lui confie, juste avant de mourir, une mystérieuse clé USB, avec une seule consigne : la cacher. Il se retrouve, du jour au lendemain, pourchassé par des malfrats qui tentent de récupérer les fichiers numériques.

Musique digne des blockbusters américains, course-poursuite, combats, effets spéciaux : tout est pensé pour plonger le spectateur dans un film d’action hollywoodien. Pourtant, ce court-métrage, baptisé «USB Protocol», d’une trentaine de minutes, a été réalisé par le Team Stama, composé de trois jeunes, âgés entre 21 et 22 ans : l’Yverdonnois Jonathan Erath, agent de sécurité, et les Concisois Tanguy Guinchard, publicitaire, et son frère Anthony, étudiant en microtechnique. Et toutes les scènes ont été tournées à Concise, Yverdon-les-Bains et Renens.

 

Cascades de professionnels

 

Pour entrer dans son rôle de grand méchant, Jonathan Erath a dû passer de nombreuses heures à se faire maquiller. ©DR

Pour entrer dans son rôle de grand méchant, Jonathan Erath a dû passer de nombreuses heures à se faire maquiller.

Si ce film semble tout droit sorti d’une grande production, c’est certainement à cause de ses cascades, et de ses combats, tous joués par les trois Nord-Vaudois. Et ce ne sont pas des amateurs. Invités dans de nombreux shows, demi-finalistes de La Suisse a un incroyable talent en 2016 et champions du monde d’arts martiaux extrême la même année, ils sont connus à travers le monde.

Par contre, en ce qui concerne la réalisation du film, c’était une grande première : «Nous n’avions encore jamais réalisé un projet d’une telle ampleur, raconte Tanguy Guinchard, le réalisateur. A la base, on pensait faire une vidéo de quatre ou cinq minutes, juste pour s’entraîner à mettre en scène des bagarres, mais en fait j’ai réalisé que lorsqu’on veut faire quelque chose de bien, c’est difficile de raboter.»

Ce n’est pas la seule chose qu’il a apprise en tournant «USB Protocol». «Comme on avait un petit budget (ndlr : 15 000 francs), nous avons dû créer certains effets spéciaux nous-mêmes», explique-t-il. Car, qui dit film d’action, dit beaucoup de casse et cela a un prix, surtout s’il faut rejouer les scènes plusieurs fois. Pour limiter les dépenses, ils ont fabriqué, par exemple, des bouteilles en sucre et des meubles en sagex.

Présenté hier à Grandson, à la quinzaine de sociétés nord-vaudoises qui ont investi dans le projet, «USB Protocol» est aussi en lice dans trois festivals. Peut-être que le Team Stama décrochera bientôt une autre médaille.

«USB Protocol» sera diffusé en fin de l’année sur www.teamstama.com.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

L’article Un film d’action made in Nord vaudois est apparu en premier sur La Région.

22 sep 2017

L’Appli du Coeur, pour avoir moins peur

Yverdon-les-Bains – Sensée diminuer l’anxiété et la douleur, une application est proposée à tous les enfants du Service de pédiatrie de l’hôpital de la Cité thermale, depuis juin dernier. Une innovation numérique à l’échelle de la Suisse.

L'hôpital d’Yverdon-les-Bains a été numérisé dans l’application. ©DR

L’hôpital d’Yverdon-les-Bains a été numérisé dans l’application.

«Je m’attendais à des cris et à des pleurs mais, finalement, elle était très détendue», confie l’Yverdonnoise Marine Berisha, mère d’une fille âgée de 9 ans, opérée du nez il y a quelques semaines à l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains. Pour cause, la jeune Meylina a été l’une des premières bénéficiaires de l’Appli du Cœur, une application interactive sur tablette instaurée depuis le mois de juin dans le Service de pédiatrie de l’établissement. Une première en Suisse.

Pour Sabrina Pennel, la présidente et fondatrice de l’association Les ateliers du Coeur, à l’origine du projet, cet outil est nécessaire pour faciliter et dédramatiser l’hospitalisation des plus jeunes. «J’ai côtoyé de nombreux enfants dans les hôpitaux suisses et étrangers, et je sais que leur quotidien peut être très pesant. Certains enfants passent près de deux ans dans une chambre, en attendant une greffe. Cela génère beaucoup d’anxiété.»

 

Moins de médicaments

 

L’outil permet à l’enfant de comprendre toutes les étapes de l’opération. ©DR

L’outil permet à l’enfant de comprendre toutes les étapes de l’opération.

Un stress qui engendrerait des douleurs supplémentaires. «Grâce à sa dimension apaisante, la tablette devrait permettre de réduire 70% des douleurs et, par extension, diminuer la prise de médicaments, avant et après l’opération. Ainsi, l’enfant pourrait rentrer plus vite à la maison.»

Inspirée par les pratiques du centre hospitalier universitaire de Rennes, en France, l’application met en scène l’utilisateur, grâce à un avatar à son image. La petite Meylina, elle, a choisi de représenter sa meilleure amie, pour qu’elle l’accompagne dans cette épreuve.

«Chaque enfant qui va au bloc opératoire a accès à la tablette une semaine avant le jour de l’opération, raconte Coralie Gros, infirmière en charge du projet. Ainsi, après avoir entré son nom, son âge et ses activités préférées, il peut regarder un petit scénario personnalisé de son opération à venir.»

 

Une «grande aventure»

 

Pour les jeunes âgés de 4 à 11 ans, tous les détails médicaux sont occultés, pour laisser place à ce qui est appelée une «grande aventure», où la blouse blanche est un déguisement et les médicaments de la potion magique. «Grâce à ce système, beaucoup d’enfants sont venus tout sourire le jour de l’opération, se réjouit Coralie Gros. Certains avaient même hâte de commencer.»

Pour les plus âgés, le support est le même, mais les étapes de l’opération sont décrites de manière réaliste. «Chaque intervention médicale est expliquée au patient en amont, avec des dessins explicatifs, souligne Sabrina Pennel. Mettre des images sur des mots est un facteur de soulagement.»

Le jour J, l’aide-soignant a le choix entre différents modes d’utilisation de la tablette : une échelle de confort, grâce à laquelle l’enfant peut montrer où il a mal, ainsi qu’un jeu permettant de faciliter l’endormissement à l’heure de l’anesthésie.

 

Alléger la souffrance

 

«Ma fille a pu compter des moutons en attendant de recevoir le masque, ce qui l’a vraiment amusée», se rappelle Marine Berisha. Grâce à de nombreux jeux, tels que le puzzle, le memory et le coloriage, l’enfant a également la possibilité de se distraire durant son séjour à l’hôpital, avant et après l’opération.

Une aubaine pour les petits, mais également pour leurs parents. «J’étais très soulagée que ma fille soit si calme. Je l’ai retrouvée le lendemain dans son lit, dans les vapes certes, mais quand même avec sa tablette», sourit la mère de Meylina.

Actuellement, l’Appli du Cœur est utilisée près de deux fois par semaine, à l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains, grâce à une dizaine de tablettes. Sabrina Pennel espère désormais convaincre les hôpitaux de Genève et de Lugano.

 

Le numérique au service du bien-être des petits

 

«Quand j’ai demandé aux établissements hospitaliers suisses s’ils désiraient se munir d’une telle application, l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains a tout suite été très intéressé», se rappelle Sabrina Pennel.

Durant près d’une année, l’extérieur et l’intérieur des bâtiments de l’hôpital ont été filmés, ainsi que les aides-soignants, afin de les numériser dans l’application. «L’idée est que les enfants se sentent en confiance dans cet environnement, explique l’infirmière Coralie Gros. Un jeu de réalité augmentée est même proposé durant le trajet entre la chambre et le bloc opératoire.»

Atteints d’une maladie chronique ou non, tous les jeunes nécessitant une opération peuvent bénéficier de la tablette. «Parfois, ce sont des chirurgies bénignes, comme une ablation des amygdales ou une opération des végétations. Mais j’essaie aussi de proposer cet outil pour des urgences, comme une appendicite.»

Pionnier, le Service de pédiatrie de l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains avait déjà intégré l’hypnose conversationnelle pour rassurer les plus petits (voir La Région Nord vaudois du 3 mars 2016).

Enregistrer

Enregistrer

L’article L’Appli du Coeur, pour avoir moins peur est apparu en premier sur La Région.

22 sep 2017

La petite reine fera son retour à Yverdon-les-Bains

Cyclisme – L’édition 2018 du Tour de Romandie fera escale dans la Cité thermale, le jeudi 26 avril. La capitale nord-vaudoise recevra l’arrivée de l’étape qui partira de Delémont.

Le chrono par équipes de 2009, dans les rues d’Yverdon-les-Bains. ©Champi-a

Le chrono par équipes de 2009, dans les rues d’Yverdon-les-Bains.

Le Tour de Romandie sera de retour à Yverdon-les-Bains, au printemps prochain. La Cité thermale recevra l’arrivée de la deuxième étape de l’édition 2018 de l’épreuve. Le jeudi 26 avril, le peloton arrivera en provenance de Delémont, après avoir traversé le Jura.

«Nous avons régulièrement reçu des épreuves cyclistes. Je crois qu’on peut même affirmer que le vélo a du poids dans le Nord vaudois et que la région se prête bien à sa pratique, souligne le syndic Jean- Daniel Carrard, à l’heure d’évoquer les raisons de l’accueil du Tour de Romandie. D’une manière générale, nous sommes toujours intéressés à accueillir des manifestations sportives et culturelles.»

Le dernier arrêt de la boucle romande à Yverdon-les-Bains date de 2009. A cette date, un contre-la-montre par équipes avait été organisé au cœur de la ville. L’année avait été particulièrement forte en émotions cyclistes, pour la région, puisque le Tour de Suisse était également passé dans la Cité thermale, avant de rejoindre Juraparc, puis Le Sentier le lendemain. Ensuite, au mois de juillet, c’est le Tour de France qui était passé par la deuxième ville du canton et ses alentours.

 

Villes-étape dévoilées

 

L’édition 2018 du Tour de Romandie aura lieu du mardi 24 avril au dimanche 29 avril. Le prologue aura lieu au coeur de Fribourg. Suivront des étapes pour baroudeurs Fribourg-Delémont le mercredi 25, puis Delémont-Yverdon-les-Bains le lendemain. Le contre-la-montre se disputera le vendredi 27 entre Ollon et Villars, à la veille d’une étape de montagne en boucle Sion- Sion le samedi 28. L’ultime étape, entre Mont-sur-Rolle et Genève, se terminera par le traditionnel final royal sur les quais genevois le dimanche 29 avril.

Le parcours précis qui attend le peloton entre ces différentes têtes d’étape sera dévoilé dans le courant du mois de décembre.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

L’article La petite reine fera son retour à Yverdon-les-Bains est apparu en premier sur La Région.

21 sep 2017

Accueil de star pour la ministre de l’éducation 4.0

Yverdon-les-Bains – Cesla Amarelle a eu son heure de gloire, mardi soir, lors de la cérémonie en l’honneur de son accession au Conseil d’Etat. Un grand moment pour la socialiste, qui prévoit déjà de grands chantiers.

La socialiste yverdonnoise Cesla Amara a été escortée par le premier citoyen de la ville, l’UDC Pascal Gafner, pour aller prendre l’apéro, après la cérémonie officielle célébrant son accession au Conseil d’Etat. ©Michel Duperrex

La socialiste yverdonnoise Cesla Amarelle a été escortée par le premier citoyen de la ville, l’UDC Pascal Gafner, pour aller prendre l’apéro, après la cérémonie officielle célébrant son accession au Conseil d’Etat.

A peine a-t-elle fait un pas dans la salle du Théâtre Benno Besson, que l’ensemble du public s’est mis à l’applaudir. Cesla Amarelle, nouvelle ministre en charge de la formation, de la jeunesse et de la culture, a fait son entrée à Yverdon-les-Bains telle une star. Une cérémonie était organisée en son honneur par la Municipalité, mardi soir, afin de célébrer l’accession de la socialiste au Conseil d’Etat. Heureux hasard, l’événement a eu lieu le jour de la rentrée universitaire.

Jour de fête oblige, ses amis et collègues se sont succédé sur l’estrade pour exprimer leur joie de voir l’ancienne professeur de droit des migrations à l’Université de Neuchâtel intégrer l’Exécutif cantonal. «Sérieuse», «militante», «forte d’une grande expérience», «combative», «prédestinée à la politique», «souriante», «capacité à nouer des alliances», les compliments et les éloges ont fusé de toute part.

 

Quelques anecdotes

 

Les conseillers d’Etat ont fait le déplacement jusqu’au Théâtre Benno Besson pour célébrer l’arrivée de leur nouvelle collègue, ©Cesla Amarelle.

Les conseillers d’Etat ont fait le déplacement jusqu’au Théâtre Benno Besson pour célébrer l’arrivée de leur nouvelle collègue.

Une bonne excuse également pour évoquer quelques bons moments passés avec l’Yverdonnoise : «Lors d’une soirée électorale mémorable passée au comptoir d’Oron-la-Ville et quelques bons chasselas en dégustation m’avaient d’ailleurs convaincue de sa capacité à se fondre dans la franche cordialité de l’état d’esprit valdo-vaudois, bien loin de l’image d’intellectuelle austère véhiculée ici et là, confie la présidente du Conseil d’Etat, Nuria Gorrite. Disons-le franchement, ma chère Cesla, on est revenues avec, comme on dit, une fédérale.»

Et certains se sont même permis quelques jeux de mots : «Ce n’est pas Tesla, même si ton esprit est plus vif que cette voiture. Pas non plus C’est cela, expression bien vaudoise remplaçant le voilà voilà», lance avec humour Stéphane Montangero, président du Parti socialiste vaudois.

 

Des conseils avisés

 

La principale tâche qui attend la Nord-Vaudoise, c’est l’adaptation de la Loi sur l’enseignement obligatoire (LEO). Alors, la présidente du Grand Conseil, Sylvie Podio, en a profité pour lui confier un petit conseil : «Vous allez avoir affaire à 150 députés experts en matière d’enseignement scolaire -car ils sont tous passés par l’école-, mais qui, néanmoins, font preuve d’une certaine subjectivité et d’une certaine émotion dans les débats concernant l’école. Je vous encourage donc à garder une oreille attentive à ces émotions, même si, à un moment ou à un autre, vous devrez trancher. Car c’est le seul moyen pour que nous puissions avancer ensemble dans ce dossier, au-delà des préjugés et des idéologies.»

 

Prise de conscience

 

A l’issue des divers discours, Cesla Amarelle a pris la parole sous un tonnerre d’applaudissements. Et c’est sans détour qu’elle s’est confiée aux dizaines de personnes présentes ce soir-là : «Me retrouver devant vous en tant que conseillère d’Etat me paraît parfois encore un peu abstrait, tant l’action gouvernementale est vaste, avoue-t-elle. Ce n’est que maintenant que je prend conscience des responsabilités ce qui m’attendent.» Malgré ses doutes, elle se sent prête à affronter cette nouvelle tâche : «Je suis portée par tout cet élan de soutien.»

La ministre nord-vaudoise en a profité pour rappeler les trois chantiers majeurs qui vont marquer sa législature : «Il y a beaucoup de défis, y compris pour le Nord vaudois, par rapport à l’école, afin de développer l’éducation numérique dans le canton, de mettre en œuvre la loi sur l’enseignement obligatoire et de consolider la place des maîtres de classes (ndlr : via un renforcement des mesures socio-éducatives), précise-t-elle. Et ici, j’aimerais faire en sorte qu’il y ait un bon dialogue entre les enseignants, le département et le politique.»

Reste à savoir quelles seront les premières mesures prises par celle qui se qualifie de «produit de l’école vaudoise».

Enregistrer

L’article Accueil de star pour la ministre de l’éducation 4.0 est apparu en premier sur La Région.

21 sep 2017

Woodspirit, le bois dans les veines

Vallée de Joux – Féru de sports de glisse, Lucas Bessard, 27 ans, s’est improvisé menuisier-artisan. A L’Isle, dans son atelier de poche, il s’est lancé dans la fabrication de skis haut de gamme made in Vaud, avec du bois venu tout droit du Risoux. Un vrai travail d’orfèvre.

Lucas Bessard réalise le noyau de ses skis grâce à du frêne qui provient, en partie, des vastes forêts du Risoux, à la Vallée. ©Simon Gabioud

Lucas Bessard réalise le noyau de ses skis grâce à du frêne qui provient, en partie, des vastes forêts du Risoux, à la Vallée.

Trente mètres carrés. Un garage recyclé en atelier de poche. Un havre de paix niché sur les rives de la Venoge, à L’Isle, à quelques encablures d’où elle prend sa source. Un lieu singulier, où l’effluve du bois fraîchement raboté caresse les narines, où les copeaux craquent sous les souliers. Contre le mur, alignés par paires, des skis attendent preneur. Des lattes au design élancé, faites de bois noble et local. Des pièces uniques réalisées des mains d’un seul homme, Lucas Bessard.

Pas de travail à la chaîne entre les murs de la toute jeune société Woodspirit. Même si, avec l’été qui tire sa révérence et les températures en berne, le carnet de commande pourrait bien se remplir et, avec lui, le rythme de travail s’accélérer. Dans son antre, le Vaudois de 27 ans dessine, découpe, scie, rabote, profile, colle, presse, ponce, vernit, farte et aiguise. Artisan autant que chef d’entreprise, le passionné est au four et au moulin. Et c’est peu dire. «J’ai toujours aimé m’occuper, toucher à tout. Je suis un manuel. Bricoler, c’est dans ma nature», note celui qui a grandi au milieu des machines et qui a hérité du virus du bois et du bricolage de son père, le laitier du village.

 

Noyau fait de frêne local

 

Au milieu de l’atelier, trône un vaste et vénérable établi. Dessus, des lattes de frêne attendent d’être transformées. A l’instar de ses prédécesseurs de la fin du XIXe siècle, l’artisan a porté son dévolu sur le bois. Mais pas n’importe lequel. Et c’est bien là que réside tout l’esprit de Woodspirit. Une partie du frêne provient de la forêt du Risoux, à la vallée de Joux, quelques kilomètres au-dessus du village. «Je n’utilise qu’un bois de premier choix, sans nœud, et de la région. C’est le côté authentique de l’entreprise.» Collées les unes aux autres, les lames de frêne constituent le noyau central du ski. Recouvertes de fibre de verre et couplées aux technologies actuelles -semelles et carres-, les lattes sont «tout aussi performantes et résistantes que les skis industriels», assure l’amoureux du travail bien fait.

Voilà près d’une année que le Vaudois a embrassé sa nouvelle activité, avec déjà une bonne centaine de réalisations derrière lui. En autodidacte, il assume seul la production, de A à Z. Si, à ses débuts, les doutes se sont parfois bousculés dans sa tête, l’artisan semble avoir trouvé son rythme de croisière et gagné une certaine reconnaissance de son entourage. «Au début, lorsque j’évoquais mon projet, personne ne me prenait au sérieux. Alors j’ai arrêté d’en parler et je me suis lancé dans mon coin», lâche celui qui a réalisé des études en agroalimentaire.

 

Un Crowdfunding et des espoirs

 

Preuve que les skis frappés du logo Woodspirit sont beaux, mais aussi performants, Lucas Bessard peut compter sur un ambassadeur de choix pour faire la promotion de ses réalisations, en la personne de Nicolas Falquet. Le freerider professionnel, établi aux Marécottes (VS), a en effet lâché son fournisseur et a fait le pari Woodspirit. «En plus de tester mes skis et de me conseiller, il me donne un coup de main pour la visibilité de la marque et la réalisation de films. Après quelques bières, on s’est aperçu qu’on avait pas mal de choses en commun», confie le Vaudois.

Si l’artisan se plaît dans son atelier, il avoue s’y sentir un peu à l’étroit. Raison pour laquelle il a lancé, jusqu’au 9 octobre prochain, une campagne de financement participatif. «Le garage, c’était bien pour débuter. Mais c’est un peu de la bricole. Maintenant, je cherche à professionnaliser et à développer l’entreprise», explique Lucas Bessard, qui espère rassembler de quoi lui permettre de changer de locaux et, pourquoi pas, d’investir dans de nouvelles machines, comme celles de découpe au laser. En contrepartie des dons, des bonnets et T-shirts frappés du logo Woodspirit, des pavés fleuris, une spécialité fromagère toute isloise, et, bien sûr, des skis sont proposés, suivant la somme.

A noter que l’entreprise Woodspirit organise une soirée portes ouvertes, ce soir, dès 17h, à L’Isle. Plus d’informations sur www.woodspirit.swiss.

 

Autodidacte chevronné

1990 naissance de Lucas Bessard à Lausanne. Il passera son enfance à L’Isle.

2005 Durant sa jeunesse, son papa, bricoleur chevronné, lui inocule le virus du travail du bois, et de la «bricole» en général. Il s’essaie à la fabrication de skateboards.

2013 Il fabrique sa première paire de skis. Une version hors norme au patin extra-large. En parallèle, il termine son bachelor d’ingénieur agroalimentaire à la HES de Sion. Une voie qu’il ne suivra pas, faute de «vibrer» pour la branche.

2014 Il rejoint la fromagerie de son père, afin de l’épauler dans la fabrication de Gruyère, notamment.

2016 Il fait le grand saut et fonde son entreprise, qu’il monte en raison individuelle. Il y investit toutes ses économies. Peu après, il signe un contrat de sponsoring avec le freerider professionnel Nicolas Falquet, qui lâche son fournisseur pour oser l’expérience Woodspirit.

2017 Il lance une campagne de financement participatif, afin de déménager dans un nouvel atelier, plus spacieux, et éventuellement faire l’acquisition de machines spécialisées.

Une créativité sans limite

Difficile de trouver plus homogène que la gamme de skis dits «industriels» et venus tout droit de Chine. Même pour les plus «locaux» d’entre eux, citons l’enseigne suisse Stöckli, la production de masse a pris le pas sur la singularité et l’originalité. «Mes clients recherchent quelque chose de différent, de plus authentique que ce que l’on trouve sur les pistes», note l’artisan, bien décidé à assouvir les envies les plus folles en matière de créativité. Qu’elles soient siennes ou qu’elles émanent de ses clients, d’ailleurs.

C’est au moment de procéder à «l’enveloppe» du ski, après l’assemblage et le profilage du noyau de frêne, que l’artisan fait place à l’artiste, là où toutes les folies deviennent possibles : un portrait de Donald Trump, un damier à la façon marqueterie (photos ci-contre), un logo ou un massif montagneux. Noyer, merisier, érable ou châtaignier sont autant d’essences -toutes issues des forêts suisses- avec lesquelles le jeune Vaudois compose. Un écrin de bois très fin qui vient épouser littéralement la forme du ski. La seule limite réside en la surface disponible sur les lattes.

«Je ne réalise que du sur-mesure, des skis artisanaux et personnalisables. C’est important d’entretenir un contact privilégié avec mes clients et qu’ils se sentent concernés par la réalisation du produit, quitte à faire le déplacement dans mon atelier», illustre Lucas Bessard.

Créés en une petite trentaine d’heures, du noyau aux finitions, en passant par la semelle, ses articles frappés de sa griffe dans le chevron attirent les amateurs comme les descendeurs de bon niveau. Les skis, à la fois performants et esthétiques, ont un certain coût -comptez un peu plus de mille francs la paire selon le degré de personnalisation-, mais ont trouvé leur clientèle.

Enregistrer

Enregistrer

L’article Woodspirit, le bois dans les veines est apparu en premier sur La Région.

21 sep 2017

Comment le tournoi d’Yverdon est devenu incontournable

Basketball – L’événement d’avant-saison commencera demain. Les rencontres n’auront pas lieu que sur le terrain, mais aussi en coulisses, où tous les représentants de la sphère orange suisse se sont donnés rendez-vous.

La salle des Isles fait le bonheur des basketteurs de LNA avant le début du championnat. ©Lado-a

La salle des Isles fait le bonheur des basketteurs de LNA avant le début du championnat.

Réactivé en 2014, le tournoi national de basketball d’Yverdon-les-Bains, programmé juste avant la reprise du championnat, est déjà (re)devenu un incontournable du calendrier national. De demain à dimanche, les meilleures équipes du pays, tant chez les dames que chez les hommes, fouleront la salle des Isles à l’heure de peaufiner les derniers réglages. Les joueuses et joueurs ne seront, pour autant, de loin pas les seuls à poser les pieds dans la Cité thermale, puisque c’est un peu tout le milieu du basket suisse qui a pris rendez-vous.

Olivier Schott

Olivier Schott

La formule du succès, c’est Olivier Schott (en médaillon), arrivé à la tête de l’USY Basket en 2013, et son équipe qui l’ont trouvée. «En reprenant le club, l’un des objectifs était de promouvoir la discipline. On a rebondi sur le passé en relançant le tournoi, quitte à essuyer une petite perte financière la première année, souligne le président. On a surtout pu montrer qu’on était sérieux.» Et pérenniser l’affaire.

Un vrai tir primé, puisque la manifestation est devenue le rendez-vous d’avant-saison. Dans la raquette, se côtoient les présidents des clubs de l’élite, les délégués des associations régionales, les responsables du mini-basket, ainsi que les arbitres de l’élite. Yverdon est the place to be, en somme.

«On n’est pas une grande communauté. Alors, à chaque fois qu’un grand événement est organisé, au même titre que la finale de la Coupe de Suisse ou celle de la SBL Cup (ndlr : la Coupe de la Ligue), à Montreux, on en profite pour se rassembler, lance Giancarlo Sergi, le président de la fédération nationale. Oui, le rendez-vous d’Yverdon est devenu important.»

En présence de quasi tous les représentants de la sphère orange, il est plus facile de faire passer les messages. Ainsi, 21 arbitres de LNA, 15 commissaires et un instructeur de la Fédération internationale (FIBA) se rencontreront pour la troisième fois dans la Cité thermale, dans le cadre du traditionnel clinic d’avant-saison. «On en profite pour présenter les nouvelles directives, ainsi que pour réaliser les tests physiques, précise Sébastien Clivaz, chef des arbitres nationaux. La date, juste avant la reprise, est idéale. En plus, on trouve toutes les infrastructures nécessaires, avec un excellent hôtel, des salles de conférence et des salles de sport.»

Cette année, d’un point de vue du règlement, la FIBA, dans un souci d’uniformisation, a décidé de s’aligner sur ce qui se pratique en NBA concernant la règle des marcher. «Dans les grandes lignes, un joueur en mouvement pourra faire un pas supplémentaire», prend comme exemple Sébastien Clivaz, au moment d’évoquer les principales nouveautés de la saison à venir.

Le système de statistiques a également changé. «Le tournoi permettra de l’utiliser pour la première fois de façon formelle», glisse le responsable des compétitions de le Swiss Basketball League, Valentin Wegmann, qui profitera du week-end pour rencontrer les présidents des clubs au cours de l’assemblée annuelle.

 

Parquet posé

 

Si le tournoi yverdonnois actuel convient et convainc, ses organisateurs ne manquent pas de le développer. Ainsi, principale nouveauté cette année, le sol de la salle des Isles sera recouvert d’un parquet adapté. «A la fois pour le confort des joueurs, mais aussi celui des spectateurs et des médias. En plus, cela nous permet d’accueillir un match d’handibasket, énumère Olivier Schott, tout heureux de s’aligner sur les standings des autres événements phare de la saison. Une innovation qui alourdit un peu le budget (62 000 francs au total), mais qui va dans le sens souhaité. Le prochain palier consistera à attirer une ou des équipes étrangères.

 

USY : intégration et progression

 

Les équipes phare de l’USY Basket ont repris le championnat cette semaine. En 2e ligue masculine, la troupe de José Romay reste sur deux demi-finales. «Ce qui est mieux que les ambitions de maintien affichées, rappelle le président Olivier Schott. Cette fois, l’objectif sera encore de rester à ce niveau, tout en continuant à préparer l’échelon supérieur. Nous souhaitons que nos jeunes nous y amènent. On n’ira pas chercher des joueurs ailleurs pour cela, alors on se laisse du temps.» Le Macédonien Tomcho Sokolov, ex-professionnel arrivé l’hiver passé au club, ne fait plus partie du contingent.

Chez les dames, Yverdon aligne une équipe en 2e ligue depuis le début de la saison, cette fois. «Même si l’effectif reste un peu juste, le groupe a bien pris, se réjouit Olivier Schott. Nos juniors filles pourront l’alimenter dans le futur.»

 

Le programme

 
Demain

Demi-finales hommes :

18h45 Fribourg – Genève

21h Monthey – Lugano

 

Samedi

9h-12h Tournoi minibasket

 

Demi-finales dames :

13h Fribourg – Genève

15h15 Pully – Bellinzone

17h15 concours à 3 points

 

Démonstration handibasket :

18h30 Meyrin – Pully

 

Dimanche

Finales dames :

11h15 3e-4e places

13h30 1re-2e places

 

Finales hommes :

15h45 3e-4e places

18h 1re-2e places Restauration, entrée libre.

Infos : www.usybasket.ch

Enregistrer

L’article Comment le tournoi d’Yverdon est devenu incontournable est apparu en premier sur La Région.

20 sep 2017

«L’EPFL n’est pas notre concurrent»

Yverdon-les-Bains – Après avoir codirigé le Centre de l’énergie de l’EPFL, le professeur Massimiliano Capezzali a rejoint la HEIG-VD, où il a pris la direction du tout nouveau Pôle de compétence Energie. La priorité sera mise sur le renouvelable.

Massimiliano Capezzali, 44 ans, entend faire profiter la HEIG-VD de son expérience. ©Michel Duperrex

Massimiliano Capezzali, 44 ans, entend faire profiter la HEIG-VD de son expérience.

Il est arrivé sans faire de bruit. Et pourtant, l’engagement d’un professeur et spécialiste de renommée dans le milieu de l’énergie, le Chaux-de-Fonnier Massimiliano Capezzali, à la Haute Ecole de gestion et d’ingénierie du canton de Vaud (HEIG-VD) pourrait bien faire des vagues. Ambitieux, le directeur du tout nouveau Pôle de compétence Energie entend faire profiter son nouvel employeur de son expérience acquise durant plus de dix ans au sein de l’Ecole polytechnique de Lausanne (EPFL). Interview.

 

Massimiliano Capezzali, pourquoi vous-êtes vous laissé tenter par le projet de la HEIG-VD ?

Après dix ans passés à l’EPFL, j’éprouvais le besoin d’un nouveau challenge. La volonté de la HEIG-VD de créer un pôle de compétence en matière d’énergie, de fonctionner de façon systémique, m’a séduit. L’EPFL est davantage orientée vers la recherche fondamentale. Ce qui n’est pas le cas d’une haute école, qui est surtout tournée vers le terrain et qui met en place des projets concrets à court et moyen terme.

 

Vous avez quitté une école prestigieuse, classée 14e mondiale, pour rejoindre une HES, moins réputée. Peut-on y voir une forme de régression ?

Non, il ne faut pas raisonner en termes hiérarchiques. Si les écoles polytechniques, comme celles de Zurich ou de Lausanne, jouissent d’une très grande renommée internationale, c’est aussi parce qu’elles publient des articles scientifiques dans des revues prestigieuses, comme Nature. Ce qui n’est pas la vocation d’une HES, qui doit se concentrer sur les besoins de l’industrie et de l’économie locale. Surtout, la HEIG-VD travaille sur des projets à implémenter dans un tissu local, voire régional. L’EPFL n’est pas notre concurrent. Nous travaillons, au contraire, de manière complémentaire.

 

Le Pôle de compétence Energie a vécu sa première rentrée hier. Quelle est sa vocation ?

L’idée était de créer une entité capable de mettre en avant les compétences de la HEIG-VD. Surtout, l’objectif était de créer des ponts : durant trop longtemps, on a fonctionné en «silo», c’est-à-dire que chaque domaine énergétique, qu’il soit solaire, thermique ou électrique, travaillait de manière isolée. Ce n’est plus possible. En outre, le «G», de HEIGVD, m’a énormément plu. Le pan économique de l’école est fondamental, notamment en matière de business plan, et de financement de projets énergétiques de manière générale.

 

Quel sera votre rôle, en tant que directeur de l’entité ?

J’aime me considérer comme un facilitateur d’idées et de contacts. En plus de créer des ponts au sein de la HEIG-VD, et entre la Haute Ecole et des partenaires, publics comme privés, j’ai aussi à coeur de développer la notoriété et la renommée dont jouit déjà la HEIGVD.

 

Le nom de Cité de l’énergie est volontiers prêté à Yverdon-les-Bains. Un terrain fertile pour le développement de projets énergétiques avec la Ville ?

J’ai effectivement le souhait de collaborer étroitement avec la Ville, et le Service des Energies (SEY) en particulier. Une série d’idées de projets a d’ailleurs été évoquée. Dans Yverdon-les-Bains, il y a «les-Bains». La ville peut se targuer de bénéficier de gisements d’énergie thermique. C’est une formidable source d’énergie renouvelable sur laquelle il faut tabler.

 

A propos d’énergie renouvelable, le peuple suisse a récemment voté en faveur d’un tournant énergétique en 2050. Une aubaine pour un Pôle de compétence comme celui de la HEIGVD ?

Oui, car il y a eu un temps pour les prédictions et les théories. Aujourd’hui, il s’agit de les mettre en pratique à travers des projets concrets. Mais la sortie des énergies fossiles se fera par étapes. Il ne faut pas oublier que, concernant les produits pétroliers, la Suisse est proportionnellement plus dépendante que les Etats- Unis, à qui on aime taper sur les doigts.

 

Quels sont les grands défis aujourd’hui ?

Il faut prendre en compte les besoins de stockage, qui doivent accompagner le développement de centrales photovoltaïques, comme celle d’Onnens, réalisée récemment. A noter que le potentiel est également très fort dans les domaines de la mobilité, ou encore du chauffage d’habitations.

 

Expérience académique

 
1973 Naissance à La Chaux-de-Fonds, de parents italiens.

1998 Il obtient un doctorat en physique à l’Université de Neuchâtel.

1999 Massimiliano Capezzali travaille comme chercheur auprès de la Queen’s University de Kingston, en Ontario (Canada).

2000 De retour en Suisse, il s’engage au Département fédéral de justice et police comme collaborateur scientifique.

2001 Il rejoint l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d’abord comme chercheur, puis comme adjoint au décanat de la faculté Sciences et techniques de l’ingénieur.

2007 Il accède au poste de directeur adjoint du Centre de l’Energie de l’EPFL.

2017 Massimiliano Capezzali dirige le Pôle de compétence Energie de la HEIG-VD.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

L’article «L’EPFL n’est pas notre concurrent» est apparu en premier sur La Région.