Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

26 juil 2017

Deux nouveaux terrains pour les jeunes

Yverdon-les-Bains – Un projet de construction d’une aire de basketball et d’un terrain de football vient d’être mis à l’enquête. Ces installations devraient remplacer la piste de bicross.

Les 3000 m2 de l’ancienne piste de bicross d’Yverdon-les-Bains seront terrassés d’ici au 15 septembre. Deux terrains de sport pourraient y voir le jour. ©Michel Duperrex

Les 3000 m2 de l’ancienne piste de bicross d’Yverdon-les-Bains seront terrassés d’ici au 15 septembre. Deux terrains de sport pourraient y voir le jour.

La nouvelle est sortie dans la Feuille des avis officiels de vendredi dernier. Une construction «d’un équipement de type multisports sous le viaduc autoroutier de la N5», à Yverdon-les-Bains, a été mis à l’enquête publique. Jean-Daniel Carrard, syndic de la capitale nord-vaudoise, a confirmé qu’il s’agit d’un projet qui remplacera une partie de l’ancienne piste de bicross (voir ci-dessous). Celui-ci consiste à créer une aire de basketball et un terrain de football en gazon synthétique. Au total, ces deux aires, ainsi qu’une place de stationnement pour dix vélos et un support à graffitis, représentent une surface de près 640 m2.

«Les jeunes du quartier (ndlr : des Moulins) nous ont demandé un terrain de jeux, explique l’édile. Nous avons discuté avec eux et convenu que sous le viaduc, à l’abri de la pluie, c’était l’emplacement idéal. Grâce à cette aire, ils pourront se retrouver, tout en profitant de faire un petit peu de sport.»

 

Une idée lancée en 2011

 

Après être entrée en matière sur le fond et avoir trouvé un lieu, la Municipalité a entrepris les démarches pour redonner vie à ce lieu abandonné, depuis 2011, par l’ancien BMXClub d’Yverdon, à la suite de sa fusion avec la société sportive de Grandson –les deux associations ont été dissoutes afin de créer le BMXClub Nord vaudois.

«Le projet a été initié en 2011 par la Commune, rappelle Olivier Floc’hic, responsable de la communication de l’Office fédéral des routes (OFROU), qui est propriétaire du terrain. Normalement, lorsqu’il y a des demandes pour utiliser les terrains sous les viaducs, nous les refusons, car nous devons garantir un accès à l’infrastructure. Mais quand il s’agit d’un projet d’intérêt public, comme c’est le cas ici, nous regardons dans quelle mesure il est réalisable et à quelles conditions.»

Pour délivrer un accord de principe à la Ville -qui finance le projet-, l’OFROU a demandé à ce que des filets soient installés au-dessus de l’air de jeux -à une hauteur de 18 m selon les plans-, ainsi que des pare-ballons autour des terrains, mesurant 3 à 4 m de haut. «Ces exigences particulières sont nécessaires pour protéger non seulement les conduites et l’infrastructure du viaduc autoroutier, mais surtout les enfants, qui viennent jouer dessous. Car si la structure est abîmée par les lancés de ballons, des morceaux de béton pourraient tomber.»

La population a jusqu’au 20 août pour manifester leurs éventuelles oppositions au projet. Une convention réglant l’utilisation du terrain sera bientôt établie entre la Ville et l’OFROU. Et, selon le syndic, un préavis devrait être voté «prochainement » au Conseil communal de la Cité thermale, afin de trouver le financement nécessaire à la réalisation du lieu.

 

Terrain encore bosselé

 

L’OFROU, propriétaire du terrain, a demandé, en 2011, au BMX-Club d’Yverdon, qui l’utilisait comme piste de bicross, de quitter les lieux pour des raisons de sécurité. Fin 2016, il est revenu à la charge en imposant à l’association nord-vaudoise de mettre en oeuvre des travaux de démolition de la piste et de remise en état du terrain (lire La Région Nord vaudois du 14 février). Le mandat a été donné à l’entreprise Cand-Landi S.A., à Grandson, rappelle Steve Bonny, président du BMX-Club Nord vaudois, qui n’est pas au courant du nouveau projet. La facture que le club devra payer s’élève à environ 40 000 francs. La Ville d’Yverdon-les-Bains s’est portée garante de cette somme auprès de l’entreprise.

Pourtant, le chantier n’a pas encore débuté. Cand-Landi S.A., très occupé jusqu’ici avec les gros chantiers de l’Arsenal notamment, ne s’y attellera que d’ici à la mi-août. «Comme ce n’était pas urgent, nous avons un petit peu repoussé, précise Sylvain Homberger, sous-directeur de l’entreprise. Les travaux doivent être achevés au plus tard pour le 15 septembre.»

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26 juil 2017

Joël Genazzi : «On est tous très fâchés d’avoir perdu 4-0»

Hockey – Le défenseur international reprend la glace avec ses coéquipiers du Lausanne HC, cette semaine à Yverdon. Avec l’envie de faire mieux que l’hiver passé.

Joël Genazzi prend du plaisir à venir patiner une semaine à Yverdon, avant la reprise de choses sérieuses. ©Michel Duperrex

Joël Genazzi prend du plaisir à venir patiner une semaine à Yverdon, avant la reprise de choses sérieuses.

Comme le veut la tradition, les joueurs du Lausanne Hockey Club se retrouvent à la patinoire d’Yverdon sans leur entraîneur, durant quelques jours à la fin juillet. L’occasion de prendre un peu de plaisir avant le premier camp sur glace, la semaine suivante à Villars. La possibilité, aussi, de rechausser les patins et de tâter le puck en douceur, avant les efforts attendus.

Lundi en fin d’après-midi, ils étaient une vingtaine à s’être présentés sur le rink yverdonnois durant deux heures. Parmi eux, de nouveaux visages -ceux des recrues Sandro Zannger, Lukas Frick et Sandro Zurkirchen-, quelques juniors et l’international Joël Genazzi. A 29 ans, le défenseur a participé à son premier Championnat du monde, en mai dernier à Paris.

 

Joël, comment avez-vous vécu cette expérience ?

J’ai beaucoup apprécié, ce d’autant plus que l’équipe a réalisé un excellent tournoi, ce qui est idéal. Je suis plutôt content de mon jeu. On n’a toutefois pas pris beaucoup de risques compte tenu de la qualité de glace qui n’était pas très bonne. Me rendre au moins une fois à un tel tournoi était un rêve.

 

Avez-vous pris rendez-vous avec l’équipe de Suisse pour l’hiver prochain, et notamment les Jeux olympiques ?

On verra ça le moment venu. Je ne connais pas les plans du sélectionneur, comment il voit son équipe. Et puis, je sais bien qu’à Paris, il manquait du monde.

 

Durant le tournoi, vous avez déclaré à la presse que c’était aussi votre rôle de parler du projet du Lausanne HC, notamment aux Romands Vincent Praplan (Kloten) et Romain Loeffel (Genève- Servette), qui arriveront en fin de contrat l’été prochain. Avez-vous réussi à convaincre quelqu’un ?

C’est compliqué… Vincent est en camp en NHL (ndlr : avec Chicago) et a certainement d’autres plans en tête. Quant à Romain, il se sent bien à Genève. Je ne sais pas s’il voudra changer d’air. Je ne suis même pas sûr qu’il soit possible de passer de Genève à Lausanne !

 

En fin d’année dernière, vous avez subi une commotion. Vous en êtes-vous remis ?

Ce n’était pas trop grave, mais ça a cassé mon rythme. Durant les mois de janvier et février, je n’ai pas évolué au même niveau que plus tôt dans la saison. Il faut dire, aussi, que c’est à cette période que l’équipe a connu son mauvais passage. Les choses auraient certainement été plus faciles dans de meilleures circonstances. Cela a tout de même été de mieux en mieux pour moi, notamment durant les playoffs. Ensuite, j’ai eu une petite pause avant sept semaines de préparation pour le Mondial, où j’étais en forme.

 

Vous avez prolongé votre bail au LHC de cinq saisons. Qu’est-ce qui vous a convaincu de rester ?

Pour une fois, j’avais plusieurs possibilités avec des contrats à long terme. Je ne voulais pas faire deux ans à un endroit et devoir changer ensuite. Finalement, comme je me plais beaucoup à Lausanne, que j’y ai mes amis, un bon coach et d’excellentes conditions, j’ai eu envie de rester. Le LHC a annoncé vouloir faire de grandes choses, je me suis dit que ce n’était pas possible que je me retrouve ailleurs si ça se passait. Je ne veux pas louper ça.

 

Quatrième du championnat, l’équipe a franchi un cap, malgré son élimination en quarts de finale des playoffs. Que faire pour en passer un autre ?

On n’a pas encore parlé de ça avec Dan (ndlr : Ratushny, l’entraîneur). Mais l’an passé, on a réalisé un début de saison incroyable. Sur ce point, il ne faut rien changer. Par contre, on devra s’entraîner dur pour trouver de la constance. Il faut le dire, lors de notre grand creux de fin de saison, c’était parfois le désastre.

 

Comment expliquez-vous ce passage à vide de neuf défaites en onze matches, puis l’élimination 4-0 en séries contre Davos ?

C’est difficile à dire. Oui, on était presque sûrs de terminer 4es avant cette période, mais on savait qu’on devait tout donner, la ligue est tellement serrée. C’est dans les têtes. Avec le recul, je pense à présent que c’est presque mieux d’avoir pris une claque en playoffs que de s’être inclinés 4-3. Plutôt qu’on se dise que c’était pas mal, là, on est tous très fâchés d’avoir perdu 4-0. On veut faire mieux et on va travailler pour ça.

 

Désormais, avec l’engagement de Vermin vous n’êtes plus le seul Joël dans le vestiaire…

Hormis l’entraîneur, personne ne m’appelle Joël (ndlr : son surnom est Joe). Je ne sais pas comment il va faire, on verra. Plus sérieusement, je suis très content qu’un bon joueur comme lui ait été engagé. Je me réjouis de le voir la semaine prochaine, à son arrivée.

 

Quel regard portez-vous sur cette semaine d’entraînement libre à Yverdon ?

Elles est importante pour tester le matériel, même si cette année on a déjà pu patiner quelques fois à Fleurier, durant le mois de juin. Ça fait aussi du bien de rigoler entre nous avant le camp de Villars, qui sera très dur.

 

Pour vous, la pause a été courte cette année.

J’ai eu deux semaines de vacances après le Championnat du monde, puis on vient à nouveau d’avoir deux semaines. C’est sûr que, pour moi, la préparation est différente que par le passé, avec six semaines de moins.On verra comment cela se déroulera. Mais je préfère cette variante avec un Mondial.

 

Le LHC jouera au Sentier et à Yverdon cet été

 

Vainqueur l’an passé à Yverdon, l’équipe de Dan Ratushny a un titre à défendre à la Coupe des Bains. ©Champi-a

Vainqueur l’an passé à Yverdon, l’équipe de Dan Ratushny a un titre à défendre à la Coupe des Bains.

Sept matches amicaux sont au programme du Lausanne HC, cet été, avant la reprise du championnat le jeudi 7 septembre contre Genève- Servette. Les hommes de Dan Ratushny disputeront leur première rencontre le samedi 5 août, à Fleurier, contre le HC La Chaux-de-Fonds. Ensuite, les Lions participeront au tournoi des Hockeyades, à la vallée de Joux. Sur la glace du Sentier, ils affronteront le CSKA Moscou (mardi 8 août), Rouen (jeudi 10) et les Slovaques de Nitra (samedi 12).

Le LHC reviendra à Yverdon pour la Coupe des Bains, en toute fin de préparation. Ils auront pour rivaux l’AIK Stockholm (mardi 29), puis IK Pantern Malmö (jeudi 31), avant de terminer le tournoi sur sa patinoire provisoire -pour le moment appelée Malley 2.0- le samedi 2 septembre, face aux Slovaques de Zvolen.

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25 juil 2017

Comme un air de Silicon Valley à Y-Parc

Yverdon-les-Bains – La nouvelle directrice d’Y-Parc, Juliana Pantet, entrera en fonction le 1er septembre prochain. L’Yverdonnoise amène, dans ses bagages, son expérience nord-américaine, forgée notamment en Californie.

Juliana Pantet a insisté sur le rôle important que ses racines yverdonnoises avaient joué dans sa décision de relever le défi d’Y-Parc. ©Michel Duperrex

Juliana Pantet a insisté sur le rôle important que ses racines yverdonnoises avaient joué dans sa décision de relever le défi d’Y-Parc.

Le futur d’Y-Parc sera très clairement tourné vers l’international, dès le 1er septembre. C’est à cette date que la nouvelle directrice, Juliana Pantet, prendra officiellement ses fonctions. Et au vu de son parcours professionnel, les relations avec les différents secteurs liés à la recherche et à l’innovation risquent bien de connaître une évolution en direction de l’Amérique du Nord. En effet, l’Yverdonnoise de 34 ans possède un doctorat en droit de l’université californienne John F. Kennedy. A la suite de son cursus universitaire, elle a d’abord travaillé durant quatre ans pour le consulat général du Canada à San Francisco, en tant que déléguée commerciale, avant de prendre la direction de la compagnie Beehive Holdings dès 2013. Durant cette période, elle a acquis une large expérience dans les stratégies d’investissement liées aux start-ups technologiques basées à la Silicon Valley.

 

Grandir au niveau global

 

«Mes racines yverdonnoises ont logiquement joué un rôle dans mon choix d’accepter le défi de diriger Y-Parc, reconnaît Juliana Pantet. Grâce à mes expériences en Amérique du Nord, que ce soit en Californie, au Canada ou sur la côte Est, je sais de quel soutien ont besoin les entreprises pour passer un palier, pour grandir au niveau global.»

Arrivée il y a un mois des USA, la nouvelle boss d’Y-Parc possède l’expérience des grandes entreprises, comme des start-ups. Elle connaît également les mécanismes de marchés plus petits, comme celui de Halifax, au Canada. «Il y a trois aspects qui demeurent particulièrement importants pour ce genre d’entreprises : rester compétitif, grandir assez vite et savoir attirer les talents, détaille- t-elle. Le potentiel existe déjà ici. Il faut maintenant soutenir ces entreprises pour les faire avancer.»

 

Liens internationaux

 

Durant les semaines et les mois à venir, le conseil d’administration présentera la nouvelle directrice, qui remplace ainsi Sandy Wetzel -lequel avait démissionné en mai-, aux différents partenaires engagés dans l’aventure du parc. «Madame Pantet amène avec elle un réseau très intéressant et une aptitude à communiquer, relève Pierre-Luc Maillefer, vice-président d’Y-Parc S.A. Des liens existent déjà avec deux autres parcs internationaux, un au Japon et un autre sur la côte Est des Etats-Unis. De telles collaborations demeurent indispensables pour un parc comme le nôtre, car souvent, les technologies s’interpénètrent.»

 

Pas d’assouplissement en vue
Yverdon – Conditions d’implantation à Y-Parc

 

Le conseil d’administration d’Y-Parc était notamment représenté, hier, par son président, Jean-Daniel Carrard. ©Michel Duperrex

Le conseil d’administration d’Y-Parc était notamment représenté, hier, par son président, Jean-Daniel Carrard.

Les conditions que les entreprises doivent remplir pour obtenir le droit de s’implanter à Y-Parc sont assez strictes. Elles doivent notamment se montrer actives dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Pour tenter de faire grandir un parc technologique qui a connu une période creuse dans sa capacité à accueillir de nouvelles firmes, certaines voix s’étaient élevées pour assouplir les conditions d’acceptation. «Pour l’instant, ces conditions ne changeront pas, explique Jean-Daniel Carrard, président du conseil d’administration d’YParc. Si nous devions le faire, et l’on a imaginé qu’on pourrait en discuter dans le futur, cela impliquerait un échange avec le Canton. Mais si cette discussion a lieu un jour, elle ne concernerait qu’une petite partie du parc.» Entre suppositions et emploi du conditionnel, autant dire qu’aucun assouplissement n’est à attendre à court terme.

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25 juil 2017

Un nouvel écrin pour les résidents

L’Abbaye – Après plus de deux ans d’attente, la Fondation La Croisée de Joux, qui soutient des personnes psychiquement fragiles, s’est réappropriée ses murs. Visite guidée.

Le directeur de la fondation, Jean-Daniel Fuehrer, se réjouit d’accueillir à nouveau des hôtes à La Croisée de Joux. ©Michel Duperrex

Le directeur de la fondation, Jean-Daniel Fuehrer, se réjouit d’accueillir à nouveau des hôtes à La Croisée de Joux.

Lorsqu’on arrive à l’accueil de la Fondation de La Croisée de Joux, à L’Abbaye, difficile de ne pas sentir l’odeur de peinture fraîche qui imprègne les nouveaux murs immaculés. «Désolé pour le chantier, on a déménagé il y a tout juste une semaine, explique Jean-Daniel Fuehrer, directeur de l’établissement psycho-social médicalisé. Il reste encore de nombreux travaux à entreprendre, mais les 19 résidents peuvent tout de même y loger.»

Après avoir séjourné pendant plus de deux ans à l’Hôtel des Trois Suisses, aux Bioux, les résidents de La Croisée de Joux (ndlr : l’institution a été fondée en 1979) ont pu réintégrer la bâtisse rénovée, sise au centre du village, à la place de la Tour. «Cela n’a plus rien à voir avec l’ancienne auberge, confie Martin*, l’un des patients qui a souhaité revenir à La Croisée, après plusieurs séjours dans d’autres institutions du même type. Avant, ça ressemblait à un petit chalet de montagne, mais maintenant on est réellement entré dans le XXIe siècle, c’est plus design. Et la vue qui surplombe le lac est tout simplement magnifique.»

 

Maintenir l’âme de l’auberge

 

Développé par le bureau de Vincent Rapin, à Vevey, le projet se divise en deux parties. D’une part, les architectes ont souhaité rénover le bâtiment existant, qui servait d’auberge communale par le passé et qui ne correspondait plus aux normes ECA en vigueur. D’autre part, ils ont intégré une extension, d’un volume similaire, tout en respectant l’âme de l’ancien édifice, en créant, notamment, des guichets aux fenêtres pour rappeler l’architecture combière.

La nouvelle bâtisse est principalement dédiée aux bureaux administratifs et à l’infirmerie. Dans l’ancienne, la cuisine et l’espace salle à manger ont été totalement modernisés, au rez-de-chaussée.

Pour un montant approchant les huit millions de francs, les travaux ont été largement financés par le Canton de Vaud, mais aussi par des donateurs privés, dont la Loterie romande.

*Nom d’emprunt

 

Des hôtes attendus

 

La Fondation de La Croisée de Joux est un établissement psycho-social médicalisé qui accueille 19 résidents, âgés de 18 à 65 ans. «Nous hébergeons des personnes qui ont perdu leur emploi et qui, pour une raison ou une autre, se sont retrouvées hors du système, affirme Jean-Daniel Fuehrer. Des personnes souffrant de schizophrénie ou de bipolarité sont également admises au sein de notre structure.»

Hormis cet aspect médicosocial, la fondation se veut aussi un espace pour des chambres d’hôtes. «L’objectif consiste à ce que nos résidents puissent se réintégrer dans le tissu social en participant à des tâches telles que l’aide à la cuisine, le repassage, le jardinage et le ménage. Cela permet de décloisonner le monde de la psychiatrie et de casser la frontière qui existe entre les malades et ceux qui ne le sont pas. Nos résidents se sentent, ainsi, mieux valorisés», poursuit le directeur.

Dès le début du mois de septembre, les cinq chambres d’hôtes seront ouvertes aux gens de passage.

Plus d’informations sur: http://www.croiseedejoux.ch.

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25 juil 2017

Vuiteboeuf tient ses champions

Karting – La piste nord-vaudoise a reçu une ribambelle de pilotes d’excellent niveau, dimanche dernier. L’occasion pour ces ténors du volant de s’affronter pour le plaisir et, par la même occasion, pour la bonne cause.

Le Vaudois Mathéo Tuscher pose avec son bolide. Dimanche à Vuiteboeuf, il a remporté la première manche, puis a fini 6e de la seconde. ©Michel Duperrex

Le Vaudois Mathéo Tuscher pose avec son bolide. Dimanche à Vuiteboeuf, il a remporté la première manche, puis a fini 6e de la seconde.

Dans le sillage du populaire Mucokart, la Journée des champions s’installe petit à petit comme l’autre événement phare du Karting de Vuiteboeuf. Un peu moins de promotion, mais tout autant de spectacle, et le même principe de redistribution des fonds récoltés à une association. Pour la troisième édition, dimanche, l’Arche de Kira, qui prône la protection et l’adoption des animaux, en bénéficiait. Et en l’absence de dernière minute de Sébastien Buemi, bien contre son gré, Louis Delétraz se retrouvait tout en haut de l’affiche. «Je n’avais pas de course à cette date, c’est donc bien volontiers que j’ai accepté l’invitation, lâchait le très prometteur pilote de F2, qui roulera à Budapest, sur le célèbre Hungaroring, ce weekend. Non seulement c’est pour la bonne cause, mais en plus je prends toujours un plaisir fou à participer à ce genre d’événements, ainsi qu’à retoucher au karting.»

 

Courses endiablées

 

Les filles (dont Léna Bühler, en photo de couverture) fusent à la Journée des champions, à Vuiteboeuf. ©Michel Duperrex

Les filles (dont Léna Bühler, en photo de couverture) fusent à la Journée des champions, à Vuiteboeuf.

Face à des agendas tous plus remplis les uns que les autres, il n’est évidemment pas facile pour Phillipe Ossola, l’organisateur de tout ce qui se passe sur et en dehors de la piste de Vuiteboeuf, d’attirer tous les plus grands noms. Qu’à cela ne tienne, la grille de départ des deux épreuves de dimanche avait tout de même bien fière allure, et les victoires ont été disputées jusqu’aux derniers mètres de course. Mathéo Tuscher, l’ex-pilote Rebellion en endurance, qui d’ailleurs retrouvera la compétition la saison prochaine, a dominé la première bataille, terminant avec seulement trois centièmes d’avance sur Romain Forte, pilote de karting d’endurance.

La quintuple championne de Belgique de karting, Céline Coppieters, s’est, elle, vue se faire chiper sa place sur le podium. «J’étais 3e et, dans le dernier virage, ceux de derrière ont oublié de freiner, pour m’écarter de la piste», pestait-elle en rigolant.

 

Les filles devant

 

Le Genevois Louis Delétraz a délaissé sa F2 le temps d’un dimanche pour rouler à Vuiteboeuf. ©Michel Duperrex

Le Genevois Louis Delétraz a délaissé sa F2 le temps d’un dimanche pour rouler à Vuiteboeuf.

Sans rancune, la Nord-Vaudoise Léna Bühler et elle ont pu se venger dans le deuxième round, puisque ce sont elles, les deux jeunes filles, qui ont dicté le rythme et coiffé tous ces messieurs au poteau. Léna Bühler, la pilote de Valeyres-sous-Montagny, s’est adjugée la première place avec brio. On notera que, comme l’année dernière, et malgré tous ses efforts, Fabrice Jaton, la très sympathique voix de la RTS, a fermé la marche. Il y aura assurément des revanches à prendre l’an prochain !

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24 juil 2017

La passion dévorante d’un Combier pour l’Alaska

Les Bioux / Alaska – Six mois par an, depuis onze ans, Nicolas Reymond lâche tout et part vivre sa passion de l’Alaska, dans un coin reculé des Etats-Unis.

Les longues balades de Nicolas Reymond lui permettent d’explorer la nature qui l’entoure. ©DR

Les longues balades de Nicolas Reymond lui permettent d’explorer la nature qui l’entoure.

Qui n’a jamais rêvé de couper les ponts, même momentanément, avec la société actuelle ? Le résident des Bioux Nicolas Reymond, 57 ans, est passé de la parole aux actes, puisqu’il part vivre, six mois de l’année depuis onze ans, dans une cabane, dans un endroit retiré de l’Alaska. A 80 km du premier village, à 25 km de la première route, le charpentier de la vallée de Joux a trouvé, dans son coin de paradis, la vie dont il rêvait, gamin, en lisant les récits de Jack London ou de Bernard Clavel sur le grand Nord et les pionniers qui s’y établirent. «En grandissant à la Vallée, on est déjà lié à la nature, reconnaît celui dont le film qui retrace une partie de son aventure sera diffusé dans le cadre du Festival du film alpin des Diablerets (lire ci-dessous). Ça a été un chemin de vie, parce qu’à l’âge d’à peine vingt ans, je suis parti là-bas six mois. Depuis que je suis revenu de ce séjour, il y a maintenant plus de 35 ans, tous les jours j’ai pensé à l’Alaska. C’est parti comme ça.»

 

D’abord dans les livres

 

Parmi les moments exceptionnels qu’il vit en Alaska, Nicolas Reymond apprécie particulièrement les rencontres avec les animaux dont les loups. ©DR

Parmi les moments exceptionnels qu’il vit en Alaska, Nicolas Reymond apprécie particulièrement les rencontres avec les animaux dont les loups.

Lorsqu’on lui demande comment cette passion est née, l’explication n’a rien de rationnel. Il semble que cette région se glisse sous votre peau pour ne plus vous lâcher. «Le Nord, ça vous prend, et vous ne savez pas pourquoi, tente tout de même d’analyser Nicolas Reymond. C’est venu d’un coup, à la suite de lectures de l’époque, de ces livres qui marquent votre jeunesse, comme la série de Bernard Clavel, «Le Royaume du Nord». Une fois que tu es sur place, c’est impressionnant, ça te prend ou ça ne te prend pas. Certains, en rentrant, se disent : «plus jamais», car il y a quand même des moustiques, le froid, plein de choses. D’autres y reviendront toujours.»

 

Un terrain à trouver

 

Les ours noirs, bien présents dans la région, rendent régulièrement visite au Combier, sur son terrain entre lac et montagnes. ©DR

Les ours noirs, bien présents dans la région, rendent régulièrement visite au Combier, sur son terrain entre lac et montagnes.

Nicolas Reymond passera ensuite, une année en Alaska en famille -il a trois enfants-. «C’était extraordinaire, se souvient-il. J’ai même construit une cabane en rondins pour quelqu’un. Mais c’était il y a plus de quinze ans. Je suis ensuite retourné très régulièrement pour essayer de trouver un petit terrain pour m’établir là-bas. Presque vingt ans de recherches pour tout d’un coup tomber sur un coin extraordinaire, près d’un lac. On est allé voir ce lac, un terrain était à vendre, et voilà. J’ai sauté sur l’occasion et c’est ainsi que le projet a débuté, c’était il y a onze ans.» Si l’appel de l’aventure le pousse à partir, les transitions entre les deux modes de vie ne sont pas toujours aisées. Surtout lorsqu’il faut rejoindre la Suisse après six mois dans la nature. «Là-bas je vis sans stress. J’ai parfois l’impression de revenir en enfer quand je rentre, plaisante le Combier. Je dois me mettre un bon coup de pied au cul pour m’y remettre car sinon, les factures s’accumulent et on est vite tout en bas.»

 

Gérer la solitude

 

Devant la tente qui a servi d’abri durant trois mois d’hiver, le chien de Nicolas Reymond admire la clarté du soleil. ©DR

Devant la tente qui a servi d’abri durant trois mois d’hiver, le chien de Nicolas Reymond admire la clarté du soleil.

Entre forêt et toundra, Nicolas Reymond s’est notamment mué en un observateur attentif de la faune et de la flore locale. Les ours passent régulièrement dans le périmètre de sa cabane, parfois attirés par les effluves des poissons que le Combier cuisine. A force, ce dernier a développé des sensations particulières vis-à-vis du plantigrade et des autres animaux de sa région d’adoption. «Ce sont finalement mes seuls copains, image-t-il. A force, on commence à sentir les choses comme eux, on vit avec eux et on souffre avec eux quand les périodes deviennent difficiles. Et lorsque l’on voit que des gens remontent en jet-ski des rivières encore complètement sauvages, on ne peut pas s’empêcher de se faire du souci pour l’avenir de la région et de sa faune.»

Sans contact avec d’autres êtres humains durant de longues périodes, certains rituels aident à combattre la solitude. Des gestes, maintes fois répétés, structurent les journées, offrant autant de points de repères qui préviennent les coups de blues. «On peut très vite plonger dans la mélancolie, voire pire», prévient l’aventurier.

Lors de ses prochains séjours, Nicolas Reymond voudrait partager sa passion. «Cette année, un biologiste et des photographes sont venus. Je veux partager mon endroit avec des gens qui sont concernés par cette nature, qui viennent pour étudier l’ours, ou autre. Parce que le partage, c’est ça qui est génial.»

 

Une tente avant la cabane

Alaska – La construction est aussi une aventure

 

La cabane offre un surplus de confort, même si la tente (premier plan), chauffée avec un fourneau à bois, faisait déjà le bonheur de Nicolas Reymond. ©DR

La cabane offre un surplus de confort, même si la tente (premier plan), chauffée avec un fourneau à bois, faisait déjà le bonheur de Nicolas Reymond.

Nicolas Reymond est charpentier, ou plutôt fustier, si l’on veut se montrer précis. Il construit des cabanes en rondins, c’est son métier. Et ça tombe plutôt bien, car la nature sauvage de l’Alaska offre le matériau nécessaire à profusion pour la construction de telles habitations. Par contre, ce que la nature n’offre pas sur un plateau, c’est l’ingéniosité nécessaire pour mener à bien un chantier efficace dans le grand Nord-ouest des Etats-Unis. Le Combier a notamment -on le découvre dans l’extrait du film disponible en ligne- utilisé le tronc d’un sapin proche du site de construction de sa première cabane, pour le transformer en grue. Malin et diablement efficace.

«Les trois premiers mois, nous les avons passés sous tente avec ma compagne, explique le citoyen des Bioux. En novembre, décembre et janvier, on a campé dans une tente agrémentée d’un fourneau à bois, le temps de mettre en place la première structure de la future cabane en rondins. C’était extraordinaire.»

L’année suivante, Nicolas Reymond est revenu cinq mois en Alaska pour terminer la construction de son premier abri en bois, seul cette fois, juste accompagné de son chien. D’autres cabanes ont vu le jour depuis, dans son petit coin de paradis.

 

Un festival du film reconnu dans toute l’Europe

 

Le Festival international du film alpin des Diablerets (FIFAD), dans le cadre duquel le film «Passion Alaska» sera diffusé, vivra sa 48e édition, du 5 au 12 août prochain. Le programme fera la part belle aux Suisses, mais pas uniquement. On parlera de skieurs freeride («Rancho»), du navigateur Alan Roura, 12e du dernier Vendée Globe («L’aventure au bout du rêve»), et du parcours d’une patrouille d’amies qui se sont lancées le défi de la Patrouille des Glaciers («Encordés»). Mais pas uniquement. Des films français, allemands et américains compléteront le panel proposé.

Un hommage posthume à l’alpiniste Ueli Steck, récemment disparu, sera aussi rendu. Le comité d’organisation, par la voie de son président, le conseiller aux Etats Olivier Français, attend plus de 20 000 personnes sur la semaine que dure le festival.

Informations et programme sur www.fifad.ch.

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24 juil 2017

La Fête de la bondelle a réussi son retour

Yvonand – Après deux ans d’absence, la manifestation a été relancée, samedi dernier. L’événement était attendu, puisque près de 400 poissons ont été pêchés pour l’occasion et presque tous ont été dégustés durant la soirée.

Jean-Louis Pahud (à g.), aidé notamment du municipal Alexandre Lecoutier, a pris très à coeur sa mission : fumer les bondelles comme le faisait son ami Luc Ottonin. ©Michel Duperrex

Jean-Louis Pahud (à g.), aidé notamment du municipal Alexandre Lecoutier, a pris très à coeur sa mission : fumer les bondelles comme le faisait son ami Luc Ottonin.

Ils l’attendaient avec impatience et ils n’ont pas été déçus. Les Tapa- Sabllias ont célébré, samedi soir au village des pêcheurs d’Yvonand, la Fête de la bondelle. Ce petit poisson typique du lac de Neuchâtel a été fumé, selon la tradition, dans «Le» tonneau utilisé depuis le lancement de cet événement, il y a près de quinze ans. Jusqu’en 2014, elle était organisée par Bernard Krieger. Aujourd’hui, c’est l’Association tourisme Yvonand Menthue (ATYM) qui a repris le flambeau. Bien lui en a pris, puisque le public est venu en nombre, à tel point que la quasi totalité des poissons ont été vendus, que les stocks de gâteaux à la crème de Viviane David et les limonades ont vite été épuisés. «La bondelle est excellente, elle est même meilleure qu’un homme !», s’est exclamé une Sainte-Crix avec amusement. «C’est un vrai plaisir», a confié, quant à lui, Philippe Moser, syndic d’Yvonand.

 

En souvenir du pêcheur

 

L’ambiance était festive et décontractée, samedi soir, au village des pêcheurs. Invités et organisateurs ont apprécié renouer avec ce rendez-vous estival traditionnel ©Michel Duperrex

L’ambiance était festive et décontractée, samedi soir, au village des pêcheurs. Invités et organisateurs ont apprécié renouer avec ce rendez-vous estival traditionnel

Si le rituel a été respecté à la lettre (voir encadré), une personne a, malheureusement, dû être remplacée : Luc Ottonin, l’âme de la fête qui pêchait et fumait ces corégones depuis plusieurs années. Dernier pêcheur professionnel d’Yvonand, il s’est éteint en juin 2016. «C’est aussi en souvenir de lui que nous avons souhaité relancer cette fête», a expliqué Alexandre Lecourtier, municipal de la commune et membre de l’ATYM.

 

 

Le groupe nord-vaudois Les Chorizos a mis l’ambiance, dès 20h, avec Tullio Argenziano, Pascal Girod, Giovanni Sacchetta et Jacques Planchamp (de g. À dr.). ©Michel Duperrex

Le groupe nord-vaudois Les Chorizos a mis l’ambiance, dès 20h, avec Tullio Argenziano, Pascal Girod, Giovanni Sacchetta et Jacques Planchamp (de g. À dr.).

De ce fait, c’est la famille Oberson, de Corcelles-près-Concise, qui a attrapé les quelque 93 kilos de bondelles, soit près de 400 poissons. Ensuite, la maman et la soeur de Luc Ottonin, Laurence et Danielle, se sont attelées à les saumurer. Finalement, c’est Jean-Louis Pahud, fils et petit-fils de pêcheur, et Jacky Bovay qui ont réalisé la technique du fumage, comme le pêcheur tapa-sabllia le leur avait montré. «Quand les membres de l’ATYM m’ont demandé de les aider, je leur ai répondu que je ne pouvais pas leur faire faux bond», a commenté Jean-Louis Pahud, qui aidait souvent Luc Ottonin. «Il nous a sauvé, parce que nous (ndlr : l’ATYM) connaissions la théorie, mais ne l’avions jamais mise en pratique», a ajouté Françoise Guilloud, l’une des organisatrices.

Pari réussi pour cette édition, qui sera peut-être la dernière organisée dans ce lieu symbolique. Car si la commune n’a plus de pêcheur, l’endroit doit retourner à la nature. Cette fête avait donc aussi vocation à renouer avec ce lieu et à motiver un potentiel successeur.

 

Méthode ancestrale

 

Aussitôt cuits, aussitôt mangés. Les succulents poissons n’ont pas fait long feu devant les invités, venus en nombre pour les savourer. ©Michel Duperrex

Aussitôt cuits, aussitôt mangés. Les succulents poissons n’ont pas fait long feu devant les invités, venus en nombre pour les savourer.

Ce n’est pas si simple de cuire les bondelles correctement. Il faut préparer le feu au moins une heure à l’avance pour qu’il ne reste que les braises. «Nous devons utiliser un bois dur qui ne sent pas trop fort, pas comme le chêne, détaille Jean-Louis Pahud. Nous avons commandé un stère de frêne.» Une fois la cinquantaine de poissons accrochés, la fournée est installée dans le tonneau, qui doit ensuite être refermer avec deux couvercles et des sacs de café en toile, empilés en quinconce. Durant environ vingt minutes, les chefs doivent arroser l’entrée d’air pour éviter qu’il y ait un appel d’air et la création de flammes.

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24 juil 2017

Gasch n’est pas revenu pour rien

Athlétisme – Un nouveau record personnel à 2m26 et un nouveau titre national à la hauteur : le sauteur sainte-crix a fait des étincelles au Letzigrund de Zurich.

Loïc Gasch affichait un grand sourire, hier, au lendemain de sa performance. ©DR

Loïc Gasch affichait un grand sourire, hier, au lendemain de sa performance.

Absent des meetings depuis le début du mois de février et le concours Hauteur et Musique de Sainte-Croix, Loïc Gasch a rappelé à tout le monde qu’il était l’incontestable roi de la hauteur, en Suisse. Le sauteur de l’USY a conquis un nouveau sacre national, samedi à Zurich, devant un stade acquis à sa cause. Le Nord-Vaudois a bondi à 2m26, trois centimètres au-dessus de son ancienne marque, 23 centimètres plus haut que son dauphin sur le podium.

En attente d’une opération -repoussée pour des raisons de prise en charge par les assurances-, le Sainte- Crix s’est inscrit aux Championnats de Suisse «pour se faire plaisir». Afin de ne pas prendre de risque avec son genou gauche douloureux, il a divisé son élan par deux, s’accordant cinq pas au lieu des dix habituels. «Non seulement parce que je ne maîtrise pas ma course avec le peu d’entraînement que j’ai dans les jambes, mais aussi parce qu’ainsi j’arrive moins vite et mon genou d’appel est moins sollicité.»

 

Sans pression

 

Au Letzigrund, il a choisi de commencer le concours le plus haut possible, afin de ne pas avoir à réaliser trop de sauts. En passant au premier essai à 2m06, puis à 2m09, il s’était d’ores et déjà assuré une nouvelle couronne. Il est ensuite monté à 2m15, son «objectif minimal» de la journée. Une barre là encore franchie aisément. C’est alors qu’il s’est attaqué, sans la moindre douleur, aux hauteurs proches de son record à 2m23 : 2m18 et 2m21, puis 2m24 tous franchis à la troisième tentative, puis 2m26 à la deuxième. Il a terminé son concours en manquant ses trois bonds à 2m28. Une sacrée série de sauts pour un athlète qui souhaitait se ménager. Mais les sensations étaient excellentes et Loïc Gasch n’a pas du tout été gêné par ses pépins physiques. «Comme je souhaitais avant tout m’amuser et que je n’étais pas venu à Zurich dans l’optique de faire une performance, la pression était différente et j’étais bien plus décontracté que d’habitude, raconte l’homme qui défie la gravité. Et puis, il y avait du monde dans le stade et mon concours s’est terminé en dernier. Du coup, tout le public répondait aux applaudissement. L’atmosphère m’a certainement poussé.»

Après avoir battu à deux reprises sa meilleure marque, quand il a fallu s’attaquer à la barre à 2m28, le multiple champion de Suisse a tout de même fini par fléchir. «La hauteur y était, mais je n’avais plus les jambes. J’avais beaucoup donné.»

Les résultats obtenus et le fait de n’avoir pas ressenti de douleur durant le concours encouragent Loïc Gasch à voir l’avenir avec optimisme. «Je vais me reposer, car je ne veux pas en faire trop. Je n’ai pas de saison planifiée cet été, alors je ne sais pas ce que je vais faire ces prochains temps, explique le jeune homme de quasi 23 ans. Mais s’il devient possible pour moi d’éviter une opération (ndlr : il souffre d’une calcification à la rotule) et la longue rééducation qui s’ensuivrait, je serai ravi !»

 

Quatre finales pour les Yverdonnois

 

Les autres athlètes de l’USY engagés aux Championnats de Suisse ont, pour plusieurs d’entre eux, fait très bonne figure. De retour à la compétition après une année de repos forcé, Elodie Jakob a pris une encourageante 4e place au 100m haies, franchissant la ligne en 14’’25 en finale. L’Yverdonnoise de 23 ans a, en outre, fini 6e au javelot (43,28 m).

Toujours chez les dames, Fiona Héritier s’est classée 10e du 1500m (4’42’’96), décrochant sa première qualification pour une finale suisse au niveau élite. Céline Monnard a, pour sa part, terminé 14e sur 5000m (18’23’’30). Enfin, Célia Roth n’a pas passé le cap des qualifications du 400m haies (64’’96).

Chez les hommes, Timo Roth a atteint avec un brio certain la finale du 800m. Il a terminé au 6e rang (1’56’’32, en courant trois secondes moins vite qu’en qualif’) du concours. Son camarade Simon Itim a, lui, manqué la finale de la distance malgré un bon chrono de 1’55’’83.

Enfin, l’ancien Yverdonnois exilé à Genève, Sullivan Brunet, a fini au pied du podium (4e) du 5000m, dans un temps de 14’33’’37.

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21 juil 2017

Ambiance électrique autour des pédalos

Le Pont – A la suite du refus de la Municipalité de lui fournir de l’électricité, le gérant des pédalos a décidé de faire grève durant deux semaines. Il a repris son activité mercredi dernier.

Thomas Leuenberger ne comprend pas le refus de la Municipalité d’approvisionner son cabanon en électricité. ©Michel Duperrex

Thomas Leuenberger ne comprend pas le refus de la Municipalité d’approvisionner son cabanon en électricité.

«Je voulais tout simplement créer un endroit sympathique et convivial, mais la Municipalité ne l’entend pas de cette oreille», s’indigne Thomas Leuenberger, qui loue chaque été depuis six ans une dizaine de pédalos et de paddles, ainsi que quatre bateaux à rames et deux à moteur sur les rives du lac de Joux, au Pont.

La raison de sa colère ? L’Exécutif de L’Abbaye refuse de lui fournir de l’électricité pour qu’il puisse disposer d’un réfrigérateur à l’intérieur de son cabanon, afin qu’il vende quelques boissons non alcoolisées. Pour marquer son désaccord, le Combier a décidé de faire grève durant deux semaines, du 5 au 18 juillet, mais a finalement repris son activité, mercredi dernier. «Les touristes étaient étonnés et n’ont pas saisi pourquoi j’avais fermé mon cabanon, mais après leur avoir expliqué la situation, ils m’ont compris», confie le gérant des pédalos.

 

Génératrice interdite

 

Par ailleurs, le tenancier a reçu un courrier de la Municipalité lui interdisant de disposer d’une génératrice. «L’année passée, des habitants se sont plaints du bruit que cela engendrait, explique-t-il, dépité. On m’a suggéré d’installer des panneaux photovoltaïques, mais quand on voit les prix…»

Selon lui, un raccord avec la ligne électrique, située à deux mètres de son cabanon, lui permettrait de pouvoir disposer du courant. «On est au 21e siècle, les touristes ont, notamment, besoin de charger leur portable et à l’avenir, il y aura de plus en plus de bateaux électriques qu’il faudra recharger! s’offusque Thomas Leuenberger. De plus, je souhaiterais animer un peu plus les rives du lac, avec de la petite restauration, telle que des grillades, mais vu l’attitude de la Municipalité… C’est une entrave au commerce», poursuit-il.

Dès aujourd’hui, le gérant des pédalos a trouvé une solution temporaire, puisqu’il a pu se raccorder au réseau électrique d’un voisin, qui s’est rallié à sa cause.

 

«C’est un personnage un peu olé olé…»

 

«C’est dommage pour les touristes, car il y a déjà peu d’animations au bord du lac et la saison estivale est courte, confie une personne employée dans la restauration au Pont, qui préfère garder l’anonymat. Je ne comprends pas pourquoi, il (ndlr : Thomas Leuenberger) a décidé de faire grève. C’est un personnage un peu olé olé…» Quant à sa collègue, elle ne pense pas que le fait d’avoir cessé temporairement son activité améliorera les choses. «Au mieux, ça lui aura permis de prendre quelques jours de vacances», confie-t-elle.

Contactée, la Municipalité de L’Abbaye, par la voix de son syndic Christophe Bifrare, s’explique : «Si nous refusons de fournir de l’électricité à cet endroit, c’est pour la simple et bonne raison qu’il n’y en a pas besoin, puisque ce cabanon et l’espace autour de celui-ci sont officiellement (ndlr : il existe une convention d’usage) dédiés à la location de pédalos.» Et de préciser que «si Thomas Bifrare souhaite installer un réfrigérateur pour son usage personnel, il en a tout à fait le droit, mais qu’il n’est en aucun cas autorisé à vendre des boissons».

La Municipalité a, d’ailleurs, proposé au gérant des pédalos d’installer des panneaux photovoltaïques. «On peut trouver un tel équipement pour une somme de 1500 francs», affirme le syndic de L’Abbaye qui spécifie également que le gérant des pédalos s’acquitte, chaque année, d’un émolument de 100 francs pour exploiter la location de pédalos.

En ce qui concerne le fait que Thomas Leuenberger a décidé d’interrompre son activité durant deux semaines, le syndic considère que ce n’est pas à la collectivité de payer pour lui. «Si le gérant veut se priver de son revenu, c’est son problème», poursuit-il.

L’Office du tourisme de la Vallée n’a, quant à lui, pas souhaité commenter cette affaire.

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21 juil 2017

Un apprenti en intendance du Repuis triplement primé

Nord vaudois – Malgré ses difficultés à apprendre, Mathieu Isabel a obtenu son attestation de formation professionnelle avec les honneurs. De quoi faire la fierté du directeur du Repuis et de son maître de stage.

Après avoir décroché avec brio son attestation de formation fédérale, Mathieu Isabel souhaite aujourd’hui travailler en tant qu’intendant dans les EMS, car il apprécie être au contact des résidents. ©Michel Duperrex

Après avoir décroché avec brio son attestation de formation fédérale, Mathieu Isabel souhaite aujourd’hui travailler en tant qu’intendant dans les EMS, car il apprécie être au contact des résidents.

«Nous sommes tous fiers de notre Mathieu !», lance Aurélie Guérin, responsable du Service d’intendance à l’hôpital d’Yverdon-les-Bains, en regardant son élève, Mathieu Isabel, qu’elle a suivi durant deux ans et demi. Ce jeune Yverdonnois de 21 ans vient de terminer son apprentissage au Centre de formation professionnelle spécialisée du Repuis, à Grandson (lire La Région Nord vaudois du 17 juillet). Et si Aurélie Guérin est si enthousiaste, c’est parce que son apprenti a décroché plusieurs prix, en plus de son attestation fédérale de formation professionnelle (AFP): meilleur moyenne générale, meilleure moyenne en connaissances professionnelles, meilleure moyenne en enseignement professionnel et, cerise sur le gâteau, une mention «bien». «C’est assez rare qu’un étudiant reçoive autant de prix, commente Philippe Ambühl, directeur du Repuis. Je pense que cela n’arrive que tous les trois ou quatre ans.»

Pourtant, lorsque Mathieu Isabel est arrivé au centre de formation, il voulait devenir horticulteur : «C’était trop physique pour moi», explique le jeune Mauritien d’origine. C’est alors qu’il a entrepris un stage en entretien du bâtiment. «Là, j’ai réalisé que j’avais besoin d’un métier plus cadré.» L’un de ses professeurs l’a donc orienté vers un apprentissage en intendance, ce qui lui a d’abord déplu : «Je détestais travailler la lingerie (ndlr : blanchisserie) et, surtout, je pensais que c’était un métier pour les filles», se rappelle-t-il. Ce n’est qu’après avoir effectué des stages et qu’il a pu faire face à ses préjugés et trouver sa voie.

Durant ses trois années de cursus, Mathieu Isabel a étudié quatre domaines, à savoir le nettoyage, l’accueil, la blanchisserie et la cuisine, secteur qu’il «n’aime pas du tout». «Bizarrement, c’est le nettoyage que je préfère, révèle le jeune diplômé. Parce que j’aime entretenir les locaux et on bouge tout le temps.»

 

Pas toujours tout rose

 

De la chirurgie à la médecine, en passant par la maternité et la pédiatrie, Mathieu Isabel a pu découvrir plusieurs services au sein de l’établissement hospitalier. Mais les débuts n’ont pas toujours été faciles : «Je demandais tout le temps à nettoyer les sanitaires, car j’avais peur qu’en m’occupant de la chambre j’arrache les cathéters des patients en bougeant la potence à perfusion», se rappelle-t-il. «Et il a parfois amoché quelques murs de l’hôpital avec les autolaveuses», révèle avec humour sa supérieure. «J’oubliais parfois que l’arrière de la machine était plus large que l’avant, complète le lauréat. Une fois, je suis passé trop près d’une chaise et je l’ai traînée durant plusieurs minutes avant de m’en rendre compte !» «A part ça, c’était un apprenti très volontaire et travailleur, témoigne Aurélie Guérin. Il s’adaptait très facilement d’un service à l’autre. Par contre, il est timide, alors nous avons dû lui demander d’être plus autonome, ce qui a été difficile au début.»

Aujourd’hui, il est en stage dans l’établissement médico-social Les Driades à Yverdon-les-Bains et souhaite obtenir un emploi dans ce secteur.

 

Un métier méconnu

 

«Nous sommes des gens de l’ombre, mais si on enlève le service d’intendance dans un hôpital, il ferme, confie Aurélie Guérin, responsable dudit service à l’hôpital d’Yverdon-les-Bains. Avant, on envoyait n’importe qui, mais on se rend de plus en plus compte, et même les gens qui sont là depuis vingt ans, qu’il faut suivre une formation, car c’est un travail polyvalent qui a beaucoup évolué.» «C’est un métier qui a de bons débouchés, mais il est important d’avoir un diplôme reconnu au niveau fédéral pour prouver ses capacités», complète Philippe Ambühl, directeur du Repuis.

Christelle Maillard ■

 

Onnens soutient un jeune du Centre du Repuis

 

Elio Gomes (à g.) a obtenu une attestation fédérale de formation professionnelle, notamment grâce au soutien de Sacha Hirschi, employé communal, et d’Alain Portner, syndic d’Onnens (à dr.). ©Michel Duperrex

Elio Gomes (à g.) a obtenu une attestation fédérale de formation professionnelle, notamment grâce au soutien de Sacha Hirschi, employé communal, et d’Alain Portner, syndic d’Onnens (à dr.).

«C’est la première fois que nous engageons un jeune du Repuis, confie Alain Portner, syndic de la Commune d’Onnens. C’est Blaise Longchamp (ndlr : il travaille comme vice-directeur du Centre de formation professionnelle spécialisée du Repuis, à Grandson), habitant d’Onnens, qui m’a contacté pour savoir si notre Commune engagerait un jeune en difficulté. Et nous avons accepté.»

Elio Gomes, 30 ans, d’origine portugaise, travaille comme apprenti au service du village, depuis deux ans. Vendredi dernier (lire La Région Nord vaudois du 17 juillet), il a obtenu une attestation fédérale de formation professionnelle (AFP) en tant qu’employé d’exploitation. «J’ai connu de nombreux déboires au cours de mon parcours, confie Elio Gomes. C’est une grande satisfaction d’avoir pu réaliser cette formation, avec succès.»

Au cours de son apprentissage, le jeune homme a soutenu l’employé communal, Sacha Hirschi, dans différentes tâches: nettoyer des salles de classes, tondre le gazon, balayer, réaliser des petites travaux de menuiserie. «Les jours de pluie, il travaillait dans les bureaux de la Commune et aidait les employés du secrétariat, notamment pour le tous-ménages, confie le syndic. Même si nous n’engageons aucun apprenti pour la rentrée, nous avons été très satisfaits du travail d’Elio.» Le jeune diplômé est à la recherche d’un futur emploi.

Valérie Beauverd ■

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