Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

29 sep 2017

Mettre l’affectif de côté

Football – Promotion league – Tous deux néo-promus, Yverdon Sport et Stade-Lausanne-Ouchy se retrouveront demain au Stade Municipal. A l’image de Brice Ngindu, nombreux sont les joueurs à avoir déjà évolué dans les deux camps.

Brice Ngindu ne devrait pas être sur le terrain au coup d’envoi, demain. ©Duvoisin-a

Brice Ngindu ne devrait pas être sur le terrain au coup d’envoi, demain.

Les joueurs passés par Stade- Lausanne-Ouchy gardent rarement un mauvais souvenir de leur séjour à Vidy. Les conditions pour s’entraîner sont idéales, le club est très bien géré, l’ambiance est réputée pour y être des plus chaleureuses et, depuis plusieurs saisons, les résultats s’enchaînent. «Le SLO possède d’excellentes individualités, prévient Brice Ngindu, passé de Samaranch au Stade Municipal durant l’été. Mais sa plus grande force, c’est bien son trio Mejri-Gomis-Laugeois au milieu. S’il parvient à trouver Sonny Kok devant, tout devient très compliqué pour l’adversaire.»

Par chance pour Yverdon Sport, le maître à jouer Andy Laugeois -«avec Samuel Gomis, ce sont les poumons de l’équipe»- s’est blessé lors de l’exploit des Lausannois face à Sion, en Coupe de Suisse (victoire 2-1). Il sera donc absent pour ces retrouvailles avec YS (coup d’envoi demain à 17h30 au Stade Municipal), lui qui avait porté le maillot nord-vaudois de 2007 à 2011. Et le demi n’est pas le seul à avoir évolué dans les deux camps. En plus de Brice Ngindu, Florian Gudit et Quentin Rushenguziminega ont également exercé sous les ordres du coach Andrea Binotto.

«Il y a une atmosphère un peu particulière dans le vestiaire ces derniers jours, admet le Congolais d’origine. En plus de notre parcours récent en commun (ndlr : les deux formations sont néo-promues en Promotion League), on se connaît tous très bien. C’est aussi le cas des deux entraîneurs, qui effectuent leurs diplômes ensemble. Les deux clubs ont de bons rapports, ce qui a peut-être aussi joué sur mon transfert.»

D’ailleurs, comment Brice Ngindu est-il arrivé dans la Cité thermale, lui qui alignait les buts dans un club où il se sentait bien ? «C’est avant tout des raisons professionnelles qui sont entrées en ligne de compte. Je serai papa d’ici la fin de l’année et les allers-retours avec Genève, où j’ai travaillé pendant cinq ans lorsque je jouais à Stade, ne me convenaient plus. Avec les déplacements que l’on doit faire le weekend en Promotion League, ça faisait trop. J’ai donc décidé de penser à demain et de chercher (ndlr : il n’a pas encore trouvé) quelque chose dans la région, ce que Stade-Lausanne ne pouvait pas me proposer. Et, en finalité, je suis arrivé à YS.»

 

Le poste de latéral, il connaît

 

Première adaptation, après quelques matches, Anthony Braizat a décidé de faire de son renfort un latéral. «Ça ne m’a pas dérangé, au contraire. Même si j’avais pris l’habitude d’évoluer sur l’aile au SLO, John Dragani m’avait déjà fait jouer comme défenseur lorsqu’il entraînait le Stade Nyonnais. Et le coach m’a bien fait comprendre qu’il comptait sur mes qualités de joueur de couloir pour que je prenne mes libertés et que je ne reste pas scotché derrière.» Au-delà de ça, l’intégration du footballeur de 28 ans s’est faite de la manière la plus simple du monde : «Je connaissais déjà la plupart de mes coéquipiers. Aurélien Chappuis, David Marazzi et Patrick Cazzaniga viennent également de Lausanne, alors on s’arrange pour faire les trajets ensemble.»

 

Il rêve d’entrer en jeu

 

Reste que, même si Brice Ngindu s’est rapidement fait une place à Yverdon et qu’il a effectué des débuts plutôt convaincants, il ne devrait pas être sur le terrain au coup d’envoi demain. «L’entraîneur est toujours très honnête avec nous concernant ce genre de choses. Les joueurs qui prétendent aux mêmes postes que moi ont tous réalisé de bonnes performances récemment, pendant que j’étais absent. C’est logique que je me retrouve sur le banc, même si j’aurais adoré pouvoir défier mes anciens coéquipiers, qui sont aussi mes amis pour la plupart. J’espère sincèrement avoir ma chance, même si ce n’est que pour quelques minutes.»

Que ce soit pour un quart d’heure ou le match entier, les Yverdonnois devront mettre l’affectif de côté s’ils entendent ne pas se faire secouer par des Lausannois dont la capacité à se sublimer dans les moments importants n’est plus à prouver. «On se serrera la main au coup de sifflet final. Car, avant ça, sur le terrain, il n’y a plus d’amitié, glisse Brice Ngindu. On a appris de nos erreurs récentes et, de toute façon, le rythme imposé par les premiers ne nous laisse pas le choix : on doit gagner !»
 

L’avant-match

Le point avec les équipes de la région

 
Promotion League
 
Yverdon Sport – Stade-Lausanne- Ouchy, samedi à 17h30 au Stade Municipal.

Les Yverdonnois restent sur une très convaincante prestation à La Chaux-de-Fonds (victoire 3-1). Peu d’occasions laissées à l’adversaire, une puissance offensive impressionnante, trois nouveaux points à la clé : bref, un match plein. Seul bémol ? YS a encaissé, encore. «On concède trop de buts, peste l’entraîneur Anthony Braizat. Quinze en neuf matches, c’est beaucoup. Face à Stade-Lausanne, il faudra garder cette réussite aux avant-postes, tout en se montrant un peu plus solide derrière. Dans tous les cas, si on ne réunit pas tous les ingrédients, on va se faire rentrer dedans. Nos adversaires n’hésiteront pas à nous punir.» Pour ce derby, seuls Lusuena (suspendu) et Gudit (blessé) manqueront à l’appel. Marque fera son retour dans l’effectif.

 

Bavois – Sion II, samedi à 17h aux Peupliers.

Une série de rencontres plutôt attrayante attend Bavois. Après avoir reçu Sion II demain, la troupe de Bekim Uka s’en ira à la Charrière affronter La Chaux-de- Fonds, avant de retrouver Stade- Lausanne-Ouchy aux Peupliers. Pour ces trois derbies romands, l’entraîneur bavoisan a tenu à mettre l’accent sur ce qui constitue sans doute le plus gros souci de son équipe : la constance. «On est sur une bonne lancée avec quatre points acquis en deux matches, lors desquels on n’a pas pris de buts. Il faut s’appuyer là-dessus, parce qu’on ne peut pas se le cacher : on peine vraiment à enchaîner. Dès qu’on a l’occasion d’aligner les résultats, un grin de sable vient toujours enrayer notre dynamique.» Dans un championnat où la moindre victoire peut propulser une équipe d’un bout à l’autre du classement, inutile de rappeler l’importance de rendre cette série de derbies prolifique. Pour la venue de Sion II, Bavois sera privé de Seipi (blessé) et Beynié (suspendu). Bovay sera de retour.

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28 sep 2017

L’équithérapie bénéfique pour les enfants

Yvonand – Ogens – Fabienne Débieux propose une thérapie avec les chevaux pour permettre aux personnes atteintes de maladies ou de retards de travailler sur leurs difficultés psychologiques et relationnelles. Parmi ses patients, la Tapa-Sabllia Shannon Bugnon, atteinte d’absences épileptiques.

Fabienne Débieux a dessiné des smileys sur des ballons pour entraîner Shannon, la jeune Tapa-Sabllia atteinte d’absences épileptiques, à parler de ses émotions, tout en se baladant sur le dos de Gincky. ©Michel Duperrex

Fabienne Débieux a dessiné des smileys sur des ballons pour entraîner Shannon, la jeune Tapa-Sabllia atteinte d’absences épileptiques, à parler de ses émotions, tout en se baladant sur le dos de Gincky.

«C’est bon, il est tout propre», lance Shannon, une jeune Tapa-Sabllia de 7 ans et demi. Avant-hier, comme chaque mardi, elle s’est déplacée jusqu’à Ogens pour s’occuper de l’un des trois équidés de Fabienne Débieux. Et ce jour-là, c’est le grand Gincky qu’elle a choisi de papouiller. Après lui avoir brossé le corps et décrassé les sabots, les choses sérieuses ont pu commencer. Car la fillette n’est pas venue pour suivre un cours d’équitation classique, mais pour travailler sur son comportement. Atteinte d’absences épileptiques avec amnésie et de troubles de l’attention, Shannon souffre de retards dans son développement.

Alors, avec l’infirmière du Gros-de-Vaud, spécialisée dans la thérapie avec le cheval, elle s’est fixée trois objectifs : apprendre à se concentrer, à s’affirmer et à gérer ses émotions sans faire de crise. Et, mardi dernier, c’est sur ce point précis que portait la leçon.

 

Exercices personnalisés

 

La thérapeute avait prévu un parcours de cinq exercices. A pied, puis sur le dos de Gincky, Shannon a dû reconnaître les différentes émotions de la vie courante, les imiter et les illustrer avec des situations qu’elle a rencontrées. «Par exemple, je me fâche quand ma maman s’énerve, même si c’est moi qui ai fait une bêtise», raconte-t-elle.

«Il n’y a pas de programme prédéfini. Chaque thérapeute organise ses cours en fonction de ses connaissances et de sa sensibilité, explique Fabienne Débieux. Derrière chaque exercice, il y a un but. Le cheval ne sert pas à suivre un cours d’équitation, mais pour faire office d’un intermédiaire neutre. C’est une manière moins frontale d’aborder des difficultés psychologiques, cognitives ou relationnelles que sur le divan d’un psy.»

 

Des résultats constatés

 

«Avant de commencer les séances, j’étais un petit peu sceptique parce que l’idée venait de ma belle-mère, avoue la maman de Shannon, Delphine Bugnon, sourire aux lèvres. Mais, maintenant que j’ai vu le résultat, c’est sûr que je recommanderais cette thérapie. Grâce à celle-ci, Shannon est plus zen, plus concentrée et elle s’est même améliorée au niveau scolaire, où elle avait de gros retards (ndlr : Shannon a dû redoubler sa 3e année HarmoS).» Pourtant, pour sa maman, il est difficile de savoir si ce changement radical est dû à cette thérapie -entamée en février dernier- ou à la prise de médicament, qui a débuté au mois d’avril.

 

Aussi pour l’autisme

 

En revanche, du côté d’Emile Bulliard, papa de Diego, un petit garçon autiste de 10 ans, et de Miranda, 7 ans, diagnostiquée hyperactive, la réponse est claire : «Mes enfants ont suivi cette thérapie, étant parfois sous médication, parfois non, et, dans tous les cas, elle les a énormément aidé, que ce soit au niveau de la concentration, de la mémoire, du contrôle de soi, de l’agitation ou des contacts avec un tiers», confie cet habitant de Froideville, qui est également le plus ancien client de la spécialiste d’Ogens. Selon lui, ce choix de la thérapeute est aussi très important. «Ce qui est bien avec Fabienne, c’est qu’elle est très calme et très patiente», assure-t-il.

Selon Fabienne Débieux, il faut toutefois attendre six à douze mois pour que la thérapie apporte de vrais bénéfices. Un traitement qui a son prix, puisqu’une séance individuelle d’une heure coûte 100 francs. «Et ce n’est pas pris en charge par l’assurance maladie de base», précise la Tapa-Sabllia Delphine Bugnon.

Infos : www.lecrindherbe.com

 

Qu’en pensent les psychologues ?

 

Nous avons questionné deux psychothérapeutes yverdonnois pour savoir ce qu’ils pensaient de cette thérapie avec le cheval. «Dans tout atelier éducatif, il y a un effet thérapeutique, selon Véronique Bachmann, psychologue. Je pense que cela peut-être un plus, parce que le cheval est un médium, comme les jouets que j’utilise durant mes thérapies, qui facilite le dialogue avec les enfants. Sauf que l’animal, lui, va permettre, en plus, d’éprouver corporellement quelque chose de différent. Et, comme il est imposant, l’enfant doit adopter une certaine attitude face à lui. Après, il y a aussi beaucoup de choses qui se font avec des chiens ou des dauphins.» Quant au psychiatre Claude Maendly, il perçoit deux principaux avantages : «Cela peut être bénéfique pour les personnes qui ont des troubles de la personnalité, même graves, d’anxiété, autistiques ou schizophréniques, car le cheval a un effet calmant. Et le fait de donner des ordres peut aussi redonner confiance au patient.» Mais cela ne convient pas à tout le monde : «A mon avis, ce n’est pas recommandé pour les personnes qui sont agitées ou qui ont la phobie de cet animal.»

 

Une formation

 

Pour devenir un thérapeute reconnu, comme Fabienne Débieux, il n’existe qu’une seule formation en Suisse romande : un Diploma of Advanced Studies (DAS). Elle est dispensée à l’Ecole d’étude sociale et pédagogique, à Lausanne, et dure trois ans. Un cursus qui coûte 18 000 francs. Pour suivre cette formation, quelques pré-requis sont nécessaires : un bachelor dans le domaine de la santé ou du social, deux brevets d’équitation -classique et de randonneur-, ainsi que 50 heures de suivi psychologique.

Infos : www.therapiecheval.ch.

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28 sep 2017

Un service pénitentiaire sous haute pression

Nord vaudois – A la suite de plaintes émanant des Etablissements de la Plaine de l’Orbe, les groupes UDC et PLR du Grand Conseil ont demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire.

Les Etablissements de la plaine de l’Orbe se retrouvent dans une mauvaise passe. ©Duperrex-a

Les Etablissements de la plaine de l’Orbe se retrouvent dans une mauvaise passe.

La direction des Etablissements pénitentiaires de la plaine de l’Orbe (EPO) est sous le feu des critiques depuis de nombreux jours. Entre les dysfonctionnements dont se sont plaints certains employés des secteurs de la formation, de la culture ou de l’aumônerie, et les nombreux griefs des détenus, révélés dans une lettre adressée au Grand Conseil, la pression ne cesse de croître.

 

Gouvernance en question ?

 

Avant-hier, les groupes UDC et PLR du Législatif cantonal ont même demandé la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire sur la gestion de l’ensemble du service pénitentiaire.

«La situation actuelle est préoccupante, détaille le président de l’UDC Vaud, Jacques Nicolet, de Lignerolle. En parallèle aux derniers événements, on a recensé, depuis 2012, de nombreux changements de postes, des démissions, et pas uniquement à Orbe. Il semble que le contact avec le terrain a été perdu et que ce qui est en train de se passer résulte avant tout de problèmes de gouvernance. Avec une commission d’enquête parlementaire, on saurait exactement où on se situe.» Les deux commissions du Grand Conseil (de gestion et des visiteurs), qui jouent l’une et l’autre un rôle de surveillance, n’ont que des prérogatives limitées en matière d’enquête, notamment en ce qui concerne le secret de fonction.

 

L’enquête est en cours

 

Du côté du Département des institutions et de la sécurité, on n’a pas vraiment goûté l’initiative des groupes UDC et PLR. «Je conteste qu’il existe un problème de gouvernance, se défend la conseillère d’Etat Béatrice Métraux. Je rappelle que le point de départ de tout ceci est une lettre de 62 détenus qui a eu un retentissement médiatique et a essaimé. J’ai d’ores et déjà répondu à ce courrier, qui traite notamment de problèmes de mise à disposition de ballons de football. Avec beaucoup d’attention, j’ai toutefois ordonné des vérifications en profondeur, pour voir s’il existe des dysfonctionnements organisationnels et de communication interne aux EPO. Cela m’étonne donc que les signataires n’attendent pas le résultat de nos investigations, ainsi que celui des deux commissions de surveillance du Grand Conseil, avant de lancer cette requête.»

A n’en pas douter, les résultats des vérifications ordonnées seront scrutées avec un soin particulier au moment de leur présentation.

 

Un Etat des lieux devient pressant

Interpellation déposée au Grand Conseil

Lors de sa séance d’avant-hier à Lausanne, le Grand Conseil a vu le député d’Assens Denis Rubattel (UDC) déposer une interpellation en lien avec la décision de son parti de demander la mise sur pied de cette commission d’enquête parlementaire sur le Service pénitentiaire. Intitulée «Etats des lieux concernant nos condamnés qui sont en liberté ! », cette interpellation fait, par ailleurs, suite à d’autres interpellations datant de 2014, et faisant référence aux condamnés à des peines de plus de cinq mois en attente de purger leur peine. L’interpellation actuelle soulève cinq questions, qui portent notamment sur l’état des lieux en matière d’exécution des peines et en matière de zones carcérales dans les postes de polices. L’entrée en vigueur de la réforme du droit des sanctions, le 1er janvier prochain, devrait poser le problème des capacités d’incarcération de manière encore plus aiguë qu’aujourd’hui. En effet, un des principes de cette modification prévoit de transformer les jours-amende, peu dissuasifs, en courtes peines privatives de liberté. Denis Rubattel demande également au Conseil d’Etat ce qu’il entend concrètement mettre en oeuvre, «dans le temps et l’espace», à court, moyen ou long terme, pour contrer les éventuels effets de cette réforme. L’Exécutif cantonal a trois mois pour répondre mais, vu l’urgence de la situation, on peut raisonnablement penser que les éclaircissements demandés ne devraient pas tarder.

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28 sep 2017

L’heure des grandes retrouvailles

Hockey – 1re ligue – Le HC Vallée de Joux et le HC Yverdon, néo-promu, se retrouveront samedi, à 17h30 au Sentier, pour la reprise du championnat. Un premier derby nord-vaudois qui va directement mettre tout le monde dans le bain. Prise de température avec les entraîneurs, Beat Kindler et Jiri Rambousek.

HC Vallée de Joux

Le contingent

 

Beat Kindler et la Vallée misent sur la jeunesse. ©Duperrex-a

Beat Kindler et la Vallée misent sur la jeunesse.

Gardiens : Moritz Pfäffli, Timmy Capriati (juniors élite B Morges).

Défenseurs : Valentin Betschart, Marco Bassetti, Louis Dizerens, Théo Converset, Matthias Steinmann, Quentin Carlucci (retour de l’étranger), Thomas Piazzini (Vallée de Joux II), Marco Capriati (Prilly/2L), Frédéric Wirz (Prilly/2L), Loïc Thuillard (juniors élite B Morges).

Attaquants : Jason Berney, Zachary O’Donnell, Vincent Le Coultre, Jonathan Bossard, Thierry Berthoud, Juan Gigon, Mathieu Cachin, Grégory Lièvre, Victor Gudel (juniors élite B La Chaux-de-Fonds), Loan Meystre (Bellinzone/2L).

Entraîneur : Beat Kindler.

Départs : Pascal Streit (Sion/ MSL); Luc Neuschwander (arrêt), Philippe Saghbini, Ronny Müller (Uni Neuchâtel/MSL), Jean- Yves Knecht (Meyrin/1L); Bryan Berthoud, Kévin Costa (Vallée de Joux II/3L), Michaël Guler (Villars/1L), Gabriel Humberset (juniors élite B Morges), Steve Bochsler (Prilly/2L).

Le HC Vallée de Joux entame sa cinquième saison consécutive en 1re ligue. L’hiver dernier, pour la première fois, les Combiers ont atteint les playoffs. Eliminé en quarts de finale en trois matches expéditifs par l’ogre Sion -champion et promu en Mysports League-, le HCVJ a retrouvé du mordant sous la houlette de Beat Kindler, qui faisait son retour à la bande.

Cette saison, dans la nouvelle 1re ligue amputée de ses ténors partis en MSL, la Vallée cherchera à atteindre, à nouveau, les séries. «On dit qu’il faut toujours viser plus haut que l’année précédente. Alors on souhaite accrocher les playoffs et, ensuite, on verra, lance l’entraîneur lyssois. Mais pour y parvenir, je vais avoir besoin que tout le monde tire à la même corde. Si les choses marchent dans le vestiaire, alors je pourrai en demander beaucoup à mes hommes.»

 

Un trio infernal

 

Durant l’intersaison, le contingent a perdu en expérience, notamment avec les départs de Streit, Müller et Neuschwander. Le discours est identique à celui des autres années : il n’est pas évident de convaincre les hockeyeurs de monter au Sentier. «Cela demande un gros investissement, et peu sont ceux qui sont prêts à le consentir, convient Beat Kindler. Une fois de plus, on va donner une chance aux jeunes. Parmi toutes nos recrues, aucune n’a encore évolué à ce niveau. A moi de leur inculquer l’envie de se battre pour le club.» La Vallée pourra tout de même toujours compter sur ses éléments les plus prolifiques, dont le terrible trio Berney Le Coultre – O’Donnell, capable de faire des ravages dans toutes les défenses.

Lors du dernier exercice, la bande du «Marsupilami» s’est souvent présentée à treize ou quatorze éléments. Ce qui ne l’a pas empêché de terminer dans les huit. «Mais dans les moments-clés, début janvier, on avait tout le monde», rappelle le coach, qui souhaite pouvoir aligner au moins trois lignes complètes à chaque sortie. Le meilleur moyen de réussir le nouveau championnat.

 

HC Yverdon

Le contingent

 

Jiri Rambousek entame sa cinquième saison au HCY. ©Duperrex-a

Jiri Rambousek entame sa cinquième saison au HCY.

Gardiens : Dylan Berutto (juniors élite A Lausanne), Jonathan Ledermann (juniors élite B La Chaux-de- Fonds), Michal Chmel (licence B, Uni Neuchâtel/MSL).

Défenseurs : Jimi Tinguely, Mathias Narbel, Iago Vazquez, Killian Bertschi, Rayan Koch, Dan Vidmer (retour de blessure), Arnaud Ramet (juniors élite B Viège), Arnaud Descloux (juniors élite A Ambri-Piotta), Kilian Reidick (licence B, Sarine/2L).

Attaquants : Jonas Curty, Jérôme Vioget, Aymeric Deschenaux, Léonard von Allmen, Benjamin Paillat, Damien Köppli, Giuseppe Pappalardo, Loris Pippia, Julien Walther, Mathieu Rochat (Villars/1L), Pierrick Beutler (Uni Neuchâtel/ex-1L), Juris Zandovskis (Uni Neuchâtel/ex-1L), Bryan Borgeaud (Star-Forward/ex-1L).

Entraîneur : Jiri Rambousek.

Départs : Aurélien Rovero (Lausanne II/3L); Valère-Anthony Pizzirusso (étranger); Michael Joliat, Gregory Smith (Meyrin), Anthony Werro (Lausanne II/3L).

En tant qu’étrangers, les entraîneurs du club Milan Tekel, Matus Luciak et Jiri Rambousek ne pourront pas jouer en 1re ligue.

Après deux saisons passées en 2e ligue, le HC Yverdon retrouve l’étage supérieur. «Notre place», estime Jiri Rambousek. L’entraîneur yverdonnois ne sera plus sur la glace, pas plus que ses assistants Tekel et Luciak. Le club de la Cité thermale est, par conséquent, parti à la recherche de renforts.

Aux buts, Berutto -qui a fini la saison passée au HCY- a été définitivement rapatrié. Il sera épaulé par Ledermann et, pour une dizaine de rencontres, par le très attendu Chmel. Le Tchèque, nouveau venu à Uni Neuchâtel, évoluera en licence B à Yverdon. «On a réalisé de très bons transferts à ce poste. J’aurai la certitude de pouvoir compter sur un gardien de niveau supérieur pour une bonne partie des matches, mais les jeunes auront de la glace, promet le coach. Ils sont l’avenir du club.»

 

Un buteur

 

La défense, jeune, comptera tout de même sur le retour de blessure de Vidmer et l’apport ponctuel (en licence B) de Reidick. L’attaque, elle, a gagné en expérience (Rochat), en puissance (Beutler) et en force de travail (Borgeaud). «Et puis, avec Zandovskis, on a déniché un joueur au profil de buteur», se réjouit Jiri Rambousek. L’ajout de quelques noms dans la liste des arrivées, via des licences B, est à attendre.

«Ce retour en 1re ligue constitue un excellent challenge, poursuit le technicien. L’équipe devra s’adapter. Pour cela, on a ajouté un entraînement hebdomadaire hors glace. Les gars ont accepté de faire des efforts supplémentaires. A présent, ça commence, c’est le moment d’être prêts !»

Aux yeux de «Rambo», son équipe va se retrouver face à certains effectifs de meilleure qualité. Les situations spéciales seront primordiales, avec un arbitrage toujours plus strict. Surtout, l’entraîneur n’oublie pas que «d’autres équipes, comme Fleurier, ont certainement envie de rejoindre cette 1re ligue». En clair, Yverdon va devoir retrousser les manches et aller au combat afin de prouver qu’il est à sa place.

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27 sep 2017

District Jura-Nord vaudois solidaire

Yverdon-les-Bains – Le refus nyonnais d’accorder le droit de construire un centre d’accueil à l’EVAM repose la question de la solidarité cantonale.

A Sainte-Croix, le foyer de l’EVAM est situé au centre de la localité. ©Alkabes-a

A Sainte-Croix, le foyer de l’EVAM est situé au centre de la localité.

Alors que le corps électoral de Nyon vient de refuser d’accorder un droit de superficie (DDP) à l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) pour construire un centre d’accueil, le district Jura- Nord vaudois fait plutôt bonne figure dans ce domaine. Yverdon-les-Bains, Sainte-Croix, et Ballaigues, pour ne prendre que les localités qui abritent des foyers -de nombreux requérants sont par ailleurs répartis dans des appartements dans toute la région-, accueillent largement plus de personnes que des communes comparables, selon les statistiques figurant sur le site de l’EVAM. Orbe et Le Chenit en font aussi partie.

Le critère de répartition des requérants d’asile a été fixé par la Confédération. Il est tout simplement proportionnel à la population. A ce niveau, cela ne pose pas trop de problèmes. Encore moins depuis que la dynamique migratoire est à la baisse (voir ci-dessous).

A l’intérieur du canton, c’est une toute autre histoire, qui revient avec une couleur d’urgence à chaque crise migratoire. Ces dernières décennies, le Chablais, l’Ouest lausannois et le Nord vaudois ont bien assumé leurs obligations, allant au-delà des quotas mathématiques.

 

Déception perceptible

 

La Côte fait, par contre, figure de mauvais élève. Le projet qui vient de capoter par le refus, à 55% des votants, de l’octroi d’un droit de superficie est le troisième -le premier à avoir été soumis à votation- du genre enterré à Nyon. Qui a le triste privilège d’accueillir encore des migrants dans un abri de protection civile.

Même si elle s’exprime en termes diplomatiques, Evi Kassimidis, porte-parole de l’EVAM, ne cache pas sa déception : «Cela fait quarante ans que le terrain concerné, situé près de la gare, est en friche. Et tout d’un coup, il pourrait accueillir d’autres projets…»

Cette déception n’a d’égal que celle du syndic de Nyon, Daniel Rossellat. Car la Municipalité était favorable à ce projet. C’était l’occasion, pour le chef-lieu du district, hors situation de crise, de régler une fois pour toutes le problème de l’accueil des requérants d’asile.

 

Bien acceptés

 

Dans le Nord vaudois, la situation est bien différente. Yverdon-les-Bains accueille, en foyer et dans des appartements, quelque 500 requérants d’asile ressortant de l’EVAM. Ceux-ci ne posent pas de problème particulier, même s’ils sont parfois victimes de l’amalgame fait avec les «dealers», omniprésents en ville, malgré une pression policière constante.

Sainte-Croix fait aussi largement sa part. Le choix de placer un foyer d’accueil au coeur de la localité avait fait l’objet de critiques. Avec le recul, il faut admettre que cela se passe plutôt bien.

Et on peut encore ajouter Vallorbe, avec le Centre d’enregistrement et de procédure (CEP), qui voit transiter des centaines de requérants chaque année.

 

Jusqu’au printemps

 

Le foyer ouvert à Jura-Rosaly, près de Ballaigues, répond aux attentes et aux besoins. Le contrat signé avec le propriétaire court jusqu’au printemps prochain. L’avenir n’a pas encore été évoqué par les partenaires. Mais il paraît évident que l’EVAM a intérêt à prolonger le bail. Car si l’arrivée de nouveaux requérants s’est considérablement ralentie depuis deux ans, l’histoire récente démontre que les vagues migratoires surviennent comme des tempêtes, violentes et imprévisibles.

 

Deux ans d’un répit qui reste tout relatif

Lausanne – L’Italie, la Grèce et la Turquie ralentissent les flux

Si les phénomènes migratoires générés par les conflits, la répression et la famine sont malheureusement loin d’être réglés, l’arrivée des requérants en Suisse est fortement ralentie depuis novembre 2015, moment où un pic important a été atteint avec, entre autres, l’exode massif des Syriens.

En novembre 2015, l’EVAM a dû loger plus de 500 nouveaux requérants. Ce nombre est tombé à une centaine par mois durant la fin de l’été. Cette baisse a été quasi constante, mais rien n’indique qu’elle se poursuivra durablement. Cela dit, l’hiver étant moins favorable à la traversée de la Méditerranée, les spécialistes tablent sur un «calme relatif» jusqu’au printemps prochain.

Evi Kassimidis, porte-parole de l’EVAM, note que la Grèce et l’Italie font, d’une certaine manière, tampon, en attendant que les autres membres de l’Union européenne mettent en place les structures d’accueil, selon le plan négocié au plus fort de la vague migratoire. Mais beaucoup de pays, à l’exemple de la Hongrie, font tout pour ne pas assumer leur part à la solidarité.

Par ailleurs, la Turquie a renforcé les contrôles et beaucoup de migrants forcés, en particulier les Syriens, restent à proximité de leur pays d’origine.

En Suisse, cette période devrait être mise à profit pour améliorer les conditions d’accueil et ne pas avoir, sauf à titre tout à fait exceptionnel, à ouvrir des abris PC.

 

EVAM

Chavannes-près-Renens – Bientôt dix ans

 
L’Etablissement vaudois d’accueil des migrants fêtera ses 10 ans d’existence en janvier prochain. Cet établissement de droit public, créé par l’Etat de Vaud, occupe quelque 500 collaborateurs, dont la moitié au siège de Chavannes-près-Renens. En ce moment, l’EVAM s’occupe de plus de 6000 personnes. Un nombre qui fluctue au gré des vagues migratoires, qui imposent à chaque fois une sévère surcharge de travail.

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27 sep 2017

Nouvelles flèches de la discorde

Yverdon-les-Bains – L’Office fédéral des routes (OFROU) a changé, au début du mois, la signalisation au sol dans le giratoire qui se trouve à la sortie de l’autoroute à Yverdon-Sud. Une modification qui soulève des questions.

Malgré le marquage au sol, les automobilistes continuent de circuler sur la voie de droite pour aller au centre-ville d’Yverdon-les-Bains. ©Michel Duperrex

Malgré le marquage au sol, les automobilistes continuent de circuler sur la voie de droite pour aller au centre-ville d’Yverdon-les-Bains.

Depuis plusieurs jours, les Yverdonnois débattent, sur les réseaux sociaux, des nouvelles flèches qui sont apparues à la sortie de l’autoroute à Yverdon-Sud, aux abords du rond-point. En effet, il y a une dizaine de jours, l’Office fédéral des routes (OFROU) a demandé de changer le marquage au sol.

Désormais, sur la voie de droite, la flèche indique que l’automobiliste doit uniquement aller en direction d’Echallens. Alors que la voie de gauche, elle, dessert les deux autres sorties, celles qui mènent au centre-ville et au Service des automobiles.

«Nous avons fait ce changement pour mettre en cohérence la signalisation verticale (ndlr : les panneaux) et horizontale (ndlr : les flèches au sol), explique Olivier Floc’hic, porte-parole de l’OFROU. Car depuis que le giratoire a été réaménagé, il y a deux ans, les deux flèches au sol pointaient faussement tout droit, ce qui contredisait le panneau.»

Selon Olivier Floc’hic, ce changement devrait fluidifier le trafic et éviter les croisements dangereux. «L’expérience nous dit qu’après une phase d’adaptation d’environ un mois, cela fonctionne bien.» Pourtant, si les gens continuent d’emprunter la voie de droite pour se rendre au centre-ville, d’autres mesures devront être prises. «Nous entreprendrons d’autres aménagements, et le moins cher sera d’apposer une ligne continue, sur le sol, dans le rond-point», confie le porte-parole, qui précise que ceci est ni courant ni obligatoire.

 

A qui la priorité ?

 

Si un automobiliste ne se conforme pas à la signalisation du giratoire, que se passe-t-il ? «Concrètement, rien, admet Olivier Floc’hic. Mais il faut respecter les présélections lorsqu’elles sont correctement indiquées, ce qui est désormais le cas dans le rond-point d’Yverdon-Sud.»

Et en cas d’accident ? «Les giratoires, c’est très particulier. Tout dépend du cas», constate la Police cantonale, qui nous a renvoyés vers le site du TCS en attendant d’obtenir une réponse des spécialistes de la législation routière. Sur ledit site Internet, les informations sont claires : le conducteur qui s’est engagé dans un giratoire sur la voie de droite a toujours la priorité sur celui qui est à gauche.

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27 sep 2017

Thaïs Hurni retrouve la maison

Football – LNA féminine – Partie durant l’été tenter sa chance aux Young Boys, l’Yverdonnoise sera de retour au Stade Municipal le temps d’un match, ce soir.

Malgré le marquage au sol, les automobilistes continuent de circuler sur la voie de droite pour aller au centre-ville d’Yverdon-les-Bains. ©Michel Duperrex

Malgré le marquage au sol, les automobilistes continuent de circuler sur la voie de droite pour aller au centre-ville d’Yverdon-les-Bains.

Tous les matins, Thaïs Hurni se rend à la gare d’Yverdon-les-Bains, la ville où elle habite, direction Lausanne. Une fois sa journée de sport-études au gymnase Auguste Piccard terminée, la jeune fille de 19 ans fonce en direction de Berne, où ses coéquipières à Young Boys l’attendent pour l’entraînement. Deux heures plus tard, c’est retour pour le Nord vaudois, déjà. «En général, c’est l’heure d’aller dormir. Mais pour l’instant, ça va, je gère. J’ai pris l’habitude de faire mes devoirs dans le train, ça me permet d’avoir du temps pour tout», sourit la footballeuse.

 

Besoin d’un nouveau défi

 

Le choix de rejoindre YB cet été, Thaïs Hurni l’a mûrement réfléchi. Elle le sait, Yverdon Féminin comptait encore sur ses talents, elle qui a fait toutes ses classes dans la Cité thermale depuis les M12, avant de rejoindre la première équipe il y a trois ans. «Ça faisait déjà un moment que j’y songeais. J’avais besoin de connaître autre chose, d’un nouveau défi, de découvrir un nouvel environnement.» D’avancer, en somme.

La Nord-Vaudoise mène donc une vie à cent à l’heure, loin de chez elle, et elle aime ça. Et puis, elle n’a pas non plus mis les pieds en terre totalement inconnue : prêt d’un quart de l’effectif bernois est francophone. «J’ai retrouvé Gwendoline Fai et Camille Surdez, avec qui j’ai joué à Yverdon. Si ça a aidé pour l’intégration ? Disons que beaucoup de mes nouvelles partenaires ont porté le maillot des équipes nationales juniors en même temps que moi. Donc on se connaissait déjà très bien à mon arrivée.»

Des joueuses qu’elle a côtoyé, Thäis Hurni va en retrouver plus d’une ce soir. A 20h sera donné le coup d’envoi du premier derby de la saison (lire ci-dessous). «Retrouver le Stade Muncipal, c’est le jour que j’attends le plus depuis mon départ. Non pas que je considère avoir quelque chose à prouver ou une quelconque revanche à prendre, mais parce que ça représente forcément un moment particulier.»

Vient s’ajouter à ce choc un début de saison contrasté au niveau comptable de part et d’autre. En deux rondes de championnat, ni Yverdonnoises, ni Bernoises n’ont inscrit de point. «Pour nous, ce soir, le message est clair : on n’a pas le droit de repartir avec autre chose que la victoire», assure celle qui évolue désormais sur la droite de la défense.

 

YF, une équipe redoutée

 

Une façon aimable de faire comprendre qu’Yverdon Féminin est une petite équipe contre laquelle perdre des points est considéré comme une faute grave ? «Pas du tout. En fait, c’est même tout l’inverse. Les autres équipes de LNA n’aiment vraiment pas jouer contre YF. Elles savent que, même si ça peut parfois se solder par une large victoire, elles auront droit à une vraie bataille et qu’en ressortir vainqueur est très difficile.»

Reste que, même si son départ pour la capitale n’a pas fait que des heureux à Yverdon, Thaïs Hurni ne cherchera pas à se faire pardonner sur le terrain : «Ce serait magnifique de marquer pour mon retour. Un peu spécial, mais magnifique !»

 

Le duel entre YF et YB, c’est une guerre

 

«Notre victoire en Coupe de Suisse (ndlr : 1-9 contre Brigue, formation de 2e ligue inter, samedi dernier) nous a permis d’engranger beaucoup de confiance, explique Frédéric Mauron, entraîneur d’Yverdon Féminin. C’est idéal avant d’attaquer ce derby face à Young Boys.» Un derby ? Pardon ? «Dans cette LNA essentiellement suisse-allemande -à l’exception de Lugano et nous c’est notre adversaire le plus proche géographiquement. Pour nous, et ça ne date pas d’hier, c’est le match à ne pas perdre. Il y a toujours une atmosphère particulière dans l’équipe avant d’en découdre avec YB. Ces rencontres sont toujours très spéciales.»

Et de l’autre côté de la Sarine, où les face-à-face alémaniques s’enchaînent chaque week-end, comment cet affrontement est-il perçu ? «On le ressent aussi d’une manière particulière, reconnaît Thaïs Hurni. Le duel entre YF et YB, c’est une sorte de guerre ! Cette rencontre, on sait qu’on doit la gagner, mais pas uniquement parce que c’est une bonne opération au classement. Il y a quelque chose en plus. On ne prend pas ce match à la légère et encore moins Yverdon de haut. On sait ce dont ses joueuses sont capables.»

 

Lancer la saison

 

Pour les Nord-Vaudoises, se sera surtout l’occasion de lancer leur saison. Si un autre résultat qu’une victoire ne représenterait pas un drame absolu, les filles de Frédéric Mauron seraient bien inspirées de tirer quelque chose de ce match, sachant qu’un déplacement à Zurich et la réception de Bâle sont prévus dans la suite de leur calendrier. «On a déjà perdu un point à Grasshopper lors de notre dernière confrontation, alors qu’on ne méritait franchement pas de s’incliner. Ça suffit», prévient le technicien yverdonnois. Thaïs Hurni et ses camardes sont prévenues. Il faudra être prêtes à la bataille au Stade Municipal. Mais ça, elles le savaient déjà.

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26 sep 2017

Les éoliennes, une menace pour la santé ?

Nord vaudois – Le député sainte-crix Yvan Pahud développera, aujourd’hui, une interpellation au sujet des projets de parcs éoliens dans le canton. En cause : les risques potentiels pour la santé liés à la proximité des installations avec les habitations.

Le projet de Bel Coster et ses neuf éoliennes, sur les hauteurs de Ballaigues, Lignerolle et L’Abergement, tel qu’il est prévu. Image d’illustration

Le projet de Bel Coster et ses neuf éoliennes, sur les hauteurs de Ballaigues, Lignerolle et L’Abergement, tel qu’il est prévu.

Le débat éolien ne faiblit pas. Boosté par les vents favorables de la Berne fédérale, le Conseil d’Etat semble même plus déterminé que jamais à intégrer l’éolien dans le paysage vaudois. Le Gouvernement pourrait, toutefois, se voir freiné dans son élan. En cause : une interpellation signée du député sainte-crix Yvan Pahud -développée aujourd’hui au Grand Conseil vaudois-, qui interpelle l’Exécutif, notamment quant aux risques pour la santé liés à une présence trop proche des éoliennes avec les habitations.

Le Nord-Vaudois déplore l’absence de base légale fixant les distances minimales entre les éoliennes et les zones habitées. «Les autorités se fondent sur des recommandations d’organisations spécialisées qui fixent une distance de 300 et 500 mètres. Mais elles datent d’une époque où les éoliennes ne dépassaient pas 100 mètres de hauteur, confie-t-il. Or, aujourd’hui, les installations se dressent à 150, voire même 200 mètres de haut. La quantité de décibels dégagée n’est donc pas la même. Les problèmes liés aux infrasons, encore peu étudiés, ne sont pas non plus pris en compte.»

 

S’inspirer de la «règle de dix»

 

Le projet de parc éolien de Sur Grati, vu depuis Vaulion. Photomontage VO Energies Eole / DR

Le projet de parc éolien de Sur Grati, vu depuis Vaulion.

A l’instar de ce qui se fait ailleurs en Europe, Yvan Pahud demande au Conseil d’Etat de prendre des mesures concrètes, en s’inspirant par exemple du Gouvernement de Bavière, qui applique «la règle de dix», une base légale qui exige qu’une éolienne doit être distante des habitations de dix fois sa hauteur, au minimum. «Selon les estimations, près de 25% de la population vivant à proximité des éoliennes sont touchées. J’attends du Gouvernement qu’il prenne une bonne fois pour toute position sur la question de la santé», poursuit-il.

De là à adopter un moratoire sur les éoliennes ? «Oui. Tant qu’il n’y a pas de réponse claire à ce sujet, on devrait bloquer la construction de parcs éoliens», déclare le député. Et d’ajouter : «Le Conseil d’Etat du canton de Thurgovie a récemment pris la décision de supprimer les parcs éoliens de son plan directeur. Le Conseil d’Etat vaudois ferait bien de s’en inspirer et de faire de même dans un but de précaution.» Jacqueline de Quattro, la cheffe du département du territoire et de l’environnement, a trois mois pour donner sa réponse.

En tout, pas moins de huit projets de parcs éoliens concernent, tout ou en partie, le district Jura-Nord vaudois. Ceux de Provence, Grandsonnaz, Grandevent et Bel Coster sont en cours de développement, alors que ceux de Sainte-Croix, Sur Grati, Mollendruz et Eoljoux sont déjà mis à l’enquête. Pour rappel, les trois éoliennes de Cronay ont été abandonnées par leurs promoteurs.

 

VO Energies assure avoir pris des précautions

 

Pour Stéphane Constantini, syndic de Vallorbe et vice-président du conseil d’administration de VO Energies, promoteur du parc éolien Sur Grati, aucun risque sur la santé n’est, à ce jour, scientifiquement prouvé. «Nous avons néanmoins fait preuve de toute la prudence nécessaire, explique-t-il. La maison la plus proche se trouvera à une distance de 700 mètres. Le quartier de Vallorbe le plus proche des installations se situera, lui, à 1500 mètres environ de l’éolienne.» Et d’ajouter, en référence à l’interpellation déposée par Yvan Pahud : «Je suis d’avis de donner la parole aux habitants des communes concernées. Pour Sur Grati, tout s’est fait dans les règles. Chacun devrait balayer devant sa porte.» Pour rappel, le projet de Sur Grati prévoit l’installation de six éoliennes (150 mètres de haut) sur les communes de Premier, Vallorbe et Vaulion.

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26 sep 2017

Consommateurs de drogues sous pression

Yverdon-les-Bains – L’association Zone Bleue connaît, depuis quelques mois, une hausse de fréquentation des toxicomanes, à la suite des opérations contre le deal menées par les autorités municipales.

La Municipalité est au début d’une phase de réflexion pour gérer la problématique des personnes dépendantes. ©Valérie Beauverd

La Municipalité est au début d’une phase de réflexion pour gérer la problématique des personnes dépendantes.

Depuis le mois de mai dernier, les autorités communales yverdonnoises, en collaboration avec la Police cantonale vaudoise et Police Nord vaudois, ont mené une vaste opération contre le trafic de stupéfiants au centre-ville. Elles ont, notamment, renforcé la présence policière, afin de «déstabiliser les délinquants».

De surcroît, la mise en place de ce dispositif de sécurité a également eu des répercussions sur les consommateurs de stupéfiants. Pierre-Yves Bassin, directeur de Zone Bleue, une institution qui offre un lieu d’accueil journalier aux personnes dépendantes, constate que ces mesures exercent «une pression supplémentaire» sur les toxicomanes.

 

Une nette augmentation

 

«La tension règne. Nous avons dû faire face à des actes de violence.» Pierre-Yves Bassin, directeur de Zone Bleue

«La tension règne. Nous avons dû faire face à des actes de violence.» Pierre-Yves Bassin, directeur de Zone Bleue

«Le deal de rue devenait problématique à Yverdon-les-Bains, reconnaît le directeur. Les consommateurs ne pouvaient pas parcourir vingt mètres sans être accostés par des trafiquants. L’opération de la police a montré des résultats visibles jusqu’à un certain point. Et nous avons remarqué une hausse de fréquentation des personnes dépendantes au sein de notre institution.» Selon les chiffres de Zone Bleue, 76 personnes, en moyenne, sont accueillies chaque jour à la rue de Neuchâtel 4, depuis le début de l’année, alors qu’en 2016, ce chiffre s’élevait à 64. «La tension règne entre certains toxicomanes, poursuit le directeur. Nous avons, notamment, dû faire face à des actes de violence», poursuit le directeur.

Par ailleurs, l’offre de produits sur le marché (héroïne, ecstasy, cocaïne, méthamphétamine, etc.) s’est diversifiée au cours des dernières années. «Désormais, une multitude de produits sont consommés simultanément en fonction du marché, avec des effets imprévisibles sur les comportements, précise Pierre-Yves Bassin. Et de poursuivre que l’objectif de Zone Bleue consiste à maintenir les personnes dépendantes dans un réseau de soin. «Face à la pression, le risque pour les usagers de drogues, c’est qu’ils se retirent dans des shootoirs isolés, hors de tout contrôle.»

 

Lutter contre le deal de rue

 

La Municipalité d’Yverdon-les-Bains, par la voix de Jean-Claude Ruchet, municipal en charge du Département de jeunesse et cohésion sociale, affirme que «rien de concret» n’a encore été envisagé pour faire face au problème. «Nous sommes dans une phase de réflexion avec nos différents partenaires sociaux.» Le déplacement de Zone Bleue dans d’autres locaux pourrait représenter une solution.

Contactée, la Police cantonale vaudoise n’a, pour l’heure, pas répondu à nos questions.

 

Réduire les risques liés à la drogue

 

Depuis sa création, en 1997, Zone Bleue est l’une des quatre structures de prévention du canton présentes à Lausanne, Morges et Vevey. «Notre mission est d’offrir un lieu d’accueil où les usagers de drogues, ainsi que les parents et les amis peuvent trouver une écoute et où ils ne se sentent pas jugés, explique Pierre-Yves Bassin, directeur de l’institution yverdonnoise.

Zone Bleue offre plusieurs services. «Ici, les personnes dépendantes peuvent échanger du matériel d’injection propre, afin d’éviter tous les risques liés à l’hépatite et au SIDA, notamment», poursuit le directeur. Par ailleurs, elles peuvent prendre une douche, utiliser la buanderie, passer des téléphones administratifs et recevoir des soins.

Plus d’informations sur : www.zone-bleue.ch ou au 024 420 24 44. Du lundi au jeudi, de 11h à 17h30, et le vendredi, de 11h à 16h.

 

Un espace de consommation sécurisé prévu

 

Les personnes qui s’injectent la drogue dans les toilettes ou les parcs publics s’exposent à d’importants risques sanitaires.

Dans la capitale vaudoise, un projet pilote d’un espace de consommation (ECS) sera mis en place pour les usagers de drogues, dans le quartier du Vallon, d’ici au printemps 2018. La Suisse compte à ce jour douze ECS, répartis dans huit villes. Lausanne reste la seule ville importante à ne pas encore disposer d’un tel lieu pour les personnes dépendantes.

Selon Pierre-Yves Bassin, ce type d’espace pourrait être envisagé dans la Cité thermale, même s’il reconnaît qu’un tel dispositif à un coût non négligeable pour la collectivité. «On attend de voir quels seront les résultats du projet pilote lausannois », conclut-il.

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26 sep 2017

Le titre reste dans la famille

Motocross – Une année après le sacre de son frère aîné Kevin, Killian Auberson est devenu pour la quatrième fois de sa carrière champion de Suisse en Inter MX2.

Grâce à son titre, Killian Auberson peut désormais arborer le no1. © Michel Duperrex

Grâce à son titre, Killian Auberson peut désormais arborer le no1.

Et à la fin, c’est un Auberson qui gagne ! Comme en 2011, 2013 et 2014, Killian Auberson s’est adjugé le titre national de la catégorie Inter MX2, dimanche dernier à Amriswil. Il succède, ainsi, à son grand frère Kevin, sacré l’an passé pour la première fois. En tout, c’est la sixième couronne nationale du cadet de la fratrie d’Epautheyres, également vainqueur en mini 85 et 125 juniors durant son enfance.

Le pilote KTM a tenu bon lors de la dernière course de la saison, malgré des fractures au poignet et au pouce gauches contractées il y a un mois, lors d’un Angora à Sergey. «J’ai tout fait afin de me remettre rapidement et pouvoir m’aligner lors des deux dernières courses du championnat suisse. J’ai dû serrer les dents, surtout il y a deux semaines à Grosswangen, quand les médecins pensaient qu’il serait impossible que je roule», souligne celui qui, par contre, n’a pas pu s’entraîner.

Dimanche, il a fini en beauté sa saison en s’imposant à Amriswil (lire ci-dessous), faisant preuve d’une sacrée force mentale. «Ce d’autant plus qu’en première manche, je n’avais pas le droit à l’erreur», glisse Killian Auberson.

A 25 ans, le régional a ajouté une nouvelle ligne à son riche palmarès. Il a fallu souffrir pour cela. «C’est le titre qui a été le plus difficile à aller chercher», reconnaît le champion. En début de saison, fatigué par son hiver passé sur le circuit supercross des Etats-Unis, il est mal parti. La coupure de deux mois du championnat suisse lui a permis de recharger les batteries et, durant l’été, il a enchaîné les victoires -neuf manches remportées consécutivement- pour revenir sur son unique rival, Luca Bruggmann. En véritable métronome, le Liechtensteinois n’a manqué le podium qu’à deux reprises cette saison, dont une fois dimanche dernier, quand il a été trahi par la mécanique. «Luca a vraiment gagné en constance, qui était son point faible, et en vitesse durant l’hiver, relève Killian Auberson. Mais j’ai prouvé, notamment lors des chronos, que j’étais encore le plus rapide. Et puis, c’est cool de pouvoir conserver le titre dans la famille !»

 

Rêve américain

 

Le pilote d’Epautheyres va désormais se soigner, espérant pouvoir être apte pour le Supercross de Genève, début décembre. Il recherche, par ailleurs, du soutien Unis cet hiver. «Je sors de ma meilleure saison là-bas, avec un 19e rang au général, malgré trois manches manquées (ndlr : il est revenu en Suisse pour des raisons budgétaires). Mais il est compliqué de trouver des solutions pour se faire prêter des motos, ce qui coûte le plus.»

 

Le suspense n’aura duré qu’une seule manche

 

Killian Auberson ne comptait que neuf points d’avance sur Luca Bruggmann, avant le dernier rendez- vous du championnat de Suisse, le week-end passé à Amriswil. Malgré sa blessure au poignet gauche, le pilote d’Epautheyres s’est d’abord rassuré sur ses capacités physiques lors du chrono, qu’il a remporté.

Le suspense n’aura, ensuite, duré qu’une seule manche. Bien que diminué, le pilote KTM a rapidement pris la roue de son adversaire liechtensteinois lors de la première course, sur la piste thurgovienne. Les deux leaders ont creusé l’écart sur le reste de la meute, avant que Bruggmann ne doive abandonner suite à un problème mécanique. Ce qui a assuré le sacre national à son rival vaudois : «Je commençais à sentir quelques douleurs en fin de manche. Par conséquent, l’abandon de Luca m’a permis de gérer la fin de course.»

Les douleurs se sont intensifiées entre les deux manches, une fois le poignet refroidi, mais Killian Auberson a tout de même terminé au 2e rang de la seconde manche, derrière Bruggmann, bien sûr. Un résultat qui a permis au désormais quadruple champion de Suisse en Inter MX2 d’enlever le Motocross d’Amriswil, épilogue de la saison. «Ça me tenait à cœur de bien terminer, souligne le lauréat. Il est toujours important de gagner une course.»

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