Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

08 juin 2017

Tout le canton sera à Treycovagnes et Chamblon

Nord vaudois – Les deux communes de la région accueillent, samedi, la traditionnelle journée de l’Union des Communes vaudoises

Le site de la manifestation, une fois choisi, a vu une tonnelle, ainsi qu’une tente qui peut accueillir jusqu’à 2000 personnes, se monter avec l’aide précieuse de la Protection civile. Une centaine de bénévoles assureront la réussite de l’événement. ©Michel Duperrex

Le site de la manifestation, une fois choisi, a vu une tonnelle, ainsi qu’une tente qui peut accueillir jusqu’à 2000 personnes, se monter avec l’aide précieuse de la Protection civile. Une centaine de bénévoles assureront la réussite de l’événement.

«Il y a trois ans, j’ai travaillé les gens au corps pour les convaincre que cette journée des Communes vaudoises pouvait être organisée par nos deux villages», rappelle Stéphane Baudat, syndic de Treycovagnes. «C’est vrai, reconnaît d’emblée Max Holzer, le syndic de Chamblon. Et je peux déjà dire que nous sommes fiers de ce qui a été réalisé depuis là.» Dès le moment où l’organisation lui a été attribuée, le comité s’est mis en place autour du président Jean-Pierre Prahin et les deux communes se sont donné les moyens de réussir, notamment en recherchant un grand nombre de partenaires auprès des acteurs économiques majeurs de la région et du canton. «Ce n’est pas quelque chose de facile lorsque ce n’est pas votre métier, relève Jean-Pierre Prahin, président du comité d’organisation. Mais nos réseaux respectifs nous ont facilité un peu la tâche et nous avons également travaillé avec une entreprise spécialisée.»

 

Budget équilibré

 

Au final, sur un budget d’environ un demi-million de francs, 300 000 francs ont été couverts par le sponsoring. Le reste proviendra des inscriptions des participants et si un déficit devait venir ternir le bilan, ce que personne n’ose imaginer, les deux communes se sont engagées à le prendre en charge. «Tout a été pensé pour le scénario du pire, explique Stéphane Baudat. Donc même si la météo n’avait pas joué le jeu, nous aurions tout de même pu accueillir les gens dans les meilleures conditions. Les places de parc, par exemple, ont toutes été prévues sur du dur, en périphérie du site.»

L’objectif visé par les deux syndics reste somme toute modeste en termes de retour. «Nous, on a surtout voulu montrer à toutes les autres petites communes du canton qu’il était possible d’organiser une telle manifestation, sourit Max Holzer. C’est plus compliqué que d’utiliser un bâtiment existant, comme à Montreux par exemple. Mais j’espère que ça suscitera des envies pour les prochaines éditions.»

 

Vers une fusion ?

 

Treycovagnes et Chamblon ont déjà beaucoup d’événements en commun (lire également ci-dessous), serait-ce l’occasion d’évoquer une fusion ? Les deux syndics ne s’y opposeraient pas, mais le temps n’est pas encore tout à fait venu, même si les réseaux d’eau respectifs pourraient bientôt connaître un rapprochement.

 

Journée UCV 2018
A Bavois !

 

Le Nord vaudois semble particulièrement convenir à la journée de l’Union des Communes vaudoises. En effet, après l’édition 2017 qui aura lieu samedi sous le patronage des communes de Chamblon et de Treycovagnes, c’est Bavois qui accueillera tous les représentants politiques du Canton de Vaud l’année prochaine, le samedi 9 juin 2018.

 

FÊTE POPULAIRE
UCV 2017

Site ouvert à tous

 

Les sociétés locales des deux communes ont fait le nécessaire pour que la fête se prolonge au Collège du point d’eau à Chamblon. Dès 15h bars à thèmes, caveau et animations diverses seront proposées au public de toute la région. Le tout se terminera avec un grand concert live dès 21h.

Jean-Philippe Pressl-Wenger ■

 

Deux villages qui savent ce que le mot collaboration signifie
Treycovagnes / Chamblon – La coopération intercommunale va bien au-delà de la Journée UCV 2017, et depuis longtemps déjà.

 

L’église de Chamblon. ©Michel Duperrex

L’église de Chamblon.

Treycovagnes et Chamblon n’ont pas attendu d’organiser la Journée des communes vaudoises pour collaborer. Elles ont ainsi de multiples activités en commun, au travers, notamment, de sociétés sportives très vivantes. Le Carnaval relie chaque hiver les deux villages, mais c’est sans doute le sport qui a le plus contribué à unir les résidents de la colline, et même au-delà.

En effet, le Tennis-Club de Chamblon réunit pas moins de 250 membres, dont une bonne centaine de juniors. En championnat interclubs, l’équipe fanion évolue en première ligue. Le Football-Club Valmont réunit les villages de Montagny, Valeyres-sous- Montagny, Chamblon, Mathod et Suscévaz. Ce club est réputé pour la qualité de son secteur formation avec une bonne centaine de juniors et deux équipes féminines. La première équipe a connu une période dorée en deuxième ligue. Aujourd’hui, les deux formations seniors évoluent en quatrième ligue. Nul doute que l’énergie consacrée à l’éducation sportive permettra à ce club de retrouver, dans un avenir proche, une catégorie supérieure.

La route qui traverse le village de Treycovagnes. ©Michel Duperrex

La route qui traverse le village de Treycovagnes.

On relèvera que la Fondation sportive du Mont de Chamblon, présidée par Jean- Louis Klaus, gère les installations sportives construites il y a un peu plus de quinze ans en faveur des footballeurs, et financées par les communes des environs. Le terrain de football a vu évoluer des joueurs de niveau international puisque lors de camps de préparation estivaux, des équipes comme Benfica Lisbonne et Shaktar Donetsk y ont évolué.

I. Ro ■

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08 juin 2017

Le Théâtre Benno Besson lève le voile sur sa saison

Yverdon-les-Bains – L’institution culturelle s’apprête à dévoiler son programme au public pour la saison 2017-2018, demain, dès 19h. Petit tour d’horizon.

 

«Edmond», une création d’Alexis Michalik, a triomphé, en mai dernier, en remportant cinq Molières. La pièce est une fresque bouillonnante sur la gestation de «Cyrano de Bergerac», l’oeuvre d’Edmond Rostand. ©DR

«Edmond», une création d’Alexis Michalik, a triomphé, en mai dernier, en remportant cinq Molières. La pièce est une fresque bouillonnante sur la gestation de «Cyrano de Bergerac», l’oeuvre d’Edmond Rostand.

Le spectateur qui découvrira, page après page, le programme fraîchement publié, aux couleurs rose et noir, de la prochaine saison du Théâtre Benno Besson (TBB) pourra se laisser tenter par un large choix de spectacles. De la comédie à la tragédie, en passant par le monologue, l’humour, la danse, mais aussi la musique classique, le slam et le jazz, il n’a qu’un seul but en soi : vous faire vibrer !

 

Différents univers

 

C’est du moins ce qu’annonce le slogan de cette nouvelle programmation théâtrale, qui sera dévoilée, demain à 19h, au TBB. «Qu’est-ce qui fait vibrer le public ?», s’interroge Thierry Luisier, son directeur, qui poursuivra, dès la saison prochaine, de nouvelles aventures en tant que secrétaire général de la nouvelle Fédération des arts de la scène (lire La Région Nord vaudois du 23 mai). Pour tenter de répondre à la question, il a mandaté la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD), afin d’apporter une réflexion sur les différents types de public qui se rendent au théâtre.

©DR«La relation entre le public et les artistes est unique dans une salle de spectacle. Chacun se laisse emporter au gré de son attention dans un univers nouveau, au point d’être subjugué, indique le directeur de l’institution culturelle. C’est un moment rare qui permet de s’évader, d’ouvrir de nouvelles perspectives et de proposer une réflexion profonde sur le théâtre, car l’identité de celui-ci est définie par le public lui-même.» Et de souligner la nécessité de proposer des choses différentes au public.

«J’ai imaginé cette prochaine saison comme autant de moments à vivre avec des spectacles qui m’ont fortement touché, tels que Fight night, un théâtre participatif et déroutant sur les mécanismes de la démocratie, ou l’univers poétique de Concerto pour deux clowns», poursuit-il.

 

Un riche programme

 

©DRDans le cadre du & Patati Festival, dédié aux enfants, la nouvelle saison débutera avec «La Locandiera quasi comme !», l’une des pièces les plus connues de l’Italien Carlo Goldon, en octobre prochain. Les comédiens Brigitte Rosset et Christian Scheidt camperont huit personnages dans ce spectacle à la fois ironique, humoristique, cruel et divertissant.

Petits et grands pourront, pour la première fois au TBB, découvrir un spectacle avec les seize artistes de la troupe Bollywood Masala Orchestra, à l’occasion de leur tournée européenne. De quoi dépayser totalement les spectateurs, grâce au rythme effréné de la musique et de la danse indienne. Une invitation au voyage entre le nord de l’Inde et Bombay, en passant par le Rajasthan.

Après avoir sublimé la musique de Jean-Sébastien Bach, le jeune claveciniste Jean Rondeau a décidé de rendre hommage au reste de la famille Bach, à travers une sélection de concertos. «C’est un génie du clavecin, une sorte de jeune Johnny Hallyday de la musique classique», souligne Thierry Luisier.

Avec «Adieu Monsieur Haffmann», le metteur en scène Jean-Philippe Daguerre inscrit son spectacle à Paris, en pleine Seconde Guerre mondiale. Alors que dans les rues, le port de l’étoile jaune est imposé aux juifs, un bijoutier et son employé s’apprêtent à passer un pacte pour le moins inattendu. A découvrir également en octobre.

©DRDuo improbable, les Valaisans Marc Donnet-Monay et Yann Lambiel s’unissent le temps d’un spectacle aux saveurs aigres-douces, à déguster les 9, 10 et 11 novembre prochain.

Adapté du film du réalisateur danois Lars von Trier, «Le Direktør» est un spectacle comique, financé par Label Plus et mis en scène par Oscar Gómez Mata -il avait déjà présenté «La Maison d’antan» dans les murs de l’institution culturelle yverdonnoise. On est en droit de s’attendre au pire, lorsqu’un directeur de start-up engage un comédien pour assumer les décisions les plus importantes de sa carrière.

En partenariat avec la Maison d’Ailleurs et pour marquer le finissage de l’exposition «Corprs-Concept», le TBB invite les spectateurs à s’immerger dans une réalité virtuelle, les 17, 18, 19 novembre prochain. Equipé d’un masque, le spectateur devra endosser le rôle d’un prisonnier. Pour bénéficier d’une réduction de peine, il devra échanger ses yeux. «Ce que j’apprécie chez Laurent Bazin (ndlr : le metteur en scène), c’est qu’il n’a pas peur d’explorer d’autres champs théâtraux, et c’est totalement déroutant. Car il contraint le spectateur à se pousser dans ses retranchements», explique Thierry Luisier.

 

Deux artistes du cru

 

En partenariat avec l’Association Films Plans-Fixes, qui a réalisé des centaines de portraits filmés de personnalités de Suisse romande, le TBB propose un concert avec Park Stickney, génie de la harpe installé à Valeyressous- Ursins, qui sublime son instrument en interprétant un large répertoire du jazz au classique, en passant pas le rock et l’avant-garde, le 2 décembre prochain.

Poète reconnu au-delà de nos frontières et père spirituel pour de nombreux artistes de la jeune génération, Michel Bühler, après de longues années d’absence, se fera un plaisir de remonter sur la scène du théâtre yverdonnois, les 15 et 16 décembre prochain. Pour cela, il sera accompagné de cinq jeunes artistes.

Vibrez avec des artistes, des metteurs en scène, des comédiens et des musiciens à l’occasion de la présentation de la nouvelle saison théâtrale du Benno Besson, demain, à 19h. Plus d’informations sur : www.theatrebennobesson.ch.

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08 juin 2017

La passion, le moteur de Cédric Evard

Motocross – Enduro – Le pilote de Bretonnières excelle dans sa discipline, à tel point qu’il n’a plus quitté le podium du général depuis trois ans. Rencontre avec un homme pour qui tout roule.

Rouler en forêt étant interdit en Suisse, Cédric Evard a fait de la France son terrain de jeu favori. Ça tombe bien, la frontière n’est qu’à dix minutes de chez lui ! ©Stephan Bögli

Rouler en forêt étant interdit en Suisse, Cédric Evard a fait de la France son terrain de jeu favori. Ça tombe bien, la frontière n’est qu’à dix minutes de chez lui !

Il passe entre cinq et dix heures par semaine à chouchouter sa moto, le double lorsqu’une course vient ensoleiller son week-end, ce qui arrive environ une fois par mois. S’il sait qu’il ne vivra jamais de sa passion, l’enduro, Cédric Evard fait tout pour que celle-ci perdure à travers les années. A 29 ans, il travaille à 90% aux Transports lausannois. Ce qui n’empêche pas cet habitant de Bretonnières de se rendre une fois par semaine en France, pour sortir sa bécane, avaler les kilomètres ainsi que les virages, et s’entraîner. «En Suisse, la loi interdit de rouler en forêt, regrette-t-il. Si je veux pouvoir exercer mon sport, je dois traverser la frontière.»

Rouler dans la nature, dont les abords des forêts, c’est pourtant le propre de sa discipline, et ce qui la différencie principalement du motocross : «Les parcours sont très différents, c’est vrai. En enduro, on ne dispose pas d’une piste bien ratraquée et un tour représente facilement une septantaine de kilomètres. On ne le boucle pas en 1’30. Les formes de compétition nous distinguent également pas mal.»

En effet, les participants ne se lancent pas en quête d’effectuer un maximum de tour en un temps donné, contrairement à ce qui se fait en motocross. Les courses d’enduro se divisent en deux types de parcours différents. Les liaisons, où il s’agit de terminer un circuit en un temps imparti, ainsi que les spéciales, composées de multitudes de secteurs chronométrés. On a meilleur temps de s’entendre avec les adversaires qui se trouvent sur la ligne de départ avec nous, explique Cédric Evard. On passe la journée avec, étant donné qu’une fois notre secteur bouclé, on doit s’attendre.»

 

Parti du motocross

 

Forcément, pour assouvir son envie de compétition, le Nord-Vaudois doit également se rendre dans l’Hexagone, où se déroulent toutes les courses de sa catégorie. Parti du motocross, Cédric Evard s’est petit à petit spécialisé, tout en gravissant les échelons. Pour la quatrième année, il concourt dans le championnat suisse inter, le meilleur niveau national. Une classe réservée à 25 pilotes, dans laquelle l’homme excelle. «Mon objectif, c’est d’accrocher le podium du classement général chaque saison, lance celui qui y est parvenu ces trois dernières années. Cette fois, cela risque d’être très compliqué, puisque quatre pilotes professionnels concourent avec moi. Cependant, je me contenterais volontiers d’arriver en-tête des viennent-ensuite.» Depuis le début des hostilités, en avril, l’homme n’est toujours pas descendu en-dessous de la 6e place.

Ce qu’il gagne à aligner les bons résultats ? «A mon âge, pas grand-chose, si ce n’est le plaisir de rouler et de la compétition. Si j’avais 16 ans et que j’obtenais les résultats que je réalise aujourd’hui, je tenterais peut-être ma chance et j’essayerais de percer. Mais, même s’il n’est pas rare de rouler jusqu’à 40 ans, mon heure est passée. Toutefois, il ne faut pas oublier les sponsors. En terminant sur le podium final du championnat et en revendant sa moto au terme de la saison, il y a moyen de s’en tirer à l’équilibre», explique celui qui est soutenu par KTM.

 

Sa famille comme soutien

 

Difficile, donc, de tirer un quelconque bénéfice, les frais d’équipement, d’entretien et de déplacement se cumulant rapidement. Le bonheur d’exercer sa passion sans avoir à faire d’énormes sacrifices financiers suffit, cependant, amplement au pilote nord-vaudois. Les courses se déroulant sur deux jours et une aide extérieure étant toujours la bienvenue, celui- ci profite de ces occasions pour se retrouver en famille. «Souvent, mes parents ou ma copine m’accompagnent. J’ai la chance qu’ils me soutiennent. Avec le temps, mon père est même devenu tout aussi mordu d’enduro que moi, alors qu’il ne vient absolument pas de ce milieu.»

Deux jours de compétition, plusieurs heures de déplacement, une préparation minutieuse dans les jours qui précèdent la course : l’enduro est une activité chronophage, qui demande, en plus, une excellente forme physique. «C’est vrai que les semaines passent vite, admet Cédric Evard. A côté, il faut également rester fit, car c’est un sport très exigeant, qui demande pas mal de rigueur.» Toute une vie articulée autour d’une passion.

 

La course des Six jours
Impasse sur le concours par nations

 

Cédric Evard fait également partie du cadre national. ©DR

Cédric Evard fait également partie du cadre national.

Membre de l’équipe nationale suisse, une place qu’il a obtenue grâce à ses excellents résultats depuis plusieurs années, Cédric Evard a l’occasion de participer à la course des «Six jours», la principale compétition d’enduro disputée pour son pays, qui se déroule chaque année. Comme son nom l’indique, l’événement a lieu sur six jours, durant lesquels les épreuves se succèdent. En 2013, le pilote de Bretonnières s’était rendu en Sardaigne pour y participer. «Cette saison, les Six jours se déroulent en France, à Brive-la-Gaillarde. Malheureusement, certaines obligations me forcent à décliner. C’est dommage, car il s’agit toujours d’un bon moment, et l’un des seuls où l’individualisme laisse place à l’entraide entre pilotes. Par contre, il faut reconnaître que la Suisse est loin d’être une grande nation dans la discipline.»

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07 juin 2017

Yverdon Sport s’impose dans les arrêts de jeu à Gossau

Yverdon Sport a frappé trois fois à Gossau! Les hommes d’Anthony Brazat se sont imposés 3-2 sur le terrain des Saint-Gallois, à l’occasion du match aller du deuxième tour des finales de 1re ligue. Avec trois buts inscrits à l’extérieur, dont le goal décisif marqué dans les arrêts de jeu par Arthur Deschenaux, YS a pris une sérieuse option sur la promotion.

Yverdon a traversé la Suisse avec une volonté claire: ne pas prendre de but et, si possible, créer un écart pour n’avoir “plus qu’à” terminer le travail samedi au Stade Municipal (coup d’envoi 17h30). Florian Gudit et ses coéquipiers ont si bien respecté le plan que Gossau n’a pas approché la surface de Maxime Brenet durant une heure. Mieux, les Verts ont creusé l’écart grâce à une splendide frappe de Patrick Cazzaniga (35e) et un face-à-face remporté par Quentin Rushenguziminega (64e).

Pas inquiétés par des Saint-Gallois respectueux, les Nord-Vaudois se dirigeaient vers une victoire sans discussion, qui leur ouvrait grand les portes de la Promotion League. Un malheureux autogoal de Babacar Dia et une frappe limpide d’Antonio Mihaylov ont, cependant, fait revenir les Yverdonnois, pourtant supérieurs, sur terre, avant qu’Arthur Deschenaux ne les renvoie sur leur nuage. Entré en jeu en milieu de seconde période, le vif ailier a profité d’un cadeau d’un défenseur de Gossau pour inscrire le but de la victoire à la dernière seconde.

A la moitié de la confrontation, YS mène 3-2. Si rien n’est encore fait, l’impression laissée à Gossau est plus que positive. Samedi, au Stade Municipal, il faudra finir le travail!

 

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07 juin 2017

Un hôtel d’un nouveau genre à Sports 5

Yverdon-les-Bains – La Ville souhaite construire un hébergement collectif réservé aux clubs sportifs et aux groupes de musique sur la vaste parcelle qu’occupe, entre autres, la salle L’Amalgame. Une première dans le canton de Vaud.

La vaste zone artisanale Sports 5, sise à l’avenue du même nom, changera de visage. ©Michel Duperrex

La vaste zone artisanale Sports 5, sise à l’avenue du même nom, changera de visage.

Les abords de la rue des Sports préparent leur métamorphose. Après le crédit d’étude pour la rénovation et l’agrandissement du Stade Municipal, accepté jeudi dernier par le Conseil communal d’Yverdon-les-Bains (voir La Région d’hier), c’est au tour des friches artisanales, situées à l’avenue des Sports 5, de tenir le haut de l’affiche et de préparer leur mue. Un projet d’agrandissement pour la création d’un complexe dédié à l’hôtellerie, à la culture et au sport sera, en effet, mis à l’enquête publique.

«Si l’on prend une carte, on s’aperçoit qu’un grand rectangle, situé dans un lieu stratégique de la ville, pourrait être mieux exploité, explique le syndic d’Yverdon-les-Bains, Jean-Daniel Carrard. Tout en conservant les volumes existants, nous souhaitons repenser l’endroit en un lieu entièrement dédié au sport et à la culture.» Si beaucoup de choses restent encore à être réglées, le nouveau projet de Sports 5 prévoit, entre autres, la construction d’un hôtel un peu particulier. Le bâtiment -qui comprendra des chambres et des dortoirs- devrait héberger des clubs sportifs, ainsi que des groupes de musique et des écoles de passage dans la Cité thermale.

«A Yverdon-les-Bains, ce n’est pas toujours facile de trouver chaussure à son pied en matière d’hébergements groupés, de type jeunesse, déplore le chef de l’Exécutif yverdonnois. Je serais même bien emprunté de citer un exemple de ce secteur d’hôtellerie collective, dédié à des camps sportifs ou aux troupes de théâtre, et où les prix sont abordables, existant dans le canton.»

 

Une brasserie et un cinéma

 

Bonne nouvelle pour le milieu culturel de la ville : la salle de concert L’Amalgame et l’école de danse Art Danse, implantées sur la parcelle, ne seront pas poussées vers la sortie. «Nous voulons travailler avec les gens qui sont là et créer une osmose entre les acteurs culturels et sportifs», assure Jean-Daniel Carrard.

A noter qu’un projet de salles de cinéma de l’association Cinedici est à l’étude. Une brasserie, un restaurant, ainsi qu’un ou deux commerces en lien avec les activités proposées sur le site pourraient également voir le jour au coeur du complexe, à la place du parking actuel.

Pour rappel, il y a près d’une année, la Municipalité a racheté la zone artisanale Sports 5 à l’architecte yverdonnois Philippe Gilliéron, par ailleurs mandaté pour la construction du nouvel hôtel, pour la somme de 6,1 millions de francs.

 

En quelques chiffres

 

15 400 m2, soit la surface de la parcelle Sports 5, dont plus d’un tiers est aujourd’hui bâti.

1953, soit l’année de construction des premiers bâtiments, alors les anciens locaux de l’entreprise Horace Decoppet S.A.

5,3 millions de francs. Soit le montant de l’offre du propriétaire des lieux en 2013, Charles Decker, que la Municipalité de l’époque avait décliné pour des raisons budgétaires.

 

Partenariat public-privé plein de promesses

 

En quelques chiffres 15 400 m2, soit la surface de la parcelle Sports 5, dont plus d’un tiers est aujourd’hui bâti. 1953, soit l’année de construction des premiers bâtiments, alors les anciens locaux de l’entreprise Horace Decoppet S.A. 5,3 millions de francs. Soit le montant de l’offre du propriétaire des lieux en 2013, Charles Decker, que la Municipalité de l’époque avait décliné pour des raisons budgétaires. S. GA n La transformation de la parcelle Sports 5 laisse entrevoir de probables synergies avec, notamment, le Stade Municipal voisin. «La construction d’un hôtel sur la parcelle Sports 5 pourrait être un gros atout pour le club dans les années à venir», relève le président d’Yverdon Sport Mario Di Pietrantonio. Et d’ajouter, un brin euphorique : «Même si on en est encore loin aujourd’hui, on pourrait imaginer y loger les membres d’une possible académie de football ou des clubs étrangers qui se rendraient à Yverdon-les-Bains pour participer à des tournois ou des rencontres amicales.»

D’autres acteurs privés de la scène sportive yverdonnoise pourraient également en profiter. Les équipes qui prendront part au tournoi international de hockey, la Coupe des Bains, pourraient aussi y êtres logées.

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07 juin 2017

Prolongation en phase de découverte

Yverdon-les-Bains – Les magasins du centre-ville ont ouvert pour la première fois le samedi jusqu’à 18h. La clientèle a apprécié, mais ce n’était pas la ruée.

Alexandre et Esther Mauri, avec leur collaboratrice Mirzeta. ©Isidore Raposo

Alexandre et Esther Mauri, avec leur collaboratrice Mirzeta.

«Nous sommes surpris en bien !» Responsable de Migros Métropole à Yverdon-les-Bains, Claude Anselme était sur le pont samedi. En fin d’après-midi, il a parcouru le centre commercial, histoire de mesurer l’impact de cette prolongation de l’horaire le samedi jusqu’à 18h, avec le retour de la fermeture à 18h30 le vendredi en fin de journée (au lieu de 19h30).

Quelques minutes avant la fermeture du long week-end de Pentecôte, le responsable du grand magasin était satisfait, «déçu en bien», dirait-on en bon vaudois. Et cela malgré une météo idéale qui a sans doute incité beaucoup de citadins à se rendre à la plage ou à la piscine.

L’étonnement de Claude Anselme vient uniquement de la surprise manifestée par certains clients avec lesquels il a conversé : «Ils ignoraient que l’ouverture était prolongée jusqu’à 18 heures. C’est dire qu’il va encore falloir informer.»

De son côté, Pascal Maudry, directeur de Manor, a noté un double effet : «Vendredi, on a mis les clients dehors. Ils étaient surpris. Car la tranche 18h30-19h marchait très bien. Le samedi, ce n’était pas encore le succès. De plus, la veille d’un week-end prolongé, ce n’était pas idéal. Il faut que les gens s’habituent et qu’on communique.»

 

Il faut communiquer

 

Le responsable de Manor est d’avis que la communication de la Société industrielle et commerciale (SIC) et des autorités a été insuffisante : «En ce qui nous concerne, nous avons mis des affiches et passé des annonces sonores dans nos magasins.»

Sylvianne Renoult, de la boutique Au bon temps situé à la rue du Milieu, une commerçante qui s’est fortement engagée pour l’ouverture prolongée le samedi, déplore elle aussi l’insuffisance de la communication : «Cela fait depuis 2001 qu’on se bat. Il faut donc jouer le jeu et communiquer. On pourrait, par exemple, faire une campagne d’affichage en invitant le public à venir flâner en ville.»

Même si elle n’a pas eu un client de plus, cette doyenne du commerce yverdonnois a ouvert jusqu’à 18h. Tous n’ont pas joué le jeu. Pascal Maudry regrette la fermeture des pharmacies et boutiques de la rue du Lac à 17h.

La fleuriste de la rue du Milieu, Isabelle Riond (Atmosphère Fleurs) a pour sa part ouvert plus tard. Elle n’a pas accueilli le moindre client supplémentaire.

A la rue du Lac, où il exploite deux magasins (Mauri Chaussures et Au Petit Robinson), Alexandre Mauri a joué le jeu : «Nous sommes restés avec mon épouse et nous avons accueilli deux clients. Le beau temps a peut-être incité les gens à aller à la plage, mais je trouve surtout que la communication a été nulle. Le public n’a pas été suffisamment informé. Cela dit, même s’il ne vient que deux clients, je continuerai à ouvrir.»

 

Le syndicat Unia ne décolère pas

 

Du côté d’Unia, cette prolongation à 18h le samedi passe très mal. Non seulement parce qu’elle continue à être contestée sur le fond, mais aussi parce que le syndicat en a pris connaissance par les médias. «Nous avons consulté le personnel. Il est très fâché. Cette décision, c’est la mort du petit commerce. Les grands vont bien fonctionner. Les petits vont être obligés d’ouvrir, en particulier toutes les boutiques qui se trouvent dans les centres commerciaux. Pour le personnel de vente, c’est une heure qu’on ampute sur le repos du week-end», tonne Dominique Fovanna, secrétaire syndicale en charge du secteur tertiaire à Unia Vaud. De son point de vue, ce sont les achats sur Internet et le tourisme d’achats qui nuit au commerce local. Une heure de plus ou de moins n’y changera rien.

La secrétaire syndicale se plaint aussi d’avoir été mise devant le fait accompli. «Après la pétition déposée en mars 2016 (1926 signatures), j’ai relancé la Municipalité en mai et après les vacances d’été. Elle n’a même pas accusé réception.»

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07 juin 2017

Gossau, l’ultime défi d’Yverdon Sport

Football – Finales de 1re ligue – Une première rencontre à Gossau, ce soir, une seconde au Stade Municipal, samedi, et la saison de Patrick Cazzaniga et des Yverdonnois sera terminée. Avec quel dénouement ?

Yverdon Sport et Patrick Cazzaniga veulent finir le travail. ©Champi-a

Yverdon Sport et Patrick Cazzaniga veulent finir le travail.

Et si la défaite concédée à Soleure, mercredi dernier, avait été le petit coup derrière la tête nécessaire aux Yverdonnois pour aller au bout de l’aventure et rejoindre la Promotion League ? «Cela nous a, effectivement, peut-être encore davantage motivés, même si on l’était déjà avant cette contre-performance», lance Patrick Cazzaniga, qui a disputé les 180 minutes du premier tour des finales sur le flanc gauche de la défense d’Yverdon Sport. On le sait, pour se sortir de ces deux périlleuses double confrontations, il faut plus que de la technique, de l’élégance et un plan de jeu bien mené. Bousculé dans sa suprématie en terres soleuroises, YS est, peut-être, allé chercher à ce moment- là les ingrédients qui lui manquaient pour devenir une machine inarrêtable.

 

Bousculé, mais sûr de lui

 

C’est galvanisés par l’euphorie d’une qualification obtenue dans un Stade Municipal bouillant, samedi, et gênés dans leurs certitudes dans une proportion adéquate que les hommes d’Anthony Braizat font face à leur ultime défi : Gossau (match aller dans la localité saint-galloises, ce soir à 20h, retour au Stade Municipal, samedi à 17h30). Une victoire au terme des 180 dernières minutes de la saison et la Promotion League ne sera plus uniquement un rêve prudemment évoqué.

Pas question, cette fois, de revivre la déception de mercredi dernier. «C’est vrai qu’on était très déçus. On s’était créé tellement d’occasions, soupire le latéral gauche. A Gossau, la clé sera avant tout la rigueur défensive. Au retour, chez nous, au vu de l’importance des buts à l’extérieur, mais également là-bas, où l’on compte bien ne pas en encaisser un seul.»

Si, au vu des chiffres (seulement +14 de différence de buts au terme de la saison régulière pour Gossau, +37 pour YS), la mission semble clairement à la portée des Verts, personne, du côté de la Cité thermale, ne réduira un match de finales à des statistiques. «Notre coach nous a prévenus concernant ce qu’on devait attendre de nos adversaires. On sait comment préparer et attaquer ces deux confrontations. Pour ma part, j’ai déjà affronté cette équipe avec les M21 de Lugano, mais c’était il y a cinq ou six ans. Les choses ont bien trop changé depuis pour que cela représente un avantage.»

Pilier de la défense nord-vaudoise, Patrick Cazzaniga aura, à nouveau, un rôle décisif à jouer contre le vainqueur du groupe 3 de 1re ligue. Un rôle que le Tessinois ne prend pas à la légère. «J’ai effectivement eu la chance de jouer les deux premières rencontres de finales en intégralité. Je suis content de ma place au sein de l’équipe, mais je sais que je peux faire plus et lui apporter encore davantage.»

Peu importe le dénouement du match aller, le sort d’Yverdon Sport, qui n’a d’yeux que pour une ascension, se décidera au Stade Municipal, dans trois jours. Une enceinte qui devra jouer son rôle de douzième homme, comme elle a su le faire, garnie de plus de mille personnes, contre Soleure. «Pour nous, joueurs, c’était très particulier de voir tant de gens mobilisés et réunis derrière nous. Cela nous a clairement permis de retourner la situation et poussés vers la victoire», conclut l’ancien défenseur du Stade Nyonnais, impatient d’en découdre.

 

En bus à Gossau

 

Yverdon Sport et Auberson Excursions organisent des cars de supporters pour le déplacement à Gossau, à l’occasion du match aller du tour décisif des finales de promotion. Départ du Stade Municipal à 16h, match à 20h, tarif 25 francs par personne.

Pour les intéressés, s’annoncer au plus vite par email, à voyages@ bluewin.ch, ou par téléphone, au 079 590 14 43.

 

L’avant-match
Le point avec les équipes de la région

 

Finales de 1re ligue – 2e tour
Gossau – Yverdon Sport, ce soir à 20h au Buechenwald.

 

«Il est trop tôt pour dire si la défaite initiale à Soleure nous a été bénéfique. Toujours est-il qu’on doit en tirer les leçons et ne pas reproduire les mêmes erreurs à Gossau. On doit y aller avec de la personnalité, car il est bien trop tôt pour célébrer quoi que ce soit.» En battant le FC Soleure, Yverdon Sport n’a fait que la moitié du chemin en direction de la Promotion League, et l’entraîneur Anthony Braizat le sait mieux que quiconque : «Au premier tour, on n’a pas fait preuve d’un réalisme digne d’un match de finales. Il faudra améliorer ce point, face à une équipe saint-galloise expérimentée et roublarde. La gestion de la fatigue et des émotions sera aussi une clé.» A ce titre, pour cette première rencontre décisive, le coach yverdonnois, qui a mis ses joueurs au repos lundi, devrait pouvoir compter sur un effectif complet. Gudit, Moussilou, Dia et De Pierro sont, toutefois, encore incertains.

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06 juin 2017

Bonne cuvée pour les caves ouvertes nord-vaudoises

Nord vaudois – Les vignerons des appellations Côtes de l’Orbe et de Bonvillars ont fait découvrir leurs crus, à l’occasion du traditionnel week-end de dégustation.

Quel succès pour les Caves ouvertes dans la région ! ©Michel Duperrex

Quel succès pour les Caves ouvertes dans la région !

Armés de curiosité, d’un verre à la main et, parfois, d’un parapluie, les amateurs de vin ont été nombreux à profiter du weekend prolongé pour sillonner le vignoble nord-vaudois. Les traditionnelles journées de dégustation, organisées par l’Office des vins vaudois (OVV), ont une nouvelle fois attiré la foule. Parmi les quelque 300 exploitants qui ont ouverts leurs portes dans le canton, ce sont plus de 25 clos, domaines et caves, répartis entre les appellations Côtes de l’Orbe et de Bonvillars, qui ont fait découvrir leur nectar, fruit de leur travail.

 

Pas d’eau dans leur vin

 

Le soleil a accompagné les dégustations du coté de la Cave des Treize Coteaux, à Arnex-sur-Orbe. Ici, Jean-Patrick Gozel, avec Gérard, Alain, Estelle et Patricia Uldry (de g. À dr.). ©Michel Duperrex

Le soleil a accompagné les dégustations du coté de la Cave des Treize Coteaux, à Arnex-sur-Orbe. Ici, Jean-Patrick Gozel, avec Gérard, Alain, Estelle et Patricia Uldry (de g. À dr.).

En raison du mauvais temps annoncé, les organisateurs de la manifestation s’attendaient à une baisse des visites. Il n’en a rien été. Malgré une météo parfois maussade, notamment dimanche, l’opération a trouvé son public. «Nous avons beaucoup travaillé durant tout le week-end, se réjouissait Sylvie Mayland, directrice de la Cave de Bonvillars, à l’heure du premier bilan. Pus de 500 clients, dont beaucoup de nouveaux, se sont déplacés pour découvrir et acheter nos produits.» Piquenique dans les vignes, animations musicales, promenades guidées au coeur du vignoble : du Jura au lac, les viticulteurs de la région de Bonvillars ont rivalisé de créativité pour sustenter les gourmets.

Vue imprenable sur la plaine de l’Orbe, depuis la Cave de Marterey, à Bavois. ©Michel Duperrex

Vue imprenable sur la plaine de l’Orbe, depuis la Cave de Marterey, à Bavois.

Même son de cloche du côté du vignoble des Côtes de l’Orbe. S’il est, pour l’heure, difficile de connaître l’affluence exacte, nombreux était le public à s’être aventuré sur ses coteaux. «Comme chaque année, il y a eu beaucoup de Suisse- Allemands qui sont venus découvrir la région», souligne Benjamin Morel, directeur de la cave du Château de Valeyres et président de l’appellation régionale. Autre réjouissance, la curiosité affichée par les dégustateurs.

 

Philippe Nicole, du Clos des Grillères, à Montcherand. ©Michel Duperrex

Philippe Nicole, du Clos des Grillères, à Montcherand.

«Les gens ont bien compris que ce n’est pas une kermesse, détaille le Nord-Vaudois. Ils ont affiché un très grand respect pour notre travail et se montrent toujours plus intéressés par la fabrication et l’univers du vin.»

 

«Découvrir des vins»

 

Au Vignoble Cousin, à Concise, Guy Cousin fait déguster un de ses cépages à Astrid Goël, Christophe et Martha Carrard (de g. À dr.). ©Michel Duperrex

Au Vignoble Cousin, à Concise, Guy Cousin fait déguster un de ses cépages à Astrid Goël, Christophe et Martha Carrard (de g. À dr.).

«Ce que j’aime dans ces caves ouvertes, c’est l’occasion donnée aux gens de découvrir des vins dont on ne connaissait pas l’existence.» L’Yverdonnois Christophe Carrard (photo ci-contre) ne tarit pas d’éloges sur la manifestation à laquelle il prend régulièrement part. Cette année, accompagné de sa femme, il a porté son dévolu sur le Vignoble Cousin, à Concise. Un choix du coeur et des papilles.

«A chaque fois, l’exploitation cherche à mettre en avant ses produits de manière originale. Cette année, le fait d’allier une truffe en chocolat avec un vin de dessert était vraiment bien trouvé», glisse le dégustateur, à propos du choix qu’a fait le vigneron de mêler les délices du chocolatier établi à Montcherand, Michaël Randin, à son nectar.

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06 juin 2017

Métiers 3 sera bientôt opérationnel

Sainte-Croix – Le gros oeuvre du bâtiment qui abritera une UAPE, une garderie, des classes d’école secondaire et du Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV) est terminé.

Les échafaudages disparaîtront bientôt du paysage, à la rue des Métiers 3. ©Carole Alkabes

Les échafaudages disparaîtront bientôt du paysage, à la rue des Métiers 3.

C’est un «ouf» de soulagement pour les autorités sainte-crix. Après plusieurs années de procédure, durant lesquelles les remous et les bisbilles en tous genres ont entaché le bon déroulement des travaux (voir ci-dessous), la construction du bâtiment Métiers 3 est en passe d’être achevée.

La pose du bouquet de chantier, qui rend hommage aux ouvriers, ingénieurs et entrepreneurs qui ont pris part à la construction, s’est tenue en fin de semaine passée, une année quasi jour pour jour après la pose de la première pierre. «Ce bâtiment répond aux besoins présents et futurs de notre population et de notre région, que nous avons pour ambition de doter d’infrastructures de qualité», relève Cédric Roten, municipal sainte-crix en charge des écoles.

Il ne reste plus qu’à poser le crépis extérieur du bâtiment sis à la rue des Métiers 3, ainsi qu’à procéder à l’aménagement intérieur et extérieur de l’édifice, notamment au niveau de la route d’accès.

Devisé à près de dix millions de francs, Métiers 3 accueillera six classes d’école, ainsi que la garderie de la localité, qui pourra ouvrir une nurserie et offrir davantage de places aux écoliers pour son Unité d’accueil (UAPE). Le Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV) y déménagera, en outre, sa section médiamatique. Les écoliers prendront leurs quartiers fin août, lors de la rentrée de classes.

 

La fin de trois ans de bisbille

 

Si le nouvel écrin de la formation sur le Balcon du Jura est aujourd’hui sorti de terre, ce n’est pas les embûches qui ont manqué. Après trois ans de procédure, rythmés par deux oppositions -l’une retirée, l’autre levée, qui avait ensuite été sujette à un recours devant le Tribunal cantonal-, c’est la fin d’un long combat pour l’Exécutif communal. Celui-ci était accusé de s’être délivré le permis de construire trop rapidement, alors même que le plan partiel d’affectation n’avait pas été régularisé. Une initiative qui avait créé passablement de remous, en particulier lors de séances épiques du Conseil communal. Au final, le Conseil d’Etat, dont le ministre sainte-crix des finances Pascal Broulis, n’y avait rien trouvé à redire.

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06 juin 2017

Vingt-cinq minutes de folie

Football – Finales de 1re ligue – Yverdon Sport a renversé Soleure grâce à un début de match de rêve, samedi au Stade Municipal. Les hommes d’Anthony Braizat ont fait la moitié du chemin vers la promotion.

Matt Moussilou (à dr.) résiste au retour de la défense soleuroise et adresse une frappe imparable pour l’ouverture du score. ©Champi

Matt Moussilou (à dr.) résiste au retour de la défense soleuroise et adresse une frappe imparable pour l’ouverture du score.

La remontada à la sauce yverdonnoise n’a pris que 25 minutes. Le temps pour Yverdon Sport de frapper trois fois, samedi devant son public. Vainqueur 2-1 du match aller, Soleure n’a existé que grâce à un penalty bêtement concédé par les Nord-Vaudois en première mi-temps. Vainqueur 3-1 et, par conséquent, qualifié pour le tour décisif des finales, YS a montré être le légitime prétendant à la promotion de cette confrontation.

 

Le pari de Braizat réussi

 

Trois jours après la défaite initiale, l’entraîneur Anthony Braizat a fait le pari de l’attaque. Une audace récompensée par un festival offensif de ses hommes. Le quatuor offensif, composé de Khelifi et Eleouet sur les ailes, associés à Moussilou en pointe et Rushenguziminega en soutien, a fait des étincelles. Servi par Khelifi sur une longue ouverture, Moussilou a déclenché les hostilités à la 11e. Sa frappe rageuse en a dit long sur les intentions des Verts, (enfin) déchaînés devant un stade garni comme ce n’était plus arrivé depuis de longues années.

Eleouet a pris le relais. Ses dribbles ont donné le torticolis au latéral Du Buisson. Sous son impulsion, Yverdon a pris trois longueurs d’avance. Un écart qui aurait dû assurer une fin de rencontre tranquille à la formation de la Cité thermale, nettement supérieure.

Soleure a tout de même réagi après ces trois coups de buttoir. D’abord par Du Buisson, qui s’est retrouvé seul face à Brenet. Mais le gardien d’YS a remporté son duel (28e). Pourtant, deux minutes plus tard, à la suite d’un corner maladroitement concédé, Chappuis a commis l’irréparable dans les seize mètres. Un événement -Chatton a transformé le penalty- qui a redistribué les cartes. Relancés, les Alémaniques n’avaient besoin que d’un but -qu’ils auraient pu inscrire sur un malentendu- pour se qualifier.

La dernière heure de jeu a, par conséquent, été rude pour les nerfs. Bien que dominants, les Yverdonnois n’ont pas su se (re)mettre à l’abri, ne concrétisant pas plusieurs possibilités évidentes. Heureusement, le onze de Bidu Zaugg n’avait que trop peu d’arguments à faire valoir et ne s’est créé qu’une seule véritable occasion après le thé (60e Chatton, tir trop enlevé).

 

Tous les Romands passent

 

Yverdon Sport retrouvera Gossau, vainqueur 2-0 de Münsingen (0-1 à l’aller), au second tour des finales, dès demain en terre saint-galloise (20h), puis samedi au Stade Municipal (17h30).

L’autre duel opposera Stade-Lausanne- Ouchy, qui a éliminé Bellinzone (3-0, 4-5), à Lancy, bourreau de Lucerne II (1-0, 0-0).

 

«Un truc s’est passé avec le public»

 

Allan Eleouet. ©Champi

Allan Eleouet.

Intenable sur son aile droite, Allan Eleouet s’est fait l’auteur d’une passe décisive à Rushenguziminega et d’un superbe enchaînement contrôle de la poitrine – volée pour le 3-0. L’Yverdonnois, homme du match, était ravi à la fin des débats. «Un truc s’est passé aujourd’hui avec le public. On a senti les supporters nous pousser, nous soutenir comme jamais. Ça nous a vraiment fait plaisir.»

Le dribbleur fou louait également l’entrée en matière de son équipe. «On se devait de presser fort pour marquer rapidement, ce qu’on a parfaitement réussi. Il faisait très lourd, alors il a été difficile de garder la même intensité ensuite. Mais on s’est montrés solides en deuxième mi-temps. On a bien contenu Soleure, même si on a gâché quelques contres et que ça a été tendu jusqu’au bout. Les finales, c’est toujours comme ça. Ce d’autant plus que tout s’est joué à un goal.»

En bus à Gossau Yverdon Sport et Auberson Excursions organisent des cars de supporters pour le déplacement à Gossau, demain, à l’occasion du match aller du tour décisif des finales de promotion. Départ du Stade Municipal à 16h, match à 20h, tarif 25 francs par personne.

Pour les intéressés, s’annoncer au plus vite par email, à voyages@ bluewin.ch, ou par téléphone, au 079 590 14 43.

 

Yverdon Sport – Soleure 3-1 (3-1) – match aller : 1-2

 

Buts : 11e Moussilou 1-0 ; 21e Rushenguziminega 2-0 ; 25e Eleouet 3-0 ; 30e Chatton, pen. 3-1.

Yverdon : Brenet ; Reis, Rossé, Dia, Cazzaniga ; Chappuis, Gudit (75e Lusuena), Rushenguziminega ; Eleouet, Moussilou (81e Gauthier), Khelifi (68e Deschenaux). Entraîneur : Anthony Braizat.

Soleure : J. Grosjean ; Kohler, W. Grosjean, Anderegg (88e Asani), Du Buisson ; Nastoski (46e Bisevac), Fleury (72e Veronica); Schrittwieser, Stauffer, Hunziker ; Chatton. Entraîneur : Bidu Zaugg.

Notes : Stade Municipal, 1023 spectateurs. Arbitrage de Michael Brunner, qui avertit Dia (30e, antijeu), Fleury (41e, jeu dur), Stauffer (77e, jeu dur), Lusuena (79e, jeu dur), Schrittwieser (92e, jeu dur). Une poignée de supporters soleurois ont tenté de s’en prendre aux joueurs yverdonnois en entrant sur la pelouse lors des célébrations d’après-match. L’échauffourée s’est terminée après quelques secondes.

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