Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

04 oct 2017

La salle triple de toutes les tensions

Yvonand – Face à un Conseil communal clivé politiquement et des conseillers prompts à régler leurs comptes, l’Exécutif a peiné à faire avancer le dossier de l’extension du collège En Brit.

Située à côté du terrain de football, la salle de gym triple (à dr.) sera semi-enterrée. Un bâtiment de dix salles de classe (à g.) verra aussi le jour. ©Transversal Architectes

Située à côté du terrain de football, la salle de gym triple (à dr.) sera semi-enterrée. Un bâtiment de dix salles de classe (à g.) verra aussi le jour.

La Municipalité d’Yvonand peut souffler. Porté par la socialiste en charge des bâtiments, Emmanuelle Bigot, le préavis demandant d’accorder un complément au crédit d’études dans le cadre de l’extension du collège En Brit, et du projet lié de la nouvelle salle triple de gymnastique, a passé la rampe du Conseil communal, lundi soir. Mais que ce fut dur.

Le crédit supplémentaire de 700 000 francs ne paraissait pourtant pas démesuré, au vu du budget consacré à la salle de gymnastique, estimé à 13 millions de francs. Mais voilà : comme souvent en politique communale, les débats ont rapidement tourné au vinaigre dans une salle clivée. Prenant petit à petit le pas sur la question d’avaliser ou non le préavis municipal, les vieilles rancœurs ont occupé l’assemblée. «Cette soirée a quelque chose de paradoxal. Cela fait deux heures que nous parlons de choses et d’autres qui n’ont rien à voir avec le sujet qui nous occupe ce soir», a regretté un des conseillers socialistes, en pointant du doigt certains de ses collègues qui ont remis sur la table des points «déjà réglés». La forme du toit, la proximité du nouvel ouvrage avec le terrain de football ou encore la partie de la salle qui sera enterrée ont, en effet, occupé les débats.

Seules les questions aux airs de remarques posées par le groupe de droite à destination de l’Exécutif ont permis de mettre entre parenthèses l’affrontement gauche-droite. «Une fois de plus, la Municipalité a mis la charrue avant les bœufs. Aujourd’hui, c’est un signal clair à son égard, une manière de lui dire que, plus jamais, nous ne signerons un chèque en blanc», a regretté un des élus au sujet de la réception «tardive » des informations de leur part à propos de ce dossier.

Le syndic Philippe Moser a tout de même tenu à relever que le dossier avançait. Une étude sur la mobilité a vu le jour et le budget de la construction de la salle triple a également été revu à la baisse de près d’un million de francs. Au final, après de longs échanges et une suspension de la séance, le préavis a été accepté à une large majorité, et ce contre l’avis du rapport de la commission ad hoc.

Au total, le projet d’extension du collège En Brit se chiffre à près de 23 millions de francs. Porté par le cabinet lausannois Transversal Architectes, il comprend la création d’une salle de gymnastique triple avec un réfectoire d’une centaine places intégré, ainsi que l’aménagement d’un nouveau bâtiment scolaire d’une dizaine de classes. Cet agrandissement doit permettre à Yvonand d’absorber les besoins scolaires générés par sa forte évolution démographique.

 

Lifting pour le parterre du bureau communal

 

A une très large majorité, le Conseil communal a donné son aval à la Municipalité pour procéder à des travaux d’aménagement extérieur du bureau communal pour un montant de 130 000 francs. L’ouvrage permettra une réfection complète du revêtement autour du bâtiment de l’administration communale, en très mauvais état et plus en mesure d’assurer une évacuation correcte des eaux. L’Exécutif projette également l’aménagement de six places de parc et la pose d’une place en béton à la déchetterie. L’adduction d’eau potable des deux bâtiments communaux sera aussi rénovée. Un raccordement sur la borne hydrante située à l’avenue du Temple est prévue. Les travaux débuteront au printemps et devraient durer un mois et demi, au maximum.

 

Impôts : taux inchangé

 

Le Conseil communal a également accepté le préavis de la Municipalité proposant l’arrêté communal d’imposition pour 2018, avec un taux fixé à 73 points, sans changement par rapport à cette année. Le mot d’ordre demeure donc le même : rester vigilant et ne pas tomber dans un optimisme aveuglant au vu des nombreux projets d’envergure qui seront réalisés dans la commune.

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04 oct 2017

«Guy Roux appelait ma mère trois fois par semaine pour la rassurer»

Football – Djibril Cissé était l’invité de la réunion mensuelle organisée par le Club des 1000, soutien d’Yverdon Sport, hier. L’occasion pour le buteur français de revenir sur son arrivée dans le Nord vaudois, ainsi que quelques souvenirs de sa riche carrière.

Djibril Cissé a répondu aux questions des membres du Club des 1000 pendant une trentaine de minutes, hier à l’hôtel de La Prairie. ©Michel Duperrex

Djibril Cissé a répondu aux questions des membres du Club des 1000 pendant une trentaine de minutes, hier à l’hôtel de La Prairie.

En signant à Yverdon Sport, Djibril Cissé le savait : il s’engageait, certes, à apporter son immense expérience et son sens du but sur le terrain, mais également à répondre aux demandes des médias et des divers partenaires du club. «Et elles sont nombreuses !» Ainsi, le Français s’est retrouvé dans la peau de l’invité de marque du traditionnel rendez-vous mensuel du Club des 1000, hier. Une sollicitation que le buteur gère plutôt bien, avec toujours une ou deux anecdotes et sorties croustillantes à proposer à ses auditeurs attentifs.

Celle qui a le plus captivé les membres du club de soutien ? La comparaison entre le vestiaire d’YS et celui de Liverpool, sans aucun doute. «L’état d’esprit, c’est le même. Avec les Reds, on joue pour les titres et les trophées. Ici, c’est pour rejoindre la Ligue nationale, pouvoir côtoyer le monde pro et satisfaire les ambitieux du club. Non, c’est vraiment pareil… sauf peut-être les douches. Au lieu d’en avoir vingt, il faut faire avec cinq.»

Entouré d’une quarantaine de convives qui n’ont pas hésité à poser leur verre pour boire ses propos, Djibril Cissé est également revenu sur le début de sa carrière professionnelle, là où tout a commencé. Juste après Arles et Nîmes, où il a fait ses classes, lorsqu’il avait le choix entre poursuivre sa carrière à Montpellier ou à Auxerre. «Montpellier, c’était juste à côté de chez moi, et mon oncle faisait déjà partie du club. Et pourtant, je suis parti pour l’AJA, à 600km. Ce qui a fait la différence ? Quand un entraîneur accepte d’appeler votre mère trois fois par semaine pour la rassurer, vous savez que vous pouvez le rejoindre les yeux fermés. C’est ce qu’a fait Gux Roux pour moi.»

D’ailleurs, le mythique technicien auxerrois avait promis de faire un passage au Stade Municipal pour voir jouer son ancien poulain. «Si on l’invite à venir voir un match, il viendra», a assuré le vainqueur de la Ligue des champions 2005.

Sachant que Djibril Cissé retrouve gentiment son plein potentiel -«Je me sens un peu mieux à chaque match. Mon niveau n’est pas trop mal, mais ça pourrait être mieux»-, le coach qui l’a accompagné de 1998 à 2004 ne devrait pas être déçu du spectacle. Reste à le convier dans le Nord vaudois, maintenant.

 

Yverdon Sport n’hésitera pas à se renforcer

 

En marge des propos tenus par Djibril Cissé, le président d’YS Mario Di Pietrantonio s’est exprimé sur la forme actuelle de sa première équipe. Comme souvent, le boss n’a pas caché ses ambitions.

«Notre vœu n’a pas changé : on souhaite faire partie du trio de tête de Promotion League cet hiver. Pour la suite, on fera le point pendant la trêve hivernale. Mais le Stade Nyonnais et Kriens, avec qui on est à la lutte, sont deux gros morceaux. C’est aussi pour cela qu’on a senti le besoin de renforcer l’équipe (ndlr : en recrutant les Genevois Ousmane Doumbia et Bruno Caslei). Et s’il faut le faire encore, on n’hésitera pas. Au rayon des grosses satisfactions ? Déjà, la moyenne des spectateurs a doublé. Ensuite, Anthony Braizat ! C’est un excellent coach, un passionné, un gagneur hors-norme.»

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03 oct 2017

Le terrain qui bloquait tout un projet

Corcelles-près-Concise – Onnens – Après plus de sept ans d’attente, le projet d’agrandissement de l’Etablissement médicosocial (EMS) du Château de Corcelles-près-Concise pourrait enfin voir le jour, grâce à une entraide intercommunale.

La nouvelle annexe de l’EMS du Château de Corcelles-près-Concise, pourrait ouvrir ses portes d’ici à 2021, sur la parcelle agricole. ©Michel Duperrex

La nouvelle annexe de l’EMS du Château de Corcelles-près-Concise, pourrait ouvrir ses portes d’ici à 2021, sur la parcelle agricole.

La Municipalité d’Onnens a mis à l’enquête publique, jusqu’au 15 octobre, la modification du plan général d’affectation «Les Verchères ». Ce changement touche une parcelle de plus de 10 000 m2, située à côté du terrain multisports. Actuellement en zone d’utilité publique, elle passera, si aucune opposition n’est formulée, en zone agricole, donc non constructible. «Le but de cette opération est de permettre un échange de droit à bâtir en zone d’utilité publique, afin de compenser les besoins de l’Etablissement médico- social (EMS) du Château de Corcelles-près-Concise, explique le syndic d’Onnens, Alain Portner. La Commune restera propriétaire et recevra une indemnité de 70 francs par m2 sur la surface qui va être échangée, soit 5200 m2.»

 

Une phase décisive

 

Cette transaction est capitale pour Dominique Willer, directeur de l’institution : «Ce terrain permettrait de débloquer le projet d’agrandissement de l’EMS.» En effet, cela fait maintenant près de huit ans que la Fondation du Clos du Château est dos au mur. Depuis 2009, elle cherche à construire une seconde annexe pour ses résidents mais, comme la parcelle en question est située sur une zone agricole, il est impossible d’y ériger un bâtiment sans demander, au préalable, un changement d’affectation. «La Loi sur l’aménagement du territoire (LAT) nous oblige à compenser, explique Dominique Willer. Ainsi, pour passer nos 5200 m2 en zone d’utilité publique et donc constructible, nous devions trouver environ 10 000 m2 de terrain agricole.»

L’issue de cette mise à l’enquête est donc cruciale pour le directeur de l’EMS, qui prétend que le projet risque d’être «enterré» si cette première phase n’aboutit pas. Pourtant, il reste confiant : «J’ai déjà discuté avec les voisins et, normalement, il ne devrait pas y avoir d’opposition.»

 

Encore quatre ans d’attente

 

Si tout se déroule sans encombre, la prochaine étape est d’obtenir l’accord des conseils généraux d’Onnens et de Corcelles-près-Concise concernant le changement d’affectation du terrain et d’autoriser la transaction. Un appel d’offres pourra ensuite être lancé afin de sélectionner le bureau d’architecte qui portera le projet. «Pour l’instant, il est trop tôt pour savoir à quoi l’annexe va ressembler. Nous avons des normes à respecter, mais notre objectif n’est pas de construire sur l’ensemble des 5200 m2 (ndlr : le solde devra être mis en zone de verdure), explique Dominique Willer. Nous voulons ajouter seize lits (ndlr : aux 34 lits actuellement) et rénover l’ancien bâtiment pour ne proposer plus que des chambres individuelles.» Des travaux qu’il souhaite voir terminés d’ici à 2021. «Je compte large, mais j’espère que la réalisation du projet ira plus vite», conclut-il.

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03 oct 2017

Une ambiance délétère au camping

Grandson – Une famille installée de longue date devra démonter son installation. La faute à une bisbille entre gardiens et campeurs. Une action en justice n’est pas exclue.

Certains campeurs n’osent pas se plaindre, de peur de représailles. ©Michel Duperrex

Certains campeurs n’osent pas se plaindre, de peur de représailles.

La vie dans les campings peut s’avérer merveilleuse, tant que les gens de bonne volonté s’entendent. Mais comme le vivre ensemble, la cohabitation pacifique et la bonne humeur ne coulent pas de source, des problèmes peuvent survenir et les vacances chéries risquent alors de suivre le scénario de «Règlement de comptes à OK Corral».

 

Famille forcée de partir

 

L'installation en question. ©Michel Duperrex

L’installation en question.

Au camping du Pécos de Grandson, pas de Burt Lancaster, ni de Kirk Douglas, mais une gérante peu avenante et des familles exaspérées. Une d’elles, à la suite d’une altercation qu’un de ses invités occasionnels a eu avec ladite gérante, a vu son contrat de long séjour s’éteindre, sans possibilité de discuter. Même une audience de conciliation n’a pas suffi à calmer les esprits. Leur installation (en médaillon ci-contre) devra être démontée.

Plusieurs autres campeurs ont fait état de problèmes récurrents et d’un règlement à deux vitesses, suivant que vous soyez ou non dans les bons papiers des gérants (mise aux normes des installations). D’autres critiques visent tour à tour l’entretien minimaliste du camping et l’irascibilité de la gérante en place, qui n’a, par ailleurs, pas souhaité s’exprimer. Manifestement, des progrès peuvent encore être réalisés au niveau de l’accueil et de l’ambiance générale au Pécos.

 

«Rien d’exceptionnel à cela»

 

Du côté de la direction du Camping Club Yverdon, qui regroupe également le VD8 et le camping des Cluds, à Bullet, on calme le jeu. «Je ne veux pas trop polémiquer, surtout sans connaître les éventuelles suites juridiques, détaille Alain Blanc, administrateur. Nous gérons 450 campeurs long séjour en tout. Il est normal, chaque année, de connaître des soucis avec quelques-uns d’entre eux. Il n’y a rien d’exceptionnel à cela.»

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03 oct 2017

Victor Reichenbach ne cesse d’impressionner

Sports Equestres – Les Championnats vaudois de saut se sont déroulés le week-end dernier chez la famille Johner, au Chalet-à-Gobet. Les Nord-Vaudois, bien représentés, ont brillé en remportant trois médailles, à l’image de l’argent obtenu par le cavalier de Correvon.

Et de trois médailles au Chalet-à- Gobet pour les régionaux! ©Duperrex-a

Et de trois médailles au Chalet-à- Gobet pour les régionaux!

Les finales cantonales de saut d’obstacles ont souri aux cavaliers nord-vaudois, le week-end dernier. Victor Reichenbach et Janick Herren sont montés sur la deuxième matche du podium de leur catégorie, alors qu’Arnaud Guichard a obtenu le bronze.

Ouvreurs de ces Championnats vaudois, les concurrents de la catégorie poneys se sont élancés en premier sur la grande piste en sable du Chalet-à-Gobet. Chez les poneys ABC (moins de 141 cm), la performance du jour est à mettre au compte du tout jeune Victor Reichenbach (11 ans !) et sa fidèle Little Village Jasmijn. Cette paire, titrée en 2016, s’est cette fois-ci emparée d’une belle médaille d’argent. «Je suis un peu déçu de ma perche (ndlr : qui empêche le cavalier de Correvon de barrer pour la médaille d’or), mais je peux me montrer très content de ma saison, surtout avec une ponette de seulement 4 ans. L’année prochaine, j’aimerais finir ma licence et après aller plus haut», confiait le jeune garçon, qui compte plus de dix victoires à son actif cette saison.

Chez les nationaux, Janick Herren s’est également parée d’argent avec sa fidèle Dame Vaillant. Le même métal que l’année dernière mais, cette fois, dans la catégorie supérieure. Il s’agit-là d’une performance de choix pour la cavalière de La Mauguettaz, piégée par le chronomètre en seconde manche : «Excepté ce quart de point perdu à cause du temps dépassé, je suis très contente, même si j’en ai un peu marre de terminer deuxième, souriait-elle. J’ai réussi ma meilleure saison cette année et ceci grâce à Vincent (ndlr : Deller, son coach et ami). Je lui dois beaucoup. L’an prochain, j’aimerais me lancer en Grand Prix. Ma jument a été géniale aux Championnats romands sur 150 cm, alors que c’était une première pour nous deux.»

 

Belle surprise

 

La bonne surprise du jour est venue d’Arnaud Guichard, en selle sur Basil de l’Essert CH, médaillé de bronze chez les non-licenciés. Seulement 11e de la première manche, l’Yverdonnois a effectué une remontée fulgurante pour s’emparer de la troisième place : «Je suis super content de ce résultat. Je ne m’y attendais pas du tout, parce que j’ai obtenu ma qualification in extremis et assez tard dans la saison (ndlr : à Echallens, fin août). Mon objectif pour l’année prochaine est d’obtenir ma licence R de saut», expliquait-il, ravi de son podium.

Enfin, Stéphanie Studer, en selle sur le prometteur Quintwater, qu’elle monte depuis début août seulement, a terminé bonne 8e chez les cavaliers régionaux (130 cm). L’écuyère du Centre équestre d’Yverdon figurait encore au 5e rang final (sur 58 équipes en lice, un record) par équipes. Elle était associée à sa soeur Julie (Yverdon), à Maria André (Belmont) et à sa cousine Céline Fromentin (Bavois), sous les couleurs de l’équipe de la Société hippique d’Yverdon 1.

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02 oct 2017

La formation en trois dimensions

Nord vaudois – Fruit d’une collaboration entre la HEIG-VD, le CPNV et l’Ecole technique de la vallée de Joux, l’Addipole, un pôle de compétences d’impression 3D, a été inauguré vendredi.

Un nouveau pôle de compétences d’impression 3D a été inauguré. ©Carole Alkabes

Un nouveau pôle de compétences d’impression 3D a été inauguré.

Le Nord vaudois est souvent décrit comme le bon élève du canton dans le domaine de la formation. C’est sans doute encore plus vrai depuis vendredi dernier et l’inauguration d’Addipole. Fruit d’une étroite collaboration entre la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD), le Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV) et l’Ecole technique de la vallée de Joux (ETVJ), ce pôle de compétence unique en Suisse est spécialisé dans le scannage et l’impression 3D, grâce à la fabrication dite «additive». «C’est le caractère innovant. Dans l’impression 3D traditionnelle, on part d’un bloc de matière que la machine sculpte. En imprimant de manière additive, c’est l’inverse : à partir de rien, on imprime de la matière là où il en faut, confie Cyril Guinchard, enseignant au CPNV. C’est un changement de paradigme. Les avantages, notamment économiques, sont nombreux.»

 

«Service unique en Suisse»

 

Les étudiants du CPNV Sylvain Bardera (à g.) et Valentin Claret font la démonstration du scannage 3D d’un visage, grâce à de la lumière blanche. ©Carole Alkabes

Les étudiants du CPNV Sylvain Bardera (à g.) et Valentin Claret font la démonstration du scannage 3D d’un visage, grâce à de la lumière blanche.

Imaginée comme structure destinée à la fois à la réalisation de prototypes pour les entreprises et à la formation des apprentis, des techniciens et des ingénieurs, l’Addipole se veut avant tout comme un centre aux compétences transversales. «Il s’agit d’un service intégré unique en Suisse, poursuit le Sainte-Crix. En plus des technologies et des compétences techniques, la structure, hébergée au Technopôle de Sainte- Croix, offre des conseils stratégiques, financiers et de marketing sur mesure pour réaliser le transfert de technologie dans les entreprises.»

©Carole AlkabesSanté, aéronautique ou encore mécanique de précision, comme la mécanique d’art, le champ des possibles est vaste. «C’est un outil qui permet de réaliser des composants et des systèmes fonctionnels prêts à l’usage. L’Addipole est mis avant tout à disposition de l’industrie régionale», conclut Cyril Guinchard.

 

Partenariat avec Nikon

 

Parmi les partenaires de choix de l’Addipole figurent quelques-unes des entreprises ancrées dans le tissu industriel régional. Mais il y en a une dont le rayonnement est international : la société japonaise d’appareils photo et d’optiques Nikon. «Le Technopôle de Sainte-Croix est le centre européen de démonstration de la marque, explique Cyril Guinchard. Une fois par mois, les collaborateurs de Nikon présentent un scanner 3D dernier cri à leurs clients. C’est le scanner le plus précis du monde. Le reste du temps, nous l’utilisons. C’est un partenariat gagnant-gagnant.»

 

Catherine Hirsch, HEIG-VD, directrice

 

©Carole Alkabes«Comme à la HEIG-VD, l’interdisciplinarité constitue l’ADN de l’Addipole. Ce n’est pas juste une offre de plus du Technopôle, c’est surtout une offre unique en Suisse, profondément orientée vers les besoin des entreprises. Ce n’est pas non plus qu’une question d’empilement des compétences, c’est une structure dynamique qui s’enrichit du savoir-faire de chaque école.»

 

Franklin Thévenaz, syndic Sainte-Croix

 

©Carole Alkabes«Avec cette offre de qualité, Sainte-Croix peut se revendiquer comme la nouvelle capitale de la 3D. Les trois écoles de qualité que sont la HEIGVD, le CPNV et l’ETVJ ont mis leur passion et leurs compétences en commun, de façon à créer une structure destinée à développer davantage le tissu économique de la région. La valeur de l’Addipole est indéniable.»

 

Oriane Cochand, directrice du CPNV

 

©Carole Alkabes«L’Addipole a aussi vocation à séduire la fameuse génération Z, avide de plaisir et de sens. Il s’agit là d’offrir aux jeunes -que l’on peine parfois à motiver dans nos écoles respectives- une formation qui leur parle, qui leur offre des perspectives d’avenir et qui fait briller leurs yeux. Je crois intimement que tous les rêves peuvent se réaliser. Ce lieu en est un exemple.»

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02 oct 2017

Le Vacherin à l’heure du numérique

L’Auberson – En collaboration avec l’Interprofession du Vacherin Mont-d’Or, la Fromagerie Tyrode a codéveloppé un procédé permettant le traçage informatique de l’ensemble de la fabrication du fromage. Une innovation qui pourrait faire recette.

Chaque lot de Vacherin est muni d’un QR code. A L’Auberson, Vincent Tyrode produit 120 des quelque 580 tonnes qui sont fabriquées chaque année en Suisse. ©Carole Alkabes

Chaque lot de Vacherin est muni d’un QR code. A L’Auberson, Vincent Tyrode produit 120 des quelque 580 tonnes qui sont fabriquées chaque année en Suisse.

Une pâte dorée et onctueuse, un arôme délicat et finement boisé, un cerclage en écorce d’épicéa caractéristique : le Vacherin Mont-d’Or respire l’authenticité. Artisanale et vieille de deux-cent ans, sa fabrication fait la fierté de toute une région. Elle pourrait, toutefois, vivre un tournant. Tout du moins à la Fromagerie Tyrode, sur les hauteurs de L’Auberson.

Jusqu’ici restée en marge de l’informatisation qui gagne, depuis quelques années, les fromageries suisses, les caves d’affinage du fabricant de Vacherin sont, depuis peu, investies de tablettes numériques. En collaboration avec l’Interprofession du Vacherin Mont-d’Or et l’entreprise valaisanne Fairetrace, Vincent Tyrode a développé une application mobile révolutionnaire. Le but : tracer de façon informatique la fabrication du produit, «de la vache à l’assiette du consommateur».

Vincent Tyrode, 42 ans, fromager français établi à L’Auberson depuis 2001. ©Carole Alkabes

Vincent Tyrode, 42 ans, fromager français établi à L’Auberson depuis 2001.

«Avec toute la paperasse, je remplissais cinq-six classeurs fédéraux par année. Sans parler des heures perdues à feuilleter les pages à la recherche d’une information. Aujourd’hui, grâce aux tablettes, j’ai la réponse en deux minutes», s’enthousiasme le fromager. Quantité et provenance du lait, temps de chauffe, affinage et analyses : toutes les étapes de la fabrication sont soigneusement informatisées dans un logiciel et transmises «en direct» au fabriquant, ainsi qu’à l’Interprofession. Dix-huit mois ont été nécessaires à la conception de cette innovation.

 

Le spectre de la listériose

 

«S’il y a un problème, une alerte se déclenche. De cette façon, nous pouvons intervenir à n’importe quel moment du processus et, ainsi, éviter le pire», note Vincent Tyrode, en relevant, toutefois, la contrainte d’augmenter le nombre de bornes Wi-Fi aux quatre coins de la fromagerie.

Dans les années 1980, une épidémie de listériose due au Vacherin Mont-d’Or avait fait une trentaine de morts en Suisse. Un coup dur qui a failli s’avérer fatal pour l’interprofession. «Cette affaire hante encore la tête des fromagers. Le Vacherin est le produit alimentaire le plus soumis à des tests d’hygiène en Suisse. La digitalisation de la traçabilité de sa fabrication a, ainsi, encore plus sa raison d’être», conclut le fromager.

 

Profession rajeunie

 

Comme nombre d’autres professions «manuelles», le métier de fromager souffre d’un désintérêt de la part de la jeune génération. Pour Vincent Tyrode, la numérisation croissante de la fabrication du fromage pourrait, toutefois, ralentir, voire inverser, cette tendance : «Avec les robots, les automates et maintenant les tablettes qui s’invitent dans les caves, le métier de fromager se modernise et les jeunes se sentent de plus en plus en phase avec cette digitalisation.» Conséquence directe : la «vieille» génération, réfractaire à tout changement drastique dans sa manière de travailler, pourrait, elle, se retrouver sur la touche.

 

Démarche participative pour les consommateurs

 

Inquiète de la qualité des produits alimentaires, la population est toujours plus nombreuse à se soucier de la provenance et du mode de fabrication de leur nourriture. Des préoccupations qui ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, puisque Vincent Tyrode est allé plus loin que l’informatisation de la traçabilité de la fabrication du Vacherin. «J’ai équipé chaque lot de fromages d’un QR code (ndlr : un type de code-barres en deux dimensions constitué de modules noirs disposés dans un carré à fond blanc)», confie le fromager. En le scannant avec leur Smartphone, les consommateurs sont renvoyés vers une feuille de dégustation complète. «Nous goûons systématiquement chaque lot de Vacherins. En plus de la date de fabrication et la provenance du produit, les consommateurs ont accès à toutes sortes d’informations», explique l’artisan, jamais rassasié en matière d’innovation.

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02 oct 2017

La Vallée gagne à l’expérience

Hockey – 1re ligue – Les Combiers ont difficilement disposé du néo-promu Yverdon (4-3), samedi dernier au Sentier, à l’occasion de la reprise du championnat.

Le Combier Marco Capriati met une pression d’enfer devant le but de Dylan Berutto. ©Champi

Le Combier Marco Capriati met une pression d’enfer devant le but de Dylan Berutto.

Le HC Vallée de Joux a bien lancé sa saison en remportant 4-3, dans la douleur, le derby du Nord vaudois face à son voisin et néo-promu, le HC Yverdon, samedi dernier au Sentier.

Pourtant, après les dix premières minutes, l’issue de la rencontre ne faisait aucun doute, tant les Combiers ont semblé maîtriser leur sujet. Zachary O’Donnell (3e) et Marco Capriati (9e) ont rapidement donné deux longueurs d’avance à leur équipe, contre une formation yverdonnoise qui a eu du mal à se mettre dans le rythme de sa nouvelle ligue, notamment à la relance. Mais un relâchement coupable en fin de première période -ponctué par deux pénalités mineures contre le HCVJ- a permis aux hommes de Jiri Rambousek de marquer à deux reprises par Dan Vidmer, puis Bryan Borgeaud, en l’espace de 45 secondes.

Le derby était totalement relancé et les débats se sont, dès lors, équilibrés, notamment au cours du tiers médian. Les Combiers ont finalement passé l’épaule à l’expérience, grâce au doublé de Jonathan Bossard (44e et 46e), en début de l’ultime période. La réduction du score, signée Benjamin Paillat, est intervenue trop tardivement (57e).

«Nous sommes rentrés dans la rencontre avec beaucoup d’intensité, ce qui a d’ailleurs surpris Yverdon, expliquait le héros de la soirée, Jonathan Bossard. Nous avons joué de manière intelligente en début de troisième période, en évitant les pénalités stupides. Nous avons ainsi pu faire la différence grâce à notre bon power-play (ndlr : deux buts inscrits). Mais nous aurions dû nous éviter cette fin de match tendue en concrétisant notre double supériorité numérique (ndlr : 5c3 pendant 32 secondes, à la 53e).»

Après une préparation en dents de scie, ce premier succès était important pour la Vallée. «Nous avons envoyé un message au reste de la ligue : nous voulons jouer les premiers rôles cette saison, annonçait le centre combier. Pour cela, nous devrons mieux jouer les contres et appliquer un forechecking intelligent.»

 

Du positif pour le HCY

 

Côté yverdonnois, cette défaite serrée a tout de même rassuré. «Nous n’avons de loin pas été ridicules et nous aurions même pu prétendre à la victoire si nous avions concrétisé nos occasions lors de nos temps forts du deuxième tiers, estimait Jonas Curty. Nous sommes confiants pour la suite et nous allons tenter de remporter notre première victoire dès demain, à domicile face à Monthey. Il est important de réaliser un bon début de championnat pour pallier tout creux possible, notamment lors de notre mois de novembre qui sera surchargé.»

En affichant la même efficacité en avantage numérique -le HCY a marqué ses trois buts en power-play-, Yverdon devrait rapidement faire des points. «Les situations spéciales sont le gros point positif de ce match, confirmait l’ailier droit. A l’inverse, nous allons devoir apprendre à mettre davantage de pucks sur le filet adverse et aller là où ça fait mal.» Ce qu’a su faire la Vallée samedi.

 

Vallée de Joux – Yverdon 4-3 (2-2 0-0 2-1)

 

Buts : 3e O’Donnell (Le Coultre) 1-0 ; 9e M. Capriati (Berney, Le Coultre/5c3) 2-0 ; 20e (19’13) Vidmer (Curty/5c3) 2-1 ; 20e (19’58) Borgeaud (Vioget/5c4) 2-2 ; 44e Bossard (5c4) 3-2 ; 46e Bossard (Berthoud) 4-2 ; 57e Paillat (Vidmer, Curty/5c4) 4-3.

HCVJ : T. Capriati ; M. Capriati, Betschart ; Wirz, Carlucci ; Converset, Bassetti ; Thuillard, Piazzini ; Le Coultre, O’Donnell, Berney ; Gigon, Bossard, Steinmann ; Berthoud, Cachin, Lièvre ; Dizerens, Meystre. Entraîneur : Beat Kindler.

Yverdon : Berutto ; Vazquez, Narbel ; Tinguely, Vidmer ; Descloux, Koch ; Rochat, Beutler, Curty ; Deschenaux, Vioget, von Allmen ; Borgeaud, Pippia, Paillat ; Pappalardo. Entraîneur : Jiri Rambousek.

Notes : Centre sportif, Le Sentier, 258 spectateurs. Arbitrage de Siméon Pilecki. 60E temps-mort HCY, qui joue dès lors sans gardien. Pénalités : 8×2’ + 1×10’ (Converset) + match (Converset) contre HCVJ ; 8×2’ contre Yverdon.

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29 sep 2017

Développement attendu au camping

Bullet – Le camping des Cluds pourrait connaître une extension dans les années à venir. La zone devrait également accueillir un centre multisports, dont la Commune parle depuis longtemps. La patience reste de mise.

Une extension du camping est prévue dans le projet. ©Michel Duperrex

Une extension du camping est prévue dans le projet.

Hier matin, les services de l’Etat étaient en visite sur le Balcon du Jura, et plus précisément aux Cluds. La raison de leur présence dans la commune de Bullet était liée au projet qui prévoit une extension du camping sur une zone d’environ 2000 m2. «Nous voulons continuer à développer notre offre, explique Jean-Claude Dauwalder, l’actuel gérant du camping. Car depuis mon entrée en fonction, il y a un peu plus de trois ans, nous avons enregistré une augmentation de 30% des nuitées. Logiquement, pour poursuivre sur cette voie nous allons avoir besoin de place.»

 

Soutien de la commune

 

Avec le soutien de la Commune, l’exploitant aimerait pouvoir profiter d’un peu plus d’espace. Mais voilà, cette extension implique un dézonage, puisqu’une partie du terrain en question est actuellement répertoriée en zone de forêt. «On sait que ça prendra du temps, ajoute, philosophe, Jean-Claude Dauwalder, mais j’espère que ça se fera dans les trois ou quatre ans à venir.»

 

A quand le centre sportif ?

 

Le site devrait également voir fleurir un centre sportif. ©Charles Baron

Le site devrait également voir fleurir un centre sportif.

Par ailleurs, le reste de la zone des Cluds est également appelée à se développer dans sa dimension sportive. «L’idée de la création d’un centre de sports d’hiver reste sur la table, confirme le syndic de Bullet, Jean-Franco Paillard. Nous avons d’ailleurs réunis tous les acteurs qui pourraient être directement touchés par la création de ce centre pour y réfléchir de manière concertée.» L’idée de ce centre avait germé au moment des négociations avec les Services industriels genevois (SIG) pour l’implantation du parc éolien sur le Balcon du Jura. Il pourrait comprendre une patinoire, un centre dédié au curling, ainsi qu’une piste de ski de fond éclairée, selon les intentions avancées en novembre 2009. Projet à suivre.

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29 sep 2017

Le château se transformera en aire de jeux

Grandson – A l’occasion de la Journée des châteaux suisses, de nombreuses activités sont prévues, dimanche, au cœur de la forteresse de la Cité d’Othon.

Vue aérienne du Château de Grandson. ©Charles Baron

Vue aérienne du Château de Grandson.

L’ancienne forteresse de Grandson dévoilera ses trésors et ses mystères, ce dimanche, à l’occasion de la deuxième édition de la Journée des châteaux suisses. «L’année dernière, nous avons axés les activités pour un public adulte, mais, cette fois-ci, elles seront davantage destinées aux enfants», confie Sylvie Gellein, directrice de la Fondation du Château de Grandson.

Ainsi, du donjon au chemin de garde, en passant par les tours, les enfants traverseront les vestiges de cette ancienne forteresse à la recherche d’un trésor. S’ils répondent correctement au questionnaire, ces chasseurs d’un jour seront dignement récompensés, puisque des «thalers» et des «vrenelis», de succulentes pièces de monnaie au goût chocolaté, seront remis aux loyaux participants. A côté de cette ruée ve rs l’or, des jeux d’épreuves médiévales -tir à l’arbalète et échasses ne manqueront certainement pas d’émerveiller le jeune public, qui pourra également s’amuser à taper sur un rat en peluche.

Pour les adultes, des visites exclusives des appartements privés seront proposées.

Seule représentante du Nord vaudois au sein de l’association Les châteaux suisses (voir encadré), la forteresse compte attirer plus de 200 visiteurs, soit deux fois plus qu’un dimanche d’octobre ordinaire. «Faire partie de cette association nous offre une bien meilleure visibilité au niveau national et la possibilité de prendre part à des actions communes, avec Suisse tourisme et RailAway notamment», constate Sylvie Gellein.

Journée des châteaux suisses, dimanche, dès 8h30. Tarif ordinaire. Infos sur www.chateau-grandson.ch

 

Les autres forteresses absentes de la fête

 

Sites romains, Clunisiens ou mégalithiques, le Nord vaudois regorge de vestiges du passé. Mais il compte aussi son lot de châteaux forts, comme celui d’Yverdon-les-Bains et de Champvent.

Pourtant, ces deux derniers ne participent pas à la Journée des châteaux suisses. «Cet événement est réservé à nos membres», explique Marta Sofia dos Santos, vice-présidente de l’association Les châteaux suisses. Pour faire partie de ce cercle, les châteaux doivent remplir plusieurs conditions, à savoir, notamment, être ouvert au public -ce qui n’est pas le cas du Château de Champvent- et s’affranchir d’une cotisation annuelle de 10 000 francs. «Payer une telle somme ne nous paraissait pas indispensable, surtout que nous sommes déjà membres de l’Association des châteaux vaudois», confie François Armada, vice-président de l’Association des amis du Château d’Yverdon-les-Bains.

«Cette cotisation permet de créer des campagnes publicitaires nationales et de rétribuer la personne qui s’occupe de la promotion des 18 sites», justifie la directrice de la Fondation du Château de Chillon.

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