Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

31 juil 2017

Les Nord-Vaudois racontent leur 1er Août

Nord vaudois – A l’approche de la Fête nationale, La Région Nord vaudois a sillonné villes et villages, afin de savoir ce que signifie cet événement, qui commémore le pacte fédéral de 1291, pour les habitants du district.

Feux d’artifice, drapeaux suisses, cortèges aux lampions et allocutions officielles font partie intégrante de la traditionnelle fête du 1er Août. Mais que symbolise cet événement pour les Nord- Vaudois ? Si, pour certains, cette manifestation est l’occasion de se retrouver ensemble, en famille ou avec des amis, et de partager un bon repas, pour d’autres, elle n’a aucune signification particulière, si ce n’est de faire profiter d’un jour de congé, avant de reprendre le travail le lendemain.

A la plage d’Yverdon-les-Bains, à la piscine d’Orbe, devant les portes du Château de Grandson ou directement chez l’habitant, petit tour d’horizon de la Fête nationale à travers plusieurs rencontres.

 

Christiane Gri, Bonvillars

Christiane Gri

Christiane Gri

«Enfant, je me souviens des lampions et du cortège avec mon grand-père, souligne la municipale du village, qui a décoré la barrière de sa maison avec des petits drapeaux suisses. J’apprécie les décors traditionnels à l’occasion du 1er Août, mais aussi lors de la Fête des vendanges et de l’Abbaye. J’ai toujours voulu rappeler à mes enfants qu’au moins une fois par an on est Suisse. Cette année, la Commune invite la population à venir déguster une soupe aux pois, il y aura également des cervelas pour les enfants. C’est un moment convivial que j’aime partager avec les habitants de Bonvillars.»

 

 

Joël Buchler, Sainte-Croix

Joël Buchler

Joël Buchler

«Vous voulez savoir ce que j’en pense, du 1er Août ? Et bien, je m’en fiche un peu, avoue, du tac au tac, ce pétillant Sainte-Crix, venu partager un moment en famille à la plage d’Yverdon-les-Bains. Mais ce qui me fascine, ce sont les feux d’artifice. Depuis quelques années, mon village organise de magnifiques spectacles à l’occasion de la Fête nationale. Et ce que j’apprécie également, c’est de pouvoir admirer les feux en plaine. On a une vue imprenable depuis le Balcon du Jura.»

 

 

 

Masha Peev, Orbe

Masha Peev

Masha Peev

Les écouteurs sur les oreilles, l’étudiante aux longs cheveux, d’origine serbe, s’apprête à se rendre à la piscine d’Orbe lorsque nous lui demandons ce que symbolise la Fête nationale pour elle. «Le 1er Août, c’est un prétexte pour se retrouver et festoyer avec ma grande famille. Mardi, j’irai à Ouchy admirer les feux d’artifice. Je me réjouis déjà.»

 

 

 

 

 

Christian Leuenberger, Champagne

Christian Leuenberger

Christian Leuenberger

«Je peux comprendre que les gens souhaitent fêter le 1er Août, glisse cet ouvrier en bâtiment, en train d’enlever la bâche de sa piscine. Mais pour moi, ce n’est pas un élément essentiel de mon identité suisse. C’est un jour comme un autre, sauf qu’on a congé. Dans le milieu du bâtiment, ce jour est rémunéré depuis une dizaine d’années seulement.»

 

 

 

 

 

Arnold von Bauer et Alicia Oguey, Yverdon-les-Bains

Arnold von Bauer et Alicia Oguey

Arnold von Bauer et Alicia Oguey

«Pour être tout à fait honnête, je n’ai jamais fêté le 1er Août dans le Nord vaudois», affirme ce Morgiens, qui a quitté, depuis le mois d’avril, le Léman pour s’installer au bord du lac de Neuchâtel. Ma mère habite à Morges et, chaque année, on admire les feux depuis la rive avec mon amie.»

 

 

 

 

 

Hanni Buri, Lyssach (BE), en visite à Grandson

Hanni Buri

Hanni Buri

C’est sur son vélo, à proximité du Château de Grandson, que nous rencontrons cette touriste bernoise à la retraite. «Demain (ndlr : ce soir), je participe à une fête dans le village voisin d’Oberburg (BE). Et le lendemain, on célébrera le 1er Août en famille sur une colline qui se nomme Hubel von Rohrmoos. Si le temps le permet, on préparera des grillades.»

 

 

 

 

 

Lucky Gimber, Chavornay

Lucky Gimber

Lucky Gimber

«Je suis né en Suisse, mais ma mère est Thaïlandaise et mon père est Allemand. Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours célébré le 1er Août, révèle ce futur gymnasien qui s’apprête à prendre son train. Je n’ai encore rien prévu pour mardi, mais comme d’habitude, je vais improviser.»

 

 

 

 

 

Lionel Marmier, Yverdon-les-Bains

Lionel Marmier

Lionel Marmier

«Cette année, je célèbre la Fête nationale avec mes amis, confie ce développeur en informatique, à la plage de la Cité thermale. On va préparer une fondue à la tomate. Même si je ne suis pas du tout patriote, je trouve quand même important de fêter cette tradition et la réunification des trois premiers cantons.»

 

 

 

 

 

Les communes boudent la Fête nationale

 

Budget, sécurité, protection de l’environnement… les motifs sont divers, mais plus d’une commune suisse sur dix ne prévoit aucune fête particulière pour le 1er Août.

Aucune fête du 1er Août n’aura lieu dans 13% des communes suisses. Le budget des festivités a par ailleurs été réduit dans 5% d’entre elles.

Fêtez-vous le 1er Août ? La question a été envoyée aux 2254 communes par l’Association des communes suisses dans le cadre d’un sondage, publié vendredi dernier par les quotidiens 24 heures et Tribune de Genève. Seules 910 d’entre elles ont répondu, dont 119 par la négative. Parmi les raisons avancées à cette impasse, se trouve le manque de participants et de bénévoles. La coopération entre les communes, qui organisent alors alternativement les festivités, en est une autre.

Par ailleurs, 43 des 910 communes participantes ont affirmé avoir réduit leur budget. Les économies se font principalement sur les feux d’artifice et pas toujours pour des raisons financières. A Wetzikon (ZH), les feux ont été supprimés pour des raisons de protection de la nature. ATS ■

Enregistrer

L’article Les Nord-Vaudois racontent leur 1er Août est apparu en premier sur La Région.

31 juil 2017

Un élan spontané de solidarité

Grandson – Une Portugaise établie dans la Cité d’Othon a initié une belle histoire, via les réseaux sociaux, pour venir en aide à sa région d’origine, sinistrée après le passage de feux de forêt.

Un habitant de Grandson a permis aux initiateurs d’utiliser un couvert pour stocker les paquets reçus avant de les charger dans le bus. ©Michel Duperrex

Un habitant de Grandson a permis aux initiateurs d’utiliser un couvert pour stocker les paquets reçus avant de les charger dans le bus.

Native du petit village de Carvoeiro, en périphérie de Maçao au Portugal, Marta Martins y a vécu jusqu’à ses 13 ans. Dans cette région, la majorité des gens vivent des revenus de la terre et gagnent en moyenne 500 euros par mois. Alors, lorsqu’elle a vu les images des flammes qui avaient dévasté les cultures et les terres arables, parfois les maisons, elle n’a pas pu rester sans réagir.

«Les habitants de mon village n’ont peut-être pas perdu leur maison, mais toutes les terres qui les faisaient vivre sont foutues pour deux ou trois ans, a détaillé celle qui gère un salon de coiffure à la rue Basse, à Grandson. Ils ont besoin de mon aide.»

 

Par les réseaux sociaux

 

Le chargement a eu lieu vendredi, en fin d’après-midi, avant que les trois chauffeurs ne prennent la route en direction du Portugal. ©Michel Duperrex

Le chargement a eu lieu vendredi, en fin d’après-midi, avant que les trois chauffeurs ne prennent la route en direction du Portugal.

Ainsi, mercredi dernier, Marta Martins a posté un texte sur les réseaux sociaux, demandant de l’aide. Des habits, des produits d’hygiène, tout ce qui pouvait permettre de normaliser un tant soit peu les sinistrés sur place. Pour que son effort serve au mieux, elle est restée en contact avec les pompiers sur place, afin de cibler précisément les besoins des populations touchées.

 

 

Le petit bus nord-vaudois s’est parqué à la caserne des pompiers locaux pour décharger tout le matériel qui avait été collecté en Suisse. ©DR

Le petit bus nord-vaudois s’est parqué à la caserne des pompiers locaux pour décharger tout le matériel qui avait été collecté en Suisse.

Quelques heures avant de quitter le Nord vaudois pour le Portugal, des personnes venaient encore déposer des sacs d’habits ou de matériel dans son salon de coiffure. Marta Martins peinait à y croire. Dès le moment où elle a posté son texte, dans lequel elle explique son projet, sur les réseaux sociaux, il n’a pas fallu 48 heures pour remplir le petit bus qu’elle a conduit, avec deux amis, jusque vers sa région natale, entre vendredi soir et samedi. «J’ai posté cette demande sans vraiment avoir planifié quoique ce soit, a-t-elle reconnu. D’un coup, j’avais presque cent appels en absence, c’était de la folie. Vraiment ce fut une immense surprise pour moi de voir la façon dont les gens ont réagi. Jeudi soir déjà, le bus était presque plein, c’est dingue. Je n’ai rien calculé, j’ai juste parlé avec mon cœur.»

 

Arrivés à bon port

 

Alors que le déchargement s’opère, Janique, Ricardo, Marta Martins et le syndic de Maçao, Vasco Estrela (de g. À dr.) prennent la pose. ©DR

Alors que le déchargement s’opère, Janique, Ricardo, Marta Martins et le syndic de Maçao, Vasco Estrela (de g. À dr.) prennent la pose.

Sur place, les pompiers volontaires de Maçao, dans la province portugaise de Santarem, ont accueilli le petit bus prêté par une entreprise de Grandson. Même le syndic du bourg, qui compte 7800 habitants, s’était déplacé pour recevoir les trois conducteurs, qui se sont relayés pour couvrir les presque 1800 kilomètres qui séparent Grandson de Maçao.

L’article Un élan spontané de solidarité est apparu en premier sur La Région.

31 juil 2017

Un titre romand pour une première

Sports équestres – La régionale Anouck Grin a surpris tout le monde en catégorie B à l’occasion des finales d’attelage disputées à Corcelles-sur-Chavornay.

Du spectacle aux finales romandes de Corcelles-sur-Chavornay. ©Champi

Du spectacle aux finales romandes de Corcelles-sur-Chavornay.

Tout le petit monde de l’attelage romand s’est déplacé à Corcelle-sur-Chavornay, durant le week-end, pour les finales annuelles. Dans un cadre somptueux, à la lisière de la forêt, les calèches de toutes les catégories nationales ont défilé sous le regard des nombreux curieux ayant fait le déplacement. Si c’est bien lors de la journée d’hier que se sont déroulées les épreuves les plus techniques, celle de samedi a permis à quelques paires nord-vaudoises de s’illustrer devant leur public.

L’une des plus belles histoires concerne Anouck Grin, en catégorie B. Elle qui habite deux villages plus loin, à Belmont, est rentrée chez elle directement en calèche… avec un titre de championne romande dans la poche ! Tirée par Vany des Blonds, la Nord-Vaudoise a surpris tout son monde, elle y compris : «Cette victoire est d’autant plus magnifique que je ne m’y attendais pas du tout !» En effet, il s’agissait, samedi, du premier concours officiel de celle qui a obtenu son brevet cette année. «Cependant, je me suis énormément entraînée pour ce rendez-vous, assurait la jeune meneuse, qui a également concouru avec ses deux poneys, Etincelle VII et Tafta, avec un peu moins de succès. Je suis extrêmement fière de mon cheval, et je ne manquerai pas de bien fêter ça !»

La Vallorbière Sylvie Mayor Sommer pose avec son passager et son cheval. ©Champi

La Vallorbière Sylvie Mayor Sommer pose avec son passager et son cheval.

Accompagnée par son papa à bord, Anouck Grin a dominé tant le dressage que le parcours de maniabilité, soit les deux épreuves composant son concours. De quoi lui donner bon espoir de grimper dans l es catégories dans un futur proche.

Au niveau supérieur, justement, Sylvie Mayor Sommer était la seule régionale au départ en L. Tirée par Coquette IX, la Vallorbière, 9e, a terminé loin d’un podium qu’elle n’envisageait même pas, mais restait très satisfaite de sa performance : «On a fait un dressage magnifique, mais ça s’est un peu corsé dans le derby ensuite… On sait ce qu’on a à travailler pour l’année prochaine !» Loin devant, c’est le Bernois Michael Wüthrich qui a remporté le titre de la catégorie, se qualifiant au passage pour les Championnats de Suisse.

Florence Buffat et Cirka, de Sergey, dans un cadre enchanteur. ©Champi

Florence Buffat et Cirka, de Sergey, dans un cadre enchanteur.

A noter encore, concernant les Nord-Vaudois engagés, les podiums signés Didier Schlaefli (Orbe), 2e en attelage à deux chevaux L sur le plan national et 3e de la finale romande LMS, ainsi que celui de Martine Laubscher (Croy), 3e en attelage à deux chevaux MS en national.

Enregistrer

L’article Un titre romand pour une première est apparu en premier sur La Région.

28 juil 2017

Les «cas sociaux» provoquent la discorde

Sainte-Croix – Une pétition a été lancée par des commerçants du village pour que cessent les actes de violence, notamment, à la rue Centrale.

Selon un habitant de Sainte-Croix, les «cas sociaux» s’installent près de la fontaine de la rue Centrale et passent leur journée à fumer et à boire. ©Michel Duperrex

Selon un habitant de Sainte-Croix, les «cas sociaux» s’installent près de la fontaine de la rue Centrale et passent leur journée à fumer et à boire.

«Malheureusement, il y a de nombreux actes de violence et c’est le bordel !», constate un Sainte-Crix qui habite à quelques pas de la rue Centrale où, depuis quelque mois, plusieurs incivilités causées par ceux qu’il qualifie de «cas sociaux» ont été constatées. «Ces agissements perdurent et donnent une mauvaise image du Balcon du Jura. Cela a également un impact pour les commerçants du centre-ville», poursuit-il. Même son de cloche chez une serveuse qui travaille dans ladite rue : «Nous sommes touchés et les clients sont parfois choqués et s’en sont plaints».

Les nombreuses personnes que nous avons interrogées déplorent des incivilités à répétition, mais toutes, sans exception, préfèrent se confier sous couvert de l’anonymat. La tension est palpable. «Les cas sociaux s’installent souvent en face du Denner pour boire de l’alcool et fumer des cigarettes, s’inquiète cet habitant qui vit depuis sept ans à Sainte-Croix. On en a marre de payer pour des gens qui touchent des subventions sociales.»

 

Plusieurs actes de voies de fait

 

Selon Yvan Pahud, conseiller communal (UDC), «Sainte-Croix détient le triste record de demandeurs de l’aide sociale (ndlr : selon l’Office fédérale des statistiques, ce taux représente 10,6% de la population sainte-crix). Notre village devient un territoire de non-droit, ou plusieurs résidents se font haranguer, moquer, insulter. Les journées et les nuits sont troublées par de nombreux débordements.»

«Ce sont une quinzaine de mineurs et de jeunes adultes qui ont commis plusieurs actes de voie de fait et de vol, notamment. Ils ont été identifiés et entendus par nos services et seront dénoncés au Tribunal des mineurs et au procureur», indique Olivia Cutruzzola, porte-parole de la Police cantonale vaudoise. Cette dernière n’a pas confirmé s’il s’agissait de personnes bénéficiant de l’aide sociale ou du revenu d’insertion.

 

Pétition auprès de l’Exécutif

 

Une pétition, réunissant plus de septante signatures a, d’ailleurs, été lancée par l’un des commerçants de la rue Centrale, qui n’a pas souhaité commenter l’affaire. Toutefois, selon le document en notre possession, «l’image négative que les gens se font du village, une réputation malheureusement déjà connue loin à la ronde, n’est pas du tout celle que nous, commerçants et habitants de Sainte-Croix, voulons donner.»

Franklin Thévenaz, syndic de Sainte-Croix, comprend et se désole de la situation des commerçants de la rue Centrale. «Nous avons des règles dans notre société et celles-ci doivent être respectées, indique-t-il. Nous avons interpellé les autorités cantonales et le préfet, afin de trouver une solution.» En décembre 2013, la Municipalité sainte-crix a été interpellée par le biais d’une motion du Parti socialiste (PS) et du Parti libéral-radical (PLR) à propos du nombre de personnes en recherche d’emploi. Suite à cette demande, l’Exécutif a créé une commission des affaires sociales, afin qu’elle envisage certaines pistes. «La nomination d’un travailleur social (ndlr : lire ci-dessous)» a, notamment été proposée, mais nous sommes dans l’attente d’une réponse cantonale, glisse l’édile.

 

Un travailleur social sera engagé à Sainte-Croix

 

Antonello Spagnolo, chef de la section aide et insertion sociales au sein du Service de prévoyance et d’aide sociales, considère qu’il faut éviter les amalgames. «De nombreux habitants bénéficient de prestations à l’aide sociale, mais aussi de subsides à l’assurance maladie et des prestations complémentaires à l’assurance vieillesse, affirme-t-il. Mais la population sainte-crix est l’une des populations les plus engagées dans les programmes de réinsertion, ce qui reste positif.» Quant aux incivilités, le chef de section considère que cela relève de l’ordre public et que, là aussi, il ne faut pas faire d’amalgame.

Selon lui, l’introduction d’un travailleur social est préavisé favorablement par le conseiller d’Etat Pierre-Yves Maillard, en charge du Département de la santé et de l’action sociale (DSAS). Cette décision sera prise formellement dans le courant de l’été.

Enregistrer

Enregistrer

L’article Les «cas sociaux» provoquent la discorde est apparu en premier sur La Région.

28 juil 2017

Une jolie Couronne pour leurs 20 ans

Fiez – Les tenanciers du restaurant du village, Dominique et Véronique Bovet, fêtent cette année les vingt ans de leur installation. L’occasion de jeter un regard dans le rétroviseur pour contempler le travail réalisé.

Devant leur établissement, Dominique et Véronique Bovet (assis à gauche) posent avec leurs deux collaboratrices, l’apprentie cuisinière Maria Baretto et la serveuse Nathalie Balimann, également dans l’aventure depuis le début.

Devant leur établissement, Dominique et Véronique Bovet (assis à gauche) posent avec leurs deux collaboratrices, l’apprentie cuisinière Maria Baretto et la serveuse Nathalie Balimann, également dans l’aventure depuis le début.

Faire tourner un restaurant dans un petit village n’est pas chose aisée, par les temps qui courent. Ainsi, les vingt ans passés par Dominique Bovet et son épouse Véronique à la tête de l’Auberge de la Couronne, à Fiez, font office d’exception. Alors que dans de nombreuses petites communes, les tenanciers peinent à nouer les deux bouts, eux tiennent bon. Quelle est donc leur recette ? «Je crois qu’il n’y en a pas vraiment», sourit Dominique Bovet. «Mais je dois remercier ma femme pour son soutien, c’est toujours plus aisé en couple, car ce métier n’est pas facile tous les jours. On est fiers de ce que l’on a réussi, mais je dois avouer qu’en arrivant ici, en 1997, on ne pensait pas rester aussi longtemps. On avait signé un bail de 10 ans et on n’imaginait pas arriver au terme de celui-ci. La vie avance et on remarque que le fait d’avoir des enfants stabilise beaucoup de choses», détaille le restaurateur de 47 ans.

L’établissement de Fiez a, depuis vingt ans, toujours misé sur la qualité de la restauration (lire aussi ci-dessous). Mais malgré cette constante, qui assure une jolie renommée -L’Auberge de la Couronne est un des trois restaurants à s’occuper de la nourriture durant le Comptoir du Nord Vaudois- la structure de la clientèle s’est transformée au fil du temps et des décisions politiques.

«L’interdiction de fumer à l’intérieur des bistrots (ndlr : mise en oeuvre dès le 1er mai 2010) a clairement eu une influence sur la fréquentation, analyse Dominique Bovet. Pour les conducteurs, l’abaissement de la limite de 0,8 à 0,5 pour mille d’alcool dans le sang a également eu un impact sur la consommation de la clientèle. On remarque, par exemple, que les apéros entre 17h et 19h se font plus rares, ou en tout cas moins longs.»

 

Perte du rôle social

 

Le bistrot de village avait encore, jusqu’à il y a peu, un rôle social important. Il représentait l’endroit où l’on se retrouvait. Les temps ont changé. «Même la Jeunesse, qui avait l’habitude de se donner rendez-vous ici, ne le fait plus ; j’imagine que l’avènement des réseaux sociaux y est peut-être pour quelque chose», extrapole le patron.

Le restaurant, qui profite d’une belle salle à manger et d’une agréable terrasse fleurie, a vu se créer en 2011, juste à côté, une petite épicerie également gérée par le couple. Comme le commerce villageois avait fermé, la Commune a transformé cette ancienne salle de classe.

Si aucune recette miracle n’a été appliquée à l’Auberge de la Couronne de Fiez pour tenir vingt ans, l’accueil et la qualité de la cuisine proposée semblent représenter les meilleurs atouts pour tenir le choc vingt ans encore.

L’Auberge de la Couronne, à Fiez, sera fermée pour les vacances, dès demain et jusqu’au 21 août. Ouverture pour la Fête de la bière le samedi 19 août. Informations : 024 436 11 51.

 

Des week-end à thème
Fiez – Une carte qui s’adapte continuellement

 

Une fois en cuisine, le chef mitonne de bons petits plats.

Une fois en cuisine, le chef mitonne de bons petits plats.

Pour satisfaire sa clientèle, le chef Dominique Bovet se base sur des mets de brasserie incontournables. Que ce soit la tête de veau ou la langue de boeuf, sauce aux câpres, les habitués reviennent. «Sinon, on aime bien organiser des weekends à thème», détaille le cuisinier, qui forme depuis quelques années des apprentis derrière ses fourneaux. Les gambas, les moules ou les cuisses de grenouille, selon ses envies, figurent ainsi à la carte durant de courts laps de temps.

Les tenanciers, soucieux de marquer le coup pour leur jubilé des 20 ans, ont également concocté une liste de mets liés au chiffre vingt sur une carte spéciale. Par ailleurs, une exposition de poyas, peintes sur bois, est encore visible aujourd’hui.

Enregistrer

L’article Une jolie Couronne pour leurs 20 ans est apparu en premier sur La Région.

28 juil 2017

Le Puisoir en effervescence

Gymnastique – L’Association cantonale vaudoise (ACVG) organise un camp de gym et danse bien fréquenté, cette semaine, à Orbe.

Les participantes au stage préparent le spectacle de ce soir avec leurs monitrices, équipées de massues, de cerceaux et de ballons. ©Michel Duperrex

Les participantes au stage préparent le spectacle de ce soir avec leurs monitrices, équipées de massues, de cerceaux et de ballons.

La salle omnisports du Puisoir va se transformer en scène de spectacle, ce soir. Les 27 participantes au camp de gym et danse organisé par l’ACVG présenteront, à leurs proches, le fruit du travail effectué, point d’orgue d’une semaine sportive entre filles.

©Michel Duperrex

©Michel Duperrex

Le stage a lieu pour la quatrième année consécutive sous cette forme, c’est-à-dire spécialisé uniquement dans la discipline gym et danse. «Les gymnastes s’exercent avec des ballons, des cerceaux, des massues, des cordes et des rubans, détaille la monitrice vallorbière Roxane Blondeau Perez. Mais on ne se contente pas de pratiquer que de la gymnastique. On organise également de nombreuses autres activités, comme de la salsa et des jeux avec ballons sur les terrains en tartan d’à côté. On est parties effectuer une balade en ville et une autre en forêt, agrémentée de grillades. On s’est même rendues à la piscine un après-midi.»

©Michel Duperrex

©Michel Duperrex

Le camp, qui a débuté lundi matin, réunit des filles âgées de 6 à 14 ans, venues de tout le canton et même au-delà. Tout ce petit monde est logé dans les abris PC urbigènes. Il constitue, surtout, un moyen idéal pour passer une belle semaine sportive au cœur des vacances scolaires.

Enregistrer

L’article Le Puisoir en effervescence est apparu en premier sur La Région.

27 juil 2017

Là-haut sur la montagne, goûtez au bon Gruyère

Vallée de Joux – Six familles du Jura vaudois vous ouvrent les portes de leur chalet d’alpage, à l’occasion de la 13e édition des journées de découverte du Gruyère d’alpage AOP. Au programme : une immersion entre veaux et vaches ainsi qu’une dégustation de mets du terroir.

L’alpage du Pré de Bière, sur les hauteurs du Brassus, sera le premier à vous ouvrir ses portes, ce samedi, dès 11h. ©Gabioud-a

L’alpage du Pré de Bière, sur les hauteurs du Brassus, sera le premier à vous ouvrir ses portes, ce samedi, dès 11h.

Virages en tête d’épingle, troupeaux de vaches parsemés sur une mer de pâturage qui ondule à perte de vue, lignées de sapins, plus aucun signal de réseau… Pas de doute, nous sommes bien à l’alpage. Chaque été, ces endroits typiquement suisses où l’on produit du fromage ouvrent leurs portes au public. Cette année, pour la 13e édition consécutive des journées de découverte du Gruyère d’alpage AOP, organisées par l’association faîtière Terre vaudoise, six familles de la vallée de Joux vous accueilleront le temps d’un repas et d’une visite.

Depuis son lancement en 2005, tous les participants doivent suivre un même programme : portes ouvertes dès le matin, à midi l’heure est à la fondue, préparée bien sûr avec le Gruyère d’alpage, et pour terminer, un café et une meringue à la crème. Le tout accompagné d’une animation folklorique, laissée au choix des amodiataires -pour le prix de 30 francs par personne, gratuit pour les enfants jusqu’à 6 ans et demi-prix pour les adolescents jusqu’à 12 ans.

 

Un moment très attendu

 

Nous sommes partis à la rencontre de quatre de ces familles –deux étant en vacances-, afin d’en apprendre un petit peu plus sur leur travail et la vie à l’alpage, mais aussi sur la fabrication de ce précieux produit typiquement suisse (voir ci-dessous).

Par exemple, à Philippe et Elisabeth Germain (voir la photo en médaillon), habitants de Saint-George, nous avons demandé comment ils vivaient leur migration estivale dans leur alpage au Pré de Bière, sur les hauteurs du Brassus, où il n’y a ni réseau téléphonique ni 3G. «Je me réjouis chaque année de pouvoir y remonter, lance Elisabeth Germain. Le fait de ne pas avoir de réseau n’est pas un problème, c’est même un avantage de pouvoir déconnecter un petit peu. Il faut dire qu’aujourd’hui, nous avons aussi le Wi-Fi au chalet.» Avec son époux, elle a repris le domaine il y a 26 ans et, malgré la crise du lait, le couple a réussi non seulement à lancer son affaire, mais aussi à développer un magasin pour vendre différents produits du terroir.

Informations sur www.terrevaudoise.ch.

 

Est-ce un métier difficile ?
Le Lieu – La Combe Noire de la famille Hauser

 

Daniel et Verena Hauser entourent leur petit-fils Loïc. ©Gabioud-a

Daniel et Verena Hauser entourent leur petit-fils Loïc.

«C’est un travail formidable et bien payé, mais pour le faire, il faut être travailleur, parce que cela demande beaucoup de présence», confie Daniel Hauser, qui gère l’alpage de la Combe Noir, au Lieu, depuis 24 ans. Concrètement, sa journée débute vers 7h du matin par la traite de ses 52 vaches, avant qu’il s’occupe de ses cochons. Ensuite, il s’attèle à la fabrication du fromage avec son fils Frédy. Dans l’après-midi, le Combier s’occupe soit du foin soit de ses 108 hectares de pâturages. Ce n’est que vers 19h qu’il termine son travail par une seconde traite. «A la Vallée, nous sommes les seuls à ne pas produire de lait écrémé ni de double crème», précise-t-il. Malgré l’ampleur de la tâche, Daniel Hauser a réussi à transmettre sa passion à ses enfants, puisque trois d’entre eux -sur quatre- vivent désormais de la fabrication du fromage.

 

Votre secret de fabrication ?
Le Brassus – Les Amburnex de la famille Pittet

 

Jean-Claude et Mireille Pittet (à dr.), avec leur fille Marie-Jeanne et son mari Nicolas Fuchs (à g.), venu remplacer le fromager cet été. ©Gabioud-a

Jean-Claude et Mireille Pittet (à dr.), avec leur fille Marie-Jeanne et son mari Nicolas Fuchs (à g.), venu remplacer le fromager cet été.

Parmi les fromagers vaudois, il y a quelques perles rares, dont Jean- Claude Pittet. Lauréat du prix du meilleur fromage de la catégorie Gruyère d’alpage AOP et médaillé d’or du Swiss Cheese Award en 2016, cet habitant de Cottens reste pourtant très modeste. Il nous dévoile sa technique de fabrication : «Il faut des vaches en bonne santé pour obtenir du lait de qualité et le goût dépend beaucoup de l’herbage», confie-t-il. Le lait de la traite du soir est refroidi à -18 degrés puis, le lendemain, il est mélangé avec celui du matin, avant d’être mis à maturer. Puis, il est chauffé à 32 degrés. Suivent les étapes du caillage, décaillage et brassage, à 57 degrés, de la matière. Une fois moulée, la meule est mise sous presse et doit fréquemment être retournée. Ensuite, démoulage et petit bain de sel durant 24h. La meule passe sept jours à se faire frotter quotidiennement, avant d’être envoyée en centrale. Et, après cinq mois, le Gruyère peut enfin être installé dans les étals.

 

Pourquoi venir à l’alpage ?
Le Brassus – Praz Rodet de la famille Fuchs

 

La relève des Fuchs est assurée avec David et son fils Noah (à dr.). Benjamin se voit déjà fromager, comme son papa, François Charmoille. ©Gabioud-a

La relève des Fuchs est assurée avec David et son fils Noah (à dr.). Benjamin se voit déjà fromager, comme son papa, François Charmoille.

«La diversité florale que l’on retrouve à l’alpage permet de donner du goût au lait et cela se ressent dans le Gruyère, parce qu’il aura plus d’arômes qu’un fromage fabriqué avec du lait de plaine», détaille David, le fils de Philippe et Betty Fuchs, les propriétaires de l’alpage Praz Rodet au Brassus. D’ailleurs, pour être certifié Gruyère d’alpage AOP, les agriculteurs doivent, notamment, n’utiliser que du fourrage indigène. «Nous n’avons droit qu’à 100kg de foin par saison et par vache, ce qui n’est pas beaucoup puisqu’un animal broute environ 18 kg de matière sèche par jour», précise David Fuchs. Tout comme le vin, il y a des années meilleures que d’autres. Et cette saison s’annonce plutôt bien d’après les analyses de matières grasses et de protéines contenues dans le lait.

 

Informations pratiques sur les journées de découverte

 

A l’occasion de ces portes-ouvertes, chaque alpage prépare cantine et caquelons et forme le personnel pour servir la ou les centaines de fondues au Gruyère d’alpage. Afin d’éviter les gaspillages ou les ruptures de stock, les organisateurs demandent aux visiteurs de s’annoncer à l’avance. Voici leurs coordonnées :

 

29 juillet, au Pré de Bière:

La famille Germain vous accueille, dès 11h, sur les hauteurs du Brassus. Animation par Les King’ du Rétro. A noter que la route du Col du Marchairuz, fraîchement goudronnée, sera ouverte dès vendredi. Tél : 021 845 50 65. Email : germain.e@bluewin.ch.

 

1er août, Les Esserts du Lieu:

Découvrez la fabrication du fromage aux Charbonnières, avec la famille Rochat, dès 7h30. Repas et animation dès 11h. Tél : 021 841 13 71 ou 079 607 51 28. Email : rrochat76@hotmail.com.

 

5 août, Les Amburnex:

Les Pittet vous attendent sur les hauts du Brassus, dès 11h. Animation : accordéon. Tél : 021 845 61 95 ou 079 444 38 16. Email : jcmpittet@bluewin.ch.

 

12 août, La Combe Noire:

Rendez-vous au Lieu, dès 9h, chez la famille Hauser. Animation : Jodlerclub d’Orbe et accordéon. Tél : 021 845 48 91.

 

12 août, Les Grands-Plats de Bise

Passez la journée avec les familles Berney et Pittet, au Brassus, dès 11h. Animation folklorique. Réservation : 021 845 60 01.

 

19 août, Praz Rodet

Immersion à la ferme avec la famille Fuchs qui vous servira la fondue dans sa grange, au Brassus, dès 11h. Animation musicale. Inscription au 021 845 45 94, ou via l’email : chauderon1@bluewin.ch.

Enregistrer

Enregistrer

L’article Là-haut sur la montagne, goûtez au bon Gruyère est apparu en premier sur La Région.

27 juil 2017

Transition en douceur à la rue du Lac

Yverdon-les-Bains – La droguerie située au numéro 10 va changer de patron le 1er août. Ramon Raposo mettra ainsi un point final à sa riche carrière professionnelle.

Après 30 ans au service de ses clients, Ramon Raposo (à g.) remet les clés à Mélina Perusset, aux côtés de Joëlle Robert (employée) et de Viviane Raposo, la femme du futur retraité. ©Michel Duperrex

Après 30 ans au service de ses clients, Ramon Raposo (à g.) remet les clés à Mélina Perusset, aux côtés de Joëlle Robert (employée) et de Viviane Raposo, la femme du futur retraité.

«Soigner toujours, guérir parfois». Celui qui est, ne serait-ce qu’une seule fois, entré dans la droguerie-herboristerie de Ramon Raposo, à la rue du Lac 10, à Yverdon-les-Bains, aura entendu le patron déclamer sa phrase fétiche. Il s’agira bientôt de l’ancien boss, puisque le sexagénaire remettra le commerce le 1er août prochain à Mélina Perusset, fraîchement diplômée de l’Ecole supérieure de droguerie de Neuchâtel. Cette Baulmérane a déjà travaillé durant une année et demie dans le commerce du centre-ville d’Yverdon-les-Bains, et connaît ainsi déjà la clientèle.

 

Un parcours de choix

 

Au moment d’évoquer un parcours bien rempli, le droguiste commence, logiquement, par le début. «J’étais apprenti dans la droguerie Grivet-Marguerat, que j’ai reprise en 1987, le 1er septembre exactement, se souvient le commerçant de bientôt 67 ans. Nous avons ensuite connu deux déménagements, car les situations commerciales dans la ville étaient ce qu’elles étaient. J’ai finalement eu la chance de pouvoir venir ici, au centre-ville, dans les locaux du Cercle.» Ce changement, en 2001, a provoqué, à l’époque, une remise en question de tout l’assortiment. C’est à ce moment-là que Ramon Raposo a décidé de mettre beaucoup plus l’accent sur les fabrications maison.

 

Souvenirs, souvenirs

 

Au rayon des situations mémorables, positives ou négatives, le futur retraité en pointe deux. «Il y a eu une période difficile comme celle du grand changement, au début des années 2000. Nous abandonnions toute la partie cosmétique et parfumerie ; cela signifiait aussi l’abandon d’un certain chiffre d’affaires. De manière plus positive, je ressens de la satisfaction à voir que la ligne, bien droite, que nous avons suivie a aussi été appréciée par nos clients.»

 

Précieux conseils

 

Alors que la transition, méticuleusement préparée pour qu’elle se fasse en douceur, approche, Ramon Raposo offre quelques conseils à Mélina Perusset : «Il faut aimer les gens, bien s’occuper d’eux, et essayer de toujours trouver une solution ; ne jamais dire «je ne peux pas». Essayer, essayer, essayer.»

Samedi, de 10h à 12h, l’orchestre de jazz Swing Cats Jazz Band, jouera devant la droguerie ; un petit apéritif sera servi dès 11h.

L’article Transition en douceur à la rue du Lac est apparu en premier sur La Région.

27 juil 2017

Une année de calvaire derrière elle

Athlétisme – Blessée aux deux talons l’été passé, Elodie Jakob a effectué son retour à la compétition au cours des Championnats de Suisse, le week-end dernier. L’heptathlète yverdonnoise de 23 ans s’est alignée dans deux disciplines, avec des résultats encourageants et sans douleur. De quoi lui redonner le sourire.

Elodie Jakob n’était pas du tout certaine de pouvoir s’aligner au Letzigrund samedi dernier. Elle s’est rendue sur place la veille pour se jauger, recevant des signaux positifs de son corps. ©Michel Duperrex

Elodie Jakob n’était pas du tout certaine de pouvoir s’aligner au Letzigrund samedi dernier. Elle s’est rendue sur place la veille pour se jauger, recevant des signaux positifs de son corps.

Une année. C’est le temps, précisément, qu’il a fallu à Elodie Jakob pour retrouver la compétition. Le week-end dernier, à l’occasion des Championnats de Suisse disputés à Zurich, l’heptathlète s’est présentée au concours du javelot et à celui du 100m haies. Tout comme douze mois plus tôt quand, malgré les douleurs à ses talons, elle avait participé à la compétition nationale à Genève. Entre deux, une longue période de pause, de souffrance, de rééducation et de doutes.

«Pouvoir reconcourir, c’était quelque chose d’important à mes yeux. Cela m’a permis de rompre avec cette longue séquence, insiste l’Yverdonnoise de 23 ans. C’est d’autant plus réjouissant que j’ai pu évoluer sans la moindre douleur.»

L’été passé, elle avait dû interrompre sa saison pour soigner une rupture du tendon d’Achille. Plutôt que l’opération, la sportive a, de concert avec les spécialistes, choisi de laisser la nature (re)faire les choses. Elle a pu reprendre progressivement les exercices après trois mois d’arrêt total. Elodie Jakob a pourtant à nouveau été freinée en avril dernier, quand elle a dû subir des injections pour évacuer le liquide qui la faisait souffrir. Depuis lors, la triple championne nationale de 2015 (au javelot, et en heptathlon élite et M23) n’a plus mal et a pu reprendre un entraînement plus complet. «En compétition, on s’investit plus. C’est pourquoi, en participant aux Championnats de Suisse, face à une concurrence de qualité, j’ai pu tester comment mon corps réagit, explique l’athlète de l’USY. Les nouvelles sont bonnes, j’espère pouvoir recommencer les sauts et ce qui concerne l’explosivité. Je dois en discuter avec ma physiothérapeute. Je sais que même si je n’ai pas eu de douleurs, cela ne signifie pas forcément que je peux déjà tout faire.»

Car même si elle a fini 4e du 100m haies (14’’25) et 6e au javelot (43m28) au Letzigrund, l’Yverdonnoise reste encore loin de ce qu’elle peut donner. Il lui manque de la vitesse, avant tout. Ce que la revenante n’a pas pu travailler jusqu’ici. Ce qui lui permettra, aussi, de se réaligner en heptathlon.

Alors qu’elle était forcément un peu stressée sur le tartan zurichois -ce d’autant plus qu’il y a eu deux faux départs lors de sa première série-, le plaisir a rapidement pris le dessus. «Voir un chrono au bout d’une course, ça fait du bien», lâche-t-elle, avant de se remémorer les moments difficiles de sa rééducation : «Il m’est arrivé de vouloir tout arrêter. Puis, quand j’ai pu reprendre des exercices qui ressemblaient à de l’athlétisme, je me suis souvenue que c’est ce que j’aime faire. J’ai trouvé la motivation de poursuivre.»

Tandis qu’elle entend s’aligner aux Championnats de Suisse multiples à Payerne, à la fin août, pour à nouveau enchaîner les disciplines, Elodie Jakob savoure son récent retour aux affaires. Finaliste «chocolat» du 100m haies, l’athlète a réalisé «un temps de début de saison». Du temps, justement, elle est prête à en prendre pour revenir au sommet de son art.

 

L’heptathlon suisse «au niveau mondial»

 

Le record de Suisse de l’heptathlon vient d’être battu à trois reprises, coup sur coup, par la Lucernoise Géraldine Ruckstuhl (19 ans, deux fois) et par la Seelandaise Caroline Agnou (21 ans), championne d’Europe M23 en titre. C’est pourtant bien la première nommée qui détient le nouveau meilleur total, grâce aux 6357 points obtenus aux Championnats d’Europe d’athlétisme juniors disputés en Italie, où elle a décroché l’argent en fin de semaine dernière. C’est dire le niveau atteint par les Suissesses dans la discipline, à laquelle prend également part la Nyonnaise Ellen Sprunger (record à 6124 points).

Couronnée championne de Suisse de la spécialité en 2015 à Lausanne, Elodie Jakob avait alors obtenu 5803 points. Elle souligne l’excellent encadrement dont bénéficie les deux jeunes nouvelles leaders de la discipline. «Désormais, pour espérer un podium national, il faut être au niveau mondial, se réjouit l’Yverdonnoise. C’est une très bonne chose qu’il y ait une telle concurrence, c’est super motivant.»

Enregistrer

Enregistrer

L’article Une année de calvaire derrière elle est apparu en premier sur La Région.

26 juil 2017

Forêt d’algues mystérieuse dans la Thièle

Yverdon-les-Bains – Une prolifération exceptionnelle d’algues vertes dans la Thièle inquiète les pêcheurs et les navigateurs. Ils soupçonnent une pollution d’engrais d’être à la base du phénomène. L’explication ne convainc pas les autorités communales.

La prolifération d’algues rend passablement difficile la navigation sur la Thièle. ©Michel Duperrex

La prolifération d’algues rend passablement difficile la navigation sur la Thièle.

Chaque été, c’est la même rengaine. Dès que les eaux du lac se réchauffent sous l’effet des températures estivales, les plantes aquatiques croissent sous la surface, empêtrant les hélices des bateaux et envahissant les zones de baignade. Cette année, le phénomène semble toutefois particulièrement virulent à Yverdon-les-Bains, où la prolifération d’algues pourrait tutoyer, voire dépasser, les records, en particulier dans la Thièle.

«Cela fait des décennies que nous n’avons plus vu ça. C’est une véritable forêt vierge. C’est scandaleux !» Réunis autour d’une table, le visage fermé, l’heure est au mécontentement pour sept navigateurs yverdonnois -dont cinq pêcheurs- désireux de conserver leur anonymat. De l’avis de tous, il y a urgence. «Aujourd’hui (ndlr : hier), on ne voit pas bien les algues, car il a plu. Mais c’est trompeur, tout le fond de la rivière est tapissé de plantes, pour la plupart remontant jusqu’à la surface, rendant par endroits la navigation très difficile.»

 

2000 litres d’engrais liquide

 

Par endroits, les bateaux sont «pris au piège» par les plantes. ©Michel Duperrex

Par endroits, les bateaux sont «pris au piège» par les plantes.

Cet été, l’ampleur du phénomène inquiète les habitués des lieux. Pour eux, les 2000 litres d’engrais liquides -du sulfate d’ammonium- déversés accidentellement dans la Thièle à la hauteur du giratoire de La Marive, au début du mois de juin (lire La Région Nord vaudois du 7 juin), sont la source du problème. «C’est depuis cette date qu’il y a eu une poussée d’algues vertes fluo et gluantes, qui ne poussent d’habitude pas ici», reprend une navigatrice pointant du doigt les plantes entourant son embarcation.

«L’engrais déversé n’a joué aucun rôle dans la prolifération des algues.» Marc-André Burkhard, municipal

«L’engrais déversé n’a joué aucun rôle dans la prolifération des algues.» Marc-André Burkhard, municipal

Du côté des autorités communales, on se veut rassurant, et catégorique. «Je peux vous affirmer que les quelque centaines de litres d’engrais qui ont fini dans la rivière n’ont joué aucun rôle dans la prolifération des algues, promet Marc-André Burkhard, municipal en charge des travaux et de l’environnement. Leur présence est simplement due à la hausse de la température de l’eau de ces dernières semaines.» L’explication laisse les navigateurs pantois. «J’ai de la peine à croire que 2000 litres d’engrais liquide, qui se mélangent par ailleurs parfaitement à l’eau, n’ont eu aucune conséquence sur l’environnement», glisse l’un d’eux.

Contactée hier, la Direction générale de l’environnement (DGE) s’est dite surprise du cas de pollution et n’a pas souhaité s’étendre sur le sujet.

 

L’absence de faucardeuse pointée du doigt

 

Plus de 2000 litres d’engrais se sont retrouvés dans la Thièle le 6 juin. ©Duperrex-a

Plus de 2000 litres d’engrais se sont retrouvés dans la Thièle le 6 juin.

Jusqu’en 2007, Yverdon-les-Bains avait sa propre faucheuse d’algues. Depuis, c’est une société basée à Neuchâtel qui mène des campagnes de faucardage sur les rives du lac, dont la Cité thermale.

«Par rapport à l’année passée, on a considérablement augmenté nos plages horaires à Yverdon-les-Bains, confie le municipal en charge des Travaux et de l’Environnement, Marc-André Burkhard. Mais nous ne sommes pas les seuls à être envahis. C’est le même problème partout. Il faut apprendre à vivre avec ces algues, c’est la nature.» L’explication fataliste ne convainc que très moyennement les principaux concernés. «La vérité, c’est que la Commune et le Canton s’en fichent, déplore une navigatrice chevronnée soucieuse de garder l’anonymat. La Ville préfère faucarder au port des Iris, où le syndic y amarre son bateau. On ne demande pourtant pas la lune, mais juste de passer la machine de temps en temps. On paie des taxes et des concessions. A quoi bon, finalement ?»

L’article Forêt d’algues mystérieuse dans la Thièle est apparu en premier sur La Région.