Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

09 oct 2017

Le «Vito Corleone» de Koh-Lanta

Montagny-près-Yverdon – Fabian Rocha Rocha, le participant nord-vaudois de l’émission phare de TF1, était l’invité du Blue Fit Club, vendredi dernier. Les quelque 200 personnes présentes ont visionné, avec lui, le sixième épisode.

De nombreuses personnes ont tenu à soutenir le quadragénaire, vendredi dernier. ©Michel Duvoisin

De nombreuses personnes ont tenu à soutenir le quadragénaire, vendredi dernier.

Depuis quelques années déjà, Fabian Rocha Rocha, le concurrent régional de Koh- Lanta Fidji, s’entraîne régulièrement au Blue Fit Club, une salle de fitness située En Chamard à Montagny-près- Yverdon. «Au fil du temps, nous sommes devenus proches», confie Pascal Mazzuchetti, le propriétaire des lieux, qui l’a convié à assister à la projection de l’épisode diffusé vendredi dernier. Près de 200 membres du club se sont déplacés pour soutenir l’aventurier nord-vaudois, qui a pris le temps de répondre à toutes leurs questions et de signer des autographes pour les enfants.

Pour rappel, le quadragénaire aux multiples tatouages s’est rendu aux îles Fidji, en avril dernier, afin de prendre part à l’émission de télé-réalité de la chaîne française TF1. Le principe : survivre sur une île abandonnée durant quarante jours. Cette année, les deux équipes étaient divisées entre les jeunes, qui constituaient la tribu rouge, et les anciens (âgés de plus de 30 ans), réunis sous la bannière des jaunes, avant que les cartes ne soient mélangées à nouveau.

 

Un malaise sur le tournage

 

L’aventurier a livré quelques secrets de tournage au public. ©Michel Duvoisin

L’aventurier a livré quelques secrets de tournage au public.

Le sixième épisode, diffusé vendredi dernier, commence avec le jeu de confort. Les membres des deux équipes sont retenus par un élastique et doivent réussir à attraper des bâtons de bambou, à chaque fois plus éloignés. Et c’est sportif ! A la clé : deux alléchantes côtes de boeuf. Le candidat suisse, désormais dans l’équipe jaune, donne de la voix pour motiver ses troupes.

Pourtant, durant la coupure publicitaire, Fabian Rocha Rocha fait une révélation surprenante : «J’ai vécu une expérience différente de ce qui a été diffusé, confie-t-il. Durant l’épreuve, j’ai ressenti un malaise et je me suis affaissé sur le sable. Il m’a fallu plus de quinze minutes pour récupérer, car j’étais épuisé. Les médecins m’ont reboosté avec un peu de sucre. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas pu me rendre au paradis perdu (ndlr : une île où un candidat de chaque tribu est envoyé pour trouver des coffres cachés).»

 

«Baciami la mano»

 

Relativement en retrait durant les précédentes diffusions, Fabian Rocha Rocha s’est révélé en fin stratège, comparable à Vito Corleone, le personnage mafieux dans le film «Le Parrain» de Francis Ford Coppola. Dans cet épisode de Koh-Lanta, le candidat va même jusqu’à citer certaines répliques phares de ce chef-d’œuvre cinématographique.

Malgré cette image du padrino qui lui colle à la peau, pour avoir voulu éliminer Caroline, une autre candidate qui faisait pourtant partie des anciens, comme lui, il rétorque du tac au tac : «A ce stade du jeu, c’est au mérite que tout se joue. Je déteste les gens qui se plaignent tout le temps. De plus, je trouve inacceptable d’éliminer une personne méritante.» Et de poursuivre qu’il n’a pas été malhonnête envers sa partenaire de jeu. «Au contraire, si j’ai choisi d’évincer Caroline, c’est parce que j’estimais qu’elle n’aidait pas sur le camp. Je lui ai expliqué le fond de ma pensée, car je suis une personne cash.» Par ailleurs, l’homme regrette ce trait de caractère stratégique qu’on lui a attribué. «J’ai créé de nombreuses affinités avec les autres participants. Avec Manu, mon binôme, on a parcouru des kilomètres dans la forêt à la recherche de nourriture», révèle-t-il.

Quant à savoir s’il est le grand gagnant de cette saison, Fabian Rocha Rocha confie, un brin malicieux, qu’il ne peut rien divulguer pour l’instant.

Les téléspectateurs devront donc s’armer de patience avant de découvrir, vendredi prochain dès 21h, la suite des aventures du Nord-Vaudois.

 

Vers une nouvelle vie

 

Uruguayen par sa mère et Néo-Zélandais par son père qu’il n’a jamais connu, Fabian Rocha Rocha a vécu des moments très difficiles avant d’être adopté en Suisse. Marié et papa de deux enfants, il ne passe pas inaperçu dans la rue, avec ses nombreux tatouages polynésiens sur le visage.

«Cela fait partie de mon identité. Ainsi, j’ai pu passer à l’âge adulte», confie ce passionné de punk electro (il est le chanteur et fondateur du groupe Fhobi).

«Koh-Lanta m’a fait grandir et m’a permis de m’ouvrir aux autres, car je suis plus à l’écoute, reconnaît-t-il. L’homme, qui était travailleur social au sein de l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM), a démissionné de son poste, il y a quelques semaines, afin de se lancer dans un nouveau projet de vie. «Grâce à l’émission, j’ai compris que je disposais d’aptitudes pour le coaching personnel et l’esprit d’équipe. C’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir ma propre structure, afin d’apporter mes conseils aux personnes qui en ressentent le besoin.» Affaire à suivre.

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09 oct 2017

La taxe vole la vedette à l’impôt

Déchets – Dans le cadre du débat sur le maintien ou non du point d’impôt pour Yverdon-les-Bains en 2018, la discussion a fait la part belle à la taxe sur l’élimination des déchets, considérée comme un impôt déguisé par la gauche.

Tout est parti, jeudi soir dernier, du préavis qui devait traiter du point d’impôt pour 2018 (lire ci-dessous). La discussion, au sein du Conseil communal d’Yverdon-les-Bains a alors rapidement concerné la taxe sur l’élimination des déchets.

 

Obligation légale

 

Le président du Conseil, Pascal Gafner, a eu du travail, jeudi soir. ©Carole Alkabes

Le président du Conseil, Pascal Gafner, a eu du travail, jeudi soir.

La première citée est entrée dans la discussion car elle apparaît, pour la gauche, comme un impôt déguisé. Légalement, cette taxe d’élimination des déchets est obligatoire et doit couvrir 100% des frais. A Yverdon-les-Bains, on est encore loin du compte (33%). Il faudrait donc l’introduire, et son montant pourrait avoisiner les 100 francs par personne. «Ce serait un coup dur pour les familles à revenu modeste qui ne paient aujourd’hui pas d’impôts, a estimé Stéphane Balet (PS). Leur budget en sera diminué d’autant.»

De son côté, le syndic Jean-Daniel Carrard a rendu le Conseil attentif au fait que la Ville n’avait pas le choix. «Nous sommes sommés d’atteindre 100% de couverture des frais par une taxe pour la gestion des déchets, a-t-il décrit. Mais des mesures d’accompagnement, à hauteur de 500 000 francs, sont prévues et le préavis devrait être présenté en novembre prochain.»

 

Pas d’augmentation du point d’impôt

 

Malgré les lourds investissements consentis par la Cité thermale, les Yverdonnois ne verront pas leurs impôts augmenter en 2018. En effet, le préavis de la Municipalité, qui prévoyait de conserver le point d’impôt à son niveau de 2017 (76,5) a été accepté à une courte majorité.

Si l’avis du Législatif avait été contraire, le taux pour 2018 n’aurait toutefois pas été modifié. En effet, les communes doivent annoncer leurs intentions au Canton d’ici au 30 octobre. S’il ne le fait pas, le taux de l’année en cours s’applique pour la suivante. Et comme le prochain conseil est prévu pour novembre…

 

Un coup de jeune planifié

Rénovation – Crédit substantiel accepté

 

Attenant à l’Hôtel de Ville, le bâtiment sera complètement rénové. ©JPW

Attenant à l’Hôtel de Ville, le bâtiment sera complètement rénové.

Une solide enveloppe de 3 680 000 francs a été allouée, jeudi dernier par le Législatif yverdonnois, à la rénovation du bâtiment de la rue du Four 1, dont le rez-de-chaussée est occupé par le restaurant La Grenette. Cette somme permettra, d’une part, de remettre le bâtiment aux normes et de solidifier sa structure. D’autre part, le projet prévoit la modernisation du restaurant, ainsi que la rénovation des appartements situés dans les étages. La valeur de rendement de ces derniers a été débattue, selon plusieurs scénarios, sans pouvoir être chiffrée précisément, avant que le syndic Jean-Daniel Carrard n’intervienne, notamment face aux interrogations de certains conseillers qui estimaient que vendre ce bâtiment représenterait une entrée financière bienvenue. «Le raisonnement ne doit pas être basé sur les chiffres et uniquement sur le rendement, a-t-il noté. Ce bâtiment historique demeure indissociable de l’Hôtel de Ville. A Yverdon-les-Bains, tout n’est pas à vendre. Et ce bâtiment n’est clairement pas à vendre.»

 

Local d’injection en question

Drogues – Postulat déposé par Les Verts

 

La conseillère Fanny Spychiger, pour le compte du groupe des Verts, a déposé un postulat demandant à la Municipalité «d’étudier la possibilité de créer un espace de consommation sécurisé à Yverdon-les-Bains, ainsi que son éventuelle implantation.» L’an dernier, la consommation de drogue dans les toilettes publiques avait déjà inquiété un certain nombre de conseillers, mais n’avait pas débouché sur quelque chose de concret.

Si le débat sur l’implantation d’un «shootoir» dans la Cité thermale devait avoir lieu, le PLR Maximilien Bernhard a déjà fait savoir qu’il se posera en farouche opposant à la création d’un local d’injection.

Au-delà des aspects de contrôle de la consommation, d’hygiène et de sécurité, les questions du financement et du choix de l’endroit où cette hypothétique structure pourrait éventuellement voir le jour demeurent ouvertes. Le Conseil d’Etat a, par ailleurs, fait savoir que le Canton ne financera pas ce genre de local. Ainsi, la Ville ne devra compter que sur elle-même si elle décide de se lancer dans une telle entreprise.

 

Attendre Lausanne

 

Des locaux d’injection existent déjà à Bienne (réservé aux habitants de la Ville) et à Genève. Après de longues années de débats, la ville de Lausanne s’apprête également à franchir le pas et devrait ouvrir sa structure sous peu. D’après les premiers indices, une partie des conseillers yverdonnois désireraient attendre que le projet lausannois offre quelques enseignements, avant d’arrêter leur choix. De toute manière, la discussion formelle n’a pas encore commencé.

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09 oct 2017

Anthony Braizat avait la bonne formule

Football – Promotion League – Yverdon Sport en passe cinq à Old Boys.

Yverdon Sport enfile cinq perles sur le terrain d’Old Boys. ©Duperrex-a

Yverdon Sport enfile cinq perles sur le terrain d’Old Boys.

Moins conservateur de ballon que d’habitude, Yverdon Sport avait choisi une option plus directe sur le but pour contrecarrer les plans d’Old Boys, hier à Bâle. Une tactique payante, puisque les Rhénans ont rapidement craqué, battus 0-5 sur leur terrain.

«Le maître mot était la verticalité, dès la récupération du ballon. On voulait opérer par de grandes transitions pour faire mal aux Bâlois, les pousser à la faute, expliquait Anthony Braizat, qui avait identifié la formule gagnante. L’équipe a réalisé une performance solide. On s’est adaptés en jouant selon les faiblesses de l’adversaire. Le week-end prochain (ndlr : samedi, à 16h, à Cham), ce sera une autre stratégie.»

Les deux premiers buts sont tombés à la suite de balles arrêtées, des phases de jeu travaillées et qui fonctionnent bien, en ce moment, pour YS. Cissé a, tout d’abord, inscrit le 0-1 de la tête, sur corner (19e). Un schéma désormais connu. Sept minutes plus tard, Dia a doublé la mise d’une reprise de volée, consécutive à un second centre, après un coup franc. Enfin, Rushenguziminega a profité d’une percée de Tavares, à la demi-heure de jeu, pour enfoncer le clou. A 0-3, la messe était dite.

Les Yverdonnois ont tout de même connu quelques alertes, notamment lorsqu’il n’y avait que 0-1, puis juste après la mi-temps. Inspiré, Da Silva a, à chaque occasion, mis son veto. Cissé a profité de la deuxième période pour soigner ses statistiques, transformant un penalty sifflé pour une main. Hier, tout roulait dans le bon sens pour un Yverdon Sport sérieux.

 

Old Boys – Yverdon 0-5 (0-3)

 

Buts : 19e Cissé 0-1 ; 26e Dia 0-2 ; 31e Rushenguziminega 0-3 ; 56e Cissé, pen. 0-4 ; 70e Osaj, autogoal 0-5.

Old Boys : Keller ; Osaj, Cucinelli (46e Shillova), Limanaj, Sevinc ; Akbulut ; S. Sahin, Ahmeti (68e E. Sahin), Fleury (81e Leuthard); Rietmann, Gomes. Entraîneur : Aziz Sayilir.

Yverdon : Da Silva ; Reis, Rossé, Dia, Tavares ; Chappuis, Lusuena ; Ngindu (75e Eleouet), Rushenguziminega (66e Lahiouel), Deschenaux (77e Marazzi); Cissé. Entraîneur : Anthony Braizat.

Notes : Schützenmatte, Bâle. Avertissements à Rushenguziminega (16e, jeu dur), Akbulut (43e, jeu dur).

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06 oct 2017

Un nouvel architecte pour le château

Yverdon-les-Bains – Le bureau lausannois Graf et Rouault a été désigné pour superviser tous les travaux concernant l’emblématique monument.

Jacques Levaillant, président de l’ARCHY. La réfection de la façade qui donne sur la rue de la Plaine est au programme des travaux futurs. ©Carole Alkabes

Jacques Levaillant, président de l’ARCHY. La réfection de la façade qui donne sur la rue de la Plaine est au programme des travaux futurs.

A l’instar du château de Grandson, celui d’Yverdon-les-Bains a été longtemps placé sous l’oeil expert de l’architecte Michel Dupasquier. Avec le départ de ce dernier à la retraite, la Ville et l’Association pour la restauration du château (ARCHY), qui œuvrent conjointement au bon maintien de la forteresse savoyarde, devaient trouver un nouvel expert.

Au terme d’un appel d’offres qui a suscité l’intérêt de plusieurs spécialistes, le choix s’est porté sur le bureau lausannois Graf et Rouault, qui jouit d’une longue expérience en matière de restauration de monuments historiques et autres objets du patrimoine.

 

Solide expérience

 

Le mandataire se voit attribuer la responsabilité générale de la maintenance du monument, soit les services d’architecture, de construction, d’ingénierie et d’inspection.

Ce bureau, fondé il y a une vingtaine d’années par Antoine Graf et Pierre Rouault, architectes diplômés de l’Ecole d’ingénieurs de Genève et de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, occupe une dizaine de collaborateurs. Il assume, entre autres, la supervision de l’entretien du château de Chillon et du château d’Aigle. Et dans la procédure, il a fait état de nombreuses autres références touchant aussi bien des bâtiments privés que publics.

 

Bonne collaboration

 

Municipale en charge de l’urbanisme et des bâtiments, Gloria Capt se réjouit du choix opéré par la commission de sélection, dans laquelle son service était représenté par deux collaborateurs qui jouissent d’une longue expérience dans l’entretien du patrimoine.

Avec la nomination du nouveau mandataire, les travaux d’entretien et de restauration du château vont pouvoir reprendre leur rythme normal. Ceux qui concernent la statique devraient pouvoir être réalisés dès 2019. Ils doivent faire l’objet d’un préavis qui sera soumis en temps opportun au Conseil communal.

 

Un «menu» copieux

 

Du côté de l’ARCHY, même si le programme doit encore être précisé, les travaux de restauration envisagés sont nombreux, ce qui enthousiasme Jacques Levaillant, président de l’association.

Les pierres de la tour de la Place, qui donne sur la place Pestalozzi, doivent être reprises -elles souffrent de la pollution-, et un crépi doit être appliqué. La tour des Gardes, qui donne sur le canal, la tour des Juifs (rue Pestalozzi) -celle-ci n’a jamais été crépie et elle ne le sera pas- devront elles aussi être restaurées. Les façades du Donjon bénéficieront elles aussi de travaux de conservation. «Tout cela sera étalé sur une bonne dizaine d’années et devra être planifié plus précisément », explique Jacques Levaillant.

 

Le Canton impliqué

 

S’agissant de travaux portant sur un élément significatif du patrimoine, l’Etat de Vaud, par le biais du responsable des monuments historiques, a également son mot à dire sur ce qui peut être fait ou pas. La réalisation de l’ascenseur, qui relie les Caves du Château à la cour intérieure, avait à elle seule nécessité de longues négociations avec les experts du Canton.

Personne ne conteste aujourd’hui l’utilité de cet ascenseur qui permet aux personnes à mobilité réduite d’accéder au coeur du bâtiment, et en particulier aux manifestations organisées tant à l’Aula Magna qu’à la salle dédiée au professeur Léon Michaud. A l’avenir, il faudra réaliser des travaux facilitant l’accessibilité à une plus grande partie encore du bâtiment.

 

Assurer la statique

 

En raison des caractéristiques du site -dans le passé, le port se situait près de l’actuelle rue du Valentin- le château d’Yverdon-les-Bains «flotte» sur un terrain constitué de sédiments-, la stabilité du bâtiment est un souci permanent, afin d’éviter l’apparition de failles dans les murailles.

Le plan des investissements de la Ville prévoit un montant de l’ordre d’un million de francs pour réaliser des travaux visant à assurer la «bonne tenue» de la forteresse. S’agissant de travaux d’entretien, ils sont financés par la Commune. Les travaux de restauration sont eux assurés par l’ARCHY. Les deux entités fonctionnement en très bonne entente depuis des décennies.

Ce sont d’ailleurs des délégués des deux institutions qui ont choisi le nouveau mandataire architectural.

 

L’ARCHY est fidèle aux dernières volontés de son mécène

 

L’Association pour la restauration du château (ARCHY) jouit d’une fortune de plusieurs millions de francs, léguée par le pasteur Pierre Coigny, grand mécène yverdonnois et, à l’instar de son frère André, passionné par le patrimoine et sa ville d’adoption.

Ainsi, les travaux programmés par l’association se chiffrent, selon des estimations réalisées il y a quelques années -elles devront être actualisées le moment venu-, à quelque 4,5 millions de francs. Ce montant important ne fait pas frémir Jacques Levaillant, président l’association depuis trois ans. Car la fortune léguée par Pierre Coigny permet de faire face aux engagements prévus.

On rappellera que l’ARCHY a déjà consacré des sommes considérables au château. Fidèle à la volonté de son mécène, elle poursuit sa mission en collaboration avec la Ville. L’association, qui réunit quelque trois cents membres, est ouverte à toute personne intéressée par le patrimoine, et en particulier par le château d’Yverdon-les-Bains.

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06 oct 2017

La mémoire de l’eau se retire

Grandson – Après plus de 35 années passées au Service des travaux de la Commune, Lucien Jomini s’apprête à lever le pied. Il prendra sa retraite d’ici la fin de l’année. Rencontre avec un personnage attachant.

Lucien Jomini est à la tête d’une quinzaine d’employés du Service des travaux de la Commune de Grandson. ©Carole Alkabes

Lucien Jomini est à la tête d’une quinzaine d’employés du Service des travaux de la Commune de Grandson.

Vêtu de son gilet de travail orange, le bras tatoué d’un dragon -souvenir d’un périple à moto qui l’a mené jusqu’à Hambourg-, Lucien Jomini, 63 ans, ne passe pas inaperçu dans le bourg de Grandson.

Il faut dire qu’après plus de trois décennies passées, entre autres, à jardiner, à déblayer la neige, à exploiter le réseau d’eau et à assurer la conciergerie, le chef du Service des travaux de la Cité d’Othon, qui prendra sa retraite à la fin de l’année, est une figure appréciée des Bocans.

«J’ai été engagé en 1982 comme employé communal, se souvient Lucien Jomini, qui avait débuté sa formation par un apprentissage en tant qu’agent d’exploitation aux CFF. Et puis, petit à petit, j’ai gravi les échelons.» En 1990, il prend la tête du Service des travaux et obtient, une décennie plus tard, le Brevet fédéral de fontainier. «C’était une première en Suisse, se rappelle-t-il avec émotion, en regardant son diplôme accroché au mur de son bureau (situé à proximité du collège de Borné-Nau). Dès ce moment- là, j’ai acquis les compétences requises pour prendre en charge l’exploitation, l’entretien et la surveillance des eaux communales.»

 

Vers plus d’administratif

 

Au fil du temps, les tâches de Lucien Jomini ont évolué. «Je passe plus de mon temps assis devant mon ordinateur qu’à l’extérieur», explique-t-il. Car, le Service des travaux s’est de plus en plus professionnalisé et il compte une quinzaine d’employés, dont un apprenti. «Aujourd’hui, il faut tout noter, alors qu’à l’époque, on n’avait pas de plan, mais on savait où se trouvaient les conduites d’eau et ce n’était pas plus compliqué que cela.»

 

«Une habitante furax m’a téléphoné pour me dire qu’elle se trouvait sous la douche, couverte de savon.» Lucien Jomini, chef du Service des travaux

 

Des anecdotes ? Le Payernois d’origine pourrait en raconter pendant des heures. «Un matin, alors qu’il y avait une fuite d’eau, j’ai dû fermer les vannes, se rappelle-t-il. Une habitante furax m’a téléphoné pour me dire qu’elle se trouvait sous la douche couverte de savon. Mais je ne pouvais malheureusement rien faire pour elle (rires). Avec les fuites d’eau, on retire toujours quelque chose de positif ou de négatif.»

Parfois, il lui est arrivé de déplorer le manque de compréhension de certains habitants. En hiver, à chaque fois que la neige tombe, il fait face à la mauvaise humeur des riverains. Un jour, alors qu’il n’avait pas encore déblayé la neige, un Grandsonnois lui a lancé : «Vous croyez que je paie des impôts pour quoi ?» «Certaines personnes croient que tout leur est dû, et c’est bien triste», confie-t-il d’un haussement d’épaule. Parfois, les gens se croient simplement tout permis.»

 

Un bourg en évolution

 

Et si on lui demande quel chantier grandsonnois l’a marqué, l’homme déclare : «La rue Haute, à coup sûr. J’ai assisté à toutes les étapes du projet, qui se sont étendues sur plus de trente années. C’était long.» Cependant, il n’est pas certain qu’il verra s’achever la fin d’un autre projet ambitieux : la fameuse place du Château. «D’ici à la fin de l’année, c’est court pour que ce projet aboutisse», ironise-t-il.

Le chef du Service des travaux note, toutefois, qu’il a développé, durant ces trois décennies, des bonnes relations avec la Municipalité, basées sur la confiance et le dialogue. «Mis à part une syndique, avec laquelle je ne m’entendais pas du tout, j’ai toujours entretenu de bons rapports avec l’Exécutif. Par ailleurs, le secrétaire municipal s’intéresse au travail de mon équipe. Il est à l’écoute. C’est plus agréable pour collaborer et cela permet de faire avancer les choses.»

 

Sur les sommets

 

Et sa retraite, comment l’appréhende- t-il ? «Je vais déménager à Maligues, en Valais (ndlr : en patois «Maliwe» signifie mauvaise eau, comme quoi cet endroit lui était prédestiné). J’ai toujours apprécié le contact avec les gens. J’ai, d’ailleurs, présidé les sociétés locales de Grandson durant de longues années, ainsi que de la société de tir de l’Arnon-Fiez. Je n’ai pas l’intention de m’ennuyer et je compte bien profiter de ma nouvelle vie de retraité», confie ce grand-père de quatre petits-enfants. Par ailleurs, l’homme voue une passion pour la moto et pour les randonnées en montagne. «J’aimerais rattraper les 10 000 kilomètres de marche qu’il me manque au compteur, révèle-t-il. Même si je quitte Grandson à la fin de l’année, ce sera toujours un grand plaisir d’y revenir.»

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06 oct 2017

L’électrochoc de Grandson se nomme Stéphan Cornu

Football – 2e ligue – Le Baulméran est le nouvel entraîneur du FCGT. Il remplace Daniel Costescu, victime des mauvais résultats de la première équipe, mais qui gardera une place au sein du club. Ilir Hoxhaj reste assistant.

Stéphan Cornu va s’impliquer à fond pour sauver Grandson, actuel dernier du groupe 1 de 2e ligue. ©Gabioud-a

Stéphan Cornu va s’impliquer à fond pour sauver Grandson, actuel dernier du groupe 1 de 2e ligue.

C’est avec beaucoup d’élégance que Daniel Costescu s’est retiré du banc du FC Grandson-Tuileries. L’homme avait gentiment accepté de prendre les rênes de la première équipe après le départ de Carlos Rangel, l’été dernier. Sauf que les résultats attendus ne sont jamais arrivés : huit matches, trois points, une dernière place au classement et une élimination en Coupe vaudoise. Alors, lorsque le président Yannick Schelker est venu le voir, en début de semaine, celui qui a été un grand attaquant a tout de suite compris. «C’est mieux comme ça. L’équipe a beaucoup de potentiel, mais elle avait besoin d’un électrochoc», a-t-il simplement dit, avant de souhaiter bonne chance à tout le monde, dont son successeur. Classe.

 

Souvent au bord du terrain

 

Son successeur, c’est Stéphan Cornu, bien connu dans la région pour avoir entraîné Yverdon Sport, Baulmes et Echallens, notamment. Surtout, le technicien a été aperçu plus d’une fois du côté des Tuileries depuis une année. Prévoyait-il son arrivée à la tête de la «une» depuis tout ce temps ? Non, simplement que son fils, Antony, en est le gardien, et qu’il apprécie le voir à l’oeuvre. Ainsi, le nom de celui qui n’a plus de club depuis son départ d’Echallens, en juin dernier, circule fréquemment au bord du terrain du FCGT.

«On peut dire que se sont les gens qui suivent Grandson qui ont rendu ça possible, explique le nouveau boss de la première équipe. Tout le monde a bien vu que les résultats n’étaient pas au rendez-vous cette saison. Et je n’ai jamais caché que le rectangle vert me manquait. Donc mon nom est remonté assez naturellement au sein du club. D’autant plus qu’il m’arrive de croiser, professionnellement, Carlos Rangel, ce qui a encore facilité le contact.»

L’entraîneur baulméran a déjà pu donner l’entraînement mardi soir, juste après avoir serré la main du président. Son premier test, lui, est prévu demain à 19h. Les Bocans recevront Crissier, un adversaire qui ne devrait prétendre à rien d’autre qu’à lutter pour son maintien. Autant dire que, si Stéphan Cornu n’a reçu aucun objectif comptable, une victoire serait de loin la meilleure façon de débuter son aventure grandsonnoise, à durée indéterminée.

 

«Ce sont les gens qui suivent Grandson qui ont rendu ça possible.» Stéphan Cornu

 

Car le technicien ne s’en est jamais caché : il est ambitieux. Il a connu la 1re ligue, il y a rencontré un certain succès et il a toujours tendu une oreille attentive aux propositions qui émanent de plus haut. C’était vrai hier, ça l’est encore aujourd’hui. «Mais ça ne m’a jamais empêché de diriger avec tout mon sérieux les équipes que j’ai entraînées.» Vrai. La saison dernière, l’homme a appris qu’il serait remplacé, au terme de l’exercice, par Alexandre Comisetti à six matches de la fin du championnat. Les six derniers résultats d’Echallens ? Trois victoires, un nul et deux défaites, alors que l’équipe n’avait plus rien à jouer, le tout en proposant un jeu de qualité.

Pour l’instant, Stéphan Cornu est à Grandson, il va s’y investir à fond, et son expérience est une excellente nouvelle pour la «une». Il n’y a pas encore urgence, mais les Grandsonnois doivent commencer à enchaîner les résultats, et le Baulméran peut être l’homme de la situation. «Le club sait à quoi s’attendre. Mais, si ça se trouve, j’y entraînerai encore dans cinq ans.»

 

L’avant-match

 

Le point avec les équipes de la région

 

Promotion League

 

La Chaux-de-Fonds – Bavois, samedi à 16h à la Charrière.

 

Les deux équipes ont douze points, elles marquent peu et encaissent peu : tout indique que le duel sera très disputé, demain, à «La Tchaux». Bavois devra faire sans Demiri, suspendu pour cette rencontre. Le déplacement à La Chaux-de-Fonds est toujours un peu particulier, puisque le FCC est l’une des rares formations, à ce niveau, à évoluer sur une pelouse synthétique. M. G. ■
 

Old Boys – Yverdon Sport, dimanche à 14h à la Schützenmatte, Bâle.

 

YS a perdu deux hommes en défense centrale, samedi dernier contre Stade-Lausanne. Si De Pierro a pu reprendre l’entraînement -il reste toutefois un peu gêné à son épaule endolorie-, Marque sera absent pour plusieurs semaines. Le Français, qui en est à sa troisième blessure cette saison, doit passer des examens approfondis. «Il va faire un check-up complet, afin de savoir ce qui ne va pas, souligne l’entraîneur d’YS Anthony Braizat. C’est le genre de démarches que le club devra entreprendre à l’avenir, afin de faire un pas de plus dans son développement.» Le président Mario Di Pietrantonio n’a pas caché qu’il craignait que Marque, qui souffre d’une déchirure à un mollet, ne revienne pas au jeu cet automne.

Dimanche, Lusuena sera de retour de suspension. Les deux nouvelles recrues, Doumbia et Caslei, ne seront qualifiées que la semaine prochaine. Gudit est toujours indisponible. «Old Boys est une équipe accrocheuse, avertit Anthony Braizat. En plus, on va jouer à un horaire inhabituel, c’est pourquoi on va s’entraîner à la même heure la veille.» M. G. ■

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05 oct 2017

Exercice grandeur nature dans le tunnel d’Arrissoules

Rovray – Une quarantaine de personnes ont été mobilisées, dans la nuit de mardi à hier, afin de gérer une simulation de feu dans le tube autoroutier. Un moyen de tester la réactivité des sapeurs-pompiers.

Le scénario imaginé pour cet exercice, coûtant 40 000 francs, était un accident au milieu des 3 kilomètres de tunnel, où quatre mannequins et deux personnes devaient être secourues. ©Michel Duperrex

Le scénario imaginé pour cet exercice, coûtant 40 000 francs, était un accident au milieu des 3 kilomètres de tunnel, où quatre mannequins et deux personnes devaient être secourues.

Il y avait bien de la fumée sans feu, dans la nuit de mardi à hier, dans le tunnel d’Arrissoules, sur l’autoroute A1 entre Yvonand et Estavayer-le-Lac, fermée pour l’occasion. Et pour cause : 64 bonbonnes de fumigènes ont été allumées, afin de simuler un feu au cœur de la galerie Jura, soit sur la voie en direction d’Yverdon-les-Bains.

Il était 23h47, précisément, lorsque la première bonbonne a été déclenchée, comme un vésuve du 1er Août. Une odeur de Fête nationale qui a très vite commencé à piquer le nez des personnes sur place. Puis, c’est un nuage de fumée qui s’est élevé, tapissant la voûte du tunnel d’une strate grisâtre. En l’espace de cinq minutes, ce dernier s’est propagé en direction d’Estavayer-le-Lac.

 

Un tube bien surveillé

 

Les douze pompiers du SDIS régional du Nord vaudois ont mis plus de temps que leurs collègues d’Estavayer-le-Lac avant de s’attaquer au feu. ©Michel Duperrex

Les douze pompiers du SDIS régional du Nord vaudois ont mis plus de temps que leurs collègues d’Estavayer-le-Lac avant de s’attaquer au feu.

A peine le premier nuage de fumée créé qu’un signal a été transmis à la centrale des alarmes du canton de Vaud. «Ce tunnel, par exemple, est équipé de câbles détecteurs de fumée et de caméras capables d’identifier des objets immobiles sur la chaussée ou des voitures en contre-sens», explique Philippe Poffet, responsable du domaine Gestion du patrimoine à l’Office fédéral des routes (OFROU).

 

Simulation d’une heure

 

Une fois les lances d’incendie déroulées et les masques fixés, les sapeurs-pompiers nord-vaudois ont pu s’avancer dans le tunnel. ©Michel Duperrex

Une fois les lances d’incendie déroulées et les masques fixés, les sapeurs-pompiers nord-vaudois ont pu s’avancer dans le tunnel.

Une fois l’alerte donnée et vérifiée par un opérateur, les feux de signalisation ont indiqué la fermeture de l’autoroute. Les secours, ainsi que la police, ont également été avertis. «Maintenant, on va voir en combien de temps les premiers sapeurs-pompiers se rendront sur place, s’interrogeait, hier, Olivier Floc’hic, porte-parole de l’OFROU. Dans une telle situation, il faut environ vingt minutes aux brigades du Service de défense incendie et de secours (SDIS) régional du Nord vaudois ou d’Estavayer-le-Lac pour arriver. Entre-temps, les gens devront se débrouiller seuls (voir ci-dessous).»

Entre la fumée et l’obscurité qui régnaient sur place, la communication s’est avérée difficile. ©Michel Duperrex

Entre la fumée et l’obscurité qui régnaient sur place, la communication s’est avérée difficile.

En l’occurrence, lors du test, c’est l’équipe fribourgeoise qui a débarqué en premier sur les lieux, via le tube sain, c’est-à-dire côté Alpes, avant d’emprunter les galeries transversales pour atteindre le cœur du foyer fictif. Première étape : coordonner l’attaque en tenaille, c’est-à-dire que les secours s’attellent à maîtriser le feu des deux côtés en même temps. Puis, envoyer une équipe de reconnaissance pour repérer les lieux et les dangers -les pompiers ne connaissaient pas le scénario-, une autre pour l’extinction et une dernière pour la recherche et le sauvetage des quatre mannequins et des deux personnes «coincés» dans le tube sinistré.

L’exercice s’est terminé vers minuit et demi. Ensuite, il aura fallu plusieurs heures pour remettre en état l’autoroute.

 

Un test à 40 000 francs

 

«L’objectif de ce type d’exercice est d’entraîner les équipes de secours à intervenir dans un tunnel, ce qui est rare en Suisse», explique Philippe Poffet, responsable de ces formations qui coûtent environ 40 000 et qui sont organisées, en moyenne, trois fois par année. «Mais cela permet aussi de voir comment les intervenants s’organisent entre eux», ajoute-t-il.

Sapeurs-pompiers régionaux, renforts de Lausanne et Payerne, police, ainsi que Soutien sanitaire opérationnel (SSO) -pour la prise en charge médicale des hommes du feu et, bien sûr, ambulances pour les blessés : dans un tel cas, ce sont 41 personnes qui sont déployées sur les lieux, selon Eric Stauffer, commandant du SDIS Nord vaudois.

«La grande différence pour nous dans un incendie de tunnel, c’est que nous devons d’abord éteindre le feu pour sauver les gens, alors que, d’habitude, nous faisons l’inverse», poursuit-il. Autre challenge : la longueur de pénétration pour atteindre le sinistre -dans un tube qui mesure 3 km-, parce que les sapeurs-pompiers doivent supporter un équipement de près 50 kg et porter des tuyaux à travers des passages et de lourdes portes.

 

Bilan plutôt positif

 

«Tout s’est très bien déroulé, relève Alec Rouiller, venu analyser le processus de secours. La reconnaissance a été très efficace. Concernant l’extinction, la brigade d’Yverdon-les-Bains a été moins rapide parce qu’elle n’a pas choisi la bonne entrée pour atteindre le feu (ndlr : elle est arrivée au milieu du feu et a dû rebrousser chemin vers une issue 300 mètres en amont). C’était la bonne réaction.»

Petit bémol relevé par l’observateur : «Il faudrait améliorer le contrôle pour que chaque véhicule et chaque niche de secours soit bien vérifiée.» Il a aussi constaté qu’un marquage plus précis des voies de secours serait utile pour permettre aux pompiers d’emprunter directement la bonne issue.

Un bilan complet du test sera transmis à l’OFROU prochainement.

 

Les bons gestes à adopter

 

Selon Olivier Floc’hic, il y a trois règles à adopter en cas d’incendie dans un tunnel :

1) Suivre les chemins de fuite : des ampoules s’allument sur les parois du tunnel et des flashs indiquent les sorties de secours en évitant de se diriger contre la fumée ;

2) Avertir les secours à l’aide des téléphones d’urgence, car ceux-ci permettent de donner l’endroit précis du sinistre ;

3) Se réfugier dans les sorties de secours balisées en vert tous les 300 mètres -et bien fermer les portes-, afin de rejoindre le tube parallèle, qui est automatiquement fermé à la circulation en cas d’accident. Et surtout, ne pas se cloîtrer dans les niches de couleur orange, car elles ne protègent pas contre la fumée.

Dernier conseil : toujours prévoir une lampe de poche dans la voiture.

 

L’incendie d’autocar de mars 2014

 

L’accident de 2014 n’a, par chance, fait aucune victime. ©Duperrex-a

L’accident de 2014 n’a, par chance, fait aucune victime.

La dernière fois que les secours ont dû intervenir dans le tunnel d’Arrissoules, ce n’était pas pour un exercice, mais pour un incendie bien réel. Un bus, immatriculé dans le canton de Neuchâtel, s’était enflammé le 20 mars 2014, aux alentours de 7h40. «Il s’agissait d’une panne mécanique, ce qui a provoqué une surchauffe du moteur», rappelle Philippe Poffet, responsable de l’état des infrastructures, et notamment des cent tunnels suisses-romands. Heureusement, personne n’avait été blessé. Mais cela aurait pu mal se terminer, constate Olivier Floc’hic : «Les caméras du tunnel ont montré que les gens n’ont pas adopté les bons comportements : ils sont partis dans le sens de la fumée, ce qui aurait pu être très dangereux. Et, au lieu de rejoindre le tube parallèle, ils sont restés dans les zones saines, mais en laissant les portes ouvertes.»

En revanche, cet incendie a causé plus de trois millions de dégâts -notamment des pans de béton de la voûte sont tombés à cause de la chaleur- et a occasionné la fermeture du tunnel durant cinq semaines. «Normalement, c’est l’assurance du conducteur qui devrait prendre en charge ces frais, mais c’est toujours en discussion, car il y a d’autres éléments à prendre en compte, comme l’état de l’infrastructure», précise Philippe Poffet.

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05 oct 2017

«On m’avait engagée pour l’inventaire des collections»

Yverdon-les-Bains – La directrice-conservatrice du Musée d’Yverdon et région, France Terrier, entame sa 25e année à la tête de l’institution. Au fil des décennies, celle-ci, qui réunit le patrimoine historique du Nord vaudois, s’est professionnalisée.

Depuis 25 ans, la conservatrice France Terrier mène la barque au Musée d’Yverdon et région. ©Carole Alkabes

Depuis 25 ans, la conservatrice France Terrier mène la barque au Musée d’Yverdon et région.

Cela fait un quart de siècle que France Terrier sillonne les vieux murs du château d’Yverdon-les-Bains. C’est en octobre 1992 que la férue d’histoire, alors sur le point d’achever ses études à l’Université de Lausanne, est engagée par le Musée d’Yverdon et région. Rencontre avec une femme passionnée par son métier.

 

 

France Terrier, après toutes ces années, quel souvenir gardez-vous de vos débuts ?

 

Lorsque j’ai été engagée comme conservatrice-adjointe, à la suite du départ à la retraite de Denise Cornamusaz, je n’imaginais pas l’ampleur du travail qu’il fallait accomplir. Des bénévoles occupaient alors les postes de conservateurs sans avoir suivi de formation en muséologie. Je terminais ma licence en archéologie et, à l’époque, on m’avait engagée pour réaliser l’inventaire des collections, qui n’avaient pas été répertoriées de manière complète depuis le début du XXe siècle. Au fil des années, mes tâches ont évolué.

 

De quelle manière se sont-elles développées ?

 

Je me suis rendue compte qu’il y avait un véritable travail de fond à entreprendre en matière de conservation, de documentation et de mise en valeur des collections qui sont d’un intérêt largement suprarégional. Mais pour pouvoir effectuer ces tâches, il fallait des moyens financiers. Afin d’augmenter la visibilité du musée, je me suis donc rapidement attelée à des activités de médiation culturelle.

 

Justement, comment rendre une institution comme la vôtre accessible au public ?

 

Notamment, en modernisant l’exposition permanente par étapes et en proposant des expositions temporaires aussi souvent que possible. Nous avons également mis sur pied des activités à but pédagogique, comme la fabrication de petits menhirs sur le site de Clendy, des jeux romains ou encore des ateliers de peinture romaine. Il y a six ans, nous avons créé un «P’tit Ciné du MY». Chaque année, ce sont plus de mille élèves qui assistent aux séances. C’est une petite victoire d’avoir lancé ce projet et de l’avoir maintenu au fil des ans.

 

Est-ce difficile de lancer de nouvelles propositions ?

 

Les projets mettent du temps à se mettre en place, car il faut trouver des moyens financiers puis les réaliser. Au fil des ans, le musée a pu être maintenu à flot, mais on a parfois connu des difficultés à faire aboutir certains projets.

 

Lesquels ?

 

Un des chantiers les plus lourds a consisté à trouver des dépôts adéquats pour les collections d’archéologie et d’histoire du musée. Depuis 2010, grâce à l’aide de la Commune d’Yverdon-les-Bains, nous disposons d’un dépôt répondant aux normes pour conserver les collections d’histoire.

 

La Maison d’Ailleurs et le Centre d’art contemporain attirent de nombreux visiteurs. Comment voyez-vous cette concurrence ?

 

Je ne crois pas qu’il s’agisse de concurrence. Notre mission est différente : en plus de communiquer avec le public, nous avons la responsabilité de sauvegarder un patrimoine historique exceptionnellement riche. En ce qui concerne les expositions temporaires, nous suivons une politique qui nous fait privilégier certains thèmes.

 

Comme quoi, par exemple ?

 

Dans le Nord vaudois, il y a plusieurs points forts et des thèmes récurrents qui font la spécificité de la région, comme la présence de l’eau et les forteresses, ainsi que le rôle d’Yverdon comme carrefour de voies de communication, par où transitaient beaucoup de marchandises. Ainsi, la Via Salina (ndlr : la route du sel franco-suisse) passait par la région.

 

Vous êtes passionnée par votre métier. Est-ce qu’il vous arrive de sortir de votre musée ?

 

Bien sûr (rires). J’ai toujours tenu à conserver des activités hors du musée, notamment pour enrichir ma pratique professionnelle. J’ai, notamment, été rédactrice pour la Suisse romande de la revue AS. (Archéologie Suisse), vice-présidente d’ICOM Suisse (Conseil international des musées) et présidente de sa commission de déontologie pendant de longues années. Je suis actuellement chargée d’enseignement à l’Université de Neuchâtel et préside la Société vaudoise d’histoire et d’archéologie. Et puis, je suis mère de deux filles et passionnée de culture sous toutes ses formes : danse, musique, théâtre, littérature, etc.

 

Si vous deviez emporter un seul objet sur une île, lequel choisiriez-vous ?

 

J’ai toujours été fascinée par la barque qu’on a découverte, en 1984, à la rue du Valentin. Mes débuts au musée coïncident avec le lancement du projet d’aménagement des salles consacrées à la navigation antique. Mais je suis également très sensible à l’artisanat, notamment les céramiques sur lesquelles on peut encore voir les traces de doigts de celui qui les a façonnées.

 

Ça navigue !

 

Découverte majeure

 

La découverte de deux embarcations gallo-romaines au coeur de la Cité thermale, respectivement en 1971 et en 1984, marque un tournant décisif pour le Musée d’Yverdon et région. A la fin des années 1990, la conservatrice France Terrier est chargée de créer une section permanente sur le thème de la navigation antique. Pourtant, de nombreuses questions restent en suspens, car il faut alors rapidement trouver des solutions pour conserver et restaurer les deux objets gorgés d’eau.

Cette opération complexe est assurée par le Laboratoire du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire de Lausanne. «L’épave de 1984 mesure dix mètres de long. Il s’agit d’une pièce importante pour l’histoire de la batellerie qui a été magnifiquement conservée, explique la directrice du musée. Les détails de construction permettent de mieux comprendre comment les constructions navales ont évolué au fil des siècles.» En effet, jusqu’à l’époque romaine, les embarcations étaient érigées à partir d’un seul tronc d’arbre. «Avec l’évolution du commerce, les Romains ont voulu transporter plus de marchandises. Il a donc fallu trouver un moyen pour assembler deux demi-coques, poursuit France Terrier. Jusqu’au XXe siècle, dans notre région, les bateaux ont été construits selon ce principe.»

Plus d’informations sur : www.Musee-yverdon-region.ch.

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05 oct 2017

Ce gros ballon qui les mènera à Tokyo

Kin-ball – Trois joueurs du KB Yverdon participeront à la Coupe du monde, dès la fin octobre au Japon, avec les équipes nationales suisses. Une première pour Philomène Vuffray, Rafaël Rochat et Aurélien Clerc.

Rafaël Rochat, Philomène Vuffray et Aurélien Clerc (de g. À dr.), l’atout jeunesse de l’équipe de Suisse de kin-ball. ©Michel Duperrex

Rafaël Rochat, Philomène Vuffray et Aurélien Clerc (de g. À dr.), l’atout jeunesse de l’équipe de Suisse de kin-ball.

La belle histoire a commencé au cours des Kids Games de 2012, à Yverdon-les-Bains. Philomène Vuffray, Rafaël Rochat et Aurélien Clerc, alors adolescents, tapent pour la première fois dans un gros ballon poids plume. Celui- là même qui, cinq ans plus tard, s’apprête à les emmener à Tokyo, où ils disputeront la Coupe du monde de kin-ball.

Séduits par la dimension stratégique et l’implication de chaque joueurs sur le terrain dès leur initiation à la discipline, les trois Nord-Vaudois ne se sont, depuis, jamais quittés. Le trio à la trajectoire commune a évolué et progressé au sein de la même équipe, sous les couleurs du KB Yverdon, des juniors aux adultes, jusqu’à pouvoir côtoyer les membres de la sélection nationale.

«En commençant à participer aux entraînements de l’équipe de Suisse en tant que partenaires, on n’imaginait pas du tout qu’on pourrait se rendre tous les trois aux Mondiaux, lance Rafaël Rochat. On avait pour idée d’apprendre un maximum et de pouvoir, peut-être, prendre les places dans l’équipe une fois qu’elles se libéreraient.» «Cette Coupe du monde au Japon, c’était un rêve», enchérit la fille du triptique, Philomène Vuffray.

Dans deux semaines et demie, les trois acolytes, pas encore la vingtaine, s’envoleront pour leur premier grand rendez- vous international en tant que joueurs de kin-ball. Les frères cadets des deux garçons sélectionnés auraient, eux aussi, pu être appelés. Ça n’a pas été le cas cette fois. «Mais ils vont gentiment entrer dans les cadres», estime Rafaël Rochat.

 

Courbe ascendante

 

Membres de la première équipe du club d’Yverdon, les trois internationaux sont devenus vice-champions de Suisse, la saison dernière, seulement devancés par Neuchâtel. Une performance qui suit la pente ascendante de la courbe de leur progression, depuis leurs débuts en championnat juniors, lors de l’exercice 2013-2014. «La saison suivante, on est arrivés en milieu de classement chez les adultes. Puis, en 2016, on a atteint la troisième place», se souvient Aurélien Clerc, véritable encyclopédie du kinball du trio yverdonnois. Des résultats qui leur ont ouvert les portes des équipes nationales.

Alors que la discipline a été imaginée au Québec, c’est un Canadien, Marc-André Morin, qui dirigera les Suisses. Le sélectionneur est établi à Neuchâtel, lieu des débuts du kinball dans nos contrées.

 

Une autre dimension

 

Les joueurs du KBY ont dû faire leur preuve, avant de gagner leur ticket pour Tokyo. Ce d’autant plus que les cadres nationaux comptent des éléments plus expérimentés qu’eux. Ils ont, ainsi, passé plusieurs étapes avant d’apprendre, en début d’année, leur sélection définitive. Depuis lors, les régionaux se sont attelés à trouver du soutien pour participer au financement de leur prochaine escapade internationale.

Alors que le rendez-vous tokyoïte approche, Philomène Vuffray, Aurélien Clerc et Rafaël Rochat se réjouissent d’être dans le vif du sujet. «Ce sera intéressant de se confronter à d’autres styles de jeu».

Soulève le dernier nommé. «Et c’est une sacrée expérience que de représenter la Suisse à l’autre bout du monde», ajoute son camarade. Et leur coéquipière en club de conclure : «Ce sera une autre dimension que ce dont on a l’habitude.» Une dimension mondiale.

 

Ils auraient dû être quatre à partir

 

Les joueurs du KB Yverdon à avoir obtenu leur sélection étaient quatre. Or, comble de malchance, Pauline Leuba (25 ans) s’est blessée à une épaule, début septembre. La plus expérimentée des Yverdonnois -elle a disputé la Coupe du monde de 2015, en Espagne- n’a pas été remplacée. Les Suissesses s’envoleront à huit, alors que neuf garçons seront du voyage.

Philomène Vuffray (19 ans, Yverdon-les-Bains, étudiante à l’Université de Neuchâtel), Aurélien Clerc (18 ans, Gressy, étudiant à l’EPFL) et Rafaël Rochat (19 ans sous peu, Valeyres-sous- Ursins, étudiant au CPNV) seront les trois émissaires régionaux à Tokyo. Les deux premiers nommés, vifs, évolueront en pointe, tandis que le troisième occupe le poste de rapproché, idéal pour un joueur de son (grand) gabarit.

Le kin-ball suisse compte dix clubs, géographiquement répartis de Genève à Bienne, en passant par Le Locle. C’est à Neuchâtel que la discipline s’est implantée. Les Neuchâtelois composent, d’ailleurs, la grande majorité des effectifs des deux équipes nationales. La fédération nationale a été créée en 2009. Disputé sous forme mixte encore cette saison, le championnat sera divisé par genre dès l’automne 2018.

 

Coupe du monde très attendue

 

«Le Japon est la deuxième nation du kin-ball après le Canada. Compte tenu de l’intérêt pour la discipline là-bas, la Coupe du monde de Tokyo est attendue par tout le monde», lance Aurélien Clerc. Le trio yverdonnois n’a aucun doute, l’engouement sera au rendez-vous d’un tournoi qui se disputera dans une salle comble, du 31 octobre au 5 novembre.

Douze nations sont qualifiées pour l’événement, tant chez les femmes que les hommes. Après trois matches de poule, les neuf meilleurs poursuivront l’aventure. L’écrémage continuera ronde après ronde, jusqu’à ce qu’il ne reste que trois équipes pour la finale. Les Suissesses, qui affronteront notamment le Canada, la France et le Japon lors de leurs trois premiers matches, ont hérité d’un tirage plus difficile que leurs homologues masculins, qui évitent les Canadiens en début de tournoi.

Deux fois vice-champions d’Europe, les Suisses n’ont jamais fait mieux que 5e à la Coupe du monde, depuis leurs débuts en 2009. Les dames, pour leur part, ont deux médailles de bronze européennes et une mondiale à leur actif. Les sélectionnés s’entraînent ensemble deux fois par semaine. Ils partiront pour Tokyo le 22 octobre.

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04 oct 2017

Une maison de naissance voit le jour

Agiez – Les futures mamans qui souhaitent accoucher en toute intimité, loin des hôpitaux, pourront profiter du cocon de La Louve. Une première dans le Nord vaudois.

Alyson Salzano (à dr.) a mis à disposition de Melissa Affane un local pour créer La Louve, la première maison de naissance du Nord vaudois, en attendant qu’elle trouve un local plus grand du côté d’Orbe. ©Michel Duperrex

Alyson Salzano (à dr.) a mis à disposition de Melissa Affane un local pour créer La Louve, la première maison de naissance du Nord vaudois, en attendant qu’elle trouve un local plus grand du côté d’Orbe.

Décor sobre et moderne, notes parfumées d’huiles essentielles, et tableaux aux couleurs chaleureuses : tout est prêt pour accueillir les futurs parents à La Louve, la première maison de naissance du Nord vaudois. Tout, ou presque. Sur la quinzaine de documents que le Canton requiert avant d’octroyer l’autorisation d’exploitation, «il ne nous manque plus que l’accord de collaboration de l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains pour autoriser le transfert des patientes à la maternité, en cas d’urgence extrême», précise Melissa Affane, sage-femme et responsable du projet qui est sur le point d’éclore à Agiez. «J’ai signé ce matin-même (ndlr: hier) les papiers», assure Jean-François Cardis, directeur général des Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV).

Soutenue par l’association Mariposa Espace Femmes & Familles, la sage-femme urbigène a décidé de créer ce lieu unique dans la région, afin de répondre à une demande croissante des familles romandes, mais aussi de France voisine (voir ci-dessous).

 

Redonner sa place à la nature

 

«A priori, un accouchement est à 89% physiologique et donc, il ne nécessite pas d’intervention médicale, assure Melissa Affane. Mais cet a priori ne fonctionne que si on laisse faire la nature du début à la fin.» Et c’est bien là le but des maisons de naissance et des sages-femmes. Suivi durant la grossesse, accouchement, séjour, prise en charge post-partum, la sage-femme s’occupe de tout. Ses prestations -exception faite des frais de séjour en maison de naissance- sont remboursées par l’assurance maladie de base. «A 100% et sans franchise, précise-t-elle. Pour l’ensemble du suivi, cela revient à environ 5000 francs, contre 10 000 francs pour un accouchement et un séjour classique de trois jours à l’hôpital.»

Une alternative qui a ses avantages et ses inconvénients, puisque les patientes peuvent, notamment, dire au revoir à la péridurale. Un «petit sacrifice» qu’Alyson Salzano est ravie de faire : «Ce qui me plaît par-dessus tout, c’est que la sage-femme me connaît. Elle est au courant de mes peurs et à l’écoute de mes besoins, mais ne vient pas me parler pour rien.» Cette heureuse maman de bientôt quatre enfants et maîtresse d’école à Corcelles-sur-Chavornay a décidé de confier le suivi de sa grossesse à Melissa Affane, mais de donner naissance chez elle, dans son cocon.

Concernant la prise en charge hospitalière, cette habitante d’Agiez déplore, notamment, les fréquents dérangements pour des contrôles et la position qui est imposée aux femmes. «La dernière fois, je m’étais mise à quatre pattes et tout allait bien jusqu’à ce que les infirmières me forcent à me coucher sur le dos, confie-t-elle. C’est là que tout s’est bloqué et, surtout, que j’ai senti la différence au niveau des douleurs.»

 

Une prise en charge sécurisée

 

Principal reproche fait aux maisons de naissance : le manque de sécurité par rapport à un accouchement dans une structure hospitalière. «De nombreuses études ont prouvé que les naissances extra hospitalières permettaient de gagner en sécurité de la santé maternelle, fœtale, néonatale et familiale, souligne Melissa Affane. De plus, pour ouvrir une maison de naissance dans le canton, nous devons nous situer à environ vingt minutes d’une maternité. Et seules les grossesses à bas risques peuvent prétendre à ce type d’accouchement. Après, c’est à chacun de choisir ce qui lui convient le mieux.»

Retrouvez le témoignage d’Alyson Salzano et l’interview de Melissa Affane sur les positions d’accouchement sur www.laregion.ch/region-tv.

 

Une demande croissante et un risque maîtrisé

 

Que ce soit à l’hôpital, à domicile ou en maison de naissance, les futurs parents choisissent l’endroit qu’ils préfèrent. L’année dernière, 1769 bébés ont vu le jour en maison de naissance, en Suisse. Un chiffre en constante augmentation, mais qui ne représente, toutefois, que 2 à 3% des naissances totales.

Parmi ces heureux événements, en 2016, 17% des mamans ont dû être transférées à l’hôpital avant ou durant l’accouchement, parce que le bébé n’arrivait pas à descendre dans le bassin ou qu’il y avait une stagnation de la dilatation. Et seules 3% des patientes ont été hospitalisées après la naissance de leur enfant. «Les situations d’extrême urgence surviennent plutôt après l’accouchement (ndlr : c’est donc moins de 3% des cas) et ils sont rares, car les sages-femmes anticipent énormément», explique Anaïs Gaille, membre de l’Association suisse des maisons de naissance.

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