Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

11 avr 2018

Du baume au cœur du Moulin

La coopérative poursuit ses activités à Echallens, après l’incendie du 1er février. Son avenir se jouera entre la Cité thermale et le chef-lieu du Gros-de-Vaud.

Tiré de son lit au beau milieu de la nuit, Philippe Gonin a débarqué à Yverdon-les-Bains à 4h du matin, le 1er février dernier. Cela faisait déjà 20 minutes que le Moulin était dévoré par les flammes. «Vingt ans de ma vie sont parties en fumée», souffle le directeur. Sur le moment, il n’a pensé qu’à une chose: assurer la suite. Une heure plus tard, il appelait Olivier Sonderegger, gérant de la Coopérative agricole et meunière d’Echallens. «Pourquoi lui? Je ne saurais pas le dire, c’était un réflexe. On s’est toujours bien entendus», glisse Philippe Gonin. Et ce matin-là, alors que la région était encore profondément endormie, Olivier Sonderegger a répondu. Une demi-heure plus tard, il débarquait sur les lieux du sinistre, suivi de Philippe Mermoud, président de la coopérative challensoise.

Production assurée

«On s’est assis tous les trois à une table et je leur ai dit: Que fait-on maintenant, se rappelle Philippe Gonin. Ils m’ont tout de suite dit qu’ils allaient prendre des mesures d’urgence.» Le jour-même, la quasi-totalité des employés du Moulin d’Yverdon-les-Bains – une dizaine – débarquaient à Echallens. Dans la foulée, les premières livraisons de la journée étaient assurées auprès des clients de la coopérative yverdonnoise. Au final, la vie du Moulin de la Cité thermale ne s’est jamais arrêtée, juste délocalisée.

En février, 95 tonnes de farine ont ainsi été livrées, contre 100 tonnes pour un mois ordinaire, avant l’incendie. «Mais février est un mois court et nous vendions deux tonnes en direct à Yverdon, ce qui n’est plus possible à Echallens», note le directeur.

Au final, rien n’a changé, ou presque. Les employés se sont bien acclimatés, à la différence qu’ils sont désormais répartis en deux équipes qui tournent entre 5h et 22h aux côtés de leurs nouveaux collègues du Gros-de-Vaud, alors qu’ils travaillaient de 7h30 à 17h auparavant. Quant aux clients, ils sont pratiquement tous restés fidèles à la coopérative yverdonnoise, à l’exception de ceux qui venaient directement s’approvisionner sur place.

«Je ne suis plus le même»

Quant à Philippe Gonin, il assure être «comme un coq en pâte» à Echallens: «J’ai un beau bureau, ma secrétaire aussi. Et ils nous ont mis des places de parc à disposition.» Mais il n’est plus tout à fait le même: «Je ne suis plus l’homme que j’étais avant. Ma femme me le dit tous les jours. Je n’ai plus la même niaque», confie-t-il. Avant d’ajouter: «Ça reviendra quand la situation sera claire.» Car ce qui le travaille, désormais, c’est l’avenir du Moulin. Pour l’heure, les installations challensoises permettent d’assurer le flux de la production, pour autant qu’elles tiennent le coup malgré leur vétusté: «On espère que ce sera le cas», glisse Philippe Gonin. La suite se jouera entre Yverdon-les-Bains et Echallens, en fonction des possibilités (lire encadré). Et le cœur du directeur balance entre ces deux variantes: «Je suis perdu. J’ai à la fois envie de reconstruire et en même temps, je suis bien ici.»

Pour le moment, le directeur se raccroche à l’idée d’avoir assuré la survie de l’entreprise: «Sur le moment, on a fait ce qui semblait être le mieux pour conserver cette fabrication de farine artisanale.» Et lorsqu’il revient les pantalons recouverts de farine et le sourire aux lèvres, après être allé faire un tour avec le photographe à l’intérieur du Moulin, on se dit que la niaque qui l’animait jadis n’est pas si loin.

Philippe Gonin et son équipe assurent désormais la production des farines du Moulin d’Yverdon-les-Bains depuis Echallens. © Michel Duperrex

Philippe Gonin et son équipe assurent désormais la production des farines du Moulin d’Yverdon-les-Bains depuis Echallens.

 

Deux variantes à l’étude

La perspective de reconstruire le Moulin à son emplacement historique a été définitivement enterrée. «On est sûrs qu’il y aura des oppositions», note Philippe Gonin. Deux autres variantes sont donc à l’étude. La première consisterait à reconstruire, mais à l’extérieur d’Yverdon-les-Bains: «Nous sommes en discussion avec le Service de l’urbanisme. Quatre parcelles ont été identifiées, dont deux retiendraient notre attention, note le gérant. La Ville nous aide beaucoup, on sent qu’ils sont derrière nous.» L’autre consisterait à rester à Echallens, en investissant pour moderniser les installations et en pérennisant la collaboration entre les deux coopératives. Pour l’heure, celles-ci «travaillent main dans la main mais dans les faits, chacun reste attaché à son moulin, note Olivier Sonderegger. On ne sait pas ce que l’avenir va nous offrir. Pour tout ce qui est structurel, il est important que les choses n’aillent pas trop vite.»

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10 avr 2018

Il se met à genoux pour la santé publique

Nord vaudois - Le Lignerollois Stanislas de Froment est l’un des quatre Vaudois agréés par la Confédération pour mesurer la concentration de radon dans les bâtiments, un gaz radioactif et cancérigène. Depuis le durcissement des normes en janvier dernier, ce sujet est au centre des discussions dans tout le canton et les experts sont très demandés. Décryptage.

Depuis le début de l’année, Stanislas de Froment est de plus en plus sollicité par des clients soucieux de leur santé. Pourtant, ce Nord-Vaudois n’est ni chirurgien ni diététicien, pas même médecin. Sa spécialité? La détection de radon, un gaz radioactif produit par la désintégration de l’uranium naturellement présent dans les sols. Incolore et inodore, il a d’ailleurs été reconnu comme «cancérogène certain» pour les poumons en 1987 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon des études empiriques menées il y a plusieurs années, il provoquerait entre 200 et 300 décès par an en Suisse, car les particules de radon, véhiculées par l’eau et la poussière en suspension à l’intérieur de l’habitat, se répandent dans l’air que nous respirons et irradient nos poumons.

Si les compétences particulières de l’expert lignerollois sont recherchées ces temps-ci, c’est  parce que des modifications de l’ordonnance relative à la radioprotection (ORaP) sont entrées en vigueur le 1er janvier. La Confédération a notamment décidé d’abaisser la valeur limite de concentration de radon de 1000 à 300 becquerels (bq) par mètre cube dans les locaux fréquemment utilisés comme les écoles, les jardins d’enfants et les lieux de travail. Un grand pas pour la Suisse, mais qui reste trop petit pour l’OMS qui, elle, préconise depuis 2009 de fixer le niveau de référence à 100 bq/m3.

Des améliorations négatives

«Cela fait depuis 1993 que la législation suisse n’avait pas été revue, alors ces adaptions étaient vraiment nécessaires», souligne Stanislas de Froment. Car selon ce spécialiste en qualité de l’air intérieur, les constructions et les habitudes de la population ont évolué. «Depuis une quinzaine d’années, les gens passent beaucoup plus de temps à l’intérieur et les bâtiments, eux, sont de plus en plus étanches pour réduire la consommation d’énergie. Mais le problème, c’est que nous avons sous-estimé les effets des polluants qui se concentrent davantage dans ces bâtiments très isolés à cause d’un mauvais renouvellement de l’air (ndlr: le gaz entre par les sous-sols non équipés de barrières contre le radon et, ne pouvant s’échapper à cause de l’isolation trop efficace, il reste à l’intérieur), révèle-t-il. Et comme c’est extrêmement compliqué d’assainir efficacement une construction existante – aérer quotidiennement son logement est nécessaire mais insuffisant, car la circulation de l’air doit être permanente –, on finit souvent par installer un système de ventilation qui consomme en permanence de l’énergie…»

Grâce à son dosimètre, Stanislas de Froment analyse le taux de particules de radon contenues dans l’air d’un logement ou sur un site, au moyen d’un tube planté dans le sol. Dans son jardin à Lignerolle, son appareil a mesuré plus de 5200 bq/m3.

Grâce à son dosimètre, Stanislas de Froment analyse le taux de particules de radon contenues dans l’air d’un logement ou sur un site, au moyen d’un tube planté dans le sol. Dans son jardin à Lignerolle, son appareil a mesuré plus de 5200 bq/m3. ©Christelle Maillard

Avec la refonte de l’ORaP, l’Office fédéral de la santé vise principalement toutes les nouvelles constructions, qui devront suivre ces dispositions dès 2020. «Les architectes qui dessinent les plans, les Communes qui délivrent les permis de construire ou encore les notaires, toutes personnes qui se chargent des nouvelles constructions devront informer les futurs propriétaires des mesures à prendre pour limiter la concentration de radon, résume Stanislas de Froment. Les Communes devront aussi faire attention à cela dans leurs bâtiments, comme les écoles notamment.»

A noter que les Cantons ont deux ans pour mettre en œuvre l’ORaP. «Vaud travaille actuellement à l’implémentation de ces nouvelles dispositions dans sa gestion de la problématique du radon», confiait récemment Bertrand Dubey, chef de la section produits chimiques au Département du territoire et de l’environnement, au Journal de Sainte-Croix.

D’ailleurs, l’Office fédéral de l’environnement organise ce jeudi à Yverdon-les-Bains une formation juridique sur les aspects essentiels pour les propriétaires d’immeubles (www.management-durable.ch)

Dans la zone rouge

En quelques secondes, le dosimètre indique déjà la quantité de radon coincée dans le terrain de Stanislas de Froment. @Christelle Maillard

En quelques secondes, le dosimètre indique déjà la quantité de radon coincée dans le terrain de Stanislas de Froment. @Christelle Maillard

Le chaîne du Jura est connue depuis de nombreuses années pour être une zone à risque concernant le radon. «C’est dû à nos sous-sols karstiques. Ils sont composés de failles et permettent au gaz de s’y loger facilement, explique Stanislas de Froment. Généralement, on retrouve donc une plus forte concentration de radon dans les hauteurs du Nord vaudois qu’au bord du lac.» Parmi les communes les plus sensibles du canton, on retrouve Bullet, Ballaigues, Mauborget, Vallorbe et Sainte-Croix, selon les dernières statistiques fédérales. «Il ne faut pas paniquer car il y a encore pas mal d’énigmes. Par exemple, j’ai enregistré des taux plus élevés au deuxième étage d’un immeuble à Lausanne qu’à Montcherand. On dit aussi que lorsque la pression atmosphérique est haute – quand il fait beau – il devrait y avoir moins de radons dans l’air, mais parfois c’est le contraire, confie-t-il. Le vrai problème, c’est que l’on manque cruellement de professionnels qui prennent à cœur ce thème.»

Découvrez la concentration de radon dans votre commune sur le site www.bag.admin.ch 

Bien penser sa maison

Selon le consultant en radon, le plus important, pour les nouvelles constructions, c’est qu’elles soient étanches, avec un système de renouvellement de l’air, et que les zones qui sont en contact avec le sol soient isolées avec des matériaux adaptés.

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10 avr 2018

Encore une fois maître sur «ses» terres

Killian Auberson s’est adjugé l’épreuve de Payerne, dimanche, en terminant 2e de la manche initiale et 1er de la seconde. Le pilote d’Epautheyres a bataillé en tête avec les invités français, devant 5000 spectateurs.

 

Comme d’habitude, les attentes envers les deux frères Killian et Kevin Auberson étaient fortes, durant le week-end, à l’occasion de la 51e édition du Motocross de Payerne organisé sur le somptueux tracé de Combremont-le-Petit. Sous un soleil de plomb, le cadet de la fratrie d’Epautheyres a réalisé une excellente opération en terminant respectivement 2e et 1er des deux manches disputées en Swiss MX2. De son côté, l’aîné Kevin n’a pas connu autant de réussite puisque, comme une semaine auparavant à Frauenfeld, il n’a pas pu défendre ses chances, avant-hier, à la suite d’un problème mécanique survenu au départ de la première manche.

Devancé par le prometteur invité français Pierre Goupillon au terme d’une bataille haletante en début d’après-midi, Killian Auberson ne comptait pas se faire avoir une deuxième fois lors de la seconde manche. «J’ai remarqué qu’il allait légèrement plus vite, tout en commettant passablement d’erreurs. Sans prendre de risques, j’ai continué à mon rythme en attendant sa faute. Il a fini par chuter dans un virage», signalait celui qui a, dès lors, fait la course en tête.

Une performance remarquable lorsqu’on sait que le pilote KTM a terminé devant Pierre Goupillon et Tom Vialle, deux références en championnat d’Europe.

«Le terrain, surtout en deuxième manche, était vraiment difficile et piégeux. C’est dans ces circonstances qu’il est possible de faire des différences, relevait le champion de Suisse en titre de la catégorie. Outre la victoire devant ma famille et mes amis, je suis surtout satisfait de finir devant Luca Bruggmann (ndlr: son principal adversaire au classement général).» Deux fois 3e dans la Broye, le Liechtensteinois a ainsi concédé sept points à son adversaire vaudois.

La surprise Nicolas Favre

Aux abords de la piste, Baptiste Simond, président du comité d’organisation, était ravi de la rareté des conditions dans lesquelles les pilotes ont pu évoluer: «La piste n’a jamais été aussi belle que cela. Il a plu une bonne partie de la semaine, ce qui nous a permis d’éviter d’arroser de façon artificielle et nettement moins efficace. Et le soleil du week-end a fait venir du monde, environ 5000 spectateurs en plus des quelque 150 bénévoles.»

Enfin, la belle surprise de la seconde journée est à mettre au crédit de Nicolas Favre. Le Combier, 3e sur le premier tracé en junior 125 2T, a enlevé la seconde manche après une fin de course tonitruante. Auteur d’un départ mi-figue mi-raisin, le pilote Yamaha a réalisé une superbe remontée pour s’offrir – en plus de la victoire – de monter sur la première marche du podium à l’addition des deux courses. La relève régionale est en route.

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10 avr 2018

Un trésor caché dans les murs du Château

Des peintures murales datant de la période bernoise, mises au jour récemment à la faveur des travaux de rénovation de l’édifice, seront intégrées au parcours muséographique.

Depuis 45 ans, Jozef Trnka   soigne des châteaux, des églises et des monuments âgés de plusieurs centaines d’années dans toute la Suisse romande. Au début du mois, celui qui a suivi une formation en protection et restauration d’œuvres d’art et de biens culturels a officiellement pris sa retraite. Mais le Lausannois tenait à user sa dernière salopette jusqu’au bout, en menant à terme son ultime mandat, pour la Fondation du Château de Grandson.

En novembre 2016, alors que les travaux de rénovation de l’édifice suivaient leur cours, Jozef Trnka a découvert un véritable trésor sous la couche de badigeon blanc – un mélange d’eau, de chaux et de pigments – qui recouvrait les murs d’une chambre et d’un corridor adjacent.

Après de nombreuses heures passées à gratter les parois – souvent à l’aide d’un simple scalpel – avec les employés de son atelier, le conservateur-restaurateur d’origine slovaque a fait apparaître des peintures murales de la période bernoise et a compris qu’il travaillait dans la salle des armoiries du Château.

«Les peintures sont dans un état fragmentaire. Deux matières avaient été choisies jadis: la colle et la caséine (ndlr: une protéine issue du lait) qui étaient utilisées couramment comme liants à l’époque des baillis», précise Jozef Trnka.

Ces découvertes, qui prolongent les travaux, feront partie intégrante du futur parcours proposé aux visiteurs, pour le plus grand plaisir de Sylvie Gellein, directrice de la Fondation du Château de Grandson. «Nous avons pris du retard car nous devons changer la muséographie. L’exposition permanente passera désormais par cette salle des armoiries», annonce fièrement celle qui dirige la gestion de ce monument bientôt millénaire depuis 2006.

D’autres décors muraux ont été découverts dans d’autres parties du Château, notamment à la salle des chevaliers il y a deux ans. Jozef Trnka avait mis au jour de la peinture sous la couche de badigeon en voulant ôter une tache d’humidité. Même si la relève est assurée à la tête de son atelier, le super-héros à la salopette blanche et à la vision à rayon X gardera toujours un œil ouvert pour dénicher des trésors dans les murs.

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09 avr 2018

Yverdon Sport sombre à Tourbillon

Samedi cauchemardesque pour YS, balayé 5-1 par Sion II pendant que Kriens remportait le choc au sommet face à Nyon. Les deux premières places sont à huit et neuf points et il reste sept journées.

L’espoir d’une ascension en Challenge League aurait pu mourir lors de cette incroyable défaite face à Köniz (Yverdon Sport menait 3-1 avant d’encaisser trois fois dans les cinq dernières minutes), en novembre dernier, et être définitivement enterré une semaine plus tard à Kriens (revers 2-1). YS semblait avoir accepté son sort et les discours entendus durant la trêve hivernale, s’ils se voulaient tous optimistes, peinaient à masquer la clarté de la situation.

Et puis le football, bien aidé par les défaites à répétition de Kriens et les bruits insistants selon lesquels la deuxième place du classement pourrait également valoir une promotion – dans l’hypothèse où une seconde équipe de Challenge League, en plus de Wohlen, n’obtiendrait pas sa licence pour la deuxième division nationale –, a décidé de donner une seconde chance aux Yverdonnois. La règle pour la saisir? Se montrer irréprochable au niveau de l’attitude et de la concentration lors de chaque rencontre du second tour. Jusqu’ici, sans toujours être étincelants pour autant, François Marque et ses camarades avaient répondu aux attentes.

A Sion, samedi, tout a volé en éclats (défaite finale 5-1). Le don de soi, la capacité à faire le dos rond pendant les temps faibles, la sérénité, la solidité de la charnière centrale: tout! «On n’était pas prêts. Physiquement, mentalement et dans tous les domaines. On ne s’est pas mis dans les conditions pour présenter mieux que la faible prestation qu’on a réalisée», a très lucidement analysé le milieu défensif Djamal Bindi. Dans les faits, les Nord-Vaudois, dirigés par l’entraîneur-assistant Marcos Carballo en l’absence d’Anthony Braizat, en France pour ses diplômes UEFA, se sont fait transpercer à cinq reprises, dont quatre fois sur des erreurs individuelles difficilement excusables. Tant De Pierro (1-0, 5-1) que Matukondolo (2-0) et Caslei (3-0) ont glissé avant de laisser un boulevard à leur opposant. On conçoit que cela puisse arriver une fois, surtout pour le premier nommé qui effectue une saison très convaincante. Quatre, en revanche…

L’affaire semble entendue

Kriens s’étant adjugé le choc au sommet face à Nyon, l’écart entre YS et les deux leaders se monte désormais à huit et neuf points, alors qu’il n’en reste que 21 en jeu. Et comme plus aucune confrontation directe entre les trois équipes ne sera jouée, l’affaire semble entendue. Les Verts retenteront leur chance dès l’été prochain. Cette saison, la marche était un peu haute. Et le constat n’a absolument rien d’infamant.

Reste que la saison ne s’est arrêtée pour personne avant-hier. C’est vrai pour les dirigeants du club, et ça l’est encore davantage pour les joueurs. Cet été, les places dans l’effectif de la première équipe se monnaieront cher. Beaucoup de changements pourraient être à prévoir, quelle que soit la division dans laquelle Yverdon Sport évoluera. Résultat: ceux qui ont l’intention de continuer l’aventure avec le maillot yverdonnois sur les épaules vont devoir montrer qu’ils en sont dignes. Et autant dire que les prestations aperçues à Tourbillon n’ont pas impressionné grand monde.

Sion II – Yverdon Sport 5-1 (3-0)

Buts: 34e Medja 1-0; 38e Yartey 2-0; 41e Almeida 3-0; 49e Da Costa 4-0; 68e Cissé, pen. 4-1; 88e Yartey 5-1.

Sion: Berchtold; Epitaux, Bamert, R. Ferreira, B. Ferreira; Yartey, Medja, Ocakli, Constant (71e Bertelli); Almeida, Da Costa (86e Khasa). Entraîneur: Sébastien Fournier.

Yverdon: Da Silva; Matukondolo, De Pierro, Marque, Tavares; Gudit, Bindi, Caslei (46e Cissé); Lenzini, Rushenguziminega, Deschenaux (46e Marazzi, 65e Eleouet). Entraîneur: Marcos Carballo.

Notes: Stade de Tourbillon, 80 spectateurs. Arbitrage de Sandi Bosnic, qui avertit Lenzini (29e, jeu dur), Deschenaux (30e, antisportivité), Cissé (51e, réclamations), Gudit (53e, réclamations), Bamert (54e, antijeu), Marque (61e, réclamations), Matukonodolo (81e, jeu dur), Ocakli (82e, jeu dur).

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09 avr 2018

Un bateau pollue les eaux portuaires

Grandson – Alertés aux aurores, la Brigade du lac et les sapeurs-pompiers sont intervenus au port, samedi matin, pour une fuite d’hydrocarbures.


La Brigade du lac et les pompiers ont inspecté plusieurs bateaux, samedi matin, pour déterminer la source de la pollution. © Valérie Beauverd

Près d’une dizaine de litres de carburant se sont écoulés dans les eaux du port de Grandson, vendredi après-midi. Mais c’est le lendemain seulement que neuf sapeurs-pompiers du Service de défense incendie et secours (SDIS) régional du Nord vaudois ont été en mesure d’intervenir aux aurores.

«Nous avons été alertés à 6h50 par un pêcheur, affirme Matthieu Glardon, chef d’intervention du SDIS. Arrivés sur les lieux du sinistre peu de temps après, les sapeurs-pompiers, en collaboration avec la Brigade du lac, ont inspecté plusieurs bateaux, tout au long de la matinée, pour déterminer la source de la contamination. «Dans un premier temps, nous avons tenté de retenir la pollution afin d’éviter que le liquide ne se propage plus loin, explique le capitaine instructeur Pascal Livet. Il a fallu ensuite couper la source de la pollution et traiter la zone avec du produit absorbant pour dissoudre le carburant.»

Un bateau identifié

Cette situation a également mobilisé le garde-port et le garde-pêche. Au moment de l’intervention, la moitié des places d’amarrage était occupée par des bateaux. Le port n’a pas été fermé pour autant, mais personne n’a gêné les opérations en prenant le large durant la journée de samedi.

La Police cantonale vaudoise a indiqué, hier, avoir identifié le bateau incriminé. Une enquête a été ouverte pour déterminer la cause précise des dégâts. «Il peut s’agir d’une défectuosité technique due à un défaut de la pompe de la cale ou d’une négligence», indique Olivier Rochat, répondant des forces de l’ordre pour la presse.

Selon la Police cantonale vaudoise, cet incident n’a pas eu de répercussion néfaste sur la faune, car la pollution a été circonscrite à temps.

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09 avr 2018

Ça pouponne à Juraparc

Ursina a dévoilé récemment ses jumeaux Flocon et Jojo, nés au début de l’année au parc animalier de Vallorbe. Un troisième ourson, baptisé Nuage, a également surpris tout le monde en dévoilant son museau samedi.

Et de trois oursons! Après l’annonce de la naissance de Flocon, jeudi dernier, les responsables de Juraparc, à Vallorbe, ont eu la surprise de découvrir deux nouveaux petits.

Comme ils le supposaient, Ursina, la maman de Flocon, avait bien mis bas un deuxième bébé. Baptisé Jojo, il a attendu quelques jours de plus que son frère avant de pointer le bout de son museau. «Il est encore un peu timide et a plus de mal à se montrer alors que Flocon est presque toujours dehors», indique Paulo Coelho, responsable des gardiens.

Mais la direction du parc ne s’attendait certainement pas à voir sortir un troisième ourson. Fruit des amours de Zoé et de Kupa, Nuage a guigné hors de sa tanière pour la première fois samedi. Ses parents s’étaient retrouvés durant quatre jours dans le même enclos, l’an dernier, le temps que leur demeures respectives soient nettoyées. «Je n’avais pas remarqué que Zoé était en chaleur et on ne les avait pas vus s’accoupler», commente Paulo Coelho. La grand-mère de Nuage n’est autre qu’Ursina puisque Zoé, 4 ans, est la fille de la plantigrade de 24 ans.

Nuage n’était pas du tout attendu. «C’est un petit accident», sourit Paulo Coelho, responsable des gardiens. © Pierre Blanchard

Nuage n’était pas du tout attendu. «C’est un petit accident», sourit Paulo Coelho, responsable des gardiens.

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06 avr 2018

Le cinéaste Fernand Melgar à l’école des émotions

Yverdon-les-Bains – Le documentaire «A l’école des Philosophes», qui narre l’histoire de cinq élèves de la Fondation de Verdeil, a obtenu le Prix du jury de la Brenaz, lors du Festival international du film sur les droits humains, à Genève.


Le réalisateur a passé plus d’une année à filmer le quotidien de cinq écoliers de la Fondation de Verdeil. © Michel Duperrex

C’est dans un café du centre de la rue du Lac qu’on rencontre Fernand Melgar. Le cinéaste lausannois, connu pour avoir réalisé des documentaires comme «La Forteresse», «Vol spécial» et «L’Abri», a obtenu le Prix du jury de la Brenaz pour son dernier film «A l’école des Philosophes», lors de la dernière édition du Festival international du film sur les droits humains, à Genève, le mois dernier. «J’ai été particulièrement ému de recevoir ce prix parce que ce sont des prisonniers qui me l’ont décerné», révèle Fernand Melgar. Et d’ajouter: «La plupart des films que j’ai réalisés sentent le souffre, mais celui-ci est différent. Il apporte un véritable message d’espoir.»

Le documentaire «A l’école des Philosophes» retrace la première année scolaire d’Albiana, Louis, Chloé, Léon et Kenza au sein de la Fondation de Verdeil – l’institution offre un enseignement spécialisé à des enfants souffrant d’un retard du développement – à Yverdon-les-Bains. Cinq écoliers pas tout à fait comme les autres. «Un jour, Cédric Blanc (ndlr: le directeur de la fondation) m’a contacté pour que je réalise un film sur commande pour le 60e anniversaire de la fondation, explique le réalisateur. J’ai tout d’abord refusé, parce que je travaille comme indépendant et que je ne sais jamais quel sera mon prochain film.» Cependant, l’idée de réaliser ce documentaire a fait son chemin. «En 2000, j’avais déjà tourné un court-métrage sur la trisomie 21, qui s’intitulait Béatrice. J’ai finalement accepté la proposition du directeur à condition qu’il me laisse carte blanche et que je produise le film moi-même.»

Une école au centre-ville

Le cinéaste – il vit à Bretonnières – a visité une dizaine d’établissements de la fondation, avant de sélectionner l’école située à la rue des Philosophes d’Yverdon-les-Bains. «J’ai choisi cet établissement parce qu’il se situe en plein centre-ville, alors que ce type d’institution se trouve en général à l’extérieur, peut-être parce que la différence gêne.»

En septembre 2015, sa caméra sous le bras, Fernand Melgar a débarqué à l’école des Philosophes le jour de la rentrée scolaire. «Au début, je me suis dit: mais dans quoi je m’embarque!, sourit-il. Il fallait que je sois à la hauteur, et puis finalement je suis allé à l’essentiel, parce que ces cinq gamins ont un désir de vivre et qu’on s’y attache très vite. Au fond, la vie trouve toujours son chemin, même si parfois elle ne file pas tout droit.»

Entre les cinq enfants et le cinéaste, un véritable «coup de foudre» a eu lieu. «Avec eux, il n’y a pas de filtre, soit ils vous acceptent, soit ils vous rejettent. Ce qui m’a plu, c’est qu’ils avaient tous la banane et que toute l’équipe professionnelle qui les entoure était là par vocation.»

Alors que Fernand Melgar avait décidé de consacrer une année à son projet, celui-ci a finalement duré un an et demi. «J’ai filmé près de 600 heures et il m’a fallu huit mois pour sélectionner les séquences et faire le montage, précise-t-il.

«A l’école des Philosophes» a été présenté lors de l’ouverture officielle des Journées de Soleure, en janvier dernier, en présence des parents. Le film, tendre et bienveillant, sera projeté dès la mi-septembre dans les salles obscures.

Une institution qui fête ses soixante ans

Fondée en 1958, la Fondation de Verdeil est une structure privée d’utilité publique, reconnue par le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC). Elle prend en charge près de 800 enfants et adolescents, âgés de 0 à 18 ans, qui présentent des retards de développement et d’apprentissage, des troubles de la personnalité ou du comportement, ou qui sont en situation de handicap. Elle offre un enseignement spécialisé pour les élèves en âge de scolarité obligatoire, et propose divers ateliers de transition professionnelle pour les adolescents. L’institution compte 65 classes, réparties sur treize sites dans le canton de Vaud, et plus de 400 collaborateurs.

Pour marquer son anniversaire, la Fondation Verdeil organisera divers événements tout au long de l’année en lien également avec le film.

 

Informations sur: www.verdeil.ch

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06 avr 2018

Traque aux tags qui salissent la ville

Les autorités exigent des propriétaires du centre qu’ils nettoient leurs façades souillées par des inscriptions sauvages.

Les façades de leur immeuble sont maculées de tags et ils vont devoir passer à la caisse pour nettoyer tout ça. Une douzaine de propriétaires de bâtiments situés au centre-ville ont eu la surprise de recevoir un pli recommandé de la Ville les enjoignant à faire le nécessaire pour faire disparaître ces inscriptions disgracieuses. Pour justifier leur requête, les autorités se basent sur un article de la Loi cantonale sur l’aménagement du territoire qui leur permet d’«exiger la réfection extérieure et l’entretien des abords de tout bâtiment qui nuirait à l’aspect du paysage ou du voisinage».

Sentiment d’insécurité

La municipale chargée des bâtiments Gloria Capt explique que ces graffitis «créent un sentiment de saleté» et par là même «une impression d’insécurité pour le citoyen qui s’en plaint. C’est ce qu’on appelle l’insécurité subjective». Mais qu’on ne s’y trompe pas: on parle bien là de gribouillages. «Je suis une très grande fan de street art. Mais les tags sauvages où l’on écrit n’importe quoi, non», insiste l’élue.

Les propriétaires concernés ne contestent pas que ces inscriptions nuisent à l’image d’Yverdon-les-Bains. Mais c’est la manière avec laquelle on entend rendre ses lettres de noblesse au centre-ville qui en a dérangé certains. «On nous dit: on ne veut plus de tags en ville mais débrouillez-vous pour les enlever», commente l’un d’eux, qui estime qu’il devra engager environ 7000 francs pour nettoyer ses murs. «C’est un travail énorme et ils nous envoient ça en quelques lignes.» Un autre abonde: «Si j’avais été à la place de la Municipalité, au lieu d’envoyer une lettre recommandée, j’aurais convoqué toutes les personnes concernées pour leur expliquer la situation.» Selon lui, «il faut faire quelque chose, c’est sûr et certain, mais il faut avoir un dialogue positif et collectif.»


A la rue du Four, un propriétaire a déjà engagé des travaux pour nettoyer ses façades. © Carole Alkabes

«Aléas de la propriété»

Ce d’autant qu’ils sont plusieurs à craindre qu’en rendant leur virginité aux façades, les tagueurs risquent d’avoir envie de ressortir leurs sprays de plus belle. «C’est comme quand vous vous trouvez face à un tableau noir et que vous voyez une craie: vous allez dessiner dessus», image le premier propriétaire. «Il faut attraper ces personnes et leur montrer les dégâts qu’ils ont fait. Sans réaction ferme de la Municipalité, ça va continuer», poursuit le second.

Gloria Capt estime, pour sa part, que «les tags attirent les tags». Et selon elle, les inscriptions du centre sont là depuis un certain temps: «Je n’ai pas repéré de nouvelle signature ou de nouveau dessin depuis un bout de temps.» Consciente des frais inhérents pour les détenteurs concernés, elle note aussi que ce sont là les «aléas de la propriété» et que les sommes engagées augmenteront leurs charges d’entretien et donc diminueront leurs impôts.

Quant à la question de prévenir l’émergence de nouvelles inscriptions, elle rappelle qu’il existe des peintures spécifiques qui permettent de nettoyer facilement les surfaces souillées. Surtout, elle insiste sur l’importance de signaler ces actes de vandalisme à la police: «Parfois, des tagueurs sont attrapés. Mais si le propriétaire n’a pas déposé de plainte pénale, on ne peut rien faire.»

 

D’ici à cet été

Les propriétaires ont la possibilité de louer une hydrogommeuse au Service des bâtiments pour réaliser les travaux nécessaires. Un délai leur a été fixé au 30 juin pour détacher leurs murs. Et que se passera-t-il s’ils ne le respectent pas? «On pourrait nettoyer à leurs frais mais pour l’instant, nous n’en avons pas discuté, note la municipale Gloria Capt. Nous sommes partis du principe qu’ils feront le nécessaire.»

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06 avr 2018

La fantastique traversée du désert

Les Nord-Vaudoises Fabienne Vulliamoz Buffat et Carine Randin ont bouclé avec brio – une inattendue 26e place finale – le Rallye Aïcha des Gazelles. Une aventure dans les dunes du Maroc qu’elles ne sont pas près d’oublier.

 

Le retour sur Terre n’est pas évident à appréhender après une expérience aussi marquante, au cœur du désert, de la nature à l’état brut. Fabienne Vulliamoz Buffat et Carine Randin sont rentrées en Suisse mardi, après avoir participé à la dernière édition du Rallye Aïcha des Gazelles. Les deux trentenaires du Team Shakti ont fait mieux que de se défendre au Maroc, avec un 26e rang finale inespéré. Mais bien plus que le résultat, c’est l’expérience qu’elles retiennent.

A peine le sable quitté que Carine Randin annonce son désir de revivre une telle aventure: «J’ai envie de repartir. Peut-être dans deux ans, pour la 30e édition. Ou alors pour un autre rallye raid.»

Les arguments en faveur d’une nouvelle expérience sont nombreux à l’heure d’énumérer les souvenirs qui ont marqué le périple des deux Nord-Vaudoises. «Il y a les paysages magnifiques, ainsi que la solidarité et le côté humain. Des valeurs nettement invoquées avant le rallye, et qui se vérifient véritablement sur place. On a passé dans certains villages reculés où on voit la misère. L’association liée au rallye a d’ailleurs opéré quelque 8000 consultations médicales dans ces lieux isolés», raconte la pilote de l’équipage avec émotion.

«Surfer sur les dunes»

A bord de leur Jeep Wrangler, les deux copines ont traversé les paysages rocailleux et le sable avec une étonnante dextérité pour des néophytes. Au volant, Carine Randin a pris son pied: «On avait vraiment l’impression de surfer sur les dunes. Notre belle entente avec Fabienne, navigatrice, nous a permis de bien nous en sortir.» Même dans l’adversité quand, dès la première étape, les filles se sont fait voler leur roadbook et quelques objets, alors qu’elles étaient parties à pied vers une balise. «On est arrivées au bivouac tant bien que mal, aidées par d’autres équipages. Le soir, alors qu’on avait concédé plus de 200 points de pénalité, on a craqué, reconnaît la conductrice, qui a grandi à Orbe. C’est aussi certainement ce qui nous a aidé à rester soudées.» Sans pression, le binôme a alors entamé son impressionnante remontée au classement.

Le duo a découvert des paysages superbes avec sa Jeep.

Le duo a découvert des paysages superbes avec sa Jeep.

Lors de la troisième étape, en pleines dunes, le Team Shakti a décidé d’emprunter le parcours le plus dur des trois proposés, afin de ne pas être pénalisé. Face à des équipages pourtant plus expérimentés, les audacieuses régionales ont montré leurs talents en rivalisant avec les meilleures.

Si elles ont bénéficié de l’entraide qui prévaut après la perte de leur roadbook, les Suissesses ont également su rendre la pareille, notamment lors du dernier jour, lorsqu’elles ont attendu une autre équipe qui a connu des ennuis mécaniques. Une décision qui les a fait manquer deux balises et probablement coûté des places au classement. «Un choix qu’on ne regrette pas du tout», assure Carine Randin.

Coupées de tout durant quelques jours, les deux camarades ont partagé des moments qu’elles n’oublieront pas. Notamment cette nuit où elles se sont réunies à quatre équipages autour d’un feu, à fuir une énorme arraignée, à monter leurs tentes au milieu de nulle part, dans le désert, puis à se réveiller avec les étoiles et les dunes à perte de vue. «On était seules au monde…»

 

Parmi les meilleures néophytes de l’épreuve

Le 26e rang final obtenu par le Team Shakti (sur 147 équipages dans la catégorie 4×4 et camions) est d’autant plus remarquable que les Nord-Vaudoises ont mal commencé, après les péripéties du premier jour. «Au départ, on s’était dit que si on terminait dans la première moitié du classement, on serait contentes», rappelle Carine Randin. Le duo a fait bien mieux, se classant même 8e du challenge des équipages participant pour la première fois.

Le Rallye Aïcha des Gazelles est une épreuve 100% féminine de navigation à l’ancienne, à la carte et à la boussole.

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