Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

13 oct 2017

«Il n’y a rien de mieux que de fêter une ascension»

Hockey – 1re ligue – Formé au club, Aymeric Deschenaux est ravi de retrouver un niveau de jeu que le HC Yverdon avait quitté en 2015.

Aymeric Deschenaux, 21 ans, se sent plus affûté que jamais, en ce début de saison. ©Michel Duperrex

Aymeric Deschenaux, 21 ans, se sent plus affûté que jamais, en ce début de saison.

Si le HC Yverdon s’est incliné 6-5 à Sierre, le week-end dernier, il n’en a pas moins réussi une performance bluffante face au favori du championnat. Aymeric Deschenaux s’est mis dans la lumière en inscrivant son nom à cinq reprises sur la feuille de match (deux buts et trois assists). A 21 ans, le puissant ailier du HCY, formé au club, est l’un des grands gagnants du retour de son équipe en 1re ligue. Rencontre avant le match de ce soir, contre Meyrin.

 

Aymeric, quel match contre Sierre ! L’air du Valais semble bien vous convenir.

C’est vrai que samedi passé, tout me réussissait. Mais c’est toute l’équipe qui a bien joué dès le deuxième tiers. On a même, je crois, jamais réalisé un aussi bon match. Et, ce jour-là, c’est principalement à moi que les choses ont souri.

 

Lors de la relégation (sur le tapis vert en 2015) d’Yverdon en 2e ligue, en tant que jeune revenu à votre club formateur, vous faisiez partie des grands déçus. Qu’en est-il désormais ?

Ce qui est génial, c’est d’avoir pu vivre la promotion. Il n’y a rien de mieux, au hockey, que de fêter une ascension. Encore plus avec le club de mes débuts. Au final, je n’ai pas de regret d’avoir choisi de rester au club, avec mes amis et dans la ville où je vis. Cela dit, sur le coup, la relégation avait été blessante car, sportivement, on avait notre place.

 

Finalement, que retirez-vous des deux saisons passées à l’échelon inférieur ?

Cela m’a certainement permis de gagner du temps de jeu, d’avoir un rôle en vue, même si je commençais à m’établir et à obtenir plus de responsabilités en 1re ligue aussi. Malgré mon âge, en 2e ligue, je me suis retrouvé comme l’un des leaders, la plupart des nouveaux arrivés n’ayant jamais encore évolué à ce niveau.

 

Quels sont les principaux changements, par rapport aux deux dernier championnats, que vous avez constaté dans votre nouvelle ligue ?

Il y a tout simplement de plus de beaux matches, avec plus d’enjeu, je pense. Avec la création de la MSL, la 1re ligue est devenue vraiment serrée, et c’est très intéressant.

 

Cette saison, et c’est une première, vous ne disputez plus le double championnat avec, à la fois, la «une» et les juniors du club. Qu’est-ce que cela change ?

Beaucoup de choses. Même si j’en avais avant, je constate que je prends nettement plus de plaisir. Auparavant, avec deux rencontres chaque week-end, cela faisait trop. Je sens que j’ai bien plus envie de me rendre aux entraînements, car j’ai du temps pour me reposer et décompresser. Et puis, physiquement, je suis bien plus frais. Je me sens mieux sur la glace et j’ai moins de petites douleurs, qui m’ont passablement gêné les années précédentes, et notamment l’hiver passé. Je suis certain que ces blessures étaient principalement dues à la fatigue.

 

Depuis des années, vos êtes indissociable de Jérôme Vioget qui, lui, joue au centre de votre trio…

On évolue ensemble depuis mon retour à Yverdon, en 2012, avec les juniors. Et c’est également le cas avec la première équipe. Non seulement on se comprend parfaitement sur la glace, mais on s’entend super bien également en-dehors. Je crois qu’on se complète, lui est dribbleur et passeur, et moi plutôt rapide et physique. Même si on est jeunes, l’entraîneur attend de nous qu’on fasse la différence.

 

Que peut espérer le HC Yverdon cette saison ?

Si on joue comme on l’a fait durant quarante minutes à Sierre, en bossant tous ensemble, alors on peut viser le top 4. On sait que tous les adversaires sont à notre portée.

 

Ce soir, 20h45 : Yverdon – Meyrin.

Demain, 20h15 : Villars – Vallée de Joux.

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12 oct 2017

Michaël Randin, le premier chocolatier bio

Montcherand – L’artisan enchaîne les succès. Après avoir décroché trois médailles au Concours suisse des produits du terroir, il vient de lancer la première production de chocolat suisse certifié du label Le Bourgeon Bio.

Le premier chocolatier certifié Bourgeon Bio de Suisse, Michaël Randin, a confectionné une délicieuse cloche pour la Bourse aux Sonnailles de Romainmôtier, prévue les 12 et 13 octobre prochains. ©Michel Duperrex

Le premier chocolatier certifié Bourgeon Bio de Suisse, Michaël Randin, a confectionné une délicieuse cloche pour la Bourse aux Sonnailles de Romainmôtier, prévue les 12 et 13 octobre prochains.

Nul besoin d’aller bien loin pour dénicher des perles rares. Parfois, elles se trouvent juste sous nos yeux. Ces perles, ce sont celles du chocolatier Michaël Randin, dont l’atelier est basé à Montcherand. Grâce à sa demi-lune au Missile -liqueur de gentiane et bourgeon de sapin fabriquée à la vallée de Joux-, l’artisan vient de décrocher une médaille de bronze au Concours suisse des produits du terroir, à Courtételle. Un prix de plus à accrocher à côté de ses deux médailles d’or remportées en 2015. Et ce n’est pas tout : quatre de ses recettes -sur cinq envoyées- ont été sélectionnées pour le Prix d’excellence du concours Le Bourgeon Bio Gourmet 2017, dont la remise aura lieu le 10 novembre à Zurich. Eh oui, car ses perles de chocolat ne sont pas seulement parmi les meilleures du moment, mais également les seules à être certifiées par le label Bourgeon Bio (voir ci-dessous).

 

32 nouvelles recettes

 

Michaël Randin n’a trouvé que deux fournisseurs suisses de chocolat Bourgeon Bio. Petite surprise : ils ne livrent que par blocs de 10 kilos. ©Michel Duperrex

Michaël Randin n’a trouvé que deux fournisseurs suisses de chocolat Bourgeon Bio. Petite surprise : ils ne livrent que par blocs de 10 kilos.

Honoré de ce titre depuis mai dernier, Michaël Randin vient de commencer la fabrication de ses recettes bio. «J’ai mis plusieurs mois pour m’adapter, explique l’artisan de 33 ans. Car j’ai dû changer toutes mes matières premières pour obtenir la licence et j’ai découvert qu’elles ne se travaillaient pas du tout de la même manière que les ingrédients classiques.»

Première difficulté : trouver des ingrédients Bourgeon Bio. Ce qui n’est pas chose facile : «Je n’ai trouvé que deux fournisseurs en Suisse et ils ne livrent que par bloc de 10 kilos, explique-t-il. Et je dois tout râper à la main.» Mais ce n’est pas le seul changement qu’il a entrepris pour obtenir le fameux Graal vert. «J’ai dû revoir ma façon de cuisiner, parce que le chocolat bio est plus épais que le classique, ainsi que toute ma gestion des stocks, car les matières premières bio ne se conservent pas facilement. Alors je dois commander moins, mais plus souvent.»

Côté finances, ce changement a également un impact : «Le prix des matières a presque doublé», révèle-t-il.

 

Saveurs à la clé

 

Et pourtant, en dépit de toutes les difficultés et des démarches administratives, il ne regrette pas d’avoir sauté le pas. «Le goût du chocolat est beaucoup plus intense, révèle-t-il. C’est un petit peu comme un vin, on sent la différence entre un grand cru et un autre.»

Aujourd’hui, il n’a réussi à obtenir l’étiquette bio que pour 32 de ses cinquante recettes. «Je n’ai pas encore trouvé le moyen de remplacer la poudre de rubis que j’utilise pour ma décoration, mais j’espère pouvoir passer à 100% d’ici à cinq ans», conclut-il.

Michaël Randin a accepté de nous ouvrir les portes de son atelier, et nous en avons profité pour réaliser une vidéo et un interview, à découvrir sur notre site www.Laregion.ch/region-tv ou directement ci-dessous:

Produire du chocolat bio : tout un processus

 

L’Ordonnance fédérale sur l’agriculture biologique définit ce qu’il faut faire pour qu’un produit suisse puisse porter l’étiquette bio. Et même si «nul n’est sensé ignorer la loi», Michaël Randin ne se doutait pas de ce que signifiait le fameux bourgeon bio. Car il y a un cahier des charges très pointu à respecter avant, durant et après la production bio. Le chocolatier doit noter tout ce qui entre et sort de son atelier et n’utiliser que des matières premières certifiées Bourgeon Bio.

«Ainsi, je suis sûr que les vaches qui produisent le lait que j’utilise n’ont jamais été traitées avec des antibiotiques», explique-t-il. Tout le processus, de la recette à l’étiquette, est vérifié par Bio Suisse, un organisme accrédité par l’Etat. «C’est certainement un des labels les plus exigeants du monde, car il ne suffit pas d’avoir des produits bio pour obtenir le certificat. Il faut encore qu’ils suivent une charte éthique», confie l’artisan.

 

Elève de Guignard

 

Apprentis du confiseur urbigène Philippe Guignard, Michaël Randin a toujours rêvé de devenir chocolatier. Une fois son certificat en poche, il a tenté sa chance chez Christian Boillat, à Saint-Prex. «J’ai commencé par faire du chocolat, mais on m’a dit que j’étais mauvais, raconte-t-il. Alors je suis devenu chef pâtissier.» Ensuite, il a fait un bout de chemin à La Fabrique, à Champagne.

Mais une fois encore, il n’a pas décroché le poste qu’il désirait. C’est en 2009, après une petite formation en entrepreneuriat, qu’il a trouvé le courage de réaliser son rêve. Et en 2015 qu’il a décroché ses premières récompenses.

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12 oct 2017

«J’espère pouvoir vivre une Eglise plus ouverte»

Romainmôtier – A 44 ans, Nicolas Charrière est, depuis peu, le pasteur de la paroisse de Vaulion – Romainmôtier. L’Abbatiale nord-vaudoise a souvent accueilli des personnalités marquantes à ce poste et le nouveau venu ne fait pas exception à la règle. Rencontre.

Arrivé à Romainmôtier au 1er août de cette année, le pasteur Nicolas Charrière a été installé le 1er octobre dernier. ©Pierre Blanchard

Arrivé à Romainmôtier au 1er août de cette année, le pasteur Nicolas Charrière a été installé le 1er octobre dernier.

Nicolas Charrière, comment avez-vous atterri à Romainmôtier ?

J’ai d’abord travaillé une dizaine d’années à Payerne, déjà en un lieu où se trouve une abbatiale. Et puis j’ai travaillé six ans et demi en prison, à La Croisée à Orbe, ensuite à Lonay à La Tuillère. Un jour, mon responsable RH de l’Eglise m’appelle et me dit qu’ il y a un poste à Vaulion-Romainmôtier et qu’on a pensé que ce serait bien que ce soit moi. J’ai d’abord refusé. Ça venait un poil trop tôt dans mon parcours. Il m’a demandé d’y réfléchir et de le recontacter quelques jours plus tard. Dans l’intervalle, je suis allé trouver mon prédécesseur, Paul-Emile Schwitzgebel, qui m’a parlé. Nous avons visité l’endroit avec ma femme (ndlr : il est marié et père de trois enfants), et là, c’était plié. Un jour plus tard, je rappelais les RH pour dire que j’acceptais.

 

C’était important de pouvoir discuter avec votre prédécesseur ?

J’avais besoin qu’il me parle de la paroisse que j’allais reprendre. Car on s’en fait plein d’idées. Elle est spéciale par rapport aux autres, notamment en regard de la vie de prière qu’on peut y trouver, ou à cause du rayonnement de l’Abbatiale. La liturgie y est aussi assez traditionnelle, mais très oecuménique. Dans le jargon, on parle de liturgie «haute-Eglise», un mouvement qui a voulu remettre dans le protestantisme une belle liturgie , proche de celle que connaissent les catholiques. Si l’on n’est pas confortables avec ça, ce n’est pas un poste qu’il faut accepter.

 

Vous avez un parcours assez atypique, assez loin de cette «haute-Eglise»…

C’est vrai, les gens me connaissent plutôt pour mon côté un peu différent. J’ai bossé dans la rue, puis dans les prisons, également auprès des gens en fin de vie. Je suis très engagé dans la défense des droits LGBT et dans les thématiques liées à l’accueil des réfugiés. J’ai des tatouages et j’écoute du métal. Mais, par contre, très peu de gens savent que j’aime aller dans les monastères pour prier, que la prière des moines constitue quelque chose qui me nourrit. Je ne pensais pas que le responsable des ressources humaines en question connaissait cette facette de ma personnalité.

 

Vous arborez un tatouage à l’intérieur de votre avant-bras. Que symbolise-t-il ?

C’est une croix, qui symbolise la foi judéo-chrétienne. C’est une croix celtique, qui mélange les influences judéo-chrétiennes avec les traditions religieuses issues du Nord de l’Europe, notamment des Celtes et de la Scandinavie. Se tenir à la croisée de ces chemins-là, c’est quelque chose en quoi je me retrouve. C’est un peu oublié, mais ces influences font aussi partie de notre culture, ici. Ce tatouage rappelle mon attachement à la foi chrétienne dans tout ce qu’elle a de composite. Issu tant d’Israël que du Nord, c’est un mélange des cultures auquel je suis très sensible. Je n’aime pas le faux purisme qui croit que tout est dans des cases. Autour de cette croix, on voit des runes qui viennent du vieux futhark, un très ancien alphabet du Nord de l’Europe Actuellement, la fréquentation des églises est en baisse.

 

«Si le Grand Patron a envie d’avoir plus de fidèles, il va très bien se débrouiller tout seul.»

 

Cela vous inquiète-t-il ?

Le fait de perdre des membres ne m’inquiète pas plus que ça. Cela ne m’inquiète pas, pour autant qu’on ne néglige pas d’aller vers les gens. Pas forcément pour les convaincre de revenir, mais pour les écouter. Que vivent-ils ? Quelles sont les questions qu’ils se posent, et en quoi ce qui m’anime peut être porteur de vie pour d’autres ? C’est un peu une ligne de crête. L’idée reste d’aller vers les gens pour les rencontrer et pour se laisser interpeller par eux, et pas pour les convaincre que tu as raison. Je pense que si les gens viennent à l’église, il faut qu’ils y trouvent du sens. Si cela ne représente rien de particulier, c’est absurde. Personnellement je trouve que se rendre à l’église permet de ne pas vivre sa foi seul dans un coin. C’est précieux de pouvoir la partager avec d’autres. Et puis, cela me permet de me confronter à une parole qui n’est pas la mienne, à quelque chose qui vienne me questionner. La spiritualité, aujourd’hui est ce que l’on se construit pour soi, au plus près de nous-même. Mais la limite demeure que l’on a tendance à tourner en rond.

 

De nombreuses personnes se tournent vers d’autres religions, comme le bouddhisme par exemple. Comment jugez-vous cette évolution ?

Il y a des choses formidables dans le bouddhisme. J’ai fait une formation géniale à la méditation en pleine conscience, qui est une version laïque et contemporaine de ce que le bouddhisme peut offrir. Et ça m’a permis aussi de redécouvrir des aspects de la tradition chrétienne un peu oubliés, notamment en lien avec les moines, qui sont très proches. Je ne suis pas un pasteur dont le souci a été de convaincre les gens qu’il fallait venir chez moi. Si le Grand Patron a envie d’avoir plus de fidèles, il va très bien se débrouiller tout seul. Quand je rencontre un musulman, croyant, je me réjouis qu’il soit musulman. Pour autant qu’il n’y ai pas de dérives, mais c’est aussi valable pour les autres chrétiens. Il faut un certain nombre de garde-fous, mais toute quête de spiritualité a sa raison d’être. Je trouve génial qu’aujourd’hui les gens cherchent.

 

Vous parlez de christianisme, sans insister sur le catholicisme ou le protestantisme. Pourquoi ?

Vous savez, aujourd’hui, les choses qui nous séparent encore ne sont plus fondamentales. Deux ou trois points sur les ministères restent très différents. Pour le reste, il s’agit plutôt d’habitudes traditionnelles, des cultures d’Eglise. Pourtant, on assiste à des tentatives de repli.

 

Dans quel cadre ?

Dans le protestantisme, comment expliquer que l’on soit incapable de prendre en compte la dimension du corps, qu’on soit tellement cérébral ? Tout ce qui est symbolique a été largué, tout comme ce qui est sensoriel ou qui concerne le lien avec la nature. Souvent, lorsque l’on vit un moment qui nous transcende, tous les sens y participent et pas juste l’intellect. Toutes les influences qui reviennent à la mode aujourd’hui ravivent des dimensions importantes de la foi. Il y a, en ce sens, de grandes remises en question à effectuer.

 

Pour terminer, Nicolas Charrière, que peut-on vous souhaiter pour votre nouvelle mission ?

De la curiosité, de l’ouverture et des rencontres. La curiosité, car j’aime me laisser surprendre, j’aime découvrir de nouvelles choses. L’ouverture parce que j’espère pouvoir vivre une église encore plus ouverte. Tous les gens qui se sentent mis à l’écart, en raison de la couleur de leur peau, de leurs opinions ou de leur orientation sexuelle, j’aimerais qu’ils s’y sentent tous les bienvenus. Qu’ils y aient une place, un refuge. Et je sais que dans ce sens, nous avons encore du travail.

Finalement, vous pouvez me souhaiter des rencontres, car il s’agit d’une des plus belles choses que l’on puisse vivre.

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12 oct 2017

Ousmane Doumbia prêt à se dévoiler

Football – Promotion League – L’Ivoirien, fraîchement débarqué à Yverdon Sport après quatre saisons passées au Servette FC, pourrait disputer son premier match samedi à Cham. Rencontre.

Ousmane Doumbia est Yverdonnois pour au moins six matches. Mais il espère bien terminer la saison au Stade Municipal. ©Michel Duperrex

Ousmane Doumbia est Yverdonnois pour au moins six matches. Mais il espère bien terminer la saison au Stade Municipal.

Ousmane Doumbia, c’est ce milieu défensif irréprochable, qui ne cherche jamais à faire de vagues en-dehors du terrain. Ce jeune homme (25 ans) qui respire la fraîcheur, aussi, mais qui bénéficie pourtant de l’expérience d’un cador (trois saisons en Challenge League, une en Promotion League). Ce joueur qui vient de débarquer dans le Nord vaudois, mais qui y possède déjà tous ses repères, à commencer par les méthodes d’entraînement du coach Anthony Braizat, qu’il connaît sur le bout des doigts pour les avoir exercées à Servette. Bref, sur le papier, l’Ivoirien est la recrue idéale pour Yverdon Sport. Et il lui tarde de démontrer que c’est aussi le cas sur le terrain.

Si Ousmane Doumbia n’en peut plus d’attendre samedi, date de ses débuts avec YS (16h à Cham), c’est aussi qu’il n’a plus joué depuis six mois, la faute à une vilaine blessure. Un arrêt qui lui a valu de ne pas être retenu dans le groupe dirigé par Meho Kodro.

Mais cela ne change pas son constat : il a vécu quatre saisons formidables dans la Cité de Calvin : «Cela a été une très belle expérience. Je pourrais comparer l’ambiance d’équipe à celle que je trouve ici, à Yverdon. Tout le monde essaie d’intégrer les nouveaux le plus rapidement et simplement possible, et ça fonctionne. A Genève, on s’en fichait de ce qu’il se passait autour (ndlr : la faillite du club, les salaires impayés), on jouait. C’était la seule chose qui importait.»

 

Sur la trace de Kouassi

 

Demeure tout de même un regret dans la jeune carrière servetienne de celui qui avait quitté la D2 ivoirienne pour s’établir en Suisse : «Mon départ pour Sion, ou plutôt le départ qui n’a jamais eu lieu… Au milieu de la saison 2015/2016, j’aurais pu rejoindre la Super League, un rêve de gosse quand je repense à d’où je viens. J’avais eu plusieurs fois l’entraîneur (ndlr : Didier Tholot) au téléphone. Je devais pallier l’absence de Xavier Kouassi, qui s’était blessé, et que j’avais d’ailleurs déjà remplacé à Genève lorsqu’il avait rejoint le Valais. J’aurais eu ma place, c’était presque sûr.» Sauf que le Servette FC, alors en Promotion League, jouait la montée et n’avait pas accepté de perdre l’un de ses meilleurs éléments. Un coup dur, assurément, mais le petit frère de Seydou -l’aîné marque aujourd’hui au Sporting Lisbonne- s’en était remis.

Au bout du lac, lors de cette même saison, l’homme au six buts en ligue nationale avait déjà été dirigé par Anthony Braizat , avant que le technicien ne soit remercié, quelques mois plus tard, malgré des résultats probants. «On ne s’est jamais beaucoup retrouvés en-dehors du football, explique le joueur. Mais, dans son travail, il est excellent. On avait d’ailleurs été très surpris d’apprendre son éviction du Servette. C’est une chance pour Yverdon. Il fait vraiment progresser les footballeurs qu’il a sous ses ordres. Ses séances sont intenses, mais supportables. En général, c’est après l’entraînement que les jambes commencent à piquer.»

«Je n’ai pas envie de lâcher Yverdon Sport si le club compte sur moi»

 

L’homme fort d’YS n’est évidemment pas étranger à l’arrivée de ses anciens protégés (également Bruno Caslei, voir ci-dessous) dans la Cité thermale. Cet été, le Français avait déjà réussi à faire venir Dylan Tavares, excellent sur la gauche de la défense depuis le début de la saison. Preuve qu’Anthony Braizat est impliqué à 100% à Yverdon Sport et qu’il effectue du très bon travail, bien au-delà des résultats de l’équipe.

Ousmane Doumbia, pour l’heure, a signé un contrat le liant au club uniquement jusqu’au terme du premier tour, soit six matches. L’occasion pour YS d’observer si son nouveau renfort est encore capable d’afficher le standing Challenge League après sa blessure, et pour l’Ivoirien de retrouver du temps de jeu et ses repères sur le terrain. «Cela dépendra beaucoup de mes performances, c’est logique, assure celui qui a de bonnes chances de se retrouver sur la pelouse après-demain. Mais je n’ai pas envie de lâcher le club s’il compte sur moi. Ça fait deux semaines que je suis arrivé, mais j’ai l’impression d’avoir passé ma vie ici. Je vois cette étape comme un tremplin. Je n’ai pas abandonné mes rêves de jouer plus haut. Mais, si mes prestations conviennent au club, j’espère au moins terminer la saison avec et l’aider à atteindre ses objectifs.»

Séduisant dans le discours, il ne reste plus qu’à Ousmane Doumbia de l’être aussi en pratique. S’il en est capable, il deviendra très vite un indispensable dans les rangs yverdonnois.

 

La salle de sport au rythme de la Côte d’Ivoire

 

Qui dit signature avec Yverdon Sport dit forcément séances d’entraînement avec Djibril Cissé. Ce privilège, Ousmane Doumbia en profite à fond. «J’ai rencontré quelqu’un de vraiment humble, qui s’implique pour aider l’équipe. Ça peut paraître anodin, mais tous les footballeurs ayant vécu une carrière aussi riche ne sont pas comme ça, et de loin. Si on m’avait dit qu’on serait un jour coéquipiers lorsque je le regardais à la télé depuis mon pays, jamais je n’y aurais cru.» Une anecdote illustre la simplicité de «Djib»: «L’autre jour, on s’est retrouvés à la salle de sport pour s’entraîner, raconte le demi défensif. Lorsque je suis entré dans la pièce, il était déjà là et de la musique ivoirienne résonnait. Il m’a dit : puisque tu viens d’arriver et que je veux que tu te sentes comme chez toi, on va écouter de la musique de ton pays, c’est normal. Et on a effectué toute notre séance comme ça. C’était génial !»

 

Bruno Caslei : «Changer d’air»

 

Arrivé dans la Cité thermale en même temps que son complice genevois, Bruno Caslei aurait déjà pu être Yverdonnois cet été. Cela ne s’était finalement pas fait, tout le monde ne s’étant pas entendu. Mais le milieu offensif ayant compris qu’il n’entrait plus dans les plans de Servette, qui le faisait évoluer avec la réserve en 2e ligue inter, il a décidé de revenir toquer à la porte d’YS, avec succès cette fois-ci. «Mon arrivée s’est très bien passée, les joueurs se sont montrés super accueillants. L’objectif est de retrouver du temps de jeu à bon niveau. Et puis, l’équipe est ambitieuse. Pour moi, ce serait génial de revenir en Challenge League autre part qu’à Genève», note celui qui compte 21 matches de ligue nationale à son actif. Il a signé un contrat d’une saison.

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11 oct 2017

La permaculture s’invite à l’école

Yverdon-les-Bains – Avec le soutien de l’Agenda 21 de la Commune, une association transforme les espaces verts disponibles autour du Centre professionnel du Nord vaudois en laboratoires de permaculture.

Des élèves ont donné de leur temps : devant, de g. À dr., Ivana Mitrovic et Raquel Bala ; derrière, de g. À dr.: Roman Ruchat et Luka Bozovic. ©Michel Duvoisin

Des élèves ont donné de leur temps : devant, de g. À dr., Ivana Mitrovic et Raquel Bala ; derrière, de g. À dr.: Roman Ruchat et Luka Bozovic.

Créée en mai de cette année, l’association Permis de Culture, mise sur pied par des enseignants du Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV), a d’ores et déjà concrétisé ses envies. Sur les espaces verts situés autour du bâtiment de l’école, les membres de l’association, parfois aidés de certains élèves, ont déjà construit de nombreux bacs de permaculture, une façon de cultiver basée sur la tradition et l’écologie naturelle. «Avec l’appui de deux permaculteurs, Guillaume Mussard et Gaëtant Morard, on a réalisé les premiers ateliers, après avoir passé un demi-jour chez le premier nommé, à Montalchez (NE), détaille Claude Wüthrich, vice-président de l’association, qui enseigne l’économie et la comptabilité. Durant ces quelques heures, on a dessiné le projet, imaginant les bacs installés devant l’entrée, ainsi qu’une spirale aromatique à l’autre bout de la pelouse. On va encore créer d’autres surfaces pour planter des pommes de terre, et aménager le dernier espace au printemps prochain. L’idée serait d’y construire un keyhole (ndlr : trou de serrure en anglais), soit un endroit où alimenter un compost qui nourrira la terre autour de lui.»

 

Des plantes de toutes sortes

 

Une fois découpées, les herbes de la pampa (au premier plan) seront disséminées sur les différents bacs pour en nourrir la terre. ©Michel Duvoisin

Une fois découpées, les herbes de la pampa (au premier plan) seront disséminées sur les différents bacs pour en nourrir la terre.

Plusieurs essences d’arbres fruitiers ont été plantées, hier. Ainsi, pommes, poires, mirabelles et prunes mûriront dans quelque temps autour du CPNV. Ces fruits seront accompagnés de framboises, de groseilles, de cassis et même de rhubarbe. La liste exhaustive des légumes, herbes et fruits espérés dans ce potager urbain géant serait trop longue à citer ici.

Si la majorité du travail abattu à été l’oeuvre des enseignants, cet exemple de permaculture doit également servir les élèves de l’établissement scolaire. «Dans nos cours, le développement durable a aujourd’hui sa place. Et c’est l’occasion de pouvoir montrer aux élèves des projets concrets qui mettent en pratique la théorie, ajoute encore Claude Wüthrich. Certains étudiants en maturité nous aident, aujourd’hui, car ils sont en vacances. Nous voulons leur donner la possibilité, à travers des mini-ateliers, de participer.» Par ailleurs, personne ne manque d’idées puisque, sur l’espace alloué, d’autres réalisations devraient voir le jour au fur et à mesure que le projet avance. Ainsi, un récupérateur d’eau de pluie pourrait être planifié, tout comme la création, en collaboration avec les branches techniques du CPNV, d’un nouveau système d’arrosage automatique.

 

Avec un ancrage régional

 

Daniela Balin, présidente de l’association Permis de Culture, avec Claude Wüthrich, vice-président.

Daniela Balin, présidente de l’association Permis de
Culture, avec Claude Wüthrich, vice-président.

Dans une démarche écologique, liée au développement durable, tous les facteurs d’un projet deviennent importants. Comme la provenance des matériaux utilisés pour construire et utiliser les bacs de permaculture du CPNV, par exemple. Les dizaines de kilos de terreau que l’association utilise pour remplir ces bacs, installés autour de l’école, proviennent de la région. En effet, cette matière première est issue de la réserve naturelle de la Grande Cariçaie. Ce terreau s’avère, dès lors, particulièrement riche, et donc bénéfique pour la croissance des plantes et des futurs fruits. Par ailleurs, le paillage de cinq à sept centimètres qui recouvre les sols cultivés provient, lui aussi, des rives méridionales du lac de Neuchâtel. Les roseaux coupés constituent la principale source de paille pour le projet initié en ce début d’année par les enseignants yverdonnois du CPNV.

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11 oct 2017

Du nouveau sur les ondes locales

Orbe – Pour la saison 2017-2018, l’association urbigène Radio Nord vaudois propose deux émissions remaniées, ainsi qu’un rendez-vous inédit et interactif.

L’animateur de Radio Nord vaudois, Yves-Alain Golaz, sera, ce soir, en direct du Hessel Espace Culturel, à Orbe, pour présenter deux artistes suisses. ©Michel Duperrex

L’animateur de Radio Nord vaudois, Yves-Alain Golaz, sera, ce soir, en direct du Hessel Espace Culturel, à Orbe, pour présenter deux artistes suisses.

Quitte à être une petite association régionale, autant l’assumer pleinement. Et ça, les membres de Radio Nord vaudois, une webradio basée à Orbe, l’ont bien compris, puisqu’ils se sont même permis de faire un clin d’oeil à un média d’envergure internationale avec le nom de certaines de leurs émissions, comme RNV Unplugged: «Certes, on n’a pas tout à fait le budget de MTV (ndlr : la chaîne de télévision américaine diffuse un programme baptisé MTV Unplugged)… Mais croyez bien que ce n’est pas pour autant qu’on va s’empêcher de se faire plaisir !»

Pour sa saison 2017-2018, la quinzaine de bénévoles de RNV s’est retroussé les manches pour lancer une nouvelle émission, CDRX, diffusée pour la première fois lundi dernier. «Le principe est de proposer une playlist à thème, choisie par Cédric, un habitant de Ballaigues qui a de très bonnes connaissances en musique et qui sélectionne des morceaux insolites», explique Yves- Alain Golaz, cofondateur de RNV et animateur de la radio, plus connu sous le nom de Yago.

Deux autres émissions ont subi un «remaniement»: Swiss Music Index (SMI), qui permet aux auditeurs de voter pour les artistes nationaux qu’ils préfèrent, et On veut des Légendes, qui propose un voyage entre blues, rock et country. La première est devenue un rendez-vous quotidien et la seconde ne sera diffusée plus que le dimanche soir. «SMI est l’une de nos émissions phares», précise Yago.

 

Valoriser les musiciens suisses

 

RNV n’a que trois ans et demi et qu’un millier d’auditeurs, en moyenne, mais a l’ambition de faire découvrir les artistes nationaux au public nord-vaudois. «Quand j’étais à Budapest, j’ai vu une affiche du groupe de métal valaisan Samaël placardée sur la place centrale. Elle était à la même hauteur et de la même taille que celle des Black Eyed Peas, raconte l’animateur radio. Les musiciens suisses étaient attendus comme des stars là-bas, alors que dans leur propre pays, ce sont des inconnus notoires, ou presque. C’est aberrant.»

Aujourd’hui, via notamment son émission RNV Unplugged, diffusée depuis le Hessel Espace Culturel, à Orbe, RNV a introduit un moment privilégié entre artistes suisses et public. Interview et mini-concert en acoustique sont organisés deux fois par mois.

 

Retrouvez Yago, ce soir de 20h à 22h, au Hessel Espace Culturel, à Orbe, pour le live de l’émission RNV Unplugged. Il rencontrera YNK, chanteur et musicien yverdonnois, et Phil, un artiste genevois. Toutes les informations sur le site de la radio (www.radionv.ch) ou sur la page: www.emoi.ch.

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11 oct 2017

En quête de réhabilitation

Volleyball – 1L hommes – Yverdon cherchera à se rétablir au milieu du classement, cette saison.

Le VBC Yverdon repart pour une saison en 1re ligue ! ©Champi-a

Le VBC Yverdon repart pour une saison en 1re ligue !

La saison dernière a été longue et compliquée. Contraint de disputer les barrages contre la relégation, le VBC Yverdon a finalement été repêché, alors que plusieurs clubs ont supprimé leur équipe de 1re ligue. A la veille du nouvel exercice, la formation de La Marive compte bien retrouver une place plus conforme à ses attentes.

Première nouvelle, Oleg Petrachenko n’a pas été reconduit en tant qu’entraîneur de l’équipe phare du club de la Cité thermale. François Hess succède au géant ukrainien sur le banc du VBCY. Responsable technique du club et également en charge du mouvement juniors depuis plus d’une année, le nouveau coach prend pour la première fois les rênes d’une équipe masculine. Sur le terrain, Yverdon a perdu ses centraux Patrik Dijkstra (parti rejoindre son frère à Penthalaz/2L) et Tim Kesseli. En compensation, les Nord-Vaudois récupèrent leur expérimenté libero Olivier Overney, de retour de blessure, ainsi que les ailiers Adrien Steck (La Chaux-de-Fonds/1L) et Cristian Liziana (Ecublens/3L), qui se sont installés dans la région.

 

Besoin de constance

 

«Même si on ne retrouve pas des profils identiques, je pense qu’on peut dire que l’effectif est au moins équivalent, en valeur, à celui du dernier championnat, estime Kevin Harnischberg, passeur de l’équipe et président du club. Néanmoins, Adrien Steck est actuellement blessé et on compte deux joueurs à l’Armée, qui ne pourront pas toujours être là et, surtout, manqueront les entraînements.»

Des embûches qui n’empêchent pas le président-joueur d’espérer vivre une saison plus épanouissante : «On a vu, durant un set, lors de notre défaite 3-0 en Coupe de Suisse contre Fully, qu’on est capables de faire du bon volley. Il faut, à présent, réussir à tenir ce niveau sur un match dans son ensemble. C’est là notre principal défi.»

Kevin Harnischberg espère bien qu’Yverdon évitera l’une des places de relégables, dans un groupe occidental de 1re ligue qui accueille de nouveaux visages, ceux de de Morat et Chênois II, que le VBCY n’a jamais rencontrés. «On devra, cette fois, réaliser nos meilleures performances contre les adversaires de notre valeur, insiste le quadragénaire. Ce qui, je pense, nous aurait permis d’éviter le tour contre la relégation, l’hiver dernier.»

Dans tous les cas, l’équipe yverdonnoise poursuivra son travail, afin de préparer la prochaine génération. «Baptiste De Vincenti sera formé comme passeur pour, un jour, me remplacer», pointe, pour l’exemple, un Kevin Harnischberg le regard tourné vers le futur.

L’effectif : Kevin Harnischberg, Baptiste De Vincenti (passeurs); Michaël Nicodet (central); Samuel Mayor, Nathan Künzli (ailiers/centraux); Adrien Steck, Cristian Liziana (ailiers); Mickael Annerose, Guillaume Del Pedro (opposés); Olivier Overney (libero).

 

Reprise ajournée

 

Yverdon aurait dû reprendre le championnat samedi, à domicile, contre Fully. Un match que Kevin Harnischberg a, après de longues palabres, pu repousser. «Avec deux joueurs en vacances, un blessé et deux autres à l’Armée, on n’était que cinq», explique-t-il. Finalement, la rencontre a été reportée au mardi 14 novembre. Celle-ci se déroulera, toutefois, à Fully : à défaut d’avoir pu s’entendre avec les Valaisans pour les faire venir à une autre date à La Marive cette saison, les Yverdonnois ont accepté de se rendre en semaine à l’extérieur.

Pour le VBCY, la reprise aura, du coup, lieu le samedi 21 octobre, à Brigue.

 

La jeunesse pousse

 

Le club yverdonnois a créé une troisième équipe en tant que telle, chez les garçons. Celle-ci est issue de l’évolution (et du vieillissement des éléments) de la formation M23, qui évoluait déjà exceptionnellement en 4e ligue, puisqu’il n’y a pas de championnat M23 dans le canton en ce moment. Les nouvelles recrues de moins de 23 ans du VBCY participeront, pour leur part, à des rencontres amicales et tournois, en plus d’intégrer les deux équipes de 4e ligue en cas de nécessité.

Chez les dames, l’équipe fanion, néo-promue en 2e ligue, a déjà entamé son championnat. Son effectif, très jeune, a pour mission de s’aguerrir.

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10 oct 2017

Le lac de Joux victime de sécheresse

Vallée de Joux – Le manque de perturbations de ces dernières semaines se fait même sentir chez les Combiers. Et le groupe Romande Energie avoue enregistrer une perte de production de 40% par rapport à l’année dernière, sur ce site.

Pégase, l’oeuvre d’André Lasserre, est désormais accessible à pied. ©Michel Duperrex

Pégase, l’oeuvre d’André Lasserre, est désormais accessible à pied.

Depuis quelques semaines, la sécheresse perdure et le niveau d’eau du lac de Joux est particulièrement faible en cette saison automnale, selon plusieurs témoins. «C’est fréquent avant l’hiver», affirme l’une des serveuses du tea-room du Pont, situé sur les quais.

«L’origine de ce phénomène est due à une période de sécheresse qui dure depuis le mois de juillet dernier. L’interdiction générale de pompage des eaux vaudoises à but d’arrosage agricole, décrétée début juillet, n’a d’ailleurs pas encore été levée, explique Philippe Hohl, chef de la division ressources en eau et économie hydraulique au sein de la Direction générale de l’environnement (DGE). Il faut aussi noter que Romande Energie a turbiné, ces deux derniers mois, les eaux du lac en vue de garantir les débits minimums de l’Orbe dans la plaine, en aval d’Orbe. Ce turbinage, imposé à Romande Energie, est très modeste et n’est clairement pas la cause du niveau actuellement bas du lac mesuré à la cote 1003, 39 mètres d’altitude. Il est à noter qu’en 2009 et en 2011, le niveau était, même plus bas à pareille époque.»

 

Pluviométrie défavorable

 

Plusieurs bateaux sont échoués sur les rives du lac. ©Michel Duperrex

Plusieurs bateaux sont échoués sur les rives du lac.

Les installations du groupe comprennent, en cascade, la centrale de La Dernier (construite pour réguler les lacs de Joux et de Brenet), celle des Clées et celle de Montcherand. «Au bout de cette cascade, Romande Energie est tenue de garantir un débit de restitution de l’Orbe de 2,5 m3 par seconde», indique Caroline Monod, chargée de communication pour Romande Energie. Ainsi, la centrale de La Dernier (ndlr : elle est située en première ligne) est également utilisée pour soutirer de façon naturelle un volume permettant de compenser le déficit hydrométrique constaté.»

Par ailleurs, «la pluviométrie particulièrement défavorable en début d’année a fait chuter la part de production propre du groupe de 40% par rapport à l’an dernier», précise Caroline Monod.

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10 oct 2017

Apprendre à contrer les cyberattaques

Yverdon-les-Bains – Des dizaines d’experts se réuniront, lors de deux conférences, pour sensibiliser les entreprises de la région aux menaces informatiques dont le programme vient tout juste d’être dévoilé.

L’instar des précédentes conférences, Black Alps a pour vocation d’informer à la fois les «geeks» et les patrons d’entreprises sur les questions de cybersecurité. ©DR

L’instar des précédentes conférences, Black Alps a pour vocation d’informer à la fois les «geeks» et les patrons d’entreprises sur les questions de cybersecurité.

«Black Alps»? Est-ce le nom d’un magasin d’articles de montagne ? Ou celui d’une agence de voyage pour les anglophones ? Non, la réponse se trouve ailleurs : «C’est le nouvel intitulé de notre conférence sur la sécurité informatique, explique Sylvain Pasini, président de l’association Black Alps et professeur à la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD). En fait, c’est un clin d’œil au nom de l’une des deux plus grandes conférences du monde, Black Hat, auquel nous avons ajouté notre touche suisse avec le mot alps.» Précédemment baptisé «Application Security Forum» ou encore «Cyber Security Alliance», l’événement aura lieu les 15 et 16 novembre, à Yverdon-les-Bains, sur le site d’Y-Parc.

Si le nom a changé trois fois en huit ans, le concept est resté le même : réunir des experts suisses et étrangers pour discuter des cybermenaces et des outils pour s’en protéger. «Black Alps est l’une des plus grandes conférences dans le domaine, en Suisse», estime Sylvain Pasini. Pourtant, il y avait un problème d’organisation à résoudre : «Les années précédentes, les intervenants s’adressaient principalement aux experts. De ce fait, les entreprises touchées par les cyberattaques ne se sentaient pas du tout concernées, poursuit-il. Alors, nous avons adapté les modules.»

Ainsi, pour la première fois, l’organisateur a décidé de diviser la manifestation en deux parties : l’une dédiée aux spécialistes en sécurité informatique, et l’autre aux entreprises romandes, avec une présentation du panorama des menaces et des retours d’expérience sur des cas réels.

 

Des invités de marque

 

«La difficulté, avec cette formule, était de trouver des sociétés prêtes à témoigner de leurs attaques et faiblesses », confie Sylvain Pasini. Le professeur s’est donc tourné vers des entités publiques, comme la Cyber Unit de la Confédération ou encore la Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information MELANI. Par exemple, Mathieu Simonin, analyste au sein de cette dernière, lèvera le voile sur les nouveaux virus et, notamment, sur les «rançongiciels» qui prennent «en otage» des ordinateurs ou des données qu’ils ne restitueront qu’après un versement d’argent. Marc Barbezat, responsable de la sécurité à l’Etat de Vaud, présentera, lui, le système de protection du Canton.

Certaines entreprises nord-vaudoises ont aussi répondu présent, comme Snapchat, basée à Y-Parc, qui enverra son responsable de la sécurité au niveau mondial, Jad Boutros, prendre le micro. Une participation appréciée par Sylvain Pasini, qui souhaite aider les entreprises à mieux se défendre : «Même si les petites sociétés sont moins ciblées par les hackers que les grands groupes, elles sont confrontées aux attaques de masse. Le cyberespace touche tout le monde», conclut-il.

Black Alps, du 15 au 16 novembre, à Y-Parc. Prix (dès 80 francs) et informations sur www.blackalps.ch.

 

Concours de hackers

 

La HEIG-VD a profité de cet événement pour organiser Y-Security, sa dernière manifestation de l’année pour fêter les 10 ans de l’institution. «Cela faisait sens d’ajouter une table ronde à la suite de Black Alps, car la HEIG propose un Bachelor et un Master en sécurité informatique, avec un contenu technique unique en Suisse, voire en Europe», précise Sylvain Pasini, avant de nous dévoiler le programme d’Y-Security. «Il y aura une intervention de l’ancien secrétaire d’Etat Charles Kleiber, l’avant-première de son dernier film sur les conséquences de la révolution numérique sur les citoyens, ainsi qu’un débat sur les enjeux de la sécurité en Suisse. Les participants pourront, ensuite, assister à un concours, où une soixantaine de hackers éthiques seront en train de pirater le plus possible de systèmes, afin de remporter un prix.»

Y-Security, le 16 novembre, à la HEIG-VD. Gratuit. Réservation obligatoire via https://heig-vd.ch.

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10 oct 2017

Le Tapa-Sabllia Francis Gruet ramène l’or du Bois-des-Frères

Gymnastique – Les Championnats romands, qui se sont déroulés à Genève, ont souri à l’athlète de la FSG Yvonand. Il a enlevé le seul titre nord-vaudois du week-end, chez les hommes. Sandy Jaccard et Justin Delay (AGY) se sont emparés du bronze dans la catégorie reine.

Francis Gruet a parfaitement su gérer les quatre premiers engins du concours pour se retrouver en position idéale avant le saut. ©David Piot

Francis Gruet a parfaitement su gérer les quatre premiers engins du concours pour se retrouver en position idéale avant le saut.

Le Centre sportif du Bois-des- Frères, à Genève, a été le théâtre des Championnats romands de gymnastique aux agrès individuels, le week-end dernier. Un événement qui a permis aux régionaux de s’illustrer de manière convaincante, puisque trois d’entre eux sont montés sur le podium. Francis Gruet, de la FSG Yvonand, s’est imposé chez les hommes, tandis que Sandy Jaccard et Justin Delay, des Amis-Gymnastes Yverdon, se sont classés 3es de la catégorie reine.

Francis Gruet a conquis son titre à l’issue d’un très bon concours. «J’ai fait des bons passages aux quatre premiers engins, sans grosse faute, ce qui m’a permis de me retrouver à égalité avec David Michaud (FSG Bussigny) et 15 centièmes devant Cédric Bovey (FSG Vevey Ancienne) avant le dernier engin, détaillait le gymnaste tapa-sabllia. Je savais que le saut était mon engin fort, donc j’étais assez confiant avant de m’élancer.» Ses deux excellents sauts lui ont en effet permis d’obtenir la note de 9.65 et de remporter la compétition.

 

Delay brille au saut

 

En catégorie 7, tout avait commencé de la meilleure des manières pour l’Aminche Justin Delay, avec un double salto demi-vrille au saut, qui lui a valu l’excellente note de 9.70. Il a, par contre, connu plus de difficultés aux barres parallèles, notamment à cause d’une petite imprécision dans l’exécution d’une pièce droite lors de son exercice. Malgré cela, il a tout de même obtenu la 3e place de la catégorie reine. «Je suis content de ce que j’ai réalisé, même si j’aurais pu faire mieux aux barres et que je n’ai pas très bien compris ma note de 9.30 au sol», affirmait le gymnaste de 25 ans. Il est vrai que ce dernier, qui a réalisé au sol une performance très convaincante, était en droit d’espérer mieux.

 

La patience a payé

 

Dans la même catégorie, Sandy Jaccard, qui avait fait l’impasse sur les Championnats vaudois en raison de douleurs à un genou, a accompli une très bonne performance au sol, récompensée d’un 9.65. Cela n’a, toutefois, pas suffi pour atteindre la plus haute marche du podium, notamment à cause d’un passage aux anneaux un peu mitigé. L’Urbigène des AGY a terminé 3e, avec un total de 37.75, à seulement 2 dixièmes des deux meilleures ex-æquo.

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