Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

10 aoû 2017

Cinq formations, cinq ambitions

Football – 2e ligue – Cinq équipes représenteront le Nord vaudois au sein du groupe 1, cette saison. Tour d’horizon avant le début des hostilités prévu ce week-end avec, notamment, un alléchant Grandson – Champagne.

La reprise de 2e ligue, c’est ce week-end ! Et la lutte promet d’être âpre! ©Champi-a

La reprise de 2e ligue, c’est ce week-end ! Et la lutte promet d’être âpre!

Bosna Yverdon

Bosna sort d’une saison faste : une 4e place finale et un maintien acquis plusieurs semaines avant la dernière journée. Et bien que les Yverdonnois aient terminé plus près de la barre que du 3e rang en matière de points, leur classement ne trompe pas. Les Bosniens de la Cité thermale ont énormément progressé ces dernières années et ils auront à coeur de confirmer cette tendance dès dimanche (13h), avec la venue d’Aigle, relégué de 2e ligue inter, aux Isles. «Si on peut atteindre un classement aussi bon que celui du dernier exercice, je signe tout de suite, lâche Haso Suljic, qui a repris l’équipe dans le courant du second tour passé. Mais le véritable objectif sera le maintien. Je ne suis pas sur le banc depuis assez longtemps pour assurer qu’on jouera le haut du tableau, mais ce qu’ont réussi ces joueurs lors des derniers mois donne confiance pour la suite.»

Bosna a profité de l’été pour compenser le peu de départs observés, en engageant notamment Stéphane Varela (Champvent) et Dimitri Durussel (Donneloye). Les trois joueurs du pays venus donner un coup de main la saison dernière sont repartis pour laisser leur place à deux nouveaux renforts, qui poseront le pied en Suisse la semaine prochaine.

 

Grandson-Tuileries

Les Grandsonnois ont été candidats aux finales durant tout l’automne l’an dernier, avant de faiblir à la sortie de l’hiver. Commencer très fort puis marquer le pas, c’est un peu devenu la marque de fabrique du FCGT, à qui il ne manque qu’un brin de régularité pour terminer tout en-haut à chaque fois. «On a également remarqué le phénomène, soupire Daniel Costescu, qui a repris le flambeau de Carlos Rangel à la tête de la première équipe. On ne sait pas vraiment si cela vient d’un manque de préparation ou des blessures, mais on est souvent contraints d’aller puiser dans le contingent de la deux pour s’en sortir à cette période.» Un problème qui n’existe pas en été aux Tuileries. «A part deux joueurs encore en vacances, le groupe est au complet et prêt à attaquer le championnat. On continue de faire progresser nos jeunes et, cette saison, ce seront eux notre principal atout !» L’objectif ? Terminer dans les cinq premiers. Si Grandson tient le rythme sur dix mois, on pourrait même le retrouver plus haut.

 

Champvent

Même si le FCC a longtemps été candidat aux finales en 2e ligue, la vraie satisfaction du dernière exercice au Battoir est venue de la deuxième équipe, finalement promue en 3e ligue. Cela, Florian Simonin l’a bien compris : «Comme c’est toujours compliqué d’attirer des joueurs en 2e ligue lorsqu’on ne propose pas d’argent, c’est primordial de pouvoir compter sur une base de jeunes joueurs talentueux au sein d’un club. On a la chance que ce soit le cas à Champvent. Maintenant, c’est notre rôle de les intégrer avec la première», explique l’entraîneur. Ainsi, plusieurs entraînements en commun entre la «une» et la «deux» ont été réalisés, pour permettre aux plus méritants de se montrer et de franchir le pas. «On espère évidemment se joindre à la lutte en première moitié de classement. Mais le réel objectif, cette saison, c’est de progresser avec ces jeunes dans nos rangs.»

 

Bavois II

Redonner de l’identité à la deuxième garniture bavoisane : voilà la condition posée par William Luckhaupt à l’ensemble du club des Peupliers cet été, au moment de passer du poste d’assistant de la «une» à celui d’entraîneur principal de la «deux». «L’idée a surtout été de rajeunir cette équipe. Dans cette optique, six juniors du Mouvement juniors Orbe et région (MJOR) et trois A inter d’Yverdon Sport nous ont rejoints. On accueillera un ou deux éléments de la première s’il(s) a(ont) besoin de temps de jeu, mais pas plus. Ça, c’est fini !», promet le boss du FCB II, qui espère éviter les frayeurs de la saison dernière, lors de laquelle les Bavoisans s’étaient sauvés lors de l’ultime ronde.

 

Champagne

«La promotion, c’est une bonne chose de faite. Mais, maintenant, il va falloir se renforcer et travailler dur. Car, comme ça, on n’ira pas loin en 2e ligue.» C’est sur ces mots que Daniel Ambrus nous avait quitté en juin dernier, à l’heure où Champagne faisait ses adieux à la 3e ligue.

Et le technicien n’a pas menti. Sofyen Tahri est arrivé de Vallorbe-Ballaigues, John et Mataku Monoke de Prilly, et deux Français ont également posé leurs valises au FCCS. Sans compter que le coach n’a pas diminué la charge de travail, puisque ses joueurs s’entraînent bien plus que la moyenne de leur catégorie. «Je rêve de pouvoir répondre aux attentes et qu’on se batte pour le haut du tableau. Mais la vérité est qu’on se lance dans l’inconnu et que je n’ai aucune idée de ce qui nous attend. Pour l’heure, le mot d’ordre est de se maintenir. On en saura plus après le premier derby à Grandson, dimanche », prévient le Roumain.

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09 aoû 2017

La grève de fin juillet aura des suites

Yverdon-les-Bains – Les employés de Lassueur S.A. Avaient débrayé, avec le soutien d’UNIA. L’Association cantonale vaudoise des installateurs-électriciens (ACVIE) accuse le syndicat de violer la convention collective en vigueur.

L’entreprise d’électricité Lassueur devrait passer en de nouvelles mains. ©JPW

L’entreprise d’électricité Lassueur devrait passer en de nouvelles mains.

Les fronts se durcissent entre les partenaires sociaux. En mettant sur pied une grève, ainsi que l’occupation des locaux de Lassueur S.A. (lire La Région du 27 et du 31 juillet), le syndicat UNIA a violé la convention collective de travail (CCT) en vigueur depuis 2014. C’est ce qu’affirme l’Association cantonale vaudoise des installateurs électriciens (ACVIE). «L’article 4.2 de la convention exclut le recours à la grève, détaille Jacques-Olivier Georges, secrétaire général de l’ACVIE. Nous aurions dû régler ce cas avec les signataires de la CCT selon un protocole établi qui est en vigueur.»

 

Négociations à venir

 

Dans un communiqué, l’ACVIE rappelle que, par deux fois, le patron de Lassueur S.A. Avait informé son personnel des difficultés momentanées que connaissait l’entreprise, sans qu’aucune revendication n’ait été formulée de la part des employés. Jusqu’à la grève du 26 juillet.

Pour mémoire, la CCT en vigueur actuellement couvre la période allant de 2014 à 2018. Ainsi, dès cet automne, les premières négociations devraient avoir lieu pour redéfinir les contours de la prochaine CCT. Autant dire qu’au vu des pratiques coup-de-poing d’UNIA (ndlr : les locaux d’une entreprise située à Etoy avaient déjà été occupés en mai de cette année), les discussions risquent bien de débuter dans un climat plus que crispé.

 

Rôles inversés ?

 

Du côté d’UNIA, logiquement, on ne voit pas les choses de la même façon. «Il faudrait faire attention à ne pas inverser les rôles, prévient Pablo Guarino, secrétaire syndical en charge du secteur de l’électricité dans le canton de Vaud. Le fait de ne pas payer les salaires à temps est une violation de la CCT. Nous avons agi sur le mandat des travailleurs, qui nous ont soumis un cas d’urgence sociale. Nous ne pouvions pas rester les bras ballants face à cette situation, et nous avons fait notre travail en essayant d’appliquer le principe de proportionnalité dans notre action.»

Les deux fronts doivent encore négocier concernant un litige sur les heures supplémentaires d’un employé.

 

«Comme un coup de poignard dans le dos»

Le patron de Lassueur S.A. Revient sur les événements

 

Les conséquences de la grève orchestrée par UNIA, les 26 et 27 juillet dernier, ont eu un impact négatif pour l’entreprise Lassueur S.A. «Au moment où je vous parle, des travaux prévus risquent bien d’être annulés à cause de cette grève, regrette Laurent Schopfer, le directeur actuel. Tout ça alors que nous sommes aujourd’hui à jour avec les salaires, que les discussions se poursuivent et qu’il ne reste qu’à fignoler les derniers détails pour la cession de l’entreprise à un repreneur.» Ce passage de témoin devait avoir lieu fin juillet mais, pour différentes raisons, celui- ci aura lieu fin août.

 

Attaques personnelles

 

Mis en cause de manière personnelle lors de la grève, le patron reste particulièrement remonté. «Oui, j’ai une maison et une voiture de sport, reconnaît–il. Mais j’ai acquis les deux biens avant de reprendre l’entreprise, en 2009. Le lien qu’UNIA a pu faire n’est pas correct. Le secrétaire syndical Laurent Tettamanti, présent lors des discussions, s’est comporté de manière odieuse avec ma femme et moi», observe-t-il encore, dégoûté. Mais ce qu’il a le plus de peine à digérer : «C’est la trahison de mon bras droit, Jean- Marc Hugentobler. En novembre 2015, je l’ai sorti du chômage, alors qu’il avait 50 ans, poursuit Laurent Schopfer. Je lui ai donné sa chance, et même plus, en l’intégrant à l’équipe de direction. Le fait qu’il ne m’ait jamais averti de quoi que ce soit concernant l’action de juillet, c’est comme un coup de poignard dans le dos.»

 

Commentaire

Finalement, à quoi bon se battre ?

 

Jean-Philippe Pressl-Wenger, Directeur

Jean-Philippe Pressl-Wenger, Directeur

Dans cette affaire, c’est à se demander ce que recherche le syndicat UNIA, à part de la visibilité médiatique. Comment en est-on arrivé à une situation où un partenaire social, signataire d’une convention collective de travail au niveau national, préfère une action commando potentiellement illégale à un protocole défini pour régler ce genre de cas ?

Est-ce que clouer au pilori un patron qui se démène pour sauver son entreprise, en l’attaquant publiquement, et de manière personnelle, représente vraiment la réponse idéale à des difficultés financières ? Le sens du mot «partenaire » implique davantage l’entraide que la confrontation sauvage. Les âpres batailles doivent ainsi être menées lors des négociations des CCT, autour d’une table, jusqu’à ce que les parties trouvent un accord. Et ce dernier doit être respecté, de part et d’autre. Fin de la discussion.

La solution de facilité, pour l’entrepreneur en question, aurait été de poser les plaques, de faire faillite comme tant d’autres avant lui. Cela lui aurait finalement coûté un peu d’amour-propre, évité un lynchage public, mais aurait laissé sur le carreau plusieurs employés. Avec son action, UNIA force quelque part les entrepreneurs à se poser la question : «Finalement, à quoi bon se battre ?»

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09 aoû 2017

Des créations uniques imaginées par trois Nord-Vaudois

Yverdon-les-Bains – Parmi les 26 projets prévus lors des Jeux du Castrum, qui auront lieu de vendredi à dimanche, plusieurs artistes de la région présenteront leurs œuvres inédites. Rencontre avec trois d’entre eux.

Découvrez la musique d’une autre façon avec le jazzman yverdonnois Colin Vallon, pianiste reconnu dans le monde entier. ©Caterina Di Perri

Découvrez la musique d’une autre façon avec le jazzman yverdonnois Colin Vallon, pianiste reconnu dans le monde entier.

A l’heure où un quart des travailleurs suisses éprouve du stress et que des cliniques se sont spécialisées pour soigner ce mal du XXIe siècle, le pianiste yverdonnois Colin Vallon proposera au public un brin de douceur et de calme lors des Jeux du Castrum, qui débuteront vendredi.

Avec la violoncelliste lausannoise Sara Oswald, il a revisité le projet «Sleep», du compositeur Max Richter, une performance musicale jouée pendant toute la nuit, sans interruption. Baptisée «Rêveries», la pièce imaginée par les deux Vaudois sera empreinte d’un style pop ambiant, un tantinet psychédélique et accompagné d’une once de musique électronique.

 

Huit heures de berceuses

 

Autour de ce marathon musical, il y a tout un concept, puisque les organisateurs des Jeux du Castrum ont prévu d’installer 200 lits de camp au Centre professionnel du Nord vaudois, où se tiendra le concert. Le but est donc d’inviter les gens à s’endormir sur les notes des musiciens et de se déconnecter de toute technologie. «La difficulté de ce projet est de créer un répertoire très doux qui ne tombe pas dans la musique hypnotique et qui ne ressemble pas à celle que l’on entend dans les toilettes publiques sur les autoroutes, confie Colin Vallon. L’autre challenge sera de tenir la distance sur huit heures de concert en jouant très doucement pour ne pas réveiller le public. Et notamment pour le batteur qui nous accompagne (ndlr : le Bernois Domi Chansorn).» Des situations auxquelles aucun des artistes n’a encore été confronté.

Pour créer cette oeuvre musicale unique en son genre dont une partie sera improvisée, Sara Oswald et Colin Vallon ont rencontré un spécialiste du sommeil. «Nous avons pensé cette composition comme une pièce qui décrit une nuit», confie l’Yverdonnois. Le concert sera donc divisé en quatre parties d’une heure trente, comme les cycles du sommeil, avec un mixe de passages rythmés et calmes, ainsi que des interludes. «Il y aura des développements plus longs, avec des débuts et des fins pas très clairs, un petit peu comme dans le monde des rêves, précise- t-il. Certains passages acoustiques seront repris et transformés avec des effets électroniques, comme quand on voit quelque chose en journée et qu’on en rêve durant la nuit d’une étrange façon.»

Rêveries, samedi dès 21h, au CPNV. Prix : 30 francs. Détails sur : www.le-castrum.ch.

 

Le parcours de l’homme migrant exposé au Jardin japonais

 

Fabian Sbarro travaille d’arrache-pied, dans son atelier à Neuchâtel, pour façonner les personnages de son projet artistique intitulé Eclipse. ©DR

Fabian Sbarro travaille d’arrache-pied, dans son atelier à Neuchâtel, pour façonner les personnages de son projet artistique intitulé Eclipse.

Quelques jours avant l’installation de ses oeuvres, Fabian Sbarro, originaire de Grandson, est en plein stress. Et on peut le comprendre, puisqu’il doit réaliser 36 silhouettes en matériau recyclé et les peindre, afin d’achever son projet nommé «Eclipse». Par ces figures sans visage ni détail, il propose un questionnement sur la crise migratoire internationale et le rapport à l’autre.

 

Un message qui en cache un autre

 

«Il y aura six silhouettes, dont la première face sera opaque, pour représenter ce que nous ne comprenons pas, ce qui nous fait peur en voyant un migrant, et qui nous masque la lumière, décrypte l’artiste. Derrière celle-ci se cachent six autres dimensions qui représentent les événements de la vie que la personne a vécus avant son départ, comme une naissance ou un mariage. C’est parfois abstrait, parfois symbolique et parfois trash, mais il faut se décaler sur le côté pour apercevoir ces facettes.»

Inspiré par ses visites dans des centres pour migrants, Fabian Sbarro souhaite restituer l’humain dissimulé derrière cette étiquette qui leur colle au front.

Vernissage au Jardin japonais, vendredi 19h30.

 

«Silhouettes», le projet qui mêle technologie et art

 

©DR

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Ils ne sont pas artistes, et pourtant ils se sont lancés dans un projet audacieux, coloré et plein de style. Informaticiens de formation, les trois partenaires en affaires de la société Fullrange interactive, à Orges, seront également de la partie aux Jeux du Castrum, avec leur show participatif intitulé «Silhouettes». «J’ai toujours été passionné par les technologies et l’art. Alors, à travers nos projets, nous essayons de mêler ces deux aspects», confie Florian Segginger, fondateur de Fullrange interactive et diplômé de la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud en informatique embarqué.

 

Sa couleur, sa tour, son cube

 

Choisissez votre couleur, dansez et admirez vos mouvements sur l’un des neuf cubes qui seront installés sur la place Pestalozzi. ©DR

Choisissez votre couleur, dansez et admirez vos mouvements sur l’un des neuf cubes qui seront installés sur la place Pestalozzi.

Trois tours, chacune composée de trois cubes de plastique tels que ceux utilisés pour le transports de liquides, seront disposés sur la place Pestalozzi. Le public pourra venir, vendredi dès 22h30, devant l’Hôtel de Ville, choisir une couleur -bleu, rose ou vert- et commencer à danser sur le rythme du groupe de musique 100% féminin Patate Douce. Une caméra filmera, durant une dizaine de secondes, les mouvements des Nord-Vaudois, puis projettera leur silhouette en train de se déhancher sur l’un des cubes illuminés.

«Nous avons remarqué que les gens aimaient se montrer, mais uniquement si on ne voit pas leur visage, commente Florian Segginger (voir photo ci-dessus). Alors, nous avons développé une application qui permet de détourer les silhouettes.» Un projet similaire, mais plus statique, avait été présenté aux Yverdonnois lors du 1er Août 2016, puisque les gens étaient photographiés et non filmés. Désormais, il y aura donc du mouvement.

A noter que Fullrange interactive sera aussi présent aux Numerik Games, avec une activité qui permettra à chacun de devenir graffeur sur un mur virtuel.

 

Tour de la Plaine en reconstruction

Yverdon-les-Bains – Jeux du Castrum

 

Une quarantaine de bénévoles sont venus, hier, au château pour plier, découper et assembler des dizaines de cartons en vue de l’événement de samedi. ©C. Md

Une quarantaine de bénévoles sont venus, hier, au château pour plier, découper et assembler des dizaines de cartons en vue de l’événement de samedi.

La reconstruction de la Tour de la Plaine en cartons, projet de l’artiste marseillais Olivier Grossetête, aura bel est bien lieu. Pourtant, il y a quelque temps encore, cette oeuvre centrale des Jeux du Castrum était en passe d’être annulée, faute de bénévoles pour plier, découper et scotcher les cartons. Mais grâce à un élan de solidarité des Nord-Vaudois, la tour est déjà en train de voir le jour, dans les sous-sol du Château d’Yverdon-les-Bains, puisque le premier atelier de pliage a débuté hier. Une quarantaine de personnes sont venues pour entamer le chantier, qui durera jusqu’à vendredi.

 

Pour tous les âges

 

Deux membres de l’équipe de l’artiste français ont fait le déplacement pour coacher et aider les volontaires durant l’atelier. «Les 300 premiers cartons sont difficiles, mais après ça va tout seul !», lance avec ironie un habitant d’Yvonand. A deux, en famille ou seul, les bricoleurs se sont attaqués aux douze palettes de cartons commandées. A l’issue de ces quatre jours d’atelier, quelque 1100 cartons seront construits.

 

Montage samedi matin

 

S’il y a assez de bénévoles pour préparer les cartons, il faudra encore au minimum 150 volontaires, samedi matin, dès 9h, pour ériger cette tour. Prévue à l’origine sur la place Pestalozzi, elle sera finalement installée à la rue de la Plaine, face au château. «Des câbles ont déjà été tirés pour la Schubertiade et il n’était plus possible de les décrocher, explique Jonas Jacob, membre du comité des Jeux du Castrum en charge de l’atelier. Elle mesurera vingt mètres de haut sur cinq de large. Ce sera donc le plus grand bâtiment des alentours (ndlr : sans égard au château).» Il ne reste plus qu’à espérer qu’il ne pleuve pas samedi.

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09 aoû 2017

Au bout de l’effort aux Météores

Cyclisme – Jonas Goy a terminé la Transcontinental au 3e rang, dans la soirée de lundi. Le cycliste-aventurier de Romainmôtier a avalé quelque 4100 km, de la Belgique à la Grèce, en neuf jours, 21 heures et 46 minutes.

Jonas Goy a franchi la ligne d’arrivée épuisé et ému. ©Lian van Leeuwen

Jonas Goy a franchi la ligne d’arrivée épuisé et ému.   © Photos: Lian van Leeuwen

Il tient sa revanche, Jonas Goy. Deux ans après avoir dû abandonner -blessé- en fin de course, le cycliste de Romainmôtier a terminé sur le podium de la 5e édition de la Transcontinental. Il a franchi la ligne d’arrivée aux Météores, lundi aux alentours de 21h, heure locale. Troisième de l’épreuve en neuf jours, 21 heures et 46 minutes, l’aventurier de 29 ans s’est révélé être particulièrement à l’aise dans les ascensions et les descentes. Ce qui, malgré quelques péripéties inhérentes à un tel périple, lui a permis de terminer à un peu moins d’une journée du vainqueur James Hayden.

Contacté hier matin en Grèce, Jonas Goy était fier de sa performance. «Je termine au 3e rang, je ne suis pas tombé et je suis entier», résume-t-il. Pourtant, vraisemblablement encore dans la course, l’athlète ne pouvait s’empêcher de penser aux mauvais choix qu’il a opérés durant son périple.

Après s’être assoupi un peu trop longtemps au premier passage obligé (lire ci-dessous), le grimpeur a entamé une incroyable remontée dans les Alpes, lorsqu’il devait atteindre le Monte Grappa. Dans les cols, il a réalisé une démonstration, même sous l’orage, quand les autres se sont arrêtés, pour se retrouver à nouveau 2e au checkpoint italien.

«Je n’ai, ensuite, pas pris le bon chemin en me rendant en Autriche, où une route était fermée, pour rejoindre la Slovaquie. James Hayden est passé par la Slovénie. Même s’il n’était encore que 2e derrière Bjorn Lenhard aux Hautes Tatras, c’est à mon sens là qu’il a remporté la course.»

Devancé par ces deux hommes à la mi-course, Jonas Goy n’a jamais pu les rattraper. «Ils dormaient moins que moi (ndlr : lui s’est accordé trois à quatre heures de sommeil par nuit), mais je roulais plus vite qu’eux, raconte le Romainmonastérien. Malheureusement, mes lacunes en mécanique m’ont coûté cher lors du parcours vers la Roumanie, puis la Grèce.»

 

A la pompe

 

Dans la chaleur, le cycliste a souffert du mauvais choix de chambres à air, trop souples -il ne savait pas qu’il en existait des plus rigides- qui, dans la chaleur, lui ont donné l’impression d’avancer avec des crevaisons. Il s’est retrouvé contraint de pomper toutes les heures et, sur le vélo, n’a pas été aussi rapide que souhaité. «Dans les montées, je m’énervais, car je n’allais pas aussi vite que d’habitude, affirme le spécialiste de la montagne. Dans les descentes, je roule habituellement à 60 ou 70 km/h. Là, même en pédalant de toutes mes forces, je ne dépassait pas les 50 km/h. En résumé, j’avais bien moins de rendement.»

Jonas Goy ne pointait qu’à 60 kilomètres de Bjorn Lenhard, futur deuxième, lors de l’ultime nuit. Il n’a pas pu les combler. «J’ai dû effectuer d’énormes efforts les derniers jours, relevait-il. Oui, je pense que j’aurais pu gagner la course. Cela s’est joué sur des détails. A régler à l’avenir.»

Arrivé au bout de la Transcontinental, Jonas Goy va encore visiter un peu la Grèce sur son vélo, avant de rejoindre Athènes en milieu de semaine prochaine, puis de rentrer en Suisse, de retour dans un monde où ce héros de Météores reprendra son quotidien de mortel, à la recherche d’un emploi.

 

Une course endeuillée

 

La première nuit de la Transcontinental, dont le départ a été donné le vendredi 28 juillet à 22h, a coûté la vie à Frank Simons, l’un des participants, renversé. Le comité de course a envisagé de stopper l’épreuve. Arrivé en 2e position au premier checkpoint, en Allemagne, Jonas Goy est allé passer la nuit suivante à l’hôtel, en attendant des nouvelles. A son réveil, la décision avait été prise de poursuivre. «La famille de Frank en a voulu ainsi», glisse le Nord-Vaudois qui, dans la mésaventure, est reparti avec de nombreuses heures de retard sur les plus rapides. Un retard qu’il a rattrapé dans les Alpes, où il a excellé.

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08 aoû 2017

Des couleurs maliennes à l’orée d’une forêt

Baulmes – Le festival Yelen, qui aura lieu du 15 au 17 septembre prochain, soutient des enfants malades, près de Bamako.

L’association soutient des enfants malades dans le village de Sisina. ©DR

L’association soutient des enfants malades dans le village de Sisina.

Quand on entre chez Mireille Keita-Gilgien, on a le sentiment étrange d’être immergé en Afrique et dans tout ce que ce continent regorge de beauté. Enturbannée d’un foulard turquoise, la jeune femme a quitté le Mali, il y a treize ans, pour s’installer en Suisse par amour. Avec son mari et leurs trois enfants, elle a construit son nid dans une ancienne ferme rénovée, à Baulmes.

C’est d’ailleurs dans l’une des clairières du village, sise au pied du Jura au lieu-dit Pré Doux, que la Malienne organisera la première édition du festival Yelen (ce terme signifie «lumière» en bambara, l’une des langues principales de son pays d’origine), du 15 au 17 septembre prochain. Les bénéfices de cet événement serviront à apporter des soins médicaux aux enfants d’un village situé au sud de Bamako, la capitale du Mali.

 

Culture malienne à l’honneur

 

«A l’âge de 9 ans, j’ai vécu un événement traumatisant, révèle, avec émotion, Mireille Keita-Gilgien. Une mère qui habitait mon village n’a pas pu, faute de moyens financiers, soigner son enfant qui était tombé par accident dans la calebasse de bouillie qu’elle préparait. L’image de cette femme qui hurlait, la dépouille de son enfant dans les bras, me hante toujours.» C’est à la suite de cette tragédie que Mireille Keita- Gilgien décide, quelques années plus tard, de venir en aide aux enfants malades ou accidentés en créant l’association Solidarité Afrique-Farafina.

Par ailleurs, la pétillante trentenaire, qui travaille comme interprète au Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM), a toujours ressenti l’envie de valoriser son pays et sa culture et de raconter aux gens, parfois méfiants, les us et coutumes de l’Afrique. C’est pourquoi elle organise des voyages gustatifs à la découverte des saveurs africaines et des ateliers de bogolan (tissu malien dont les motifs sont fixés grâce à l’argile et au npéku, une écorce d’arbre rougeâtre).

 

Une clairière illuminée

 

A l’occasion du festival Yelen, Mireille Keita-Gilgien et son association, qui compte une douzaine de membres, proposeront des ateliers de danse, de tissage et de cuisine, à l’orée de la forêt baulmérane. «Les enfants pourront fabriquer des masques et des instruments africains avec des boîtes de conserve, affirme l’organisatrice. Ils pourront également participer à un défilé au rythme des chants maliens.» Enfin, une exposition avec des artistes de l’Afrique de l’Ouest sera présentée.

«Ce festival, c’est avant tout une histoire de partage entre deux cultures», conclut la Malienne, enthousiaste.

Plus d’informations sur le festival Yelen sur : www.farafina.ch. Prix de l’entrée : 20 francs, gratuit pour les enfants.

 

Offrir des soins médicaux aux enfants du Mali

 

Originaire du Mali, la Baulmérane d’adoption proposera un atelier, afin de dessiner des motifs sur des tissus africains, à l’occasion de la première édition du festival Yelen. ©Carole Alkabes

Originaire du Mali, la Baulmérane d’adoption proposera un atelier, afin de dessiner des motifs sur des tissus africains, à l’occasion de la première édition du festival Yelen.

L’association Solidarité Afrique-Farafina parraine plusieurs enfants, à Sisina, un village au sud de Bamako. «Nous avons, notamment, acheté des fauteuils roulants pour deux jumeaux dans l’incapacité de se mouvoir», confie Mireille Keita- Gilgien.

Par ailleurs, l’association a prêté un terrain cultivable, afin que les femmes de ce village puissent y aménager un jardin potager et y planter des arbres fruitiers. Pour palier la sécheresse, il a également fallu creuser deux puits, nécessaires à l’arrosage des plantons, et construire une clôture pour empêcher les animaux de saccager la surface. «Le but de ce projet consiste, d’une part, à approvisionner les villageois en nourriture, car la santé passe aussi par une alimentation saine, révèle la jeune femme. D’autre part, grâce à la vente des fruits et légumes, les mères ont, ainsi, la possibilité de financer les soins médicaux de leurs enfants.»

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08 aoû 2017

Les garagistes lorgnent Y-Parc

Yverdon-les-Bains – L’Union suisse des professionnels de l’automobile (UPSA Vaud) veut installer son centre de formation dans le périmètre du parc technologique.

Une délégation du Kosovo a été accueillie il y a peu au Centre de formation de l’UPSA Vaud par le directeur Philippe Monnard (à g). ©Duperrex-a

Une délégation du Kosovo a été accueillie il y a peu au Centre de formation de l’UPSA Vaud par le directeur Philippe Monnard (à g).

«Les métiers de l’automobile, dans leur évolution, répondent parfaitement aux exigences du règlement du parc technologique. Et la formation en fait partie. Il y a de plus en plus de technologie dans les automobiles et de nouveaux métiers, par exemple celui de mécatricien », explique Nicolas Leuba, président de la section vaudoise de l’Union Suisse des Professionnels de l’Automobile (UPSA Vaud).

 

Evolution technologique

 

Depuis de nombreuses années, Yverdon-les-Bains accueille chaque semaine plusieurs centaines d’apprentis provenant principalement de tout le canton de Vaud, mais aussi d’autres cantons romands, dans le Centre de formation de l’UPSA, situé à proximité du Centre Saint-Roch.

Les jeunes gens y suivent leurs cours théoriques, mais aussi de nombreuses heures de formation pratique dans les ateliers attenants aux salles de cours. Ils peuvent ainsi passer très rapidement de la théorie à la pratique grâce aux véhicules -voitures et camions- mis à leur disposition, ainsi qu’aux outils les plus performants, de dernière génération.

En effet, le diagnostic d’une panne est aujourd’hui principalement résolu par la mise en connexion du véhicule et de logiciels qui détectent l’origine de la panne.

 

Centre à l’étroit

 

Le Centre de formation de l’UPSA est à l’étroit et cela fait un certain temps que la direction et le comité de l’UPSA planchent sur un projet de nouveau centre de formation, idéalement à Yverdon-les-Bains.

Les autorités ont été approchées et l’idée d’implantation dans le périmètre du Parc scientifique et technologique (PST) a été favorablement accueillie. Nicolas Leuba est déterminé à aller de l’avant et il espère une avance significative d’ici le début de l’automne.

 

Feu vert attendu

 

Le feu vert définitif à l’implantation du nouveau Centre de formation de l’UPSA Vaud, qui pourrait devenir à cette occasion l’un des trois centres de formation de référence pour les métiers de l’automobile au niveau national, est attendu ces prochaines semaines. Concrètement, les responsables de l’UPSA vont rencontrer le conseil d’administration d’Y-Parc. Par ailleurs, la copropriété, qui réunit la Ville, l’Etat et l’Etablissement cantonal d’assurance (ECA), devra elle aussi donner son aval.

 

La convention collective des garages remise en vigueur

 

Lausanne – Le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) a tergiversé deux ans durant…

 

Nicolas Leuba, président de l’UPSA Vaud. ©Duvoisin-a

Nicolas Leuba, président de l’UPSA Vaud.

Tout ça pour ça ! Après deux ans de tergiversations, dues à des divergences portant sur des points de détail, «des virgules », précise Nicolas Leuba, la convention collective de travail des garages du canton de Vaud est remise en vigueur, y compris son extension à toute la branche et les avenants de janvier 2013, respectivement janvier 2015.

La requête, publiée dans la Feuille des avis officiels -elle peut faire l’objet d’une opposition dans un délai de quinze jours dès la publication-, précise que la demande au Département de l’économie, de l’innovation et du sport a été faite par l’UPSA Vaud et le syndicat Unia. La remise en vigueur devrait être effective jusqu’à fin 2018.

Cette procédure met fin à deux ans de «vide juridique», pour parler poliment, en réalité de désaccord avec le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), qui appelle de ses voeux, et utilise tous les moyens possibles, pour imposer une convention collective nationale.

«Les conventions vaudoise et valaisanne ont valeur d’exemple. Nous travaillons main dans la main avec le syndicat Unia, même si le taux de syndicalisation est faible. Nous collaborons très étroitement dans le domaine de la formation. Unia participe à la remise des Certificats fédéraux de capacité, soit quelque 250 par année. Notre CCT fonctionne très bien», affirme Nicolas Leuba.

Qu’elles soient membres de l’UPSA ou non -la CCT a force obligatoire-, quelque 300 entreprises y sont soumises.

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08 aoû 2017

Une nouvelle formule qui fait mouche

Sports equestre – Le Centre équestre d’Yverdon a reçu la première édition des Championnats de Suisse poneys revisités, le week-end dernier. Un grand succès, même si les cavaliers régionaux ne sont pas parvenus à tirer leur épingle du jeu.

Week-end sans réussite pour les régionaux. Victor Reichenbach a vu filer le podium de la catégorie AB au passage du dernier obstacle. ©Champi

Week-end sans réussite pour les régionaux. Victor Reichenbach a vu filer le podium de la catégorie AB au passage du dernier obstacle.

Les Championnats de Suisse poneys se sont déroulés le weekend dernier à Yverdon-les- Bains. Même si les cavaliers régionaux n’ont pas obtenu de médaille, l’événement a été un beau succès pour les organisateurs qui ont, s’il le fallait encore, démontré tout leur savoir- faire quant à l’organisation de manifestations d’envergure.

 

Dans l’inconnu avec succès

 

Cette année, ces championnats -normalement intégrés aux autres catégories de la relève- ont été totalement revisités, proposant pour la première fois un titre pour toutes les catégories de poneys en fonction de leur taille. Une nouveauté introduite pour freiner la perte de vitesse de cette catégorie en Suisse de ces douze derniers mois. En effet, les épreuves poneys -par lesquelles les plus grands cavaliers de ce sport sont passés- peinent à attirer des participants en raison, notamment, du désintérêt suisse alémanique. Pour remédier à cela et pallier le manque de concurrents dans l’élite poneys, il a été décidé de revoir le programme des championnats nationaux. Le Centre équestre d’Yverdon (CEY) a donc été le premier à relever -haut la main- le défi de leur organisation.

Un challenge de taille, puisque Max Studer et son équipe se sont lancés tout droit vers l’inconnu en testant cette nouvelle formule. Des qualifications aux finales, tout le monde semble y avoir trouvé son compte.

 

Le talent de père en fille

 

Le Centre équestre d’Yverdon réussit son saut dans l’inconnu. ©Champi

Le Centre équestre d’Yverdon réussit son saut dans
l’inconnu.

En ce qui concerne les résultats, le titre de la catégorie reine (poneys D élite) est revenu à la Vaudoise Lucy Barbeau, sur Mac Manhattan, pour le plus grand plaisir de son papa, Christophe, cavalier international qui était réserviste au Jeux olympiques d’Athènes, en 2004. «C’est un rêve qui se réalise pour moi. Mon poney a été génial !», confiait la cavalière d’Apples, un grand sourire aux lèvres. La Genevoise Aude Jacquemoud s’est parée d’argent et la Neuchâteloise Emma Szabo de bronze. La Covagnarde Charlène Grin, qui a terminé dans le bas du classement de la catégorie, n’a pas eu de réussite. Gageons que cette dernière prendra sa revanche l’année prochaine.

Chez les poneys D, la victoire est revenue à la Fribourgeoise Chloé Thierrin, en selle sur Atomic du Courtil. Du côté des C, Camille Thévoz (Penthalaz), sur Nabuco du Breuil, est allée chercher l’or. Dans la catégorie AB, c’est la Fribourgeoise Florine Grossmann qui s’est emparée du titre. Victor Reichenbach, de Correvon, s’est classé 6e. Sans un oubli au dernier obstacle lors de la phase qualificative, il aurait pu prétendre à une médaille. Néanmoins, le tout jeune cavalier a pu se consoler avec une 5e place dans le cadre de la Coupe de Suisse de style, remportée par la Genevoise Liliya Gobet.

Les épreuves d’encadrement ont été marquées par la 2e place en R/ N120 de Fiona Michoud et Petrouchka du Don. Arnaud Reichenbach (le grand frère de Victor) a également terminé 2e d’un concours R/ N105 avec Chanone de l’Epine, alors que Marion Scheidegger (Bullet) et Murphy IX se sont imposés à cette hauteur. En R/N110, la victoire est revenue à l’écuyer du CEY Vincent Girardin, sur Vitheo d’Othon. Enfin, Alayna Budry a pris le 2e rang d’une épreuve de style avec Rockette Verte.

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07 aoû 2017

L’Antidote festival aurait-il trouvé la formule magique du succès ?

Yverdon-les-Bains – Avec près de 3000 festivaliers venus à La Marive le week-end dernier, la troisième édition de l’événement musical a dépassé l’espérance des organisateurs.

Avec, notamment, ses guitares, son harmonica et sa cornemuse, le groupe de rockeurs bretons Soldat Louis a fait vibrer le public yverdonnois, vendredi soir. ©Carole Alkabes

Avec, notamment, ses guitares, son harmonica et sa cornemuse, le groupe de rockeurs bretons Soldat Louis a fait vibrer le public yverdonnois, vendredi soir.

La troisième fois, c’était la bonne ! Après avoir essuyé deux premières années difficiles, notamment en raison de la pluie, l’Antidote festival s’est achevé sur une note positive. Plus de 3000 personnes ont fait le déplacement à La Marive, entre vendredi et samedi. Ironie du sort, il n’a pas plu une seule goutte ce weekend, alors que les organisateurs avaient décidé, pour la première fois, de mettre la scène des concerts à l’intérieur. Ce premier bilan réjouit Jérôme Dubrit, président de l’association Fest’Y’Rives qui organise l’événement : «Que ce soit au niveau du public ou de l’organisation, nous sommes extrêmement satisfaits de cette édition.»

 

Deux têtes d’affiche françaises

 

Le groupe Superbus, ici la chanteuse Jennifer Ayache, a enflammé la scène de La Marive. ©Carole Alkabes

Le groupe Superbus, ici la chanteuse Jennifer Ayache, a enflammé la scène de La Marive.

Comme le festival n’a pas eu lieu l’an dernier, la programmation devait être au top pour réconcilier le public nord-vaudois avec la manifestation. En plus des huit concerts d’artistes suisses de talent, deux groupes français étaient mis à l’honneur : Soldat Louis (voir ci-dessous) et Superbus. Et c’est le premier qui a attiré le plus de monde, avec près de 900 entrées le vendredi, contre 800 pour samedi.

Que ce soit durant l’une ou l’autre des soirées, l’atmosphère était survoltée. Des Nord-Vaudois de tous âges sont venus chanter et danser avec les artistes dans une ambiance bon enfant.

Soldat Louis a, d’ailleurs, profité de son passage pour dévoiler, en avant-première, une chanson inédite issue de son prochain album, qui sortira en octobre prochain.

 

De toute la Suisse romande

 

Jérôme Chapuis (Ramdam), vice-champion Suisse de VTT trial, a démontré ses talents de sportif devant et au-dessus des spectateurs. Emotions garanties ! ©Carole Alkabes

Jérôme Chapuis (Ramdam), vice-champion Suisse de VTT trial, a démontré ses talents de sportif devant et au-dessus des spectateurs. Emotions garanties !

D’après les premiers chiffres, près de 500 tickets de concert ont été vendus chaque soir. «Cela dépasse même ce que nous avions prévu, poursuit-il. Ce qui est intéressant, c’est que la plupart des prélocations ont été enregistrées par des personnes qui n’habitent pas à Yverdon-les-Bains, voire même pas dans le Nord vaudois, puisque certains festivaliers sont venus depuis Genève, Sion ou encore le Jura.»

Bien que l’événement ait rencontré un vif succès auprès du public, les organisateurs préfèrent ne pas se réjouir trop vite. «Tant que les comptes n’ont pas été pas bouclés, il est trop tôt pour dire si c’était une bonne édition», confie Jérôme Dubrit. Pour rappel, les deux premières éditions s’étaient clôturées par un déficit de près de 65 000 francs. Après de nombreux efforts et de multiples négociations avec ses partenaires, le comité organisateur avait réussi à assainir la situation et s’était donné une année pour préparer la troisième édition. Le retour de la manifestation était donc très attendu, mais son avenir dépend des bénéfices de ce week-end. «Mais si le résultat des finances est positif, il y a de très très très fortes chances que l’on fasse une quatrième édition l’année prochaine», confie le président de Fest’Y’Rives.

 

Animations, buvettes et foodtrucks en plein air

 

L’Antidote festival, ce n’est pas uniquement des concerts payants. Chaque jour, entre les représentations sur la scène de La Marive, le public a pu admirer la grâce des danseuses de l’école de pole dance Pole-Emotion. Une petite pause de poésie a été amenée par la Compagnie Makadam, avec sa performance de cirque tout en souplesse et dotée d’une pointe d’humour. Dès la nuit tombée, un spectacle de feu a émerveillé les visiteurs. Certains ont certainement ressenti quelques frissons lors de la démonstration de vélo trial de Ramdam.

 

En quelques chiffres

 

125 000 En francs, soit le budget alloué pour la troisième édition de l’Antidote festival. A noter que c’est près de 55 000 francs de moins qu’en 2015.

3000 Comme le nombre approximatif de l’ensemble des festivaliers qui sont venus à Yverdon-les- Bains vendredi et samedi.

1000 Billets, environ, ont été vendus sur les deux jours de la manifestation.

900 C’est l’estimation du nombre de personnes présentes le premier soir, lors du concert de Soldat Louis.

800 Personnes environ se sont retrouvées devant la scène de La Marive, samedi soir, pour écouter le groupe français Superbus.

 

Soldat Louis a embarqué le public sur son navire

 

Gary Wicknam (à g.), alias Renaud Detressan, et Soldat Louis, de son vrai nom Serge Danet. ©Carole Alkabes

Gary Wicknam (à g.), alias Renaud Detressan, et Soldat Louis, de son vrai nom Serge Danet.

L’Antidote festival a ouvert les feux, vendredi soir, avec en tête d’affiche, le groupe de rockeurs au cœur de pirate Soldat Louis. Durant deux heures, cette bande de Bretons a mis une incroyable ambiance à La Marive. Après seulement quelques morceaux, le public a été emporté loin de la scène yverdonnoise pour naviguer avec les matelots dans l’âme. De ligne en ligne, la salle toute entière s’est mise à tanguer au rythme des musiciens. Rencontre avec le chanteur de Soldat Louis, Serge Danet, et son acolyte auteur et compositeur Gary Wicknam, de son vrai nom Renaud Detressan. Avec leur équipage français, ils ont échangé leur bateau pour un bus de tournée et parcourent l’Europe et le Canada depuis plus de 29 ans.

 

Vous parlez beaucoup des marins dans vos chansons, d’où vous viennent ces idées ?

Renaud Detressan (RD): Nous venons d’une ville portuaire qui s’appelle Lorient, en Bretagne, et c’est vrai que durant toute notre enfance, nous avons été bercés par les histoires autour de la mer. Je suis fils de pêcheur, j’ai été docker durant une année et j’ai lu beaucoup de romans sur ce thème aussi, donc je connais assez bien le sujet. Je m’inspire de la vie de mon enfance et de mes amis pour écrire les textes des chansons.

Serge Danet (SD): Notre musique, c’est un petit peu notre façon de naviguer sur l’océan, quand bien même nous vivons la plupart du temps dans notre bus, sur la route.

 

Avez-vous déjà manœuvré avec un bateau ?

SD : Oui, j’ai un voilier de 7,5 m de long. J’aime le prendre pour aller m’éclater en mer, mais c’est assez rare que j’en aie le temps.

 

Faute de naviguer, vous parcourez les routes pour donner des concerts, est-ce que ces voyages vous inspirent ?

RD : Oui, notre prochain album, c’est d’ailleurs une sorte de récapitulatif de nos tournées. Et il y a même deux phrases sur les Suisses dans une des chansons, qui s’appelle «30 ans déjà». Je pense que le public d’ici va vite les repérer.

 

Quel lien entretenez-vous avec le public nord-vaudois ou suisse ?

SD : Ah, c’est une vielle histoire. Notre premier concert, c’était en 1988, à Leysin. Et depuis, on reconnaît certaines têtes qui nous suivent. Ce qui est génial, c’est qu’il y en a qui reviennent après avec leurs enfants et ils leur apprennent les paroles. Le public fait partie de la vie de Soldat Louis, et inversement.

 

Qu’est-ce que ça vous fait de venir à Yverdon-les-Bains ?

SD : C’est un vrai plaisir. C’est vraiment génial quand on voit le public reprendre en cœur nos chansons. Vivre de sa passion, c’est quelque chose de magnifique.

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07 aoû 2017

Puissantes flammes à l’orée des bois

Cronay – Un incendie s’est déclaré dans une bâtisse située en contre-bas du village. Un important dispositif a été mis en place par les pompiers, afin d’acheminer de l’eau sur les lieux. La cause du sinistre n’est pas encore connue.

Les sapeurs-pompiers sont parvenus à éteindre le feu qui s’était emparé d’un chalet, à Cronay, aux alentours de 1h du matin. ©Carole Alkabes

Les sapeurs-pompiers sont parvenus à éteindre le feu qui s’était emparé d’un chalet, à Cronay, aux alentours de 1h du matin.

D’un petit chalet de campagne installé entre une clairière et une petite forêt, il ne reste plus qu’une cheminée et des décombres noircis par la combustion. Ce petit coin paisible, situé en contre-bas du village de Cronay, a été la proie des flammes, jeudi dernier aux alentours de 20h40. Alertés par des passants, les sapeurs-pompiers du Service de défense incendie et secours (SDIS) régional du Nord vaudois ont réussi à éteindre le feu qui s’était déjà emparé de l’ensemble de la bâtisse.

«Heureusement, il n’y avait personne dans le chalet et aucun des agents sur le terrain n’a été blessé lors de l’intervention», a déclaré Arnold Poot, répondant presse de la Police cantonale vaudoise. L’endroit serait, d’ailleurs, à l’abandon depuis plusieurs années.

 

Important dispositif déployé

 

La tension était palpable sur les lieux du sinistre, jeudi dernier. Car la mission des sapeurs-pompiers n’était pas sans difficulté. Premier défi : l’état d’urgence. Comme la bâtisse était entièrement en feu à leur arrivée, et qu’elle était entourée d’arbres, les hommes du feu ont dû agir rapidement pour éviter que l’incendie ne se propage et n’atteigne la végétation. «Par chance, c’était assez humide, donc seuls quelques arbres ont été touchés par les flammes», constate Eric Stauffer, chef d’intervention.

Challenge supplémentaire : l’accès à l’eau. Car, le chalet se trouvant éloigné du village, il était loin de tout raccordement à une borne hydrante. Un camion contenant 2000 litres d’eau a permis d’agir rapidement, mais cela n’a pas suffi. «Quand nous avons vu que la première borne hydrante était à 800 mètres, nous avons toute de suite fait revenir deux autres tonnes-pompes, un de 2000 litres et un de 6000 litres», explique le commandant des pompiers. Si le feu a été rapidement maîtrisé, il n’a pu être éteint qu’à 1h du matin, après que 800 m de tuyaux ont été tirés depuis le village de Cronay.

C’est donc une mission réussie et ceci grâce à l’intervention de 36 sapeurs- pompiers, de neuf véhicules du SDIS et de deux patrouilles de la Gendarmerie vaudoise.

 

Origine du sinistre

 

Le procureur du Nord vaudois a ouvert une enquête, confiant les investigations aux spécialistes incendie de la Police de sûreté, avec l’appui de la Brigade police scientifique et du Centre de gendarmerie mobile d’Yverdon-les-Bains.

D’après les premiers éléments, cette affaire ne serait pas en rapport avec les incendies criminels perpétrés ces derniers temps : «Nous n’établissons aucun lien avec les récents cas qui ont eu lieu dans la Broye», a précisé Arnold Poot. Selon la Police cantonale vaudoise, il est encore trop tôt pour déterminer s’il s’agit d’un accident ou d’un acte intentionnel.

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07 aoû 2017

«Je me suis retourné et… il n’y avait plus personne»

Triathlon – Sylvain Fridelance est vice-champion d’Europe M23 ! L’athlète du Tryverdon n’a été devancé que par Bence Biscak, le local de l’épreuve, samedi à Velence, en Hongrie.

Le bouquet et la médaille d’argent pour Sylvain Fridelance (à g.). ©Steffen Grosse

Le bouquet et la médaille d’argent pour Sylvain Fridelance (à g.).

Au palmarès des Championnats d’Europe M23 de triathlon sont gravés des noms prestigieux, tels que ceux de Nicola Spirig (argent en 2005) et de Sven Riderer (or en 2002), pour ne citer que des exemples suisses. Samedi, Syvlain Fridelance, membre du Tryverdon, y a ajouté le sien en décrochant la deuxième place de l’épreuve dans la chaleur hongroise, à Velence. «Et ça, c’est un titre qui restera !», souffle, aux anges, le principal concerné.

 

Une épaule touchée

 

Un titre qui restera à la fois dans les tabelles, mais surtout dans la tête du natif de Saint-Barthélemy. Entre coups de stress et éléments qui ne semblaient pas s’aligner dans le bon sens, il raconte : «J’arrivais de Davos au tout dernier moment. J’y avais passé deux semaines pour m’entraîner, en altitude. Donc l’écart de température entre les montagnes des Grisons et la Hongrie, ça a déjà été un premier «choc». Et puis, je m’étais légèrement blessé à l’épaule. Pas vraiment l’idéal pour réaliser un bon parcours de natation. J’espérais pouvoir finir dans les cinq premiers, ça aurait déjà été excellent.»

Dans l’eau, pourtant, Syvlain Fridelance s’en sort bien. «Une partie correcte, sans plus», lâche-t-il. Cela lui permet d’intégrer un groupe d’une dizaine de cyclistes pour le vélo. Certains, malgré une course raccourcie en raison de la chaleur, craquent. L’athlète du Gros-de- Vaud, lui, ne faiblit pas. Lors de la deuxième transition, ils ne sont plus que six. «Je me suis retourné et… il n’y avais plus personne. C’est à ce moment-là que j’ai compris que le podium était à portée et qu’il fallait que je me batte pour l’atteindre.»

Une réflexion qu’il ne tarde pas à mettre en pratique, puisque, mise à part le Hongrois Bence Biscak, qui remportera l’épreuve quelques minutes plus tard, personne ne suit le rythme du coureur du Tryverdon. «Sauf que, sans le savoir, j’avais pris une pénalité de dix secondes au moment de descendre de mon vélo. Gros coup de pression, car je n’avais alors aucune idée de la raison et que personne ne semblait capable de m’indiquer comment la purger.»

Est alors revenu sur ses talons Mark Devay, un autre local de l’épreuve. Un adversaire qu’il est, après avoir relancé la machine à la suite de ses dix secondes d’arrêt, à nouveau parvenu à distancer. «Jamais encore cette année je n’avais passé la ligne avec un total sentiment de satisfaction. Depuis samedi, je peux dire que j’ai enfin réussi une course pleine. Au final, ni la chaleur, ni le parcours raccourci ne m’ont véritablement gêné.»

 

En confiance avant Stochholm

 

De retour en Suisse depuis hier soir avec ce fantastique résultat dans sa valise, le triathlète de Saint-Barth’ peut sereinement envisager l’étape des World Series de Stockholm, dans trois semaines. En Suède, il sera opposé au gratin mondial de la discipline. «Mais là-bas, pas question de viser le podium, un top 25 serait déjà génial.»

Seul regret, que Syvlain Fridelance oubliera vite en posant les yeux sur sa médaille d’argent : les Championnats d’Europe M23 se déroulaient en même temps que les Championnats de Suisse, à Nyon. Un événement sur lequel il a été contraint de faire une croix.

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