Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

15 aoû 2017

Une parapentiste s’en sort sur le fil

Fontaines-sur-Grandson – Une habitante de la région, âgée de 46 ans, a heurté et endommagé une ligne à moyenne tension, dimanche. La parapentiste n’a pas été blessée, mais plusieurs localités des environs ont été privées d’électricité.

A Fontaines-sur-Grandson, les lignes à moyenne tension auraient pu être fatales à la miraculée. Hier, au lendemain de l’accident, les parapentistes étaient nombreux à atterrir sur les bas de la localité, sans aucun incident à relever. ©Simon Gabioud

A Fontaines-sur-Grandson, les lignes à moyenne tension auraient pu être fatales à la miraculée. Hier, au lendemain de l’accident, les parapentistes étaient nombreux à atterrir sur les bas de la localité, sans aucun incident à relever.

L’histoire aurait pu très mal se terminer. Partie dimanche en milieu d’après-midi des hauteurs de Mauborget, une parapentiste de 46 ans a frôlé la catastrophe. Au moment de regagner la plaine et d’atterrir, la Nord-Vaudoise a heurté une ligne à moyenne tension sur la commune de Fontaines-sur-Grandson, sectionnant trois câbles au passage, avant de faire une chute de quelques mètres dans un champs de chaume.

«Par chance, les suspends du parapente (ndlr : les cordes reliant la toile à la sellette) ont été plus solides que les câbles de la ligne électrique, d’une puissance de 20 000 volts, détaille Arnold Poot, commissaire et répondant presse de la Police cantonale. La parapentiste s’en est donc sortie indemne.»

 

«Un type d’accident rare»

 

Alertée par l’infortunée, une patrouille de la Gendarmerie a été dépêchée sur les lieux. Les causes de la mésaventure restent pour l’heure inconnues. Le procureur de service a été avisé de l’accident, mais aucune enquête pénale n’a été ouverte.

Exploitante de la ligne à moyenne tension en question, Romande Energie évoque «un type d’accident heureusement assez rare» sur son réseau. «Nous avons été instantanément averti à la suite du déclenchement (ndlr : un court-circuit engendre automatiquement une coupure de courant) lié à l’accident. Une équipe de dépannage a immédiatement été engagée. Parallèlement, la Police nous a informés du lieu et de la nature de l’accident, relate Caroline Monod, chargée de communication à la société d’électricité. Elle a œuvré durant près de 3h pour rétablir la situation à la normale.»

Miraculée, la parapentiste n’est pas directement entrée en contact avec la ligne électrique, que seul son matériel a touché. «Heureusement, ce dernier est peu conducteur», précise encore l’employée de Romande Energie. A l’heure actuelle, impossible de chiffrer le coût des dégâts matériels liés à l’accident.

A noter que le Nord vaudois n’a pas été l’unique région de Suisse romande à être témoin d’une mésaventure liée à la pratique du parapente. Surpris par les vents et ayant perdu beaucoup d’altitude dans la zone des Vanils (Gruyère fribourgeoise), un parapentiste s’est échoué dans les sapins, le long d’une falaise inaccessible par voie terrestre. L’infortuné a été hélitreuillé par un hélicoptère de la REGA.

 

De 2 minutes à plus de 3h50 d’attente

 

Tous les habitants de la région de Fontaines-sur-Grandson n’ont pas été logés à la même enseigne à la suite de la coupure de courant. Alors que les résidents des localités de Champvent, Montagny, Orges et Giez n’ont été privés d’électricité que durant deux petites minutes, les communes de Tévenon, Mauborget, Provence et Mutrux ont dû patienter à peine plus (huit minutes) avant que l’interrupteur ne fonctionne à nouveau. Les communes de Fiez et de Fontaines-sur-Grandson ont, quant à elles, patienté durant près d’une heure trente. Enfin, ce sont les villages de Novalles et de Grandevent qui ont subi le plus de désagréments, puisqu’ils ont été privés d’électricité durant près de quatre heures (3h50).

 

Les vaches ont aussi pris leur mal en patience

 

Il n’y a pas que les foyers, privés de lumière et d’électricité, qui ont souffert de la coupure de courant. Les agriculteurs -trois de Novalles, un de Grandevent et un autre de Fiez- ont dû prendre leur mal en patience à l’heure de la traite. «Un peu avant 16h, on a soudainement été privés de jus, explique Serge Kobi, de Novalles. Au début, j’ai cru que ça ne durerait que quelques minutes. Au final, je n’ai pas pu débuter la traite avant 20h.» Un retard qui n’a pas été sans conséquence pour les vaches de l’agriculteur : «Lorsqu’une bête doit patienter trop longtemps avant d’être traite, elle a mal. Même chose pour les veaux, affamés, qui beuglaient dans l’attente de leur lait.»

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15 aoû 2017

Sébastien Dupoux, la «solution provisoire»

Rugby – En attendant de trouver un remplaçant à Didier Paquelier à la tête de sa première équipe, le RC Yverdon pourra compter sur l’appui du directeur technique de la Fédération suisse. En outre, le club accueille également Thomas Forestier en qualité de conseiller du président.

Thomas Forestier (à g.) et Sébastien Dupoux distilleront leurs conseils dès ce soir, à l’heure de la reprise des entraînements. ©Carole Alkabes

Thomas Forestier (à g.) et Sébastien Dupoux distilleront leurs conseils dès ce soir, à l’heure de la reprise des entraînements.

Cela a été un petit déchirement pour Didier Paquelier. L’entraîneur de la promotion en LNB -acquise au mois de juin- l’avait annoncé à son équipe en fin de saison dernière déjà : sa situation professionnelle, en l’état, ne lui permet pas de s’engager auprès du Rugby Club Yverdon pour un nouvel exercice. Le Français a donc dû se résoudre à laisser sa place sur le banc, non sans quelques regrets. «Didier a été parfait dans son rôle. Il a su rassembler les joueurs et générer une belle atmosphère au sein du groupe», salue le président Vincent Piguet.

 

Juste pour quelque temps

 

Le nom de son remplaçant ? L’homme fort du RCY ne le connaît pas, même si les discussions vont bon train et que ce coach devrait être connu avant la fin de l’année. En revanche, le boss du club a trouvé une «solution provisoire» que beaucoup risquent de lui envier. Directeur technique à la Fédération suisse de rugby, Sébastien Dupoux a accepté de donner un coup de main et de gérer l’intérim. «Je prendrai les rênes de la première équipe en attendant que le président trouve une personne de confiance pour le poste. Mais mon temps à Yverdon est compté. Si je reste trop longtemps, les autres clubs vont commencer à grincer des dents», sourit le Français au CV impressionnant, lui qui a notamment entraîné jusqu’au troisième échelon du championnat de France, «le premier niveau professionnel».

Il faut dire que le RCY, comme la plupart des clubs suisses et français, n’a pas de secret pour cet amoureux du ballon ovale. «Ces dernières années, j’ai assisté au naufrage du club, puis à sa renaissance. Ça va être d’autant plus intéressant de voir ce qui l’attend cette saison en LNB.»

En parallèle, le club yverdonnois s’est également attaché les services de Thomas Forestier. L’homme compte une vingtaine de saisons à son actif à un très bon niveau au sein du championnat de France et il ne fait aucun doute qu’il saura apporter son expérience au club des Vuagères. «Sans couper totalement avec le rugby, j’avais décidé de prendre un peu de recul, de m’en éloigner. Puis, le président est entré en contact avec moi par l’intermédiaire de ma femme, qui fait partie du club de Pontarlier, qu’il connaît bien. Ce qui m’a convaincu, c’est le dynamisme autour du RCY, explique celui qui a également exercé en tant qu’entraîneur durant sa carrière, en faisant référence notamment à la rencontre internationale entre la Suisse et la Hollande qui se déroulera dans la Cité thermale le 18 novembre prochain. L’homme, qui effectuera les déplacements depuis la France voisine, occupera le poste, spécialement créé pour lui, de conseiller du président.

 

A Monthey pour la reprise

 

L’équipe, qui reprend l’entraînement ce soir, n’a, elle, que très peu changé. Les quelques départs -trois a priori- devraient vite être compensés. C’est donc avec le même groupe, qui n’a perdu qu’une seule rencontre en LNC+ la saison dernière, que le RCY se présentera lors de la reprise à Monthey, le samedi 24 septembre.

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14 aoû 2017

Les nouveaux Jeux du Castrum ont enchanté la ville

Yverdon-les-Bains – De retour sous un nouveau jour, après une pause d’une année, les Jeux du Castrum ont investi l’espace public de la Cité thermale le temps d’un week-end, pour la 18e édition. Le public était au rendez-vous, notamment en raison d’une météo clémente.

Principal symbole du week-end festif et interactif mis sur pied par les organisateurs des Jeux du Castrum, la réplique en carton, grandeur nature, de l’ancienne tour de la rue de la Plaine a été érigée dans la journée de samedi grâce au concours du public. Une réussite tant visuelle que participative. ©Gabriel Lado

Principal symbole du week-end festif et interactif mis sur pied par les organisateurs des Jeux du Castrum, la réplique en carton, grandeur nature, de l’ancienne tour de la rue de la Plaine a été érigée dans la journée de samedi grâce au concours du public. Une réussite tant visuelle que participative.

Nouvelle équipe organisatrice, nouvelles animations, la 18e édition des Jeux du Castrum d’Yverdon-les-Bains a tenu ses promesses entre vendredi et hier. «Pour nous c’est un énorme succès, s’est réjoui Damien Frei, le président du comité d’organisation de la manifestation. On voulait vraiment réussir à fédérer les gens autour des différents projets. Comme on a pu le voir avec la Tour en carton, ça a très bien fonctionné. Entre les concerts au Temple et ceux dans la cour du Château, qui affichaient complet, ce sont plus de 1000 personnes qui ont pu en profiter. On a également noté une grande mixité, le public était intergénérationnel et multiculturel. Au final, les gens nous ont fait confiance et se sont montrés curieux par rapport à ce que l’on a proposé.»

Le projet Rêverie, au CPNV, où des musiciens, dont le pianiste Colin Vallon, ont interprété un morceau durant huit heures, pendant que les spectateurs dormaient, a été l’un des moments forts de l’édition 2017.

 

Petit bémol ?

 

Bryan a dû pédaler pour se régaler d’une barbapapa au stand Barbapapi. ©Gabriel Lado

Bryan a dû pédaler pour se régaler d’une barbapapa au stand Barbapapi.

D’anciens Yverdonnois, habitués à l’ancienne formule des Jeux du Castrum, ont partiellement regretté un manque d’interactivité entre les artistes et le public. Un reproche que Damien Frei ne rejette pas. «Je peux le concevoir pour ce qui concerne le vendredi, car nous avons dû activer un plan pluie en dernière minute, a-t-il détaillé dans sa réponse. Toutefois, le samedi et le dimanche, de nombreux événements ont intégré le public, comme la construction de la tour en carton, faire partie d’un orchestre ou encore le Food Troc, où il fallait cuisiner.»

Le comité en place profite d’un mandat qui s’étend sur trois ans, pour l’organisation annuelle de la manifestation. Pour 2018, certains projets qui étaient déjà sur le feu cette année seront activés.

... et le public a joué le jeu ! ©Patrick Wurlod

… et le public a joué le jeu !

L’artiste Olivier Grossetête a donné ses instructions pour la construction... ©Patrick Wurlod

L’artiste Olivier Grossetête a donné ses instructions pour la construction…

Irma Riser, Jérôme Berbier, Dinda Reumer et Arndt Watzlawik (de g.à.dr.) ont participé en rythme au projet «Palabre». ©Gabriel Lado

Irma Riser, Jérôme Berbier, Dinda Reumer et Arndt Watzlawik (de g.à.dr.) ont participé en rythme au projet «Palabre».

Géraldine Schenkel a servi quelques verres, à l’aide de son Piano-cocktail. ©Gabriel Lado

Géraldine Schenkel a servi quelques verres, à l’aide de son Piano-cocktail.

Fabian Sbarro a présenté son oeuvre «Eclipse» au public venu au Jardin Japonais. ©Gabriel Lado

Fabian Sbarro a présenté son oeuvre «Eclipse» au public venu au Jardin Japonais.

Vendredi soir, Reverend Beat-Man a rythmé la soirée à l’Aula Magna du Château de la Cité thermale, avec son blues trash. Un excellent moyen de lancer le week-end de festivités.

Vendredi soir, Reverend Beat-Man a rythmé la soirée à l’Aula Magna du Château de la Cité thermale, avec son blues trash. Un excellent moyen de lancer le week-end de festivités.

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14 aoû 2017

Le grand public aime l’époque médiévale

Le Château de Grandson vit

Une gente dame a fait son entrée au château... sous bonne garde. ©Carole Alkabes

Une gente dame a fait son entrée au château… sous bonne garde.

«C’est une très bonne édition, bien fréquentée, qui restera dans les mémoires», relève Carlos Atienza, président des Amis du Château de Grandson ; une association qui, pour la dix-huitième fois consécutive, a mis sur pied la Fête médiévale le week-end dernier. «Samedi, on a fait une journée record avec 2050 personnes. Il y avait la file sur la place du Château», renchérit Sylvie Gellein, directrice-intendante de l’édifice. Cette affluence, inhabituelle pour un samedi, a pris par surprise les initiateurs. Mais les visiteurs ont bien réagi. Et les organisateurs ont déplacé plusieurs animations sur la place pour faire patienter le public. Pour Alain Bonzon et son équipe -quelque 110 bénévoles ont été mobilisés tout au long des deux jours-, le défi a été d’alimenter tout ce monde. Le menu était d’ailleurs «cossu»: 1000 portions de riz aux lentilles, 800 de cuissot de cerf (à la broche), 400 de saucisson et 500 de ragoût de cerf. Un menu pantagruélique que le public a épuisé sans problème. Nous reviendrons sur l’événement dans une prochaine édition.

Maître Albertus et Phylacius (Petit Grimoire) ont capté l’attention du public. ©Carole Alkabes

Maître Albertus et Phylacius (Petit Grimoire) ont capté l’attention du public.

Plusieurs compagnies médiévales ont contribué à animer la fête. ©Carole Alkabes

Plusieurs compagnies médiévales ont contribué à animer la fête.

Matteo Tosi et Luc Willen en ont décousu avec beaucoup d’énergie. ©Carole Alkabes

Matteo Tosi et Luc Willen en ont décousu avec beaucoup d’énergie.

La troubadour multi-instrumentiste Nicole Journot a fasciné les tout-petits. ©Carole Alkabes

La troubadour multi-instrumentiste Nicole Journot a fasciné les tout-petits.

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14 aoû 2017

L’expérience a fini par parler sur le sable de la plage yverdonnoise

Beach tennis – Le Tessinois Yves Fornasier et le Bernois Noah Maertens ont remporté le tournoi international, samedi, en battant de peu de choses la paire du cru, composée de Patrick Thomet et Arnaud Mentha.

Yves Fornasier et Noah Maertens ont tremblé en finale, mais ont résisté. ©Michel Duvoisin

Yves Fornasier et Noah Maertens ont tremblé en finale, mais ont résisté.

La finale 100% suisse du tournoi international d’Yverdon-les-Bains a été épique. La paire la plus cotée a fini par l’emporter, 7-5 7-6 (1), devant les Nord-Vaudois Patrick Thomet et Arnaud Mentha (chacun 342e au classement mondial). Pionnier, meilleur joueur et ponte du beach tennis en Suisse, Yves Fornasier (60e) et son partenaire Noah Maertens (285e) ont montré leur meilleur visage dans les moments chauds, samedi.

«C’est certainement l’expérience qui nous a permis de faire la différence, soulignait Yves Fornasier, à chaud après la rencontre. Dans ces moments, on doit savoir quand il faut pousser, prendre des risques, ou quand il faut remettre la balle dans le terrain pour faire jouer l’adversaire.»

Un constat proche de celui tiré par un Arnaud Mentha déçu : «On a manqué le coche dans le premier set, alors qu’on menait 5-3 et 30-15, se remémorait-il. Il nous aurait fallu un peu de réussite dans les points importants.» Durant la deuxième manche, les régionaux, qui menaient 5-4, ont eu trois balles d’un set partout, sans réussir à les convertir. Deux d’entre elles ont été sauvées in extremis par le duo tessino-bernois, qui a déroulé lors du tie-break suivant.

 

Besoin d’infrastructures

 

Alors que le beach tennis fonctionne bien dans le Nord vaudois depuis son apparition, en 2014, la discipline peine à se faire une véritable place au soleil en Suisse. «Il y a plusieurs éléments qui expliquent cela, estime Yves Fornasier. Mais il s’agit avant tout d’infrastructures.» Le Luganais identifie notamment le fait qu’il existe de nombreux terrains de beach-volley, mais qu’en raison de la différence importante des filets (plus bas et avec des mailles plus petites) des deux disciplines, une personne investie doit systématiquement être présente, avec le matériel adapté, pour préparer la surface de jeu. «Les clubs de tennis, dont un court peu utilisé pourrait être transformé en deux terrains de beach tennis, comme cela se fait en Allemagne et en Italie, voient encore notre discipline comme un concurrent. Or, cela constituerait une bonne occasion pour eux de faire venir du monde», poursuit le Tessinois.

Enfin, le beach tennis souffre, à ses yeux, de l’absence de courts intérieurs -hormis à Berthoud, dans le canton de Berne-, car le climat ne permet pas, comme dans les pays méditerranéens, de jouer toute l’année. «A Lugano, on compte sur de nombreux joueurs en été, et notamment des jeunes. Malheureusement, dès septembre, tout s’arrête, et il faut recommencer à motiver les gens au printemps. Il manque de la continuité, on ne peut pas profiter de l’enthousiasme généré durant la période de jeu.» Une flamme que le Beach Tennis Nord vaudois parvient à ranimer chaque saison, grâce à l’investissement de ses membres, en attendant le développement prévu des terrains de sable dans la Cité thermale.

 

Circuit national, victoires régionales

 

Les terrains de la plage ont été le théâtre de tournois du circuit national, hier, au lendemain de la compétition internationale. A cette occasion, la paire féminine composée de Roxane et Léa Duvillard s’est imposée. En double mixte, Anick et Arnaud Mentha ont gagné l’épreuve. Enfin, le tableau masculin a été enlevé par Alexandre Thomet et Luca Martinez.

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11 aoû 2017

Un bistrot social pour les marginalisés ?

Sainte-Croix – L’article paru dans nos colonnes à propos des «cas sociaux» du village a suscité plusieurs réactions. La mise en place d’un café social a, notamment, été suggérée

Selon plusieurs commerçants de la rue Centrale, les toxicomanes du village se réunissent très souvent près de cette fontaine. ©Carole Alkabes

Selon plusieurs commerçants de la rue Centrale, les toxicomanes du village se réunissent très souvent près de cette fontaine.

«Pour être tout à fait honnête, votre article m’a fait réagir et même bondir», confie Christiane*, Sainte-Crix et ancienne travailleuse sociale hors murs, à la suite de la parution d’un article intitulé «Les cas sociaux provoquent la discorde», paru le 28 juillet dernier dans notre quotidien au sujet d’une pétition lancée par des commerçants de la rue Centrale, à Sainte-Croix. «Je comprends les plaintes des commerçants, mais il faut arrêter de stigmatiser les toxicomanes », poursuit celle qui, à un moment donné de son parcours de vie, s’est retrouvée à l’aide sociale. Selon Christiane, la mise en place d’un bistrot social permettrait de résoudre la problématique et de favoriser le dialogue avec les personnes dépendantes à l’alcoolisme et aux drogues. «Avec la fondation Le Relais, nous avons entrepris plusieurs démarches en ce sens auprès de la Municipalité, en vain», indique-t-elle.

 

A la recherche du dialogue

 

Interrogés sur la question, certains commerçants de la rue Centrale restent dubitatifs. «C’est vrai qu’il y a certains clichés à propos des personnes marginalisées, mais Sainte- Croix ne se délimite pas qu’à ça, confie une conseillère en vente, qui préfère garder l’anonymat. Je ne sais pas si un tel endroit apporterait grand-chose. Personnellement, j’ai donné. Ma mère s’est retrouvée à l’aide sociale et a fréquenté le milieu de la drogue. C’était une période difficile.» «Ce qu’il faudrait, c’est une police de proximité et imposer des règles plus strictes», affirme, en revanche, une autre commerçante.

Plus loin, un homme sort de son bureau. «Vous voulez savoir ce que je pense d’un bistrot social ? Lance-t-il. Je ne suis pas certain que cela apporte de réelles solutions, au contraire, cela risque de marginaliser un peu plus les personnes concernées. Et de souligner l’importance de créer une bonne harmonie entre les habitants du village. «Par contre, ce que je ne tolère pas, poursuit le quinquagénaire, c’est de voir des amas de détritus devant la fontaine.»

Contacté, le propriétaire du magasin Denner, situé en face de ladite fontaine où de nombreuses personnes marginalisées se retrouvent une bière à la main, n’a pas souhaité commenter l’affaire.

 

Réaction de la Municipalité

 

En l’absence des membres de l’Exécutif sainte-crix, Stéphane Champod, secrétaire municipal, ne souhaite pas répondre à la proposition d’une éventuelle mise en place d’un bistrot social. «A ma connaissance, nous n’avons jamais reçu de proposition concrète à ce sujet, informe-t-il. Si l’engagement d’un travailleur social se réalise (ndlr : pour rappel, ce poste a été préavisé favorablement par le conseiller d’Etat Pierre-Yves Maillard, en charge du Département de la santé et de l’action sociale), nous verrons, à ce moment-là, quelles solutions apporter à cette problématique.» A Lausanne déjà ! Le Service social de la ville de Lausanne (SSL) offre à toute personne marginalisée ou vivant dans la précarité un lieu d’accueil et d’orientation à L’Espace. Les usagers ont la possibilité de bénéficier d’un accueil et de collations, de permanences infirmières hebdomadaires, d’une consigne à bagages ainsi que d’une adresse postale. Ils bénéficient également d’un accompagnement individualisé, administratif et social, ainsi que d’animations. L’Espace permet aux personnes sans abri de réserver un hébergement d’urgence.

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11 aoû 2017

La plus haute distinction de leur canton pour trois apprentis

Yverdon-les-Bains – Ils sont coiffeur, carrossier ou encore chef cuisinier et ont achevé leur formation en devenant les meilleurs élèves dans leur discipline. Rencontre.

Lors de son examen pratique, la coiffeuse Maëlle Forestier a présenté deux coiffures similaires à celles qu’arborent sa soeur, Chloé Forestier (à g.), et Inès Burkhard (au centre). ©Carole Alkabes

Lors de son examen pratique, la coiffeuse Maëlle Forestier a présenté deux coiffures similaires à celles qu’arborent sa soeur, Chloé Forestier (à g.), et Inès Burkhard (au centre).

Maëlle Forestier, Samy Henny et Lydia Bachmann ont fait leur apprentissage à Yverdon-les-Bains. Autres points communs : leur volonté, leur passion et le fait qu’ils sont d’éternels insatisfaits. Et, sur ce trait de caractère, c’est peut-être Maëlle Forestier qui décroche la palme d’or. Car même si elle a obtenu les meilleurs résultats pratiques et les meilleures notes globales du canton de Vaud, ce n’est toujours pas assez pour cette coiffeuse de Bioley-Magnoux. «C’est super, mais c’est un passage. Maintenant, je dois aller encore plus loin», confie-t-elle. «Dès que je l’ai rencontrée, j’ai toute de suite senti qu’elle avait du potentiel», lance sa formatrice, Maria Di Martino, qui est aussi la patronne du salon Hair Design.

La jeune femme de 18 ans a également excellé dans différents concours. «Les forces de Maëlle, ce sont son aplomb, sa persévérance et sa facilité d’expression. Je ne lui ai pas trouvé de défaut. Ah si ! Elle prend mes affaires dans son chariot », lance-t-elle avec amusement.

Même si Maëlle Forestier préfère les coupes courtes pour les dames, elle apprécie participer à des concours, car elle peut laisser aller sa créativité. «J’aime les coiffures contrastées, avec un côté lisse classique, mêlé à du volume pour apporté un style décalé mais travaillé.» Sa passion, elle l’a découverte en jouant aux poupées quand elle était petite et elle la partage, aujourd’hui, avec les membres de sa famille, qui son aussi ses principaux modèles.

Prochaines étapes pour la coiffeuse : une année à Vancouver pour perfectionner son anglais et tenter sa chance aux prochaines sélections des Olympiades des Métiers, compétition mondiale où seul le meilleur coiffeur du pays participant peut concourir.

 

Un savoir-faire qui se perpétue au fil du temps

 

Si Maëlle Forestier a pu se démarquer des autres apprentis vaudois, c’est aussi parce qu’elle est allée à bonne école. Sa formatrice, Maria Di Martino (photo ci-contre), a aussi connu un parcours impressionnant. A son palmarès, notons par exemple la première place décrochée lors du concours romand de coiffure, intitulé Les Boucles du Léman. Elle a également été sélectionnée pour représenter la Suisse entière, dans le domaine de la coiffure, aux Olympiades des Métiers, à Atlanta (USA) en 1981, alors qu’elle n’avait que 20 ans.

L’expérience de cette dernière a été bénéfique pour Maëlle Forestier, qui ne savait pas exactement à quoi s’attendre lors de sa première compétition. «Je me disais : c’est bon je vais juste participer à un petit concours, mais grâce à Maria et ses conseils, mes coiffures ressortaient tout le temps du lot.» Mais une fois encore, le savoirfaire que Maria Di Martino a transmis à Maëlle Forestier n’est pas né de nulle part. La patronne de Hair Design a, elle aussi, appris des meilleurs, puisqu’elle a été formée par le grand nom de la coiffure Polce Luciano, à Lausanne. «Lui aussi avait été sélectionné pour participer aux Olympiades», précise Maria Di Martino, qui continue de se former régulièrement.

 

Apprentis triés sur le volet

 

Perfectionniste, la patronne yverdonnoise ne prend pas n’importe qui en apprentissage. «Je fonctionne au coup de coeur et, par exemple cette année, je n’ai trouvé personne, confie-t-elle. C’est vrai qu’ici les apprentis apprennent un petit plus qu’ailleurs et mon but c’est vraiment de les mener le plus haut possible.»

 

L’ambition d’être le meilleur peintre en carrosserie

 

©C. Md

©C. Md

«Depuis le début de mon apprentissage, j’étais dans les meilleurs lors des exercices, alors je me suis donné à fond pour que mon travail soit reconnu. C’était mon but de finir premier aux examens pratiques », confie Samy Henny (photo ci-contre), qui a décroché son CFC de peintre en carrosserie en juillet dernier. Cet habitant de Montagny-près-Yverdon a passé ses quatre ans de formation à la Carrosserie Maisto et Associés S.à.r.l., à Yverdon-les-Bains. Et ce n’est pas son chef d’atelier et formateur, Victor Bugel, qui va s’en plaindre. «C’est un bon garçon et il est très consciencieux», confie-t-il. Je suis très fier de lui et cela montre qu’on lui a bien appris le métier.»

Le jeune homme de 21 ans compte poursuivre sur sa voie chez Express Carrosserie des Bains, située en face de son lieu d’apprentissage, car l’entreprise appartient à un membre de sa famille.

 

Elle s’impose en tant que femme en cuisine

 

©DR

©DR

A Yverdon-les-Bains, l’heure est au regret : «Cela a fait un grand vide quand elle est partie», relève Gaël Flochlay, sous-chef au Restaurant La Prairie. Car l’établissement a perdu, fin juin, une cuisinière hors pair, Lydia Bachmann (photo ci-contre), partie travailler à Sierre, à l’Hôtel-Restaurant Terminus doublement étoilé au Guide Michelin. Cette habitante d’Estavayer- le-Lac a été récompensée pour avoir réalisé le meilleur examen pratique et les meilleures notes du canton de Fribourg.

«C’était très prévisible, parce que c’est une fille très consciencieuse et jamais satisfaite, poursuit le sous-chef. Elle a un fort caractère, ce qui peut être une qualité dans ce milieu, mais aussi un défaut pour ses collègues.»

«Le plus difficile, c’est de faire sa place, surtout quand on est la seule femme dans la cuisine, et je pense que mon apprentissage s’est bien déroulé parce que j’ai un tempérament très fort», avoue Lydia Bachmann, qui rêve d’ouvrir son restaurant gastronomique.

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11 aoû 2017

«Pour nous, le championnat commencera en septembre»

Football – 2e inter – Le FC Vallorbe-Ballaigues de Jean-Yves Bonnard reprend avec un effectif un peu juste pour les premiers matches, mais un état d’esprit retrouvé.

Habile recruteur, Jean-Yves Bonnard (ci-dessus) a réussi à enrôler Omar Bellagra (notamment ex-Bavois). L’attaquant recruté aura pour mission de faire oublier le buteur Mamadou Cissé, parti à Payerne. ©Duvoisin-a

Habile recruteur, Jean-Yves Bonnard (ci-dessus) a réussi à enrôler Omar Bellagra (notamment ex-Bavois). L’attaquant recruté aura pour mission de faire oublier le buteur Mamadou Cissé, parti à Payerne.

Brillant néo-promu en 2e ligue inter l’automne dernier, le FC Vallorbe-Ballaigues a connu un printemps bien plus tourmenté, malgré l’incroyable et très médiatisée arrivée de l’ex-joueur de Manchester United Eric Djemba- Djemba. A l’heure de la reprise, l’entraîneur Jean-Yves Bonnard aspire à un peu plus de sérénité.

 

Jean-Yves Bonnard, avec un peu de recul, que s’est-il passé durant le second tour ?

L’ambiance est vraiment devenue moins saine. Au point que, à la fin du championnat, j’ai pensé à arrêter. Il faut reconnaître qu’on n’était pas habitués à perdre des matches, après avec vécu deux promotions consécutives, et le vestiaire en a pâti. Par conséquent, plus qu’en se basant sur le niveau pur et dur des joueurs, on a axé notre recrutement dans le but de retrouver un bon état d’esprit et d’avoir moins de soucis. L’équipe a montré de belles choses lors des matches amicaux (Val-Bal a remporté les quatre rencontres disputées cet été) et, surtout, l’atmosphère est complètement différente.

 

Que vous a apporté Eric Djemba- Djemba ?

Il n’a pas pu faire la différence sur le terrain comme on l’espérait tous, mais ce n’est pas un super héros. Comme tous les autres anciens professionnels du foot qui ont commencé à travailler, il a eu besoin d’un temps d’adaptation. La demi-saison ne dure que trois mois, et il n’a commencé à trouver son rythme qu’à quatre ou cinq matches de la fin. Cela dit, le bilan est bien plus positif que négatif. Le niveau, il l’a largement et, dans le vestiaire, on a découvert un super type, serviable et humble, qui prend du plaisir à jouer à l’échelon où il est, car c’est un vrai passionné. Enfin, il a apporté une lumière impensable sur le club et fait venir du monde au stade, répondant positivement à de nombreuses demandes extrasportives.

 

En tant qu’entraîneur, qu’avez-vous pensé de cette 2e ligue interrégionale découverte durant la saison écoulée ?

Honnêtement, je n’ai pas été trop impressionné par le niveau de jeu. Cela dit, physiquement, c’est bien plus costaud, et tactiquement plus discipliné qu’en 2e ligue. A la trêve, alors qu’on était 2es, j’imaginais qu’on finirait tout en haut. Puis notre préparation hivernale s’est révélée très compliquée. Privés de terrain, les gars n’ont presque fait que du footing. On est passés complètement à côté en début d’hiver, mais on a heureusement un peu mieux fini.

 

Pour en venir au championnat qui commence demain, comment s’est déroulée la préparation estivale ?

Ce qui est compliqué, c’est qu’on a dû faire avec treize ou quatorze joueurs en moyenne. Plusieurs éléments ne sont pas encore qualifiés, deux sont blessés et d’autres en vacances -Eric Djemba-Djemba a, par exemple, participé à la tournée des légendes de Manchester United courant juillet, et il est actuellement auprès de sa famille au Cameroun-, si bien qu’il manquera neuf hommes, demain, à la reprise. Les deux ou trois premiers matches, il s’agira de limiter la casse. Pour nous, le championnat commencera en septembre.

 

Débuter contre La Sarraz-Eclépens, un adversaire qui s’annonce redoutable, n’est pas un cadeau.

On va se retrouver face à une formation qui veut jouer la montée et a bâti une équipe pour cela. Et je me doute que les Sarrazins n’auront pas les mêmes problèmes d’effectif que nous… Pour moi, ils seront les favoris du championnat avec Bulle.

 

Vous enregistrez huit départs pour dix arrivées. Une telle revue d’effectif était-elle nécessaire ?

Les joueurs, principalement des doublures, hormis notre buteur Cissé, ont choisi de partir ou, pour deux d’entre eux, de rejoindre la deuxième équipe du club. Vu que je souhaitais avoir un effectif ample -il est de 22 hommes- et du nombre de départs, il a fallu passablement engager. Ce d’autant plus que l’écart est tel entre notre «deux», qui évolue en 4e ligue, et la «une», qu’il est compliqué de faire monter les jeunes.

 

La saison passée, vous souhaitiez attirer des joueurs suisses. A quoi en êtes-vous ?

On a essayé, mais il faut dire les choses concrètement : on n’a pas réussi. A Vallorbe, les joueurs ne sont pas rémunérés, touchant juste quelques primes. Par conséquent, personne ne vient.

 

Quelles seront les ambitions de votre équipe, cette année ?

On souhaite se mettre à l’abri le plus tôt possible, afin d’éviter de se faire peur comme lors du dernier exercice (ndlr : Val-Bal a fini 10e). Pour cela, on visera la première partie du tableau. L’idée est de pérenniser notre place en 2e inter et de faire monter la «deux», qui a pu reconstruire un effectif avec beaucoup d’anciens. Plus qu’un objectif d’équipe, il s’agit de celui du club.

Val-Bal commence le championnat demain, à18h, aux Prés-sous-Ville, en recevant La Sarraz-Eclépens.

 

Les transferts

 

Départs : Ayoub Azedag (att, Val-Bal II), Arnaud De Icco (mil, Val-Bal II), Mathieu Roux (g, Payerne), Mamadou Cissé (att, Payerne), Rafael Fiorese (att, Bosna Yverdon), Julien Manière (g, Azzurri Lausanne), Thomas Di Pasquale (déf, Pontarlier), Ronald Myingila (déf, Noidans-lès-Vesoul).

Arrivées : Geoffrey Bardin (g, retour à la compétition), Oliver Paltenghi (mil, Ecublens), Ouassin Bengaid (mil, Porto Lausanne), Omar Bellagra (att, Pied du Jura), Anthony Zenini (déf, Terre Sainte), Benjamin Cuche (Déf, Pontarlier), Joao Gonçalves (mil, Pontarlier), Benjamin Dessent (att, Pontarlier), Hugo Reulier (att, Blois), Dylan Joseph (mil, Argenteuil).

 

Manuel Gremion ■

 

Avec le même esprit et un terrain tout neuf

 

Football – 2e inter – Guillaume Pasche, entraîneur à succès de Thierrens depuis six mois, est prêt à entamer une nouvelle saison. L’ancien défenseur central fait le point avant le début de l’exercice, qui commence par un déplacement à Richemond pour les Thierranais.

Val-Bal et Thierrens à l’aube du nouvel exercice. ©Duvoisin-a

Val-Bal et Thierrens à l’aube du nouvel exercice.

Ni fourmis dans les pieds, ni envie incontrôlée de prendre la place d’un de ses hommes pour tenter de faire la différence en fin de match : Guillaume Pasche a plutôt bien digéré son passage du terrain au banc du FC Thierrens, l’hiver dernier. Celui qui avait gardé son passeport de joueur, «juste au cas où», est même bien content de pouvoir exercer son nouveau rôle d’entraîneur à 100%. «Beaucoup m’ont demandé si je regrettais de ne pas avoir participé au sauvetage de l’équipe en tant qu’acteur principal. En fait, c’est tout le contraire. Je ne me voyais absolument pas prendre la place de quelqu’un qui s’est battu toute la saison pour vivre ce moment. Obtenir le maintien sans jouer une seconde : je n’aurais pu espérer une plus belle configuration.»

Les émotions comme celles vécues en juin dernier font partie intégrante de l’âme d’un club comme le FCT, mais l’ancien défenseur central se verrait bien assurer le maintien de son équipe en 2e ligue inter avant la dernière rencontre. Il y a une année et des poussières, les Thierranais avaient dû aller sauver leur peau au Locle lors de l’ultime ronde. Il y a deux mois, il a fallu récidiver en terres fribourgeoises, face à La Tour/Le Pâquier. C’en est assez, les Joratois ont eu leur dose d’émotions.

 

Le maintien et la formation

 

©Duperrex-a

©Duperrex-a

L’ambition d’aller batailler pour les premiers rôles, comme Thierrens l’avait fait voilà trois saisons, n’est pas pour autant née durant l’été. «Ah non, vraiment pas !, sourit Guillaume Pasche. Disons que si on parvenait à embêter les têtes d’affiche de temps en temps, on serait déjà très contents de nous. Sinon, on reste sur du classique en matière d’objectifs : viser le maintien et former les jeunes.»

En ce sens, les nouvelles installations du Grand-Marais arrivent à point nommé. «Bien que personne ne soit payé au club, aujourd’hui, on peut dire qu’on possède tous les atouts pour attirer des joueurs. Puisque les matches se joueront sur le nouveau terrain, on s’entraîne sur l’ancien principal, qui est plutôt en très bon état. L’avantage, c’est qu’en montant d’une vingtaine de mètres, on récupère quelques degrés. Fini ce petit courant désagréable qui nous gelait. La prochaine étape, c’est de refaire les vestiaires. Une fois ces derniers travaux effectués, ce sera le grand luxe.»

Un autre luxe serait de débuter le nouvelle exercice mieux qu’il y a douze mois (le FCT n’avait empoché que trois points lors des cinq rencontres initiales). Pour ça, les Thierranais ont misé sur la stabilité au sein de leur staff. Mis à part Cédric Favre qui, après avoir énormément donné à son club, a décidé de prendre un peu de recul -il sera remplacé par Valentin Gavillet en tant qu’entraîneur assistant-, le banc est le même qu’au printemps dernier. Ce qui signifie, notamment, que l’emblématique capitaine Jérome Ruch, probablement pour sa dernière saison, continuera de faire la liaison entre l’équipe et le staff.

 

Une relation de confiance

 

Thierrens étant assez proche d’Echallens, sur une carte comme au quotidien, il y a à nouveau eu du mouvement entre les Trois-Sapins et le Grand-Marais. Le FCT, qui avait déjà vu partir Valentin Piot, Thibaud Chevalley et Jonathan Roder en direction de la capitale du Gros-de- Vaud l’été dernier, a cette fois laissé s’en aller Adam Waidi. En contrepartie du milieu de terrain, les Joratois accueillent Bastien Varidel et Axel Saunier. Deux joueurs intéressants qui sauront trouver, sous les ordres de Guillaume Pasche, le temps de jeu dont ils n’ont pas toujours disposé en 1re ligue. A noter, encore l’arrivée de Yoann Estebaranz, qui sort d’une excellente saison en 2e ligue avec Champvent.

L’équipe, qui a réalisé un second tour admirable la saison dernière, sera donc sensiblement la même que celle qui foulera la pelouse pour le coup d’envoi de la saison samedi, sur le terrain du FC Richemond (17h). Et bien que ce groupe 2 de 2e ligue inter soit toujours plus homogène -neuf points entre le 4e et le 12e la saison dernière-, un début d’exercice plutôt ouvert semble se dégager pour les Thierranais. Avant le choc du 2 septembre et la venue du relégué La Sarraz-Eclépens, le FCT en découdra avec Genolier-Begnins et Colombier. L’occasion rêvée de bien débuter et, pourquoi pas, de profiter de la trêve hivernale sans avoir à planifier une nouvelle opération maintien.

 

Les transferts

 

Départs : Adam Waidi (mil, Echallens), Edinson Pineda (mil, Etoile-Broye), Merveil Kiese (déf, US Hostert/Luxembourg), Sebastiao Coelho (déf). A noter que Cédric Favre a souhaité prendre ses distances avec son ancien rôle d’entraîneur assistant.

Arrivées : Bastien Varidel (déf) et Axel Saunier (mil, Echallens Région), Yoann Estebaranz (déf, Champvent), Lucien Meylan (déf, Bottens). Valentin Gavillet, l’ancien coach de la «deux», reprend la place laissée libre par Cédric Favre.

 

Florian Vaney ■

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10 aoû 2017

Le cannabis légal en vogue dans les kiosques

Nord vaudois – Depuis sa légalisation, le cannabidiol, substance contenue dans la plante de chanvre, est de plus en plus consommé. Petit tour d’horizon dans la région.

Depuis la légalisation de produits à base de cannabidiol, certains kiosques voient une nouvelle clientèle affluer. ©Carole Alkabes

Depuis la légalisation de produits à base de cannabidiol, certains kiosques voient une nouvelle clientèle affluer.

Devant le kiosque Bel-Air d’Yverdon-les-Bains, Christophe* s’apprête à acheter un sachet de cannabidiol (CBD), ce cannabis légal, en vogue depuis quelques mois sur les étals des kiosques en Suisse. «Je suis un ancien toxicomane, confie ce quadragénaire. Dans les années 1990, j’ai essayé toutes sortes de drogues, de la coke à l’ecstasy, avant de sombrer dans l’alcoolisme. Au final, le CBD est un bon substitut, même si je ne plane pas comme avant.»

 

«Une clientèle hétéroclite»

 

José Guillen, kiosquier, voit défiler beaucoup de clients comme Christophe devant son commerce, qui viennent se procurer ledit produit. «En général, ce sont des personnes de plus de 25 ans, précise-t-il. Mais c’est une clientèle assez hétéroclite.» Même son de cloche chez Janine Baud, gérante du kiosque du Suchet, à Orbe : «Du moment que c’est légal, les clients ne se sentent pas gênés d’acheter ce type de cannabis. Certains m’ont même révélé qu’ils le buvaient en tisane.»

Propriétaire de trois magasins en Suisse romande, dont le Kaya Shop à la rue des Moulins de la Cité thermale, François Goy reconnaît, lui aussi, que sa clientèle est très variée. «Je vends plus d’une vingtaine de produits différents à base de CBD, affirme-t-il. En général, il s’agit d’une clientèle mature qui a passé l’âge de la trentaine.» Et de souligner que, depuis le mois de mars dernier, ses ventes ont connu un véritable boom. Dans son magasin, les prix du cannabis légal oscillent entre 19 et 67 francs pour des quantités qui peuvent varier d’un à dix grammes.

 

«Moins euphorisant»

 

Le gérant de HH Shop, à Orbe, a, quant à lui, remarqué que les femmes appréciaient plus ce type de produit que les hommes : «elles aiment le côté détente que cela procure, m’ont-elles confié.»

Parmi les personnes que nous avons interrogées, plusieurs confirment cet état de relaxation, alors que certaines confient préférer la consommation de cannabis illégal, qui donne une «sensation psychotrope plus agréable.»

«Personnellement, je n’ai jamais testé ce nouveau produit, confie Marc*, ingénieur d’une trentaine d’années. Certains amis m’ont confié que c’était moins euphorisant que le cannabis, mais je préfère me détendre de temps en temps avec un bon joint.» Quant à Samuel*, ancien magasinier, il révèle avoir fumé du haschich pendant de nombreuses années. «J’ai arrêté de faire le con. Avec le CBD, je me sens plus détendu et moins défoncé, glisse celui qui fume du cannabis légal en famille. Par ailleurs, le goût est moins puissant en bouche, c’est pourquoi je l’utilise pour agrémenter certains plats. Avec le poulet, c’est excellent !», affirme le jeune homme, avec le sourire.

*Noms d’emprunt

 

Cannabidiol : un produit sous de multiples formes

 

Le chanvre contient plus de huitante cannabinoïdes, dont le principal est le tétrahydrocannabinol (THC), qui provoque l’effet psychotrope du cannabis. Le cannabidiol (CBD), un autre cannabinoïde, n’a, quant à lui, aucun effet psychoactif. Par conséquent, il ne fait pas planer. Cette substance n’est donc pas régie par la Loi sur les stupéfiants, qui interdit la culture, la consommation et la commercialisation du cannabis, si celui-ci contient un taux de THC supérieur à 1%.

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) confirme que les produits contenant du cannabidiol (CBD) sont en vogue. Un nombre croissant d’entreprises cherchent à répondre à la demande des consommateurs en leur proposant une large palette de produits à base de CBD, tels que feuilles ou poudres de chanvre, huiles ou pâtes, gélules, compléments alimentaires, liquides pour cigarettes électroniques, succédanés de tabac, huiles parfumées, chewing-gums, etc.

Sur le plan médical, «seul le médicament Sativex, contenant les mêmes proportions de THC et de CBD, et développé dans le traitement de la sclérose en plaques et des préparations magistrales de CBD élaborées en pharmacie, peut être prescrit en Suisse par des médecins», indique Christian Giroud, toxicologue au sein de l’Unité de toxicologie et chimie forensiques du CHUV.

 

Un phénomène délicat à gérer pour la police

 

Entre cannabis légal et illégal, difficile pour la police de déterminer si une personne contrevient à la Loi sur les stupéfiants ou pas. Selon la Police cantonale vaudoise, quiconque fume en pleine rue s’expose à être contrôlé par les forces de sécurité. «Quelqu’un qui possède moins de dix grammes de cannabis illégal sur lui devra s’acquitter d’une amende d’ordre d’un montant de 100 francs, explique Olivia Cutruzzola, porte-parole de la Police cantonale vaudoise. Le problème, c’est que l’odeur du CBD est similaire à celle du cannabis illégal.»

C’est donc aux patrouilles de police d’apprécier chaque situation. Si la personne possède un sachet avec une quittance d’achat, l’affaire ne va pas plus loin.

Toutefois, si un doute subsiste, des analyses sont effectuées, afin d’examiner le taux de THC autorisé par la loi. Si les résultats sont supérieurs à 1% de THC, la personne devra non seulement s’acquitter des 100 francs, mais aussi des frais d’analyse, qui peuvent s’élever jusqu’à 600 francs.

Selon la porte-parole de la Police cantonale vaudoise, des études sont menées aux Etats-Unis pour développer des tests d’analyse. Si un jour ils sont commercialisés en Suisse, ils devraient faciliter le travail des policiers.

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10 aoû 2017

Des balades silencieuses à la découverte du monde lacustre

Yverdon-les-Bains – Les deux bateaux solaires de l’association Sol-à-Flots ont dû être rénovés à grands frais. Ils reprennent du service pour la fin de l’été.

De gauche à droite : Daniel Trolliet (président de l’association), Maryjane Klein (secrétaire), et Patrick Romailler (membre et pilote) s’engagent pour l’association Sol-à-Flots. ©Charles Baron

De gauche à droite : Daniel Trolliet (président de l’association), Maryjane Klein (secrétaire), et Patrick Romailler (membre et pilote) s’engagent pour l’association Sol-à-Flots.

Quoi de plus agréable que de voguer, sans bruit, sur les eaux du Lac de Neuchâtel avec, en prime, les paysages du Nord vaudois qui défilent sous vos yeux sous un angle inhabituel ? Pas grand-chose. Cet idéal estival, agrémenté d’explications pertinentes sur la faune et la flore du fameux plan d’eau, peut à nouveau être atteint grâce à l’association Sol-à-flots, propriétaire de deux bateaux solaires à Yverdon-les-Bains.

 

Proche d’une disparition

 

Au terme d’une rénovation assez coûteuse, mais rendue nécessaire afin de respecter les normes en vigueur pour la navigation et le transport de passagers (lire aussi les encadrés ci-dessous), les deux embarcations sont à nouveau fin prêtes pour accueillir des classes d’écoliers ou des particuliers en goguette. Mais cette possibilité de découvrir les beautés du lac de manière écologique a failli disparaître. «En effet, le Service de la navigation nous a logiquement demandés de mettre nos embarcations aux normes, au printemps dernier, se souvient Daniel Trolliet, président de l’association Sol-à-Flots. Lorsque le montant des devis a été connu -environ 50 000 francs- on s’est dit qu’on allait devoir les vendre…» Ce crève-cœur a finalement été évité, le bruit autour du découragement des bénévoles a fonctionné comme un aimant à bonnes volontés. «Aujourd’hui, nous sommes une vingtaine, détaille Maryjane Klein, secrétaire de l’association. Pratique pour l’entretien de l’enclos et des bateaux. Et lorsqu’il y a plus de monde, il y a aussi plus d’idées pour continuer de se développer.»

Avec le soutien financier de la Ville d’Yverdon-les-Bains, de la Loterie Romande, et de l’Office du tourisme, les travaux ont pu être menés à bien. Pour le plus grand soulagement de tous.

Informations et réservations : www.sol-a-flots.ch

 

Des mises à niveau avant tout techniques

 

Le tableau de bord des bateaux a été partiellement modernisé. ©Charles Baron

Le tableau de bord des bateaux a été partiellement modernisé.

Grâce au dialogue constructif engagé avec le Service des automobiles et de la navigation (SAN), les rénovations des deux bateaux ont pu se dérouler au mieux.

Toute l’électricité des esquifs a été remise à neuf, y compris le câblage. «Il a fallu en arriver là, car ce qu’on nous demandait touchait avant tout des domaines liés à la sécurité des passagers, explique Daniel Trolliet. Par exemple, nous avons modernisé le système anti-incendie et installé des pompes de cale.» Certaines manipulations, qui demandaient quelques acrobaties lorsque le bateau est plein (changement de fusibles), ont été simplifiées grâce au nouvel agencement des parties électriques.

«Nous avons profité de l’aide de deux étudiants de la HEIGVD, qui ont effectué un constat de ce dont nous avions besoin, enchaîne Daniel Trolliet. Et des assistants ont ensuite imaginé un tout nouveau schéma électrique, parfaitement adapté à l’utilisation prévue.» Cette aide bienvenue de la haute école a également permis à l’association de mieux contrôler les coûts du projet.

Par ailleurs, le SAN a également exigé que des rambardes soient installées le long des deux flancs du bateau. Au final, un peu de place a été perdue à bord, mais la sécurité y est, par contre, accrue.

 

Ces bateaux-là ont déjà une longue histoire

 

©Charles Baron

©Charles Baron

Les deux embarcations de l’association Sol-à-Flots ont été remises au goût du jour, mais ont déjà vogué de longues années sur le Lac de Neuchâtel, et plus particulièrement dans la région.

C’est en 1995 et 1996 que les deux bateaux ont respectivement été mis à l’eau. «Dès le départ, ils avaient été pensés pour véhiculer des classes d’écoliers sur le lac, depuis le centre de Champ- Pittet, rappelle Daniel Trolliet. Premiers bateaux solaires à être immatriculés sur le lac de Neuchâtel, ils y ont d’ailleurs été utilisés jusqu’à l’arrivée de Marie Garnier à la tête du Centre Pro- Natura en l’an 2000. Cette dernière n’avait plus voulu de ces bateaux. Finalement, l’association fraîchement créée avait pu les récupérer fin 2004.

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