Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

22 juin 2017

Des partenaires du réseau santé à votre écoute

Montagny-près-Yverdon – A l’occasion des portes ouvertes, qui auront lieu samedi de 10h à 15h30, les CMS d’Yverdon-les-Bains et le Réseau santé Nord Broye invitent la population à découvrir l’ensemble de leurs prestations dans les nouveaux locaux, situés En Chamard 55 A. Petit tour d’horizon.

Les infirmières Nathalie Forestier (à g.) et Sylviane Delacrétaz coordonnent les prestations à la petite enfance avec un personnel soignant d’une dizaine de personnes dans le Nord vaudois et la Broye. ©Michel Duperrex

Les infirmières Nathalie Forestier (à g.) et Sylviane Delacrétaz coordonnent les prestations à la petite enfance avec un personnel soignant d’une dizaine de personnes dans le Nord vaudois et la Broye.

Installés depuis septembre dernier dans leurs locaux flambant neufs, En Chamard, les différents partenaires de la santé de la région organisent des portes ouvertes, afin de présenter leurs différentes activités telles que les prestations à la petite enfance et l’aide à la famille, par exemple.

 

Pour la petite enfance

 

Dès la sortie de la maternité, une équipe d’une dizaine d’infirmiers et d’infirmières soutient et accompagne les familles durant les quatre premières années de leur enfant. «A la naissance, certains parents ont besoin de conseils, notamment sur l’allaitement, l’alimentation, la prévention solaire ou la mort subite, explique Sylviane Delacrétaz, responsable des prestations à la petite enfance pour le Nord vaudois et la Broye. C’est pourquoi nous organisons des visites à domicile et des rencontres parents-enfants.»

Selon le rapport annuel du Centre médico-social (CMS) du Nord vaudois, on enregistre 1865 naissances pour l’année 2016, 2976 visites à domicile et 3129 rencontres parents-enfants. «Nos prestations touchent 75% de la population», poursuit Sylviane Delacrétaz. En fonction de la situation, le personnel soignant dirigera les familles vers d’autres prestations comme l’aide à la famille dans les CMS, l’ergothérapeute ou l’assistance sociale. «Notre objectif c’est de faire de la prévention et de promouvoir la santé, souligne, par ailleurs, l’infirmière petite enfance Nathalie Forestier. Ces prestations sont accessibles à tous et sont gratuites.»

 

Aide à la famille

 

En partenariat étroit avec le Réseau santé Nord Broye, le CMS propose une aide au ménage ainsi qu’une suppléance parentale. «Nous intervenons lorsqu’une famille vit une période difficile ou qu’une grossesse s’avère compliquée», confie Isabelle Zwahlen- Monnet, assistante sociale pour les secteurs d’Yverdon Est-Ouest. Des auxiliaires de santé se rendent alors à domicile, afin d’apporter une aide individuelle comme l’entretien courant du ménage, la lessive ou les courses. «De plus, nous assistons les familles dans les tâches quotidiennes, accompagnons les enfants à l’école ou à la garderie, précise l’assistante sociale. En cas de grossesse multiple, d’une opération chirurgicale ou d’un accident, nous apportons notre soutien aux mamans, afin de les décharger.» L’aide à la famille n’est pas remboursée par l’assurance- maladie de base, mais peut faire l’objet d’une aide financière en cas de difficultés.

 

Animations et ateliers

 

Durant la journée des portes ouvertes, de nombreuses activités sont proposées aux petits et grands. Les enfants pourront, notamment, apprendre à faire des pansements sur une peluche. Des ateliers sur la nutrition, sur la prise de tension et sur l’hygiène et la désinfection des mains seront proposés aux adultes par des professionnels de la santé. Les visiteurs pourront aussi participer à un quiz sur la mémoire.

Plus d’informations sur les prestations à la petite enfance sur : www.avasad.ch/petiteenfance ou par téléphone au 024 420 31 15. Pour les prestations d’aide à la famille, contactez le 058 450 30 30.

 

Soutien à domicile
Relais précieux

 

Au service de la population du Nord vaudois et de la Broye, le Bureau régional d’information et d’orientation (BRIO) favorise la coordination entre les différents partenaires de la santé et les bénéficiaires. Une trentaine d’infirmiers et d’infirmières gravitent autour de ce bureau.

«Sur la base d’une évaluation médicale, nous offrons différentes prestations après une sortie d’hôpital, explique Claire Neuville Kopp, responsable du BRIO. Nous proposons, par exemple, des solutions d’hébergement en court ou long séjour pour les personnes âgées.» De plus, le BRIO se coordonne avec les établissements médico-sociaux (EMS) et les centres d’accueil temporaire (CAT) de la région, afin d’offrir des prestations adaptées à chacun. «Nous apportons également un soutien aux proches aidants», poursuit la responsable. Le BRIO accompagne, en majeure partie, des personnes qui doivent être placées en gériatrie ou qui souffrent d’Alzheimer ou de démence.

Plus d’informations sur : www.reseau-sante-nord-broye.ch.

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22 juin 2017

L’homme qui ne recule jamais

Football – Super League – Mirko Salvi sort d’une saison de rêve avec Lugano. Portier titulaire de la formation tessinoise, le natif d’Yverdon jouera en Europa League la saison prochaine, pour autant qu’il décide de rester. A l’heure de choisir sa future destination, le Nord-Vaudois a l’embarras du choix. Rencontre.

Mirko Salvi a profité de la pause estivale pour passer quelques jours avec ses proches dans le Nord vaudois, sa région natale, qu’il a quitté à 15 ans pour aller tenter sa chance au FC Bâle. ©Carole Alkabes

Mirko Salvi a profité de la pause estivale pour passer quelques jours avec ses proches dans le Nord vaudois, sa région natale, qu’il a quitté à 15 ans pour aller tenter sa chance au FC Bâle.

Son avenir n’est pas encore inscrit dans le marbre. Lui-même, bien qu’il ait plus d’une piste à suivre, ne sait pas quel maillot il portera sur ses épaules à la reprise. «Mais c’est peu dire que je suis impatient de connaître la suite.» Ce qui est certain, c’est que la prochaine destination de Mirko Salvi marquera une nouvelle progression dans sa jeune, mais déjà très riche, carrière. Car celui qui a grandi à Onnens, sans jamais brûler les étapes, va toujours de l’avant.

A 15 ans, il n’a pas eu peur de faire le choix de partir s’établir à Bâle, où il a fait ses débuts avec le club rhénan chez les M16. «J’ai toujours voulu faire quelque chose dans le football, explique-t-il. Alors, lorsqu’une opportunité comme celle-ci m’est tombée dessus à cet âge-là, je n’ai pas hésité, j’ai foncé !»

Six ans ont passé, le portier a fait ses gammes avec assiduité et brio, puis est arrivé son premier contrat pro. «C’était à Bienne. Une expérience incroyable, qui m’a énormément permis de grandir, se souvient celui qui y est resté une année (2014/2015), la saison avant que le club ne fasse faillite. En plus de mon premier pas dans la cour des grands, j’y ai rencontré ma copine, avec qui notre relation tient, malgré la distance.»

 

La surprise Lugano

 

La distance, c’est celle qui sépare Bienne du Tessin. De Lugano, plus précisément, où Mirko Salvi et ses coéquipiers ont affolé la Suisse entière le printemps dernier. Après six premiers mois délicats, en fin d’exercice 2015/2016, durant lesquels le FCL s’est péniblement maintenu en Super League, puis six autres, en début de cette saison, lors desquels les Tessinnois semblaient se diriger dans cette même zone rouge, les choses ont changé. «Le déclic vient indéniablement de l’arrivée de Paolo Tramezzani sur le banc (ndlr : l’entraîneur, désormais au FC Sion, est arrivé l’hiver dernier. Le club a, malgré les résultats, souhaité s’en séparer au terme de l’exercice). Il a su nous approcher individuellement et redonner confiance à tout le monde.»

A la lutte en bas de classement, Lugano est ainsi devenu la surprise du printemps, remontant jusqu’au 3e rang, synonyme d’Europa League. «On ne doit pas se voir plus beau qu’on ne l’est. La saison prochaine, l’équipe devra, à nouveau, essayer de se sauver le plus rapidement possible, en plus de profiter un peu des matches européens. Surtout que certains joueurs qui nous ont amené à de tels résultats sont, désormais, courtisés par des grands clubs, à l’image d’Ezgjan Alioski et d’Armando Sadiku.»

 

En position de force

 

Toujours en prêt, puisqu’il appartient au FC Bâle, c’est donc dans une position idéale que Mirko Salvi participe au mercato estival et suit les rumeurs qui l’envoient un peu partout. Du haut de ses 23 ans, l’homme vient de passer 33 des 36 rencontres de Super League devant les filets du «premier derrière Bâle et YB». S’il continue l’aventure au Tessin, il disputera au moins quatre parties d’Europa League la saison prochaine. S’il est rapatrié chez l’octuple champion de Suisse, il rejoindra les rangs du plus grand club national, en qualité de no 2, derrière Tomas Vaclik. Et ce ne sont que deux des multiples options qui pourraient se présenter à lui.

 

«Je lis les journaux»

 

Le LS ? «Je lis les journaux et j’ai vu ce qu’il se dit, sourit le Nord-Vaudois. Cela pourrait être sympa et une bonne occasion de me rapprocher de la maison. Pour l’instant, je ne ferme aucune piste. Mon contrat courant jusqu’au 30 juin à Lugano, c’est, dans tous les cas, là-bas que je vais m’entraîner au début de la préparation.»

 

La Nati, un rêve

 

Outre un parcours remarquable en club, Mirko Salvi a aussi connu les honneurs des équipes nationales juniors. Le jeune homme aux origines italiennes porte le maillot rouge à croix blanche dans son coeur. «Ce serait immense d’être un jour appelé avec la Nati. Le truc, c’est que la Suisse compte d’excellents gardiens depuis un bon bout de temps, et que je suis encore loin d’eux. J’ai, d’ailleurs, eu la chance de côtoyer Yann Sommer lorsque j’étais no 3 à Bâle. C’est quelqu’un de génial, vraiment humble. Je connais moins bien Roman Bürki (ndlr : Dortmund) et Marwin Hitz (Augsbourg), mais ce qu’ils réalisent tous les trois, en particulier en club, c’est fort.»

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21 juin 2017

Une tour en carton à la place Pestalozzi

Yverdon-les-Bains – L’association en charge de l’organisation des Jeux du Castrum a dévoilé, hier, la programmation de la manifestation.

Après la Chine et la Corée, Olivier Grossetête construira un monument en carton sur la place Pestalozzi. ©DR

Après la Chine et la Corée, Olivier Grossetête construira un monument en carton sur la place Pestalozzi.

Après l’annulation de l’an dernier, les Jeux du Castrum feront leur grand retour dans les rues de la Cité thermale cet été, du 11 au 13 août prochain. Ce festival multiculturel en plein air, qui voyait sa fréquentation diminuer ces dernières années, a connu un changement de comité organisateur (voir ci-dessous). Un changement qui se ressent de la scénographie jusque dans la programmation de cette 18e édition, révélée hier. Car celle-ci met plus l’accent sur la musique que sur les autres arts de la scène, comme le théâtre ou la danse. «Sylvain Maradan et moi (ndlr : les deux programmateurs), nous sommes issus du monde de la musique, mais nous ne voulons pas pour autant couper dans les autres performances», précise le directeur de l’association Castrum & Cie, Damien Frei.

Plus de 10 000 spectateurs sont attendus pour cet événement, qui a pour but de réunir la population au centre-ville et de lui faire découvrir des projets artistiques audacieux, tout en l’impliquant dans les diverses représentations.

 

Les trois projets phares de cette 18e édition

 

Les trois principaux organisateurs des Jeux du Castrum, avec (de g. À dr.): Luca Bianchetti, Damien Frei et Sylvain Maradan. ©Simon Gabioud

Les trois principaux organisateurs des Jeux du Castrum, avec (de g. À dr.): Luca Bianchetti, Damien Frei et Sylvain Maradan.

Sur les 26 projets artistiques prévus cette année -dont 24 gratuits-, trois ont tout particulièrement retenu toute l’attention du comité. Le premier sélectionné était «Rêveries», de la violoncelliste Sara Oswald et du pianiste Colin Vallon. Ce duo vaudois, accompagné par Domi Chansorn, jouera une pièce de son cru durant 8 heures de temps, de samedi à dimanche, pendant que les spectateurs dormiront sur l’un des 200 lits de camps installés pour l’occasion au Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV).

Autre activité qui a plu au comité : de l’espionnage. Avec «Living-room dancers», la Compagnie Nicole Seiler permet aux curieux d’épier, depuis la rue, des danseurs dans cinq appartements de la ville avec des jumelles et un casque pour la musique.

Le point d’orgue du festival sera la construction participative de la réplique de la Tour de la Plaine, détruite au XIXe siècle, réalisée en cartons. Mais le projet du Marseillais Olivier Grossetête ne pourra se concrétiser que si les gens se mobilisent pour participer à sa réalisation, qui débutera le 7 août.

 

Une scénographie urbaine et écologique

 

«Nous allons essentiellement utiliser des matériaux recyclés, comme des palettes et des conteneurs, pour les scènes et les bars», ajoute Damien Frei. Sept lieux seront réaffectés pour ces jeux, comme les murs du Château, se mueront en un support pour un spectacle de lumières, ou le Centre d’Art Contemporain d’Yverdon-les-Bains (CACY), qui sera transformé en volière où les oiseaux joueront de la guitare.

Programme complet sur http://le-castrum.ch.

 

Rafraîchissement du comité

 

Les Jeux du Castrum perdaient de la vitesse ces dernières années. «Après un état des lieux mené en 2014, nous sommes arrivés à la conclusion que cet événement proposait une formule intéressante de par sa scénographie urbaine, sa gratuité, sa pluridisciplinarité et sa vocation participative», confie Carmen Tanner, municipale en charge de la culture. Alors, pour relancer la manifestation, la Ville a choisi d’engager, fin 2016, une nouvelle équipe pour organiser annuellement cet événement, ainsi que les Festyvétés, rebaptisées Les RDV de la Place, durant les trois prochaines années. Yverdonnois de 30 ans, Damien Frei a lâché son poste de directeur artistique de l’Amalgame, qu’il occupait depuis six ans, pour devenir le directeur général de ces festivités. Ancien directeur de l’Espace culturel Le Nouveau Monde de Fribourg, âgé de 37 ans, Sylvain Maradan a reçu la casquette de producteur artistique. Le duo a vite été secondé par Luca Bianchetti. Ensemble, ils ont programmé et planifié cette 18e édition en seulement huit mois. «C’est déjà un exploit en soi», relève la municipale.

 

Les Jeux du Castrum en chiffres

 
63 En heures, la durée totale des représentations artistiques prévues durant les Jeux du Castrum 2017.

70 Comme le pourcentage de projets artistiques suisses planifiés pour cette 18e édition.

1110 C’est le nombre de cartons nécessaires pour construire une réplique de la Tour de la Plaine, haute de 15 mètres et pesant près d’une tonne.

1979 Comme la date de création de la première édition des Jeux du Castrum par le syndic Pierre Duvoisin.

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21 juin 2017

La Ville surfe sur la vague du paddle

Yverdon-les-Bains – Un projet de réaménagement de la plage va être mis à l’enquête. Le stand-up paddle pourrait être le grand gagnant de cette revalorisation des sports nautiques.

Le stand-up paddle «Big mama» est l’une des nouveautés proposées cette année par le Club nautique Y-Plage. ©DR

Le stand-up paddle «Big mama» est l’une des nouveautés proposées cette année par le Club nautique Y-Plage.

Le stand-up paddle a le vent en poupe. A Yverdon-les-Bains comme ailleurs, la pratique de ce sport venu tout droit de Polynésie ne cesse de se démocratiser. L’offre en la matière y reste pourtant timide. Soucieuse de développer la pratique des sports nautiques de manière générale, et le paddle en particulier, la Municipalité mettra à l’enquête publique un projet de réaménagement de la plage, qui est surtout un agrandissement des structures actuelles.

«Le Service des Sports souhaite mettre davantage l’accent sur les activités aquatiques à la fois fun et respectueuses de l’environnement. La densification de l’offre de stand-up paddle incarne donc parfaitement notre volonté», confie Ophélia Dysli- Jeanneret, cheffe du Service des sports de la Ville.

 

Une plate-forme bien-être

 

Dans la Cité thermale, la pratique de ce sport remonte à 2015. «Depuis, la demande n’a cessé de croître, à tel point que, par moment, je n’arrive pas à mettre suffisamment de planches à disposition pour tout le monde», relate Enzo Porcelli, responsable du club nautique yverdonnois.

Développer l’offre s’avère donc plus que nécessaire, qui plus est dans une région en tous points favorable à la pratique des sports nautiques. «Cette plage est une perle. Y développer des activités me réjouit», poursuit l’exploitant.

Le réaménagement des rives du lac ne se limitera pas au développement de la pratique du stand-up paddle et à la construction d’une petite buvette. «En plus d’élargir et d’étendre le ponton existant, nous avons prévu d’aménager une plateforme en tek, une sorte de lieu de détente qui ferait à la fois office de solarium et d’espace bien-être», conclut Ophélia Dysli-Jeanneret.

 

Le pédalo a aussi la cote

 

Moins fun de prime abord que le stand-up paddle, le pédalo n’en demeure pas moins populaire. Adoré par les enfants, prisé par les adolescents pour les sorties lacustres entre amis et chéri par les adeptes de la mobilité douce, ce type d’embarcation est pourtant le grand absent du côté de la plage d’Yverdon-les-Bains. Pour pallier le manque, un projet de construction d’un ponton permettant d’accoster une dizaine de pédalos fait partie de la mise à l’enquête publique. «Cela va répondre à la grosse demande en la matière», assure Enzo Porcelli, du club Y-Plage.

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21 juin 2017

Rayan Ramadani, nouvelle pépite du CNY

Natation – A 16 ans, la nageur thierranais descend ses records plus vite que son ombre. Des performances qui lui ont ouvert les portes des Championnats romands.

Rayan Ramadani, comme un poisson dans l’eau. ©Michel Duvoisin

Rayan Ramadani, comme un poisson dans l’eau.

Des représentants de 24 clubs et plus de 400 nageurs et nageuses étaient réunis à Genève, pour trois jours de compétition acharnée, dans le cadre des Championnats romands de natation, le week-end dernier. Parmi cette foule, Rayan Ramadani. Le jeune homme de 16 ans fait la fierté de son club, le Cercle des nageurs d’Yverdon (CNY), duquel il était le seul représentant lors de l’événement. Il faut dire que, dans l’eau, le Thierranais va vite et qu’il faut s’employer pour le suivre.

 

Du groupe B au groupe A

 

Membre du club de la Cité thermale depuis quatre ans, celui qui arrive au bout de son école obligatoire -il passe aujourd’hui même son dernier examen- a intégré le groupe A l’an dernier. Un pas en avant qui lui a permis d’en faire bien d’autres par la suite. «La plus grosse différence vient du temps d’entraînement. Cela représente deux heures de nage supplémentaires et une de renforcement musculaire par rapport au groupe B, dans lequel j’étais auparavant », explique celui qui a vu ses meilleures marques personnelles s’abaisser semaine après semaine.

L’exemple le plus frappant vient sans doute du 50 m papillion, sa discipline de prédilection. Au mois d’octobre dernier, Rayan Ramadani rejoignait l’autre l’extrémité du bassin en 35’’55. Huit mois et demi plus tard, celui qui a appris à nager à Echallens n’a plus besoin que de 29’’21 pour effectuer la même distance. Fort !

Son record, il est d’ailleurs tombé vendredi dernier, à l’occasion des Championnats romands. Un contexte dans lequel le nageur du CNY tenait à se surpasser. «Ça a été une super expérience de concourir dans ce cadre-là, et surtout une bonne surprise, lance celui qui a obtenu les minima pour participer dans la catégorie M16 moins d’un mois avant le grand rendez-vous. J’ai pu côtoyer des athlètes d’horizons différents, les meilleurs de la Romandie, c’était vraiment enrichissant.»

Finalement 19e des 60 participants du 50 m papillon, le prometteur athlète a réussi le tour de force de se qualifier pour les Championnats de Suisses de Winterthour, début juillet. «Malheureusement, je ne pourrai pas m’y rendre, je suis en vacances à ce moment-là. Mais ce n’est pas un drame.»

Constamment tourné vers l’avant, celui qui a également participé au 50 m libre samedi dernier (36e sur 92) a déjà la tête remplie d’objectifs pour la saison prochaine. «J’espère pouvoir à nouveau participer aux Championnats romands l’an prochain. Mais, cette fois-ci, je viserai les finales.» Pour ça, il s’agira de figurer parmi les 24 meilleurs nageurs de la catégorie générale. En continuant de progresser à ce rythme, cela ne fait aucun doute : Rayan Ramadani sera bien au départ.

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20 juin 2017

La Fête Eau-Lac toujours sur son nuage

Yverdon-les-Bains – Une vague d’activités aquatiques déferlera sur les berges de la Thièle, ce week-end, à l’occasion de la 6e mouture de la manifestation. La fête prendra aussi de la hauteur, puisque des ballades en montgolfière seront proposées.

Une partie du comité d’organisation (de g. À dr.): Margareth Burkhard, Pierrette Roulet-Grin, Daniel Jaccaud, Viviane Salomé et Christian Carrard. Le moral est au beau fixe à quelques jours du coup d’envoi de la manifestation. ©Michel Duperrex

Une partie du comité d’organisation (de g. À dr.): Margareth Burkhard, Pierrette Roulet-Grin, Daniel Jaccaud, Viviane Salomé et Christian Carrard. Le moral est au beau fixe à quelques jours du coup d’envoi de la manifestation.

On ne change pas une recette -ni une équipe- qui gagne. Le comité d’organisation de la Fête Eau-Lac semble avoir fait de la devise son leitmotiv. Comme lors des précédentes éditions, la manifestation, qui se déroulera ce week-end sur les berges de la Thièle, à Yverdon-les-Bains, fera la part belle aux activités aquatiques. Plongée à la découverte des fonds lacustres, découverte de l’aviron, dégustation de bondelles fumées, démonstration de chiens de sauvetage ou encore ballades à bord du Neuchâtel ou sur des bateaux solaires, il y en aura pour tous les goûts.

«L’authenticité, la passion et le savoir-faire seront à nouveau au cœur de la Fête Eau-Lac, confie la présidente du comité d’organisation, Pierrette Roulet-Grin. Le but est que chaque personne parle de ce qu’elle sait faire, en toute simplicité.» A nouveau répartis de part et d’autre de la Thièle, les associations, écoles, clubs et autres institutions yverdonnoises, jamais avides d’explications, présenteront leurs activités.

 

L’exemple yverdonnois

 

Le public pourra à nouveau embarquer à bord du Neuchâtel. ©Alkabes-a

Le public pourra à nouveau embarquer à bord du Neuchâtel.

Preuve de la popularité de la manifestation, une délégation de sociétés nautiques basées à Ouchy, à Lausanne, fera le déplacement dans la Cité thermale. «Elles souhaitent s’inspirer de ce que nous faisons ici, afin de proposer une fête similaire sur le lac Léman, explique l’administratrice de la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat (LNM). C’est suffisamment rare pour le souligner.»

Comme c’est le cas depuis la première édition, l’accès au site sera gratuit. «L’idée est de rapprocher les Yverdonnois de leur lac, ainsi que de les sensibiliser à la pratique des sports nautiques et à la protection des eaux», souligne la députée. L’an dernier, quelque 10 000 personnes s’étaient pressées à l’embouchure de la Thièle. Une affluence qui pourrait bien être dépassée cette année.

«Nous ne voulons pas faire une fixation sur le nombre de personnes qui participeront à la fête, tient à souligner Pierrette Roulet-Grin. Mais, avec la belle météo annoncée, nous avons des raisons d’être optimistes.»

Retrouvez le programme complet et les horaires détaillés sur www.Fete-eau-lac.ch .

 

TF1 aussi de la partie

 

Preuve du caractère unique de la Fête Eau-Lac, la Télévision française fera le déplacement sur les berges de la Thièle. «Jean- Pierre Pernaut a décidé d’envoyer une de ses équipes de TF1, afin de filmer les activités proposées et, surtout, l’emblématique bateau Le Neuchâtel, se réjouit la présidente du comité d’organisation, Pierrette Roulet-Grin. Le reportage sera diffusé en plusieurs épisodes. C’est une formidable publicité pour la région.»

 

Trois incontournables

 

1. S’offrir une balade en montgolfière. Comme l’année dernière, les activités ne seront pas qu’aquatiques (ndlr : la Fête Eau- Lac avait accueilli une rencontre d’hydravions), puisqu’une ballade en montgolfière sera proposée. Les aéronefs s’envoleront des Rives du Lac pour survoler Yverdon-les-Bains et se poser là où le vent les porteront.

2. Découvrir le travail des scaphandriers. Véritables explorateurs des fonds lacustres, des scaphandriers professionnels seront à nouveau en démonstration. Petite nouveauté par rapport à l’édition précédente, ils seront munis d’un micro et commenteront leur plongée en direct au public.

3. Assister à un sauvetage des Chevaliers de la route. Une voiture sera immergée dans la Thièle. Des spécialistes de la Gendarmerie cantonale et de la Brigade du lac montreront et expliqueront comment sauver les personnes bloquées à l’intérieur.

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20 juin 2017

Le Parlement condamne les paysans

Nord vaudois – Le Conseil national a pris la décision de ne plus entrer en matière sur un éventuel retour en arrière concernant la fiscalité des entreprises agricoles. Les minces espoirs se tournent ainsi vers le Canton.

Le conseiller national Jean-Pierre Grin est monté au front, en vain. ©Dupperrex-a

Le conseiller national Jean-Pierre Grin est monté au front, en vain.

Durant sa dernière session à Berne, le Parlement a infligé une véritable gifle au monde paysan. En effet, la motion du Conseiller national PDC lucernois Leo Müller, qui proposait un retour en arrière sur la fiscalité agricole, a été balayée par le Conseil national après avoir été refusée par le Conseil des Etats. La réaction à l’annonce de cette décision a été vive dans les rangs des représentants du monde agricole, dont le conseiller national nord-vaudois Jean-Pierre Grin (lire le courrier des lecteurs ci-dessous).

 

Dans une impasse

 

Le problème principal de la nouvelle imposition réside dans le transfert de la fortune commerciale sur la fortune privée. Au moment de partir à la retraite, par exemple, l’estimation fiscale du logement passe d’une catégorie à l’autre, faisant ainsi exploser le revenu imposable. Le montant obtenu est taxé à 40% au niveau fédéral (Impôt fédéral direct), plus 10% d’AVS, puisque l’agriculteur est considéré comme un travailleur indépendant. S’ajoutent à ces ponctions les impôts cantonaux et communaux. S’il semble peu probable que la Confédération adoucisse à court terme la taxation, le dernier espoir pour tenter de réduire un tant soit peu la facture salée demeure entre les mains des parlements cantonaux. Mais le sentiment général s’oriente vers un pessimisme fataliste. «Je pense que nous sommes dans une impasse, se désole Yves Pellaux, ancien président de Prométerre, qui avait défendu la motion Müller à l’époque. Et le fait qu’il n’y ait aucune période moratoire ajoute à l’incompréhension générale.»

 

Le Grand Conseil bouge

 

Au parlement vaudois, on n’a pas attendu la décision de la Berne fédérale pour agir. «Une motion de Raphaël Mahaim, issue du groupe des Verts, a été déposée et traitée en commission», détaille Vassilis Venizelos, chef du groupe Les Verts au Grand Conseil. Dans son texte, qui s’inscrit dans la droite ligne du postulat que le syndic de Baulmes, Julien Cuérel, avait déposé, le député de Pampigny demande la révision de la loi vaudoise en laissant une grande marge de manoeuvre au Conseil d’Etat quant aux moyens. Le but étant «d’atténuer au maximum les effets de la nouvelle fiscalité agricole.» La balle est donc dans le camp de l’Exécutif cantonal.

 

Pascal Broulis : «une proposition en fin d’année»

 

«Le Conseil d’Etat fera une proposition en fin d’année ; un projet en collaboration avec Prométerre et les représentants des métiers de la terre, prévoit le Conseiller d’Etat PLR Pascal Broulis, en charge des finances. Mais il faut bien comprendre que le problème ne peut pas se régler sur l’espace du Canton de Vaud. Nous n’avons aucune compétence, ni sur l’Impôt fédéral direct ni sur l’AVS. De plus, il ne serait pas sage de prendre des engagements au nom des communes, ajoute le grand argentier du Canton de Vaud. Nous tenterons de trouver ensemble le meilleur chemin possible.» Dans le cadre des mesures qui seront proposées fin 2017, une cellule provisoire, spécialement dédiée aux agriculteurs, sera mise sur pied au sein de l’administration cantonale des impôts pour guider et soutenir au mieux ceux qui peinent à avancer dans la jungle administrative.

 

Courrier des lecteurs

 

Fiscalité agricole
Motion Müller: un enterrement de première classe !

 

Après cinq ans de négociations, le Parlement inflige un affront au monde agricole ! A la suite de l’arrêt du tribunal fédéral du 1er décembre 2011, modifiant la pratique fiscale lors du passage des biens immobiliers de la fortune commerciale à la fortune privée, le Parlement avait accepté une motion du conseiller national Léo Müller demandant de revenir au système de fiscalité équilibrée d’avant le 1er décembre 2011. Lors d’un premier débat, le Conseil national avait accepté de revenir à l’ancien système, mais le Conseil des Etats l’avait refusé. La commission de l’économie et des redevances, devant le refus obstiné du Conseil des Etats, a décidé, dans sa séance du 16 mai, à la surprise générale de proposer au Conseil national de ne plus entrer en matière sur cet objet.

Frustré par cette proposition, j’ai déposé en plénum une proposition individuelle demandant d’entrer en matière, mais j’ai été battu par 112 voix contre 63. Par ce vote, le Conseil national inflige une lourde défaite au monde agricole. Fait éloquent, le président de l’Union suisse des paysans et son directeur ont abandonné la cause paysanne. La décision prise par notre Parlement va engendrer des situations épouvantables et beaucoup d’injustices ; c’est un massacre économique pour certains paysans ou une spoliation fiscale pour d’autres. C’est aussi une grave atteinte à la sécurité du droit si chère à notre pays, ainsi qu’une entorse à notre fédéralisme.

Ce qui est très curieux dans cette affaire, c’est l’emprise du pouvoir judiciaire sur le politique et l’absence de réaction de notre Parlement pour reprendre la main. Pour les Vaudois, nous espérons que des solutions soient trouvées au niveau cantonal. Le Grand Conseil a déjà demandé au Conseil d’Etat de se servir de sa marge de manoeuvre pour atténuer cette fiscalité abusive et, au niveau fédéral, un postulat a été déposé pour uniformiser fiscalement tous les biens immobiliers.

Pour notre canton, c’est 200 exploitations qui sont touchées par ce changement de système fiscal, la balle est maintenant au Département des finances vaudois.

Jean-Pierre Grin, conseiller national, Pomy

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20 juin 2017

Yanis Lahiouel passe de Bavois à Yverdon Sport

Football – Promotion League – Déjà contacté par YS la saison dernière, l’ambitieux milieu de terrain quitte les Peupliers, après six mois de bons et loyaux services, et rejoint le Stade Municipal.

Yanis Lahiouel poursuivra son chemin au Stade Municipal. ©Alkabes-a

Yanis Lahiouel poursuivra son chemin au Stade Municipal.

Il est ambitieux, Yanis Lahiouel. Même lorsque, l’hiver dernier, il a quitté Lancy, en 1re ligue, pour rejoindre Bavois à l’échelon supérieur, il n’a jamais caché son intérêt à aller encore plus haut. Si bien que, quand Yverdon Sport a validé sa promotion en Promotion League, catégorie dans laquelle évolue également le FCB, les dirigeants yverdonnois n’ont pas attendu pour rentrer en contact avec le jeune et talentueux milieu de terrain. «En fait, ils m’avaient déjà contacté il y a un an», précise le joueur formé à Evian-Thonon-Gaillard.

Et si Yanis Lahiouel entend bien franchir une nouvelle étape dans sa carrière, c’est bien que, indépendamment des qualités et des défauts des deux clubs nord-vaudois, YS demeure le plus ambitieux des deux. Alors que Bavois devrait certainement à nouveau batailler pour obtenir son maintien, les Verts chercheront à jouer les premiers rôles. Des ambitions qu’on retrouve tant dans les paroles du président que dans ses actes, puisque David Marazzi, François Marques et Dany Da Silva ont déjà annoncé qu’ils seraient yverdonnois à la reprise. «Le discours ambitieux des dirigeants m’a tout de suite plu. C’est réjouissant de se dire que, parmi tous ces bons joueurs, on compte sur moi à Yverdon Sport», lance le Français.

Un transfert qui en dit long sur la concurrence qui va faire rage cette saison entre les quatre clubs vaudois de Promotion League (Stade-Lausanne et Nyon, en plus d’YS et du FCB). «Je dois tout de même dire que j’ai passé un très bon second tour à Bavois, ajoute celui qui y a inscrit cinq réussites. Cela m’a permis de me faire une première expérience au troisième niveau national. Même si, forcément, ma décision n’a pas plu à tout le monde, tout s’est très bien terminé.»

Si le passage de Bavois à Yverdon est intéressant pour le joueur, il l’est surtout pour son nouveau club, qui récupère un élément qui a prouvé être capable de faire la différence à ce niveau. «On m’en a dit le plus grand bien, lâche Anthony Braizat, l’entraîneur d’YS. Il était déjà très prometteur à Lancy et il a pu s’adapter au niveau de jeu qui va être le nôtre cette saison, ces six derniers mois aux Peupliers.»

Surtout, le milieu offensif entre parfaitement dans la politique d’un club visant autant que possible à faire évoluer les jeunes. «C’est la direction qu’a pris le club ces derniers mois. Yanis est jeune et prometteur. C’est une excellente recrue pour nous», commente le technicien.

 

Concurrence offensive

 

Evoluant en tant que no 10 à Bavois, Yanis Lahiouel devrait jouer le même rôle au Stade Municipal, où les places aux avant-postes sont chères. «Son arrivée permet de créer encore un peu plus de concurrence. C’est une très bonne chose», se réjouit Anthony Braizat. Le départ de Matt Moussilou en attaque n’ayant pas été compensé pour l’heure, un ou plusieurs autres joueurs pourraient bien encore fournir l’armada offensive d’Yverdon Sport ces prochains jours.

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19 juin 2017

L’Abbaye nouvelle formule réussit son baptême du feu

Yverdon-les-Bains – La société de l’Abbaye d’Yverdon et sa voisine de l’Abbaye des Armes réunies ont organisé ensemble le traditionnel raout populaire. Le recette sera pérennisée.

Plus d’un millier d’écoliers yverdonnois ont paradé dans les rues de la Cité thermale lors du cortège. ©Michel Duvoisin

Plus d’un millier d’écoliers yverdonnois ont paradé dans les rues de la Cité thermale lors du cortège.

L’adage dit qu’on a le temps que l’on mérite. L’Abbaye d’Yverdon-les-Bains doit avoir beaucoup de mérite. Organisée pour la première fois conjointement par les vénérables institutions de l’Abbaye d’Yverdon et de l’Abbaye des Armes réunies (voir ci-dessous), la manifestation s’est déroulée sous un soleil radieux, le week-end dernier, et a tenu toutes ses promesses.

«Tout s’est très bien passé. Chaque société a su s’adapter aux habitudes et aux manières de fonctionner de l’autre, tout en apportant une plus-value», se réjouit Yves Richard, l’Abbé-président de l’Abbaye des Armes réunies. Un constat que partage son homologue de la société voisine. «L’entente est tellement bonne que nous avons passé la nuit dernière (ndlr : de samedi à hier) ensemble, rigole Thierry Gaberell. Nous avons été alertés vers 3h30 du matin, car une bâche de la cantine s’était envolée à cause des bourrasques de vent. On a mis un moment à la remettre en place.»

Jacques Dessemontet, la plus fine gâchette de la semaine et couronné Grand Roi hier, et sa demoiselle d’honneur, Romane Agnelot. ©Michel Duperrex

Jacques Dessemontet, la plus fine gâchette de la semaine et couronné Grand Roi hier, et sa demoiselle d’honneur, Romane Agnelot.

Principale nouveauté cette année -avec les carrousels-, l’installation de la cantine sur la promenade Auguste-Fallet, qui a servi de lieu de ravitaillement pour les quelques 150 convives qui ont mangé le repas servi dans la foulée du couronnement des Rois. Devant la Municipalité, les plus fines gâchettes du week-end ont été parées d’or. Ainsi, Paulo De Jesus et Wendy Auberson, déjà titrée l’an dernier (Tir des jeunes), Dylan Matthey (Tir jeunesse) et Jacques Dessemontet (Grand Roi) ont reçu les honneurs.

 

Investir le centre-ville

 

L’Yverdonnois Michel Allenspach n’a rien perdu de son adresse au tir. ©Michel Duperrex

L’Yverdonnois Michel Allenspach n’a rien perdu de son adresse au tir.

Point d’orgue du week-end, le cortège a tenu toutes ses promesses. Dans les méandres du centre-ville, de la place Pestalozzi à la rue de la Plaine, en passant par la rue du Milieu, les 1500 participants ont paradé devant une foule garnie de curieux. «Notre souhait était de concentrer les activités au centre-ville et de redonner la fête aux Yverdonnois, concluent Yves Richard et Thierry Gaberell, tout heureux de leur collaboration.

 

En chiffres

 

Le duo gagnant de la manifestation : Yves Richard, l’Abbé-président de l’Abbaye des Armes réunies (à g.), et Thierry Gaberell, celui de l’Abbaye d’Yverdon. ©Michel Duperrex

Le duo gagnant de la manifestation : Yves Richard, l’Abbé-président de l’Abbaye des Armes réunies (à g.), et Thierry Gaberell, celui de l’Abbaye d’Yverdon.

125, soit le nombre de participants qui ont pris part au concours de tir, qui s’est déroulé durant toute la semaine. Les plus fines gâchettes ont été couronnées hier en fin de matinée sur la place Pestalozzi.

1500, soit le nombre de participants au cortège qui a paradé, hier, dans le centre-ville.

49, soit le nombre de classes d’école d’Yverdon-les-Bains qui ont pris part au cortège.

7, soit le nombre de fanfares qui ont égayé le cortège de quelques-uns des morceaux de leur répertoire.

46, soit le nombre de repas servis sous une cantine montée, pour la première fois, sur la promenade Auguste-Fallet, à côté des carrousels.

 

L’union fait la force

 

La fanfare L’Avenir était l’un des sept orchestres invités à défiler durant le cortège. ©Michel Duperrex

La fanfare L’Avenir était l’un des sept orchestres invités à défiler durant le cortège.

L’Abbaye d’Yverdon et l’Abbaye des Armes réunies ont, pour la première fois, organisé en duo la manifestation, alors que jusqu’ici les deux sociétés ont mis sur pied la manifestation une année sur deux, l’une après l’autre. Ce rapprochement des deux institutions, fondées respectivement en 1819 pour l’Abbaye d’Yverdon et en 1846 pour celle des Armes réunies, n’est pas une fusion, «mais une union de nos énergies et de nos compétences, afin de redonner un vrai dynamisme à la fête», précisent, en choeur, les deux Abbé-présidents, Thierry Gaberell et Yves Richard.

Reste que, pour assurer une belle fête, celle-ci ne sera organisée plus qu’une année sur deux. Rendez-vous donc en 2019 pour la prochaine édition.

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19 juin 2017

La bâtisse de l’Ancienne-Poste No2 vendue

Yverdon-les-Bains – Le Conseil communal a autorisé, jeudi dernier, la Municipalité à céder l’immeuble du centre-ville à une société zougoise pour 3,3 millions de francs. Une grande surface, encore inconnue, devrait y être implantée.


Une première offre, de 2,5 millions de francs, pour le bâtiment abritant la pharmacie Benu et le passage adjacent occupé par Ochsner Sport, a été refusée par la Ville.

Cette fois, c’est décidé, il va y avoir du changement au centre-ville d’Yverdon-les-Bains. Le Conseil communal a autorisé, jeudi dernier, la Municipalité à vendre le bâtiment de l’Ancienne-Poste 2, qui comprend notamment une pharmacie -et anciennement une poissonnerie-, ainsi que l’immeuble adjacent occupé par le magasin Ochsner Sport. Cette transaction a été fixée à 3,3 millions de francs. Par ailleurs, l’acheteur, la société zougoise Concepts Unlimited A.G. -qui avait déjà acquis les locaux du magasin de sport-, s’est engagé, par écrit, à y implanter un commerce de détail.

 

Un magasin mystère

 

Le syndic d’Yverdon-les-Bains, Jean-Daniel Carrard n’a pas souhaité vendre la mèche sur le nom de l’enseigne à venir : «J’ai promis de garder cela confidentiel jusqu’à ce que le projet soit mis à l’enquête, ce qui sera certainement le cas d’ici à l’automne, mais au plus tard à la fin de l’année.» Pourtant, le préavis validé par le Conseil communal mentionnait le fait que la société Newport Swiss A.G., à laquelle est rattachée Concepts Unlimited A.G., est spécialisée dans le courtage et l’investissement immobilier et a pour stratégie de louer ou vendre ses locaux à des distributeurs dans le domaine du textile, notamment. Contacté à plusieurs reprises, l’entreprise zougoise et son président n’ont pas répondu à nos appels. Certaines rumeurs faisaient état de l’arrivée de Zara ou de Globus. Ce dernier est en phase de restructuration durant les cinq prochaines années. Et Zara a formellement nié ces dires. Le Conseil communal a, quant à lui, fait part de sa crainte de voir s’installer une banque ou une agence immobilière.

 

Reprise des baux assurée

 

Comme l’immeuble abrite aussi des logements, la Ville a réussi à négocier la reprise des baux par l’acquéreur. A noter que Concepts Unlimited A.G. A prévu d’investir 6 millions (sans garantie) pour rénover le bâtiment vétuste. A ce sujet, la Commune a précisé qu’elle n’interviendra pas dans le droit du bail, notamment concernant le relogement des habitants.

 

Pascal Gafner sera le président
Election – Bureau du Conseil communal

 

Pascal Gafner prendra la présidence du Conseil dès le 1er juillet. ©Alkabes-a

Pascal Gafner prendra la présidence du Conseil dès le 1er juillet.

L’un des derniers points à l’ordre du jour était l’élection du Bureau du Conseil communal pour l’année 2017-2018. Premier poste à repourvoir : la présidence. Le parti UDC a proposé le candidat Pascal Gafner, âgé de 33 ans. Peu après cette annonce, le Parti socialiste a demandé, par la voix du conseiller Jacques Fivaz, un vote à bulletin secret.

«C’était surtout pour la nomination du vice-président», nous a confié l’un des membres du PS, durant le comptage des bulletins. Résultat du vote : Pascal Gafner remplacera Stéphane Balet au poste de président du Conseil communal dès le mois de juillet (75 voix sur 80). «C’est un grand honneur», a confié le nouvel élu.

Deuxième membre du bureau à élire, le vice-président. Le PLR a proposé le nom de Sébastien Nobs, mathématicien de 34 ans. Mais cette proposition n’a que moyennement plu au Conseil communal, puisqu’avec 34 voix, le conseiller n’a pas obtenu la majorité absolue au premier tour (19 bulletins blancs et 26 voix éparses).

A cause de ce résultat, le PLR a demandé une interruption de la séance, afin de réfléchir à sa stratégie. «Sa capacité à gérer le conseil est mise en doute», nous a confié l’un des membres du parti Les Verts durant la suspension. «Nous estimons que Sébastien Nobs est un candidat de valeur, a lancé Maximilien Bernhard, PLR, au retour de la pause. Nous lui maintenons notre soutien.» Résultat, Sébastien Nobs a été élu, au second tour, par 53 voix sur 79. Deuxième vice-président nommé avec 58 voix, le PLR Christian Weiler. Les deux scrutateurs et leurs suppléants ont été élus tacitement.

 

Unia réclame des discussions
Interpellation – Horaires des magasins

 

Le Conseil a demandé à la Municipalité d’entreprendre de nouvelles discussions avec la SIC et le syndicat Unia concernant l’heure du samedi. ©Carole Alkabes

Le Conseil a demandé à la Municipalité d’entreprendre de nouvelles discussions avec la SIC et le syndicat Unia concernant l’heure du samedi.

A la suite de la décision de la Municipalité de prolonger d’une heure l’ouverture des magasins au centre-ville de la capitale du Nord vaudois le samedi, le syndicat Unia a remis une lettre au syndic, peu avant le début du Conseil communal. Et comme nous l’avions annoncé (lire La Région du Nord vaudois du 16 juin), le Parti socialiste a interpellé l’Exécutif sur ce changement. «Le syndicat Unia a demandé à deux reprises à la Municipalité une rencontre, afin de pouvoir faire des propositions de compensation», a expliqué Julien Wicki, qui regrette que la Ville n’y ait pas donné suite. Le syndic Jean-Daniel Carrard a pris la parole pour remettre les choses dans leur contexte : «Nous discutons depuis 2002 avec la Société industrielle et commerciale (ndlr : d’Yverdon, Grandson et environs) et Unia. Mais cela n’a jamais abouti à quelque chose.» Finalement, la Ville leur a demandé de consulter leurs membres pour trouver une solution. La SIC n’a pas répondu à la question et Unia l’a fait par une pétition. «Là, la Municipalité s’est découragée, confie le syndic, qui se dit prêt à reprendre les discussions. «Mais venez avec des solutions, et pas des solutions de blocage.»

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