Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

08 déc 2017

Travaux du contournement attribués

Yverdon-les-Bains – Les travaux du secteur sud ont été attribués à la société Implenia, pour un montant de 14,5 millions de francs.

La première partie de la route, en service, sera élargie et elle sera prolongée en direction du Parc technologique (immeuble blanc au fond). ©Michel Duperrex

La première partie de la route, en service, sera élargie et elle sera prolongée en direction du Parc technologique (immeuble blanc au fond).

A peine l’accord avec les opposants annoncé -ils ont retiré leur recours au Tribunal cantonal moyennant la limitation de la vitesse à 30 km/h sur les routes de desserte situées au nord-, la Municipalité d’Yverdon-les-Bains a attribué les travaux de construction de la route de contournement (secteur sud).

Selon l’adjudication, Implenia Schweiz A.G., à Echandens, a présenté «l’offre économiquement la plus avantageuse sur la base de l’ensemble des critères».

Les travaux de construction comprennent notamment les démolitions, démontages, coupes de bois et défrichements, les constructions des réseaux enterrés, les fonçages au pousse-tube, l’étanchéité d’ouvrages enterrés et ponts, les fouilles et terrassements, les chaussées et revêtements, les canalisations, les constructions en béton coulé sur place et les signalisations.

L’appel d’offres avait été lancé il y a tout juste une année, mais, en raison des recours, l’adjudication a été retardée.

Cela dit, les procédures qui pouvaient l’être ont été poursuivies ou préparées tout au long des négociations avec les opposants réunis au sein de l’Association Isles/Valentin Sud.

Ainsi, les actes notariés d’acquisition des terrains ont également été préparés de manière à pouvoir signer rapidement.

L’un des problèmes qui se posent concerne le passage de la ligne de chemin de fer du pied du Jura. En effet, les CFF ne disposent que d’un nombre restreint de ponts provisoires et il faut les réserver plusieurs années à l’avance.

 

Un plan B

 

A ce stade, il n’est pas encore certain qu’un tel pont puisse être mis à disposition des constructeurs dans un calendrier idéal. Mais il est hors de question de retarder encore le lancement du chantier, dont le principe a été décidé en votation populaire, il y a cinq ans déjà.

Si l’entreprise de transports se trouve dans l’impossibilité de mettre à disposition le matériel nécessaire à garantir le passage des trains en tout temps, un pont provisoire sera construit. Des études de faisabilité, réalisées dans le cadre du budget octroyé par le Conseil communal (32 millions de francs au total) en décembre 2016 confirment que cette alternative est possible.

Dans tous les cas, les travaux préparatoires devraient débuter dans la première partie de l’année prochaine, avec une mise à disposition de la nouvelle route, entre la rue Roger-de-Guimps et le Parc technologique, dans le courant de 2021.

 

Mobilité douce

 

Réagissant à l’accord intervenu sur la route de contournement, les Verts yverdonnois estiment que cette route ne suffira pas pour améliorer la situation de la mobilité. Ils demandent un plan de circulation «renvoyant fortement le trafic de desserte et de transit vers la route de contournement», la rénovation des routes de desserte «en garantissant des espaces sûrs pour les piétons et les cycles», «la réalisation d’axes pour les vélos continus, rapides et sécurisés», la mise en conformité des passages pour piétons et la création de plusieurs quartiers en zone 30.

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08 déc 2017

«On a envie de créer l’exploit»

Handball – SPL2 – Yverdon-Crissier aura l’occasion de lutter pour une place -historique- en LNA. L’ailière Sabrina Langellotti revient sur l’incroyable automne de son équipe.

Sabrina Langellotti est déterminée à aller au bout. ©Carole Alkabes

Sabrina Langellotti est déterminée à aller au bout.

Sous le sapin, les filles d’Yverdon- Crissier espéraient trouver le maintien. Elles découvriront bien mieux : la chance de pouvoir se battre pour monter en SPL1, la LNA. C’est la pause pour l’équipe vaudoise. Courant janvier, elle disputera encore quatre matches dans le cadre de la saison régulière de SPL2. Leaders, les protégées de Zoltan Majeri ont déjoué tous les pronostics et sont d’ores et déjà assurées de disputer les playoffs. L’ailière yverdonnoise Sabrina Langellotti l’assure, ce sera avec appétit.

 

Sabrina, l’équipe a perdu beaucoup d’éléments importants à l’intersaison. Si on vous avait dit que vous seriez en tête à Noël, y auriez-vous cru ?

Certainement pas. A vrai dire, peu de monde aurait misé une pièce sur nous. Au mois d’août, en voyant les filles parties, on ne visait que le maintien… et aujourd’hui on se retrouve à jouer la promotion. L’ascension, on ne l’avait même pas envisagée. Mais à présent qu’on en a la possibilité, il faut monter ! Je me suis toujours dit que je n’arrêterais pas le handball sans avoir vu la LNA. C’est mon objectif ultime.

 

Qu’est-ce qui a changé depuis la saison passée, qui était la première expérience de l’équipe en SPL2 ?

On comptait sur pas mal de joueuses plus expérimentées, tandis qu’on est désormais plus jeunes. Je dirais, surtout, que l’équipe du dernier championnat misait sur ses individualités, alors qu’à présent tout est basé sur le collectif. D’ailleurs, tous les postes marquent. Même notre gardienne Marine Khatkova ! Elle l’a fait depuis son but lors de notre victoire contre Leimental, une formation qui joue à sept en phase offensive, en sortant sa gardienne. Dans les faits, je n’ai jamais eu autant de plaisir que cette année car, avec notre système, toutes les joueuses sont concernées.

 

Aviez-vous des craintes avant l’entame du championnat ?

Il y avait des doutes durant la préparation. On ne se connaissait pas toutes et ce n’était pas très carré à l’entraînement. On a même perdu en Coupe de Suisse. En fait, le premier match de championnat a constitué le déclic. On a obtenu le nul sur le terrain de Zoug II (ndlr : actuel 2e), une des grosses cylindrées, et cela a permis de consolider le groupe. On a remporté le match suivant, puis été sèchement battues à Leimental (ndlr : 38-27, à fin septembre). Notre unique défaite en dix rencontres à ce jour. On s’était dit qu’on prendrait notre revanche chez nous. On a beaucoup travaillé à l’entraînement pour contrer la formule de jeu à sept en attaque des Bâloises, et cette fois c’est nous qui les avons surprises (ndlr : victoire 30-23 à la mi-novembre). Ce match, on l’attendait vraiment.

 

Comment les playoffs se dérouleront- ils ?

On disputera dix matches, dans un groupe de six avec les quatre dernières de LNA. Avec quatre places pour monter, c’est jouable ! On s’y prépare, notamment grâce à notre très bon coach, Zoltan Majeri, qui nous a sans cesse répété de croire en nous.

 

Que vous apporte-t-il ?

Sa magie ! Il est toujours calme, sûr de lui. L’équipe n’est pas passée que par des moments faciles, il y a eu de coups de gueule. Mais on est un groupe uni, des amies en-dehors du handball, et cela fait notre force. Zoltan nous le fait régulièrement remarquer.

 

Quel est, à vos yeux, l’ingrédient principal de cet incroyable automne ?

La motivation dont on fait preuve. Le fait de vouloir aller plus haut, même si on ne s’entraîne que trois fois par semaine. On a envie de créer l’exploit, de devenir la première équipe romande en LNA.

 

Là depuis les débuts de l’aventure

 

Sabrina Langellotti se révèle être l’une des trois Yverdonnoises, avec Shadya Goumaz et Rim Fathi, qui ont participé à toutes les étapes de l’incroyable progression de l’équipe. De la 2e ligue romande à la très alémanique SPL2 -communément appelée LNB-, en passant par la fusion avec Crissier, l’accession à la 1re ligue et la montée dans l’élite, elles ont tout connu.

 

Gauchère par accident

 

«On a été intégrées en première équipe vers 14 ou 15 ans, se souvient l’Yverdonnoise de 25 printemps. J’en ai vu passer des joueuses !» A présent domiciliée aux Tuileries-de-Grandson, l’assistante médicale a toujours joué à l’aile, où sa vitesse fait des étincelles. Denrée rare -bien que cette année, Yverdon-Crissier en compte quatre !-, elle est gauchère, ce qui constitue un atout indéniable. «Je suis naturellement droitière, mais j’ai été blessée dans un accident de voiture quand j’avais 6 ans. Un nerf a été sectionné. Depuis, j’ai moins de force du côté droit et j’ai dû m’adapter. L’écriture reste le seule chose pour laquelle j’emploie ma main droite.»

Egalement passée par les sélections romandes, Sabrina Langellotti a découvert son sport de prédilection vers 10 ans. Shadya Goumaz et elle se faisaient des passes dans le jardin de la première. «Son papa, qui avait fait du handball, a trouvé qu’on se débrouillait bien et a dit qu’il fallait aller essayer en club», raconte la joueuse au passeport italien. Une excellente idée, compte tenu du parcours des deux copines d’enfance.

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07 déc 2017

La Maison d’Ailleurs du côté obscur de la force

Yverdon-les-Bains – Avec sa nouvelle exposition intitulée «Je suis ton père», le musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires explore l’univers de «Star Wars» à travers le regard de treize artistes contemporains.

 

La série «Dark Lens», de l’artiste français Cédric Delsaux (lire encadré), est habitée par les héros de la saga «Star Wars» et connaît un succès mondial depuis 2004. ©Carole Alkabes / Michel Duperrex

La série «Dark Lens», de l’artiste français Cédric Delsaux (lire encadré), est habitée par les héros de la saga «Star Wars» et connaît un succès mondial depuis 2004.

«Je suis ton père»: lorsque Marc Atallah, directeur de la Maison d’Ailleurs d’Yverdon-les-Bains, annonçait le titre de sa future exposition aux visiteurs, ces derniers savaient immédiatement quel serait le sujet de celle-ci. Cependant, le musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires se distancie de la saga «Star Wars» grâce au regard original de treize artistes contemporains internationaux qui interprètent l’univers galactique de George Lucas.

«Les fictions contemporaines partagent certaines caractéristiques avec les mythes de la Grèce antique, puisqu’elles donnent du sens à nos actions, à nos jugements et à notre place au sein de la société», explique le directeur. Star Wars en est un parfait exemple, puisque chacun peut se réapproprier cet univers, inscrit dans l’imaginaire collectif.»

 

Archétypes grecques

 

©Carole Alkabes / Michel DuperrexAu rez-de-chaussée, l’exposition s’articule sur des photographies numériques de l’artiste parisien Travis Durden. En partenariat avec le Musée du Louvre, celui-ci a réinterprété les mythes grecs à sa manière. Le visiteur se trouve alors plongé dans un univers artistique qui mélange à la fois culture contemporaine et culture de la Renaissance. Maître Yoda, être dépourvu de désir, incarne ainsi L’Amour, la princesse Leia se mue en une véritable nymphe, tandis que la résurrection de Dark Vador évoque l’image biblique du Christ.

 

Gay attitude

 

Quant à The Sucklord, artiste pop new-yorkais, il s’inspire de la franchise «Star Wars» et détourne de manière ironique des jouets-figurines.

Issu de la scène artistique homosexuelle, cette personnalité médiatique illustre, avec son oeuvre «Gay Empire Attack», des Stormtroopers de l’empire galactique dans une version totalement psychédélique.

 

Design yverdonnois

 

©Carole Alkabes / Michel DuperrexCrée en 2014 par deux jeunes designers, Edrris Gaaloul et Cyrille Verdon, le collectif Superlife reprend des icônes de la saga pour les détourner en canapé, abat-jour et miroir futuriste. Pour l’exposition «Je suis ton Père», les Yverdonnois ont conçu une collection capsule, avec des objets fonctionnels.

Au final, tout l’intérêt de cette exposition réside dans le fait qu’elle fait référence à «Star Wars» sans que la saga soit mentionnée en tant que telle. Les seuls qui risquent peut-être d’être déçus sont les fans orthodoxes de l’univers de George Lucas. Mais, le temps d’une exposition, ils pourront faire abstraction des œuvres cinématographiques et plonger dans un univers qui oscille entre mythologies et galaxies.

Vernissage de l’exposition «Je suis ton père», ce samedi, dès 17h. Programme complet sur : www.ailleurs.ch. A voir jusqu’au 14 octobre 2018.

 

Démesure Urbanisme fantastique

 

Parmi les artistes de l’exposition «Je suis ton père», Cédric Delsaux tient une place à part, puisqu’il travaille depuis treize ans sur l’univers de Georges Lucas. Avec sa série «Dark Lens», il est le seul artiste français à avoir été adoubé par le réalisateur américain. Et pourtant, l’artiste français ne se considère pas comme un fan absolu au sens propre du terme. «J’utilise l’univers de Star Wars comme matière première pour réaliser mes propres fantasmes», confie le photographe.

Avec ses images numériques sur le développement urbanistique d’Abu Dhabi, Cédric Delsaux offre une vision inquiétante, déraisonnable et fascinante de notre société. «On vit en pleine science-fiction, c’est une menace sourde et étrange, affirme-t-il. Je ne souhaite pas imposer une image manichéenne du monde. Il y a à la fois un pendant clair et obscur dans mon travail.» Avec «The Reserves», Cédric Delsaux donne un statut vivant aux droïdes de combat en les séquestrant dans des containers, sorte de négrier contemporain. A la fois hystérique et désarçonnant.

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07 déc 2017

Le taux d’occupation de La Lucarne explose

Yverdon-les-Bains – La Lucarne reçoit toujours plus de sans-abri. Depuis le début du mois de décembre, la structure d’accueil d’urgence yverdonnoise est en surcharge constante.

Le Combier Cyril Maillefer est à la tête de La Lucarne, qui célèbre ses 15 ans, depuis janvier 2016. ©Duperrex-a

Le Combier Cyril Maillefer est à la tête de La Lucarne, qui célèbre ses 15 ans, depuis janvier 2016.

En 2016, plus de 6400 nuitées ont été enregistrées à La Lucarne, avec un taux d’occupation de 90%. Des chiffres déjà bien élevés, mais qui atteindront un sommet impressionnant à la fin de cette année, alors que la structure fête ses 15 ans. «Nous nous situons entre les 7000 et 8000 nuitées, et nous finirons très certainement avec un taux d’occupation pas loin des 100%», annonce Cyril Maillefer, responsable du Centre d’hébergement d’urgence yverdonnois, ainsi que du Hublot à Vevey.

«Cet automne, nous avions encore des places libres, mais depuis le 1er décembre, nous sommes surchargés.» Alors que la structure dispose de 23 lits, cinq places d’hébergement supplémentaires ont dû être installées pour répondre à la forte demande. «Nous avons un taux d’occupation à faire pâlir les hôteliers du Nord vaudois», lâche, en souriant, Cyril Maillefer, à la tête de La Lucarne depuis janvier 2016.

L’objectif de La Lucarne, qui n’a jamais fermé ses portes une seule fois depuis sa création, est de ne pas laisser des personnes à la rue. Mais face à la forte affluence de sans-abri souhaitant y trouver refuge, des choix se sont imposés. «Nous logeons en priorité les personnes de nationalité suisse, et celles qui ont un permis de travail. Si nous avons encore de la place, nous accueillons les migrants, les Roms ou les autres populations.»

 

Travailleurs sans-abri

 

Si les mois de décembre et de janvier étaient, usuellement, plus calmes dans le centre d’hébergement, ce n’est, décidément, pas le cas en cette fin d’année. «Personnes au profil marginalisé, à l’aide sociale ou avec des problèmes psychiques, nous ne sommes pas là pour juger. N’importe qui peut sonner à notre porte», affirme Cyril Maillefer. Il a remarqué que de nouvelles catégories de la population toquent désormais à la porte de La Lucarne. «Le marché du logement est si tendu qu’il nous arrive de recevoir des retraités et des personnes qui travaillent encore, avoue le Combier. Agent d’assurance, menuisier, entrepreneur, ils essaient de maintenir leur job tout en logeant chez nous.»

 

Une assistance sociale

 

Un problème qui va de pair avec l’agrandissement de la ville d’Yverdon-les-Bains, d’après l’employé de Caritas, qui a aussi constaté une hausse des interventions de la police, dues à la cohabitation pas toujours évidente entre les différentes populations hébergées.

Une permanence d’accueil, mise en place cette année dans les locaux de la Paroisse catholique à Yverdon-les-Bains, sera développée en 2018. Dans la continuité de cette idée, une assistante sociale viendra à La Lucarne un soir par semaine : «Le but est de pouvoir aider des personnes à se reloger, en leur constituant notamment un dossier.»

En collaboration avec des bénévoles de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), un accueil de jour a aussi lieu chaque vendredi entre 10h et 14h à La Lucarne. «Environ 30 personnes se regroupent à chaque fois. Il faut sortir ces gens de leur isolement dû à la précarité.» Pour que les sans-abri se sentent bien à La Lucarne, un travail a été fait sur le confort, et un ordinateur avec un accès Internet a été installé. «Nous pouvons être fiers d’avoir une structure comme celle-ci dans notre ville», conclut Cyril Maillefer.

 

Coup de main bienvenu

La Lucarne recherche plusieurs bénévoles

 

Depuis cette année, La Lucarne a décidé d’intégrer des bénévoles pour donner un coup de main aux collaborateurs qui y travaillent déjà. «Nous en avons déjà trouvé deux. L’idée serait d’avoir une personne pour chaque soir de la semaine», relève Cyril Maillefer, responsable de la structure yverdonnoise. Des bénévoles sont également les bienvenus pour la permanence d’accueil qui a été mise en place en 2017.

Cyril Maillefer rappelle aussi qu’il est possible d’aider La Lucarne avec des dons, ou en apportant de la nourriture. «Les repas ne sont pas financés par le Canton, contrairement à l’hébergement», précise-t-il.

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07 déc 2017

La progression plutôt que le rêve

Skicross – Troisième du général de la Coupe d’Europe l’hiver passé, Bryan Zooler souhaite continuer à franchir les paliers, conscient qu’il lui sera presque impossible de se qualifier pour les JO de PyeongChang, cette saison.

Bryan Zooler s’amuse comme un fou dans la neige tombée la semaine passée à la Vallée. ©Michel Duperrex

Bryan Zooler s’amuse comme un fou dans la neige tombée la semaine passée à la Vallée.

Promu dans les cadre A de la section skicross de Swiss Ski à la fin de la saison dernière, Bryan Zooler, 23 ans, fait toujours partie des petits jeunes de l’expérimentée et très compétitive équipe nationale de skicross. En cet hiver olympique, le skieur du Sentier aurait besoin d’un improbable concours de circonstances pour être du voyage à PyeongChang. Conscient des paliers qu’il lui reste à franchir pour s’établir tout en haut de la hiérarchie, le 3e du classement final de la Coupe d’Europe 2016-2017 parle avant tout de poursuivre sa progression.

 

Qu’est-ce que cela change de passer du cadre C au A de Swiss Ski ?

Sur les skis pas grand-chose, puisque tout le monde a vécu la préparation ensemble, à Saas-Fee, depuis le mois d’août. Par contre, je bénéficie d’un véhicule et de facilités pour obtenir des skis et du matériel. Cela dit, je ne suis pas passé de la nuit au jour.

 

Sportivement, cela vous assure- t-il une place en Coupe du monde ?

Non. La Suisse a droit à sept places au plus haut niveau et ce sont les éléments les plus en forme qui sont sélectionnés. Si je ne skie pas assez vite pour la Coupe du monde, je me retrouverai plutôt avec le groupe Coupe d’Europe.

 

La saison a commencé pour tout le monde par une épreuve du circuit européen, en Autriche. Et cela ne s’est pas très bien déroulé pour vous, avec une 37e place, loin de vos standings.

En fait, je suis tombé bêtement le premier jour, dès le départ de la première descente du premier entraînement. Je me suis fait mal à un coude et, sur une piste assez plate comme celle de Pitztal, j’ai été gêné à la poussée. Les une ou deux secondes ainsi perdues en début de course, lors des qualifications, ne m’ont pas permis de me hisser dans les trente premiers, pour pouvoir prendre part aux runs. C’est d’autant plus ennuyeux que c’est là-bas que j’avais très bien couru l’an dernier, ce qui m’avait ouvert les portes de quelques manches de Coupe du monde.

 

Comment va votre blessure ?

Il s’agissait juste d’une contusion, et cela va bien mieux. Sur place, j’ai mis beaucoup de glace durant plusieurs jours et, honnêtement, s’il ne s’était pas agi d’une épreuve importante, je n’aurais même pas pris le départ.

 

La Coupe du monde débute ce week-end à Val Thorens. Serez-vous au départ ?

Malheureusement non, car je n’ai pas été retenu. La sélection se faisait par une course interne -lors de laquelle j’ai toujours de la peine à me dépasser-, ainsi que selon les résultats de l’épreuve de Pitztal. Par conséquent, pour moi, mon prochain engagement sera à Arosa, où plus de places sont dévolues aux Suisses, la semaine prochaine. Il s’agira d’une Coupe du monde disputée en sprint, sur une trentaine de secondes, et en soirée. Un format court qui ne me correspond pas forcément, mais on ne sait jamais ! Ce week-end, je m’entraînerai en Autriche.

 

Comment s’est déroulé votre été ?

Tout s’est bien passé. Je me suis entraîné essentiellement entre Saas-Fee et Macolin, où on a effectué des tests physiques en début et fin de préparation. Cela permet de se rendre compte si on est parvenu à gagner en force, puis à la transformer en explosivité, ce qui est réussi. Cette saison, je souhaite maintenir ces mêmes valeurs pour, l’été prochain, m’atteler à prendre quelques kilos de muscle supplémentaires.

 

Pensez-vous avoir une chance de décrocher un billet olympique cet hiver ?

Honnêtement, ce n’est pas l’objectif. Non seulement parce que les critères sont durs, mais surtout parce que la concurrence est rude à l’interne. Alex Fiva, Armin Niederer, Marc Bischofberger et Jonas Lenherr ont tous les moyens de terminer régulièrement sur les podiums de Coupe du monde. Et puis, des Romain Détraz, Timo Müller, Joos Berry, Peter Stähli et Ryan Regez, qui revient de blessure, ont les moyens d’y prétendre selon leurs performances. Cela fait qu’on est une dizaine de skieurs pour quatre places… Compte tenu de mon évolution, ces Jeux viennent un peu vite. Et puis, ce n’est pas encore «cette année ou jamais» pour moi. Ce qui me rassure, c’est que parmi ce groupe, je reste le plus jeune. On verra où je me situe dans quatre ans.

 

Quelles sont vos ambitions cette saison ?

J’aimerais confirmer ma place dans le cadre A. Pour cela, je dois remporter la Coupe d’Europe ou y obtenir trois podiums, ou faire un top 16 en Coupe du monde. Mes objectifs dépendront, donc, des courses où je me trouve. Après avoir fini 3e l’hiver dernier, ça me plairait de remporter le général de la Coupe d’Europe, ce qui me permettrait d’obtenir une place fixe en Coupe du monde l’année suivante et, donc, de pouvoir prendre mes marques. Y parvenir demandera de la régularité et de ne pas se blesser. Ceci sachant que je pars déjà avec une course de handicap, après ma contre-performance en Autriche.

 

Si on vous comprend bien, vous préféreriez être aligné en Coupe d’Europe.

Je pense qu’il est mieux pour moi d’y skier toute la saison, plutôt que de faire un peu des deux, mais rien à fond. J’en saurai plus sur mon programme après Arosa. C’est une année un peu bizarre pour moi, car je me retrouve assis entre deux chaises. Mais en cet hiver olympique, on sent que les choses sont spéciales, qu’il y a de la pression : tout le monde est fin prêt. Enfin, compte tenu des JO, il y aura une grosse coupure en Coupe du monde, de la fin janvier à début mars. En ce sens, je préfère me retrouver encore une année à l’étage inférieur.

 

Du fitness et une dose d’empathie

 

Bryan Zooler est un homme actif. Depuis l’été dernier, il a suivi une formation pour devenir instructeur de fitness, qui lui a pris passablement de temps. «J’ai déjà un CFC de micromécanicien, mais j’avais envie d’avoir aussi cette option, dans un domaine qui m’intéresse beaucoup», lance le Combier. Si tout va bien, l’été prochain, il passera à l’étape suivante, pour décrocher le papier de personal trainer. «J’ai toujours eu de l’empathie pour les gens, et notamment ceux qui se donnent de la peine afin de perdre du poids, qui sont prêts à bouger, souligne le skieur de la Vallée. Quand on est mal dans sa peau, il est très difficile d’oser mettre un pied dans un fitness.» Un pas que Bryan Zooler aimerait aider certains à faire.

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06 déc 2017

Le Canton certifie Police Nord vaudois

Lausanne – Le corps régional de police a reçu son accréditation définitive de l’Etat de Vaud, conformément à la Loi sur la police coordonnée.

Cédric Perrin, André Etter, Pascal Pittet, Jean-Christophe de Mestral, Claude Ruchet, Daniel Hediger, Jérôme Meilland et Pierre-Antoine Hildbrand entourent Valérie Jaggi Wepf, présidente de la Conférence des directeurs des polices municipales, et Béatrice Métraux, conseillère d’Etat. ©ARC-Sieber

Cédric Perrin, André Etter, Pascal Pittet, Jean-Christophe de Mestral, Claude Ruchet, Daniel Hediger, Jérôme Meilland et Pierre-Antoine Hildbrand entourent Valérie Jaggi Wepf, présidente de la Conférence des directeurs des polices municipales, et Béatrice Métraux, conseillère d’Etat.

Au bénéfice d’une accréditation provisoire depuis 2012, Police Nord vaudois a obtenu, en même temps que la Police du Chablais vaudois, son accréditation définitive, telle que définie dans la Loi sur l’organisation policière vaudoise (LOPV). Le corps régional, qui assure le service de police dans onze communes situées entre Yverdon-les-Bains et Orbe, a déposé sa demande d’accréditation définitive en février dernier, auprès du Département des institutions et de la sécurité (DIS).

La commission d’accréditation s’est déplacée en septembre dernier pour examiner si l’organisation du corps, sa dotation en effectifs et ses locaux correspondaient aux exigences légales. Ce qui est le cas. En effet, l’engagement d’effectifs doit être garanti nuit et jour.

L’organisation du corps de police et la mise en place d’un système de gestion de la qualité font partie des exigences légales. D’une certaine manière, il s’agit d’une certification assimilable à celles qui ont cours de longue date, dans l’industrie notamment.

Municipale yverdonnoise en charge de la police, et présidente de la Conférence des directeurs des polices municipales vaudoises, Valérie Jaggi Wepf est heureuse de l’aboutissement de cette procédure.

Si le régime provisoire a duré cinq ans, cela tient au calendrier établi par la commission de certification, mais aussi à des procédures internes, qu’il a fallu mener préalablement. D’autres corps intercommunaux doivent encore être accrédités définitivement. Police Nord vaudois et la Police du Chablais ont reçu la cinquième, respectivement la sixième accréditation.

 

«Pas égaux»…

 

Des agents de Police Nord vaudois portaient, au début de l’automne, sur l’emblème de leur uniforme, une petite barre rouge avec la mention «Pas égaux».

Les policiers vaudois ne bénéficient en effet pas d’un statut unique. Cela reste l’un des objectifs à atteindre, d’autant plus que les jeunes policiers bénéficient tous de la même formation de base.

Mais, en l’occurrence, il s’agissait d’un mouvement de protestation interne à Police Nord vaudois. En effet, une commission, dans laquelle la base n’était pas représentée, a entrepris de revoir un certain nombre de points, notamment l’échelle des salaires.

Selon Valérie Jaggi Wepf, il était d’emblée prévu d’associer les policiers à ces discussions qui, dans un premier temps, pour la délicate question des salaires, ne réunissaient que représentants de l’état-major et des ressources humaines de la Ville.

Les policiers sont désormais représentés à ces pourparlers par le Syndicat suisse des fonctionnaires de police. Selon nos informations, les salaires des policiers nord-vaudois ne figurent pas parmi les plus hauts du canton. «C’est une comparaison brute de coffrage. Cela dépend des grades. C’est vrai pour certains, pas pour d’autres», temporise la municipale yverdonnoise.

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06 déc 2017

Les sources du hameau sont à sec

Yvonand – Avec l’absence de pluie, les habitants de La Grand’Moille doivent s’approvisionner en eau dans le village voisin de Villars-Epeney.

La Commune et l’ECA souhaitent trouver une solution rapide au manque d’eau. ©Michel Duperrex

La Commune et l’ECA souhaitent trouver une solution rapide au manque d’eau.

Alors que le Département cantonal du territoire et de l’environnement vient de prononcer la fin de l’interdiction générale de pompage, entrée en vigueur en juillet dernier, le hameau de La Grand’Moille, situé sur la commune d’Yvonand, est toujours privé d’eau. Les sources qui alimentent les deux fermes sont sèches depuis le mois d’août.

Une situation de plus en plus critique pour les deux familles paysannes qui vivent à cet endroit. «Pour subvenir à nos besoins, il faudrait compter 100 litres par m2 par jour, mais on est très loin du compte», s’inquiète Ulrich Stegmann qui gère, avec sa femme, une exploitation de 45 bovins. «Depuis cinq ans, l’eau déclinait, poursuit Corinne Gallet, sa voisine. Mais on ne s’est pas alarmés plus que cela. C’est seulement cet été qu’on a pris conscience de la gravité de la situation.»

Pour palier ce manque d’eau, les deux familles s’approvisionnent quotidiennement à Villars- Epeney, avec 5000 litres d’eau pour les Stegmann et 1500 litres d’eau pour la vingtaine de génisses d’Yves Gallet. «Mais jusqu’à quand, s’interroge Cindy Stegmann. Le transport de l’eau n’est pas pratique et cela devient pénible sur le long terme.»

 

Des pistes de réflexions ?

 

Inquiets, les habitants ont alerté la Commune d’Yvonand, au début du mois de novembre. D’un point de vue légal, cette dernière n’est pas obligée d’approvisionner La Grand’Moille, puisque le hameau est situé sur un périmètre agricole.

François Noble, municipal tapa-sabllia en charge du dicastère des services industriels, et des collaborateurs de l’Etablissement d’assurance contre l’incendie et les éléments naturels du Canton de Vaud (ECA) se sont rendus, hier après-midi, auprès des habitants, afin de trouver une solution pour résoudre ce problème. «Nous n’allons pas les laisser sans eau, assure l’édile. Avec l’ECA (ndlr : le hameau doit également disposer d’une défense-incendie), nous avons entrepris les premières démarches d’une réflexion globale, mais la situation devient urgente.» Affaire à suivre.

 

La station d’épuration tapa-sabllia désuète

La Commune veut se connecter aux eaux staviacoises

 

Les Tapa-Sabllias devront se relier à un nouveau réseau d’eau. ©Michel Duperrex

Les Tapa-Sabllias devront se relier à un nouveau réseau d’eau.

Lors du Conseil communal d’Yvonand, qui s’est déroulé lundi dernier au forum du Collège En Brit, François Noble, municipal en charge du dicastère des services industriels, a informé les membres du Législatif que les discussions avaient repris avec la Commune d’Estavayer-le-Lac, afin de connecter les eaux tapa-sabllias aux eaux fribourgeoises.

A la suite de la fusion avec plusieurs autres communes, le projet de connexion des eaux était en stand-bye du côté de l’Association intercommunale pour l’épuration des eaux de la région d’Estavayer-le-Lac (ERES). «Nous avons simplement relancé l’association, puisque notre station d’épuration est trop petite et qu’elle n’est plus conforme à la réglementation en vigueur, confie Philippe Moser, syndic de la Commune d’Yvonand. A moyen terme, il faudra trouver une solution.»

Cependant, la vision de la Municipalité staviacoise a évolué, puisque cette dernière souhaiterait se développer d’un point de vue économique, avec notamment l’implantation d’une future industrie agro-alimentaire.

«Nous sommes en discussion avec la Commune d’Estavayer-le-Lac afin de nous relier à Cheyres», poursuit l’édile.

Si la Commune d’Yvonand devait construire une nouvelle station d’épuration, les coûts de cette dernière s’élèveraient à près de dix millions de francs, alors qu’elle en économiserait quatre, si elle se connectait à l’ERES.

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06 déc 2017

Cette fois, Matthieu Pahud dit stop

Judo – L’Yverdonnois a mis un terme à sa carrière sur les tatamis après une énième médaille aux Championnats de Suisse. Il songe déjà à sa reconversion, tant sportive que professionnelle.

Matthieu Pahud est à la croisée des chemins. Judoka et cuisinier jusqu’il y a peu, l’Yverdonnois de 32 ans veut devenir professeur de judo et gestionnaire en commerce de détail. ©Duperrex-a

Matthieu Pahud est à la croisée des chemins. Judoka et cuisinier jusqu’il y a peu, l’Yverdonnois de 32 ans veut devenir professeur de judo et gestionnaire en commerce de détail.

La dernière compétition à laquelle a pris part Matthieu Pahud -les Championnats de Suisse, il y a deux semaines à Neuchâtel, en élite +90 kg- ne pouvait pas mieux refléter sa carrière.

Comme souvent, le Haïtien d’origine n’était pas le mieux préparé, encore moins le plus affûté. Mais il a laissé parler son talent et sa force hors du commun, emmené par un courage inépuisable. «En petite finale, j’étais mal embarqué, à tel point que j’ai vu filer la victoire plus d’une fois, raconte celui qui avait déjà été battu en début de concours, avant d’être repêché.

Mais je me suis accroché. Je la voulais, cette médaille de bronze !» Et elle est arrivée, au terme d’un combat interminable, comme un symbole. Comme si l’Yverdonnois, poussé par les souvenirs de deux décennies de compétition sur les tatamis, ne pouvait tout simplement pas finir autrement qu’avec un métal autour du coup.

 

Pas de retour possible

 

Mais cette fois, c’est fini, le judoka ne reviendra pas en arrière, et cette nouvelle breloque n’y changera rien. Usé, à bout de force, sa décision est prise : «Ma carrière d’athlète est terminée !» L’assurance et la sérénité dans sa voix ne trompent pas.

«Mes proches et mon entraîneur ont bien essayé de m’en dissuader, mais il n’y a pas de retour possible. J’en ai fini avec les combats.» Il faut dire que celui qui aligne les titres depuis 1999 a ses raisons. Octuple champion de Suisse en individuel, pour ne citer que son fait d’arme le plus impressionnant, Matthieu Pahud veut changer d’air, se reposer, prendre du temps pour se faire plaisir, lui qui, sourd de naissance à plus de 80%, a toujours combattu avec les valides : «Je m’entraînais déjà de moins en moins avant de tout arrêter», admet celui qui a notamment porté les couleurs des trois clubs yverdonnois : l’Ecole Dégallier, les Amis du Judo et le Judo Kwaï.

D’ailleurs, le Nord-Vaudois de 32 ans a décidé de prendre un virage à 90 degrés dans sa vie. Cuisinier depuis de nombreuses années, il est en train de planifier sa reconversion professionnelle. «J’ai besoin de davantage de contact avec les gens.

J’aime partager, échanger, il me faut un métier qui me corresponde. Actuellement, je suis en stage dans un magasin de sport et je suis des cours en parallèle. J’aimerais bien me diriger vers la gestion en commerce de détail. Sauf que la période n’est pas encore très propice pour rechercher une place d’apprentissage.»

 

Créer sa propre école

 

Et le judo, dans tout ça ? «Je ne laisse pas tout tomber. Ce sport m’a énormément apporté, lance celui qui est arrivé à l’âge de deux ans et demi en Suisse. On apprend à tomber, à se relever, à respecter son adversaire. Sans oublier que c’est une discipline qui réduit la violence une fois en-dehors du tatami. J’ai envie de faire perdurer ces valeurs, de rendre ce que ce sport m’a donné aux générations futures.»

Si tout reste flou et encore à l’état de projet, Matthieu Pahud a plus d’une idée en tête pour pouvoir continuer à transmettre sa passion, comme il le fait d’ailleurs très bien depuis des années : «Je rejoindrai peut-être un ami à Lausanne pour lui donner un coup de main avec ses jeunes, mais pas plus d’une fois par semaine. Cependant, la perspective la plus concrète est d’ouvrir ma propre école à Payerne. Pourquoi là-bas ? Parce que j’y habite, déjà, et qu’il n’existe plus grand-chose pour les enfants qui aimeraient se mettre au judo dans le coin. C’était le cas par le passé, mais tout a disparu aujourd’hui.»

Concernant un éventuel projet à Yverdon-les-Bains, le judoka coupe court : «Il y a déjà trois structures qui font de l’excellent travail. Ce serait ridicule de créer quoi que ce soit ici. Maintenant, la véritable difficulté va être de trouver le temps pour conjuguer mon éventuel futur rôle de professeur et mon parcours professionnel.» Et de bâtir, ainsi, les fondements de sa nouvelle vie.

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05 déc 2017

Le train parent pauvre des frontaliers

Vallorbe – Le train qui relie Pontarlier à Vallorbe, via Frasne, sera maintenu. Malgré les protestations, la SNCF a peu de considération pour ce service.

En février 2014, le vice-président de la Région Franche-Comté en charge des transports, Alain Fousseret, avait fait le voyage dans le train des frontaliers, puis avait poursuivi en direction de Lausanne pour rencontrer la conseillère d’Etat Nuria Gorrite. ©Duperrex-a

En février 2014, le vice-président de la Région Franche-Comté en charge des transports, Alain Fousseret, avait fait le voyage dans le train des frontaliers, puis avait poursuivi en direction de Lausanne pour rencontrer la conseillère d’Etat Nuria Gorrite.

Lancé il y a tout juste cinq ans avec l’espoir de réduire le trafic aux heures de pointe au passage de la douane routière de Vallorbe-Le Creux, le train des frontaliers, qui relie Pontarlier à Vallorbe et la vallée de Joux via Frasne, peine à atteindre ses objectifs. Le plus gros problème réside dans les multiples dysfonctionnements de ce service que la SNCF, qui l’assure sur mandat de la région Bourgogne-Franche-Comté, peine à assurer. La grande compagnie française donne même le sentiment que ce train ne fait pas figure de priorité.

 

Il figure à l’horaire

 

Les annulations, consécutives notamment à des grèves, ont provoqué ces deux dernières années les protestations d’associations de frontaliers et de la Fédération nationale des associations de transports (FNAUT). Le mouvement a même été relayé en Suisse par l’Association Transport Environnement (ATE) – Vaud. Sans résultat jusqu’ici.

Ces interventions ont amené la conseillère d’Etat vaudoise Nuria Gorrite à écrire à la présidente de la région Bourgogne-Franche- Comté au tout début de l’automne. En effet, le Canton de Vaud paie le tiers de la facture, soit quelque 100 000 euros.

«Ce train est maintenu, au moins jusqu’en décembre 2018. Il figure à l’horaire des CFF et nous nous sommes engagés financièrement», explique Mehdi Stéphane Prin, porte-parole de Nuria Gorrite.

A ce jour, la Région Bourgogne- Franche-Comté n’a pas répondu officiellement à l’interpellation des autorités vaudoises, qui sont partenaires.

De fait, le problème se situe au niveau du mandataire, la SNCF. Alors que le service est payé au prix fort par les collectivités publiques pour qu’il soit assumé en priorité, la SNCF l’a annulé à plusieurs reprises. Et le service d’autobus, qui suit à peu de choses près le même parcours, n’offre pas les mêmes avantages.

Il est d’ailleurs assez piquant de constater que lors d’une visite officielle, en février 2014, la SNCF avait mis à disposition une rame de dernière génération. Depuis, c’est une automotrice d’un autre temps qui assure le trajet entre Pontarlier et Vallorbe, une fois avant l’aube, puis en fin d’après-midi.

S’agissant d’une machine diesel, elle ne peut, en raison de la législation suisse, rester en gare de Vallorbe la journée. Elle repart donc à vide de l’autre côté du tunnel du Mont-d’Or…

 

Prêts à doubler

 

Pour qu’un service fonctionne, il faut qu’il réponde aux attentes. Le train des frontaliers en direction de Neuchâtel n’a été qu’un feu de paille. Pour éviter que celui de Vallorbe ne subisse le même sort, il est urgent que les autorités françaises réagissent, et surtout que la SNCF assume. Car côté vaudois, on est même prêts à soutenir un double service.

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05 déc 2017

La fée des chaussettes vient en aide aux SDF

Nord vaudois – Pascale Madelon sillonne la Suisse romande à la recherche de chaussettes chaudes et de pelotes de laine pour apporter un peu de chaleur aux sans-abri.

Durant sa marche au Day dimanche dernier, Pascale Madelon était entourée de sa petite-fille Eulany, d’Angelica Bersano (à g.) et de Jeannine Jaquet (à dr.). ©Carole Alkabes

Durant sa marche au Day dimanche dernier, Pascale Madelon était entourée de sa petite-fille Eulany, d’Angelica Bersano (à g.) et de Jeannine Jaquet (à dr.).

Après avoir traversé le Jura et le Valais, Pascale Madelon est arrivée dans le Nord vaudois, en fin de semaine dernière, avec une seule chose en tête : récolter des chaussettes et des pelotes de laine pour réchauffer les SDF durant les froides nuits d’hiver. «J’ai constaté que les gens donnaient rarement des chaussettes chaudes. Alors j’ai eu l’idée d’en tricoter. Mais comme je ne sais pas le faire, je me suis dit que j’allais faire travailler les autres, explique Pascale Madelon, le sourire aux lèvres. En revanche, ce que je sais faire, c’est marcher. C’est pourquoi je récolte les dons à pied. Et, bien évidemment, j’accepte tous les vêtements d’hiver et les sacs de couchage.»

Cette habitante de Bex s’est lancée dans cette aventure à la suite d’une rencontre touchante. En effet, depuis plusieurs années, le 25 décembre au soir, Pascale Madelon profite du calme qui règne au centre-ville de Lausanne pour organiser des petites marches. Et c’est en se baladant qu’elle a constaté des changements dans la société : «C’était de moins en moins calme et, l’an dernier, j’ai vu une personne dormir dehors au Petit- Chêne, raconte-elle. J’étais loin d’imaginer que ce genre de situation existait tout près de chez moi. Je pensais que ce n’était pas possible.»

 

L’accueil nord-vaudois

 

En réponse à cette réalité dont elle ignorait l’existence, dès qu’elle a du temps, elle sillonne la Suisse romande et donne rendez-vous à tous ceux et celles qui voudraient lui donner des affaires.

Dans le Nord vaudois, sa venue a été plus ou moins bien accueillie. «Je n’ai rien reçu à Mathod, par exemple, mais j’ai été très bien reçue à Orbe», raconte-elle. Et pour cause, la conseillère communale urbigène Regula De Souza avait organisé des ateliers de tricot. Du coup, les participants ont pu remettre, vendredi dernier, le fruit de leur travail, ainsi qu’un tas d’autres vêtements chaud, à Pascale Madelon.

La Vaudoise a déjà récolté plus de 170 paires de chaussettes et une centaine de promesses de dons. Hier, elle a quitté la vallée de Joux pour Nyon, puis Genève. La dernière étape sera de rejoindre la capitale vaudoise le 25 décembre pour remettre l’ensemble des dons à l’association Maraude, qui les redistribuera aux SDF.

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