Les News de Nord Vaudois - avril 2018

En collaboration avec le journal La Région.

19 avr 2018

Le TCC veut frapper un grand coup

Tennis - En pleine expansion depuis plusieurs années, le club de Chamblon a besoin de plus de surfaces de jeu. Un projet de halle comprenant un court, ainsi que la création de trois nouveaux terrains en terre battue, en lieu et place des deux synthétiques actuels, est en gestation.

Quelques chiffres valent parfois mieux que de longs discours.
Au TC Chamblon, ils sont carrément parlants: alors que le club ne comptait même pas dix juniors au début du siècle, leur nombre est passé à une trentaine en 2010, huitante en 2015 et 111 aujourd’hui, dont 40 détiennent une licence de jeu. Aujourd’hui, les écoliers et étudiants représentent 52% des 218 membres du club nord-vaudois.

Pas étonnant, dès lors, que le TCC se sente à l’étroit, avec en tout et pour tout ses deux courts à ciel ouvert et la salle de gym attenante, qui permet de taper dans la balle l’hiver, hors des heures scolaires. «On peut affirmer qu’on a le plus gros mouvement juniors de Suisse des clubs comptant seulement deux terrains extérieurs, lance l’entraîneur et membre du comité Patrick Thomet. Il nous est désormais impossible de proposer plus de cours ou d’équipes d’interclubs.»

Cette année, les Chamblonnois aligneront dix équipes d’interclubs, dont sept juniors – une d’entre elles est même contrainte, en accord avec Swiss Tennis, de disputer toutes ses rencontres à l’extérieur! –, ainsi que deux formations engagées en coupes Bellaria et Lombardet. «On a atteint les limites. C’est frustrant de ne pas pouvoir permettre à tout le monde de pouvoir jouer, alors qu’on a bien assez de joueurs, reconnaît le président Alain Jancek. Il est important pour les jeunes qu’ils puissent toucher à la compétition.»

Garder l’esprit

Une problématique à laquelle les dirigeants du TC Chamblon ont choisi d’apporter une réponse forte. Ils planchent depuis plusieurs années déjà sur l’agrandissement des infrastructures. Un projet redimensionné à plusieurs reprises – le développement est limité par le terrain à disposition – et qui, aujourd’hui, est prêt à être lancé: il comprend une halle d’un court avec vestiaires, ainsi que la création de trois nouveaux terrains extérieurs en terre battue, à la place des deux synthétiques actuels. «L’idée n’est pas d’accueillir plein de nouveaux membres, mais bien de conserver l’esprit de petit club convivial, tout en améliorant les conditions en pouvant offrir plus d’heures d’entraînement aux jeunes et une meilleure disponibilité des courts à nos membres», insiste le président du club qui monte.


Chamblon, 16 avril 2018. Alain Jancek et Patrick Thomet. © Michel Duperrex

Le projet est ficelé, le club possède les ressources nécessaires – il compte aussi sur le soutien financier de la Commune, ce qui devra être adopté par le Conseil – pour aller de l’avant, et les choses pourraient se réaliser assez rapidement. Dans les rangs du TCC, on espère que les trois courts extérieurs pourront être opérationnels en 2019 déjà. La halle arriverait dans un second temps, dans l’idéal en 2020. Entre-temps, les Chamblonnois ont déjà changé leur éclairage, installant des LED dont les mâts pourront être utilisés pour les nouveaux terrains. «En ce qui concerne la halle, le travail se porte sur la révision du plan partiel d’affectation de la zone, car si on peut y construire des terrains de  sport, ce n’est pas le cas de bâtiments», souligne Alain Jancek, alors que la saison a repris de plus belle avec l’arrivée du printemps.


Un programme riche pour un club actif

Si le TC Chamblon connaît une telle expansion de ses effectifs, c’est qu’il est particulièrement actif, emmené par un comité soudé. Cette saison, alors que sont fêtés les trente ans des courts extérieurs, les dirigeants ont imaginé plusieurs manifestations. Le printemps a commencé par un entraînement physique dirigé par des spécialistes, dimanche dernier. Hier, le nutritionniste Olivier Bourquin, qui a notamment travaillé auprès de Swiss Tennis, a donné une conférence sur son sujet de prédilection devant plus de cinquante personnes. Le 24 mai, Fabrice Sbarro, spécialiste des statistiques du tennis, viendra décortiquer les succès de Roger Federer (inscriptions sur www.tennis-chamblon.ch).

A cela s’ajoute le programme habituel, avec notamment quatre tournois juniors en juin, des stages en été et en octobre, ainsi que le tournoi des deux raquettes (badminton et tennis de table). Une journée des trente ans des terrains sera aussi organisée.

 

 

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19 avr 2018

Projet suspendu à une décision du Canton

Aménagement  –  L’un des rares projets d’importance dans le périmètre d’AggloY en matière de logement est retardé par la procédure imposée par le nouveau Plan directeur cantonal. Désormais, le Conseil d’Etat décide, deux fois l’an, des priorités…

Ceux qui, en 2013, ont combattu la nouvelle Loi fédérale sur l’aménagement du territoire craignaient comme la peste que les communes ne soient totalement dépouillées de leur compétences en la matière, au bénéfice d’un centralisme galopant. Les faits leur donnent raison.

Le projet de construction de logements à Longemalle, sur le territoire de Pomy, à la limite de la Commune d’Yverdon-les-Bains, illustre on ne peut mieux cette dérive, en même temps que l’impossibilité pour les autorités locales de réagir.

Pour 250 habitants

Le plan partiel d’affectation de Longemalle, une parcelle de 18 500 m2 située en bordure de l’Orif et de la promenade des Pins, a été accepté par le Conseil général de Pomy, après un parcours respectant toutes les étapes légales, y compris le gymkhana des examens préalables par les services de l’Etat de Vaud. La mise à l’enquête a soulevé deux oppositions, finalement retirées après explication.

Rien donc ne pouvait s’opposer au lancement du chantier d’un lotissement destiné à accueillir quelque 250 habitants. C’est le projet le plus important prêt à entrer dans la phase concrète, dans le périmètre de l’agglomération AggloY.

Mais voilà, les choses se sont entre-temps compliquées. L’adoption du Plan directeur cantonal, dans sa quatrième version, attribue désormais la compétence de la fixation des priorités au Conseil d’Etat.

Pas plus tard que la semaine dernière. le syndic d’Yverdon-les-Bains, Jean-Daniel Carrard, déplorait le blocage de ce projet. Une mesure qui fâche carrément le syndic de Pomy, Yves Pellaux: «On a fait tout ce qu’il fallait. On a même deux lettres qui donnent le OK: c’est dur pour une petite commune de faire un plan de quartier, mais on l’a fait! Et maintenant on bloque tout, on nous dit que l’agglomération doit prioriser! Elle ne veut pas le faire. Et il n’y a pas de décision de la cheffe de Département.»

Le président de l’Exécutif poméran est d’autant plus contrarié que la procédure a débuté il y a six ans: «On a fait tout ce qui était demandé de A à Z.»

Une rencontre a eu lieu avec la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro, chargé du développement territorial, et la présidente du Gouvernement Nuria Gorrite. Mais rien n’a bougé, selon le syndic.

Le chef du SDT réagit

Contacté hier matin, Pierre Imhof, chef du Service cantonal du développement territorial (SDT), affirme que ce dossier n’est pas bloqué. Puis d’expliquer que le Canton a demandé à AggloY de prioriser ses projets, car la somme de ceux prévus dans la planification dépasse largement les possibilités de bâtir et ils empiètent sur les surfaces d’assolement.

Aux dernières nouvelles, les responsables du projet d’agglomération AggloY ont estimé qu’il n’était pas nécessaire de dresser une liste des priorités, dans la mesure où les projets immédiatement réalisables ne sont pas si nombreux…


Le syndic Yves Pellaux devant le site de Longemalle. © Michel Duperrex

Ce n’est donc pas la ville – et on s’en doutait puisque le syndic d’Yverdon-les-Bains préside le comité de pilotage d’AggloY –, qui bloque le processus, mais bien le Canton. Et ce qui est considéré comme une obstruction par Pomy doit être examiné sous l’angle du nouveau Plan directeur cantonal: le Conseil d’Etat décide désormais des priorités sur l’ensemble du territoire cantonal, «et pas seulement dans ce domaine», précise Pierre Imhof, et il assume l’exclusivité de la gestion des surfaces d’assolement.

Selon les explications données par le chef du SDT, le Gouvernement se penche à deux reprises par année sur cette liste. Le dossier de Pomy n’a pas été traité en décembre, mais il pourrait l’être lors du prochain rendez-vous du début de l’été.

Pierre Imhof réaffime en conclusion l’autorité du Conseil d’Etat sur ce domaine particulièrement sensible, «car pendant des années, on a sacrifié 200 à 300 hectares de surfaces d’assolement» et cela ne pouvait plus durer.

Il ne reste au syndic de Pomy et à sa Municipalité qu’à prendre leur mal en patience…

 

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19 avr 2018

Le village redimensionne ses ambitions

L’Abergement  –  La Commune a mis son Plan général d’affectation à l’enquête. Une séance d’information publique aura lieu mardi.

Installée dans le bureau communal, la syndique Monique Salvi déplie le nouveau Plan général d’affectation (PGA) de L’Abergement sur la table. Le visage un peu crispé, l’édile n’a pas d’autre choix que de se soumettre à la législation en vigueur et de respecter la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT) et la quatrième révision du Plan directeur cantonal vaudois. Comme toutes les communes du Canton de Vaud, L’Abergement doit réviser son PGA d’ici à 2021.

Même si, pour l’heure, aucune opposition n’a été déposée – le dossier de mise à l’enquête est présenté au greffe municipal jusqu’au 10 mai –, la syndique le sait: la Municipalité devra faire face au désenchantement de ses habitants. «L’Exécutif travaille sur la révision du PGA depuis 2007, explique Monique Salvi. Autant dire que c’est un travail de longue haleine, qui devra être révisé dans la douleur.» Si la pilule sera difficile à avaler pour la population, c’est parce que plusieurs zones actuellement constructibles seront redéfinies en zones agricoles. «Il y aura des mécontents parce que les terrains de plusieurs propriétaires vont perdre de la valeur», indique-t-elle.

Par ailleurs, le Tribunal fédéral ayant invalidé l’actuel PGA (lire encadré), la Commune ne peut même plus s’appuyer sur un plan en vigueur.

Quarante habitants attendus d’ici à 20 ans

Situé au pied du Suchet, le village s’étend sur plus de 570 hectares, dont la moitié se trouve en zone forestière, jusqu’à la frontière française. La Commune compte par ailleurs 251 personnes sur son territoire. Avec une augmentation de 0,75% d’habitants autorisée pour les vingt prochaines années, la Commune pourra accueillir quarante citoyens supplémentaires. «Nos capacités actuelles sont quatre fois supérieures à ce qui est exigé (ndlr: le village devrait compter 160 habitants). Avec la LAT, on a surtout l’impression de perdre de plus en plus notre marge d’autonomie», poursuit la syndique.

La syndique Monique Salvi s’apprête à affronter les habitants mécontents de sa Commune. © Carole Alkabes

La syndique Monique Salvi s’apprête à affronter les habitants mécontents de sa Commune. © Carole Alkabes

 

Une séance d’information publique aura lieu mardi à la Grande salle du village, à 20h. L’occasion, pour la population, de poser toutes ses questions aux cinq membres de l’Exécutif.


Plan actuel invalidé par le Tribunal fédéral

Un quartier controversé

En mai 2017, le Tribunal fédéral (TF) avait débouté la Commune de L’Abergement et les promoteurs qui prévoyaient de construire un nouveau quartier d’habitation dans le hameau du Petit Vailloud.

L’organisation de protection de la nature Pro Natura avait déposé un recours car elle considérait que ce projet était synonyme de mitage du territoire. «Le plan communal qui avait été accepté en 1981 a été invalidé par le TF, car cette zone n’aurait jamais dû être constructible», affirme la syndique Monique Salvi.

Aucun projet ne sera envisagé sur cette zone – elle compte deux fermes et une maison d’habitation – qui devra être affectée en zone agricole. Pour être envisagée en tant que zone spéciale de hameau, il faut compter cinq bâtiments au minimum.

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18 avr 2018

Ils se retrouvent 50 ans après avoir décroché leur brevet

Yverdon-les-Bains  – Les premiers instituteurs diplômés de l’Ecole normale locale en pèlerinage.


Pour fêter les 50 ans de l’obtention de leur brevet, les premiers enseignants formés à Yverdon-les-Bains et leurs professeurs ont défilé dans les rues. © Carole Alkabes

Cela fait exactement 50 ans qu’ils ont quitté les bancs de l’école et pourtant, hier matin, ils étaient comme des enfants en course d’école. Eux, ce sont les premiers professeurs diplômés de l’Ecole normale d’Yverdon-les-Bains (ENY), l’ancienne antenne régionale de la Haute Ecole pédagogique (HEP) (lire encadré). Ils étaient une vingtaine de «normaliens» à se retrouver à côté du Conservatoire de musique du Nord vaudois.

«C’est ici qu’il y avait le pavillon des filles à droite et celui des garçons à gauche, a rappelé Marc Mousson, qui enseignait le dessin et le modelage aux futurs instituteurs. Ici, il n’y avait que les salles de classe ordinaires alors mes élèves devaient se déplacer en ville pour les autres cours.» Et c’est à titre de pèlerinage que la fine équipe a repris, une dernière fois, le chemin de ses classes d’antan, sises notamment à l’Ancienne Poste, à l’Hôtel de Ville et au Château.

Ces retrouvailles ont fait ressurgir quelques anecdotes. «Une fois, on avait pêché un poisson dans la Thièle et je l’avais accroché à la 2 CV du professeur Vollenweider et il s’était baladé dans toute la ville avec un poisson mort. Alors le lendemain, il nous avait réservé une dictée surprise sur la pêche avec toutes les difficultés possibles», s’est souvenu Denis Pilloud. «C’était une autre époque, il y avait une grande liberté, et l’ambiance était très familiale», ajoute  Nicole Resin-Berovalis, tout en assurant que les filles, elles, étaient bien plus sages que les garçons…

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18 avr 2018

Un ouvrage plonge dans le passé du Musée

Yverdon-les-Bains – Le Musée d’Yverdon et région publie un livre qui retrace 250 ans d’histoire.


La conservatrice du musée France Terrier (à g.) a présenté son volume en présence de l’éditeur Frédéric Rossi et de Carmen Tanner, municipale yverdonnoise chargée de la culture. © Carole Alkabes

Pour marquer les 250 ans du Musée d’Yverdon et région, l’institution avait organisé, en 2014 déjà, une exposition qui présentait 250 pièces issues de la riche collection conservée dans les vieux murs du Château d’Yverdon-les-Bains. Un deuxième projet d’envergure avait été lancé à l’époque: retracer l’histoire méconnue du musée par une étude complète. «Grâce au legs important de Max Suter (ndlr: un dentiste yverdonnois), nous avons pu mandater deux spécialistes pour réaliser cette recherche», explique France Terrier, conservatrice de l’institution depuis plus de 25 ans. Le résultat de ce travail a été présenté hier.

Des coquillages par milliers

Les chercheuses Rossella Baldi et Valérie Kobi ont établi l’historique du musée grâce aux nombreuses archives. Leur ouvrage à la fois dense et riche en illustrations évoque d’une part les prémices du musée du XVIIIe siècle et son institutionnalisation à partir du XIXe siècle et jusqu’à 2001. «Nous avons interrompu les recherches à ce moment-là, car nous n’avons pas le recul nécessaire pour analyser l’histoire plus récente du musée», poursuit la conservatrice.

Les origines de l’institution remontent au XVIIIe siècle, lorsque qu’Elie Bertrand, un pasteur et naturaliste établi à Yverdon, a participé à la création du cabinet de sciences naturelles, une émanation de la bibliothèque de la Société économique de l’époque. L’homme, qui a collaboré à L’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert et qui a été anobli par le roi de Pologne, a publié un Dictionnaire universel des fossiles en 1763. «Pendant longtemps, nous ne possédions aucune information à ce sujet. Et un jour, nous avons découvert non pas des fossiles mais des milliers de coquillages conservés par Elie Bertrand dans une armoire à layette (ndlr: meuble où l’on conservait les archives)», confie-t-elle.

Dans la seconde partie de l’ouvrage, la chercheuse Valérie Kobi s’intéresse au développement des collections du musée. Sous l’impulsion de Louis Rochat (1824-1882) notamment, les fonds se sont enrichis d’objets préhistoriques en provenance du lac de Neuchâtel.  Créée en 1904, la Société du Musée d’Yverdon s’est émancipées grâce aux premières fouilles du Castrum.

La découverte des sites palafittiques de la baie de Clendy dans les années 1960 et les deux célèbres embarcations gallo-romaines ont définitivement inscrit le musée dans le paysage culturel du Nord vaudois.

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18 avr 2018

Les trois locomotives du CNY

Léopold Bourdon, Rayan Ramadani et Silvio Howald incarnent le renouveau du Cercle des nageurs d’Yverdon. Ils sont les premiers du club, cette année, à avoir obtenu les minima pour les Championnats romands et suisses de cet été.

Ils sont tous les trois bien trop humbles pour le crier trop fort. «On fait simplement partie d’un groupe de bons nageurs qui cherchent à se pousser les uns les autres», lâchent-ils sobrement. Reste que leurs résultats n’ont rien de franchement habituels pour le Cercle des nageurs d’Yverdon (CNY). Léopold Bourdon, Rayan Ramadani et Silvio Howald participeront chacun aux Championnats romands RSR et aux Championnats de Suisse Open, cet été. Le dernier nommé défendra même les couleurs de la Romandie ce week-end à la Coupe suisse jeunesse de Savosa, au Tessin: «Ce qui me met un peu de pression, sachant que j’aurai presque tout le poids de la région sur mes épaules», glisse le jeune homme. Bref, quoi qu’ils en disent, ces trois-là incarnent bel et bien la relève d’un club qui cherche à retrouver ses lettres de noblesse.

Montrer la voie

«On a connu de très belles années par le passé. On envoyait régulièrement des nageurs aux différentes compétitions nationales. Depuis quelques saisons, cependant, on se trouve au creux de la vague», admet Loïc Zbinden, vice-président du CNY. Des difficultés que les Yverdonnois sont en train de surmonter, notamment grâce à leur trois jeunes talents: «Leur rôle, c’est aussi de montrer la voie à suivre à leurs camardaes d’entraînement.»

Tombés dans le bassin dès leur plus jeune âge – leur famille y est pour beaucoup –, les trois compères connaissent une progression impresionnante. A tel point qu’ils n’ont eu besoin que d’un seul concours en bassin de 50 mètres – le premier de la saison, qui s’est tenu à Montreux mi-mars – pour obtenir les minima pour les Championnats de Suisse. Les deux spécialistes de brasse, Léopold Bourdon (50m) et Silvio Howald (200m), y prendront part dans leur discipline fétiche, au même titre que Rayam Ramadini, adepte du papillon (50m).

«Avant ce grand rendez-vous, il reste plusieurs concours qualificatifs. L’objectif est d’obtenir les temps pour participer dans un maximum de catégories», lancent-ils de concert.

De l’ambition, ce n’est pas ce qui leur manque. Les ados, membres du groupe élite du CNY, cumulent chacun neuf heures d’entraînement par semaine, réparties entre natation et musculation. Respectivement au gymnase (Léopold), en apprentissage (Rayan) et à l’école (Silvio), ils se trouvent à une période charnière de leur formation sportive. «Jusqu’à maintenant, la question de nos disponibilités ne s’est jamais trop posée. On finit les cours ou le travail, puis on vient s’entraîner», expliquent-ils. «Je sais que, prochainement, les sessions pourraient devenir plus difficiles à gérer pour moi», relève Léopold Bourdon, habitant de Châbles, étudiant à Payerne et nageur à Yverdon.

Voilà qui soulève un autre problème: le nombre de piscines couvertes dans la région et la disponibilité des lignes d’eau. «C’est bien simple: dans le Nord vaudois, à part à Yverdon, il n’y en n’a pas, reprend Loïc Zbinden, également responsable technique du club. On a réussi à augmenter notre nombre de couloirs et les heures durant lesquelles on peut s’entraîner. Mais ce n’est jamais vraiment suffisant.»

Professionnalisation

A terme, le CNY souhaiterait donc se professionnaliser: «L’idée, c’est de devenir un club semi-pro. Cela nous permettrait notamment d’engager des entraîneurs spécalisés. On aimerait s’établir comme le club de la région et ses alentours. Que des nageurs d’Echallens, par exemple, choissisent de venir à Yverdon», explique le fils du président Gilles Zbinden, qui compense le manque de moyens par son investissement personnel: «Il m’arrive fréquemment de passer les 60 heures de travail hébdomadaires, entre mon boulot et le club, pour que tout soit parfaitement coordonné.»

Ainsi, ses nageurs n’ont qu’à se concentrer sur leurs performances. Un engagement qui commence à porter ses fruits.

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17 avr 2018

Le nombre d’habitants pourrait monter en flèche d’ici à 2021

L’Orient – Mise à l’enquête publique de trois bâtiments comprenant 51 nouveaux logements.

La courbe démographique du village de L’Orient, à la vallée de Joux, pourrait bien prendre l’ascenseur ces prochaines années avec la construction de trois nouveaux bâtiments. En effet, la société glandoise FFP Properties S.A., spécialisée dans la gestion immobilière, souhaite bâtir 51 logements sur une parcelle située à côté du téléski local, disponible à la construction depuis plus de 25 ans.

L’entreprise a déjà signé une promesse de vente en automne dernier avec le propriétaire du terrain, mais la transaction ne sera effective que lorsque le permis de construire sera délivré. Le projet est actuellement à l’enquête publique et ceci jusqu’au 10 mai.

Si l’autorisation est délivrée rapidement, les travaux pourraient commencer dès la fin de l’année et les appartements seraient disponibles au plus tôt en 2021. Ceux-ci seraient répartis entre trois bâtiments de trois étages. Chacun comporterait 17 logements, des caves et des combles. «Le projet compte 90% de petits à moyens appartements (1.5 à 3.5 pièces) et 10% de grands appartements (4.5 pièces)», précise Armando Pereira, architecte du bureau yverdonnois Ateliers d’architecture S.A. mandaté pour réaliser les plans.

Pourquoi construire un si grand complexe dans un village de 700 habitants environ? «FFP Properties S.A. a la volonté d’offrir des biens immobiliers d’actualité», explique l’architecte, tout en soulignant qu’il y a beaucoup d’horlogers et de frontaliers qui pourraient être intéressés par ces logements.

Un projet qui va faire débat

«Même si le projet paraît grand pour le village, la Commune n’ a pas le droit de s’opposer à une nouvelle construction si elle est conforme aux dispositions légales (ndlr: ce qui est le cas ici puisque le projet a été déposé sans solliciter de  dérogation), explique Carole Dubois, municipale du Chenit chargée de la police des constructions. Mais c’est sûr qu’il va faire parler les gens.»

Selon le greffe du Chenit, une seule personne est venue consulter les plans pour l’heure, mais la Commune et les architectes s’attendent à recevoir des oppositions. «Il faut savoir que les principales oppositions arrivent généralement dans les derniers jours», confie Carole Dubois. «Je pense que les réactions seront dues davantage à des craintes quant à l’impact des futurs habitants, ainsi que de la construction. Mais nous sommes prêts à fournir tous les éléments nécessaires au voisinage afin de répondre au mieux aux interrogations», assure Armando Pereira.

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17 avr 2018

Ils se mobilisent pour leur restaurant

Tévenon – Une pétition a été lancée par les habitants pour maintenir le restaurant de Villars-Burquin en activité. Plus de 200 signatures ont été récoltées.


Ginette Duvoisin et Patrice Reberont ont lancé une pétition afin de maintenir l’ouverture du restaurant le plus longtemps possible. © Michel Duperrex

«Je comprends que la Municipalité veuille rénover le restaurant, mais j’aurais pu continuer de travailler au moins jusqu’au début des travaux.» Déçue, Marta Pereira, tenancière du restaurant Vitoria, a reçu une résiliation de bail pour le 31 mai prochain.

Situé au cœur de Villars-Burquin, le bâtiment vétuste a été racheté par la Commune il y a sept ans. Celle-ci envisage de le restaurer dans sa totalité, mais n’a pour l’heure présenté aucun projet concret. Soucieux de maintenir le vivre-ensemble, plusieurs habitants ont lancé une pétition afin de maintenir l’établissement ouvert jusqu’à ce qu’un projet concret soit réalisé. Plus de 200 signatures ont été récoltées à ce jour. «Le Conseil général de Tévenon a transmis un message très fort à la Municipalité par un postulat, une interpellation et une résolution», explique Ginette Duvoisin, pétitionnaire et membre de l’organe délibérant, attristée par cette situation. «L’Exécutif aurait dû faire preuve d’un peu plus de souplesse et de compréhension pour que la tenancière puisse poursuivre son activité par la signature d’une convention», renchérit son collègue Patrice Reber. A la suite de la fermeture de la déchèterie, ce restaurant représente l’un des derniers lieux de rencontre pour les villageois, indiquent plusieurs pétitionnaires.

De la cuisine italienne prévue

«Après avoir eu une discussion avec la Municipalité, celle-ci m’a signifié son souhait de maintenir un restaurant après les travaux mais m’a indiqué qu’elle ferait un appel à candidature», souligne Marta Pereira, qui propose des spécialités portugaises. Selon nos informations, la Commune envisagerait d’y implanter un restaurant italien. «J’ai contacté GastroVaud. Nous aurions pu signer une convention selon le bon vouloir des deux parties. C’est frustrant», poursuit la tenancière.

Contacté, le syndic Thomas Zuercher n’était pas au courant qu’une pétition circulait dans sa Commune et ne souhaite pas communiquer sur les futurs projets de la Municipalité. «Nous demanderons un crédit d’investissement pour la rénovation du restaurant lors d’un prochain Conseil général, en juin ou en octobre. Pour le reste, je ne connais pas les tenants et aboutissants de la pétition de mes adversaires», affirme-t-il.

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17 avr 2018

L’ascension fulgurante d’Arthur Sueur

Rencontre avec le volleyeur de Concise, qui a fait ses grands débuts cette saison en LNA avec le Lausanne Université Club. Un premier exercice riche et intense pour celui qui espère un jour jouer aux Etats-Unis.

Il a 19 ans et tout l’avenir devant lui. Arthur Sueur n’est pourtant pas du genre à traîner. Propulsé dans le cadre de la première équipe du LUC en début de saison, il n’arrête plus de brûler les étapes. Le Concisois a rejoint une formation universitaire qui se bat, comme chaque année, pour le titre de champion de Suisse. Une formation de LNA ambitieuse, qui ne lui était pourtant pas si étrangère que ça.

«Je m’entraînais déjà depuis quelques mois avec la première équipe, tout en évoluant le week-end avec la réserve du club. Mais les choses ont changé lorsque la une a perdu l’un de ses joueurs suisses au mois d’octobre de l’année dernière. Le coach Massimiliano Giaccardi m’a dès lors demandé de le rejoindre afin que le nombre d’éléments à passeport à croix blanche reste le même», explique celui qui a déjà disputé une dizaine de rencontres au plus haut niveau, pour la plupart commencées en tant que remplaçant sur la feuille de match.

Le rêve américain

Une période qui a suffi à Arthur Sueur pour s’acclimater à ses nouvelles couleurs. Outre un nouvel entraîneur, des nouveaux partenaires et un tout autre environnement de compétition, il a notamment dû se plier à certaines contraintes qu’impose le haut niveau. «Toute discussion est en anglais, hormis lorsque j’échange avec certains de mes coéquipiers francophones. Le LUC compte dans ses rangs des joueurs des quatre coins du monde, et c’est aux Suisses de s’adapter, plaisante-il. Mais cette nouveauté linguistique tombe à pic avec mes projets futurs.»

Des projets qui devraient l’amener de l’autre côté de l’Atlantique d’ici deux ans. Dans une université aux Etats-Unis, plus précisément. Mais c’est qu’il est comme ça Arthur Sueur, ambitieux certes, mais sachant garder les pieds sur terre, comme s’il était conscient du chemin qu’il lui restait à parcourir. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Nord-Vaudois met toutes les chances de son côté pour parvenir à ses fins. «Je vais passer ma maturité en juin 2019, dans le but de remplir toutes les conditions pour être accepté dans une université américaine. Je devrai ensuite m’inscrire sur une plateforme de recrutement, en appuyant ma candidature avec mon palmarès et une vidéo de mes performances. A partir de ce moment-là, c’est aux universités de faire leurs choix.» Et pourquoi pas y rester si l’occasion devait se présenter. «Là-bas, le volley se situe dans une autre dimension. Intégrer la ligue américaine professionnelle par la suite serait un rêve», continue le longiligne ailier d’1m99.

Avec la Suisse M20

En attendant, une fin de saison intense se profile. Le LUC se bat actuellement pour le titre face à Naefels. Les Lausannois ont enlevé le premier match de la série 3-0, à domicile. «En ayant remporté le tour régulier devant les Glaronnais et Amriswil, on aspire à quelque chose de grand cette saison.» Le Concisois manquera peut-être quelques matches de l’épilogue de la saison, lui qui a été appelé par l’équipe de suisse M20 pour disputer les qualifications pour les prochains Championnats d’Europe.

Une preuve de plus que tous les signaux sont au vert pour Arthur Sueur. Ce qui lui permettra un jour, qui sait, de réaliser ses rêves les plus fous.

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16 avr 2018

YS a trouvé sa voie par les ailes

Les hommes d’Anthony Braizat ont parfaitement réagi après la déconvenue de Sion, en dominant de la tête et des épaules un pâle FC La Chaux-de-Fonds, seulement battu 1-0 au Stade Municipal.

Le FC La Chaux-de-Fonds est en grand danger de relégation. Rattrapés par l’avant-dernier Old Boys au classement – les Meuqueux comptent toutefois un match en retard –, le club neuchâtelois n’a remporté que trois points depuis la reprise. Et samedi, contre Yverdon Sport, la troupe de Christophe Caschili a présenté tous les signes d’un patient candidat à la culbute. Arc-boutés en défense, les visiteurs n’ont absolument rien montré au Stade Municipal et se sont logiquement inclinés 1-0.

Il a fallu grosso modo une demi-heure un peu longuette à YS pour prendre la température du malade et appuyer où ça fait mal: sur les flancs. Dans le couloir droit de l’attaque yverdonnoise, le binôme Eleouet-Matukondolo a donné le tournis à Challandes, remplacé à la mi-temps après avoir certainement contracté un torticolis. Sur l’aile gauche, Gourmi a procédé par relais et offert un but tout fait à Cissé, qui a manqué le cadre (41e). Il s’agissait de la troisième occasion consécutive pour l’ex-buteur des Bleus qui, malgré ses nouvelles extensions et un look franchement cool, a étonnamment manqué de sang-froid dans la zone de vérité.

«Les Chaux-de-Fonniers jouaient leur survie et ont évolué avec un bloc très bas. On a réussi quelques belles combinaisons et le score aurait dû être plus lourd. Je trouve qu’on a réalisé une bonne prestation», estimait, en vrac, Khaled Gourmi. Arrivé durant la trêve, l’ailier a disputé son premier match en tant que titulaire avec Yverdon, avant-hier. Malgré un peu de déchet, l’Algérien autrefois adulé au Stade Municipal a montré une habileté intéressante dans les petits espaces, lui qui a été chercher du temps de jeu les jours précédents avec la «deux», leader en 3e ligue. «Le rythme revient. J’ai surtout pris beaucoup de plaisir, commentait-il, un large sourire qui en dit long au travers du visage. Pour revenir à niveau, la compétition, il n’y a que ça de vrai.»

Qu’un accident

Devant leur public, les Yverdonnois avaient «à cœur de se racheter après la défaite de Sion», et ils n’ont pas desserré l’étau après la pause. Rushenguziminega et Cissé ont eu une double opportunité dès la 51e, avant que le but ne tombe enfin trois minutes plus tard. De Pierro a lancé Eleouet dans la profondeur; ce dernier a une fois de plus gagné son duel, bien qu’il a dû se relever dans l’action, et a servi Rushenguziminega en retrait qui, cette fois, a mis dans le mille. Un but à l’image du match, avec des solutions arrivées par les côtés. La réaction du FCC a paru bien timide, la seule demi-alerte ayant suivi une remise de la tête en retrait un peu courte de Marque vers son gardien. Peut-être aussi parce qu’Yverdon a retrouvé les valeurs défensives et d’intransigeance affichées durant ce second tour – le sourire estropié de Gudit en témoigne, lui qui a perdu une incisive dans la bataille -, comme pour montrer que, oui, la claque (5-1) reçue une semaine plus tôt à Tourbillon n’était bien qu’un accident de parcours.

 

Yverdon SportLa Chaux-de-Fonds 1-0 (0-0)

But: 54e Rushenguziminega 1-0.

Yverdon: Da Silva; Matukondolo, De Pierro, Marque, Tavares (62e Cazzaniga); Gudit, Bindi; Eleouet, Rushenguziminega, Gourmi (73e Deschenaux); Cissé (78e Caslei). Entraîneur: Anthony Braizat.

FCC: Massari; Edoh (67e King), Farine, Josse, Challandes (46e Weah); Dzeljadini, Ndzomo; Diakiese, Lo Vacco (46e Rauti), Zingarelli; Kasai. Entraîneur: Christophe Caschili.

Notes: Stade Municipal, 557 spectateurs. Arbitrage de Tomasz Superczynski, qui averit Lo Vacco (14e, jeu dur), Challandes (29e, faute d’antijeu), Zingarelli (45e, antisportivité), King (76e, jeu dur), Weah (80e, simulation), Caslei (81e, jeu dur) et De Pierro (93e, faute d’antijeu).

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