En collaboration avec le journal La Région.

14 fév 2018

«Je n’aurais pas voulu d’autres parents»

Romainmôtier - Frédérique Drilhon von Arx a participé à la réalisation du film «Jusqu’au bout des rêves», qui retrace la vie passionnée et tumultueuse de ses parents et de leur combat pour rénover la Maison du Prieur. Rencontre.

L’auteur suisse Wilfried Meichtry a jeté son dévolu sur l’incroyable parcours de Katharina von Arx dans son nouveau film-documentaire «Jusqu’au bout des rêves» (lire encadré). Le réalisateur a passé près de sept ans à farfouiller dans la vie de cette famille qui s’est installée, en 1959, à la Maison du Prieur de Romainmôtier. Au point qu’il en est «presque» devenu un membre à part entière. La fille de la protagoniste, Frédérique, délivre sa version de l’histoire et sa relation avec sa maman, décédée en 2013, et son père qui l’a quittée quand elle n’avait que 18 ans.


Frédérique Drihlon von Arx reste admirative devant la force et la ténacité de ses parents, qui ont su se démarquer tout au long de leur vie. © Christelle Maillard

 

Comment ce projet de film sur votre maman a-t-il démarré?

Tout est parti d’une visite fortuite d’un des caméramen de Frenetic Films A.G. (ndlr: l’entreprise qui a réalisé le film) au tea-room de la Maison du Prieur. Ma mère y était souvent et n’hésitait pas à parler avec les gens qu’elle croisait de son travail pour rénover cet endroit et de toutes les histoires qui y sont liées. C’est ainsi qu’ils ont fait connaissance. Le caméraman a, ensuite, répété cela à Wilfried Meichtry.

Et qu’a-t-il pensé de ce récit?

Au départ, il n’y croyait pas, alors il est venu ici pour rencontrer ma maman et il s’est très vite enthousiasmé pour les histoires incroyables qu’elle racontait. Il faut dire qu’elle était une grande conteuse, très charismatique. Et elle savait transmettre sa passion pour la Maison du Prieur qu’elle a retapée durant des années (ndlr: de 1959 à 1989), à tel point qu’elle en est devenue l’âme. Le projet du film a débuté en 2011, quand le réalisateur s’est lancé à la recherche d’archives officielles et personnelles de notre famille.

Cela vous a-t-il gêné qu’il vienne mettre le nez dans votre passé?

Au début, j’avoue que j’étais réticente, car c’était notre vie privée qu’il voulait étaler dans un film et je craignais qu’il déforme notre histoire ou qu’il en fasse du sensationnalisme. Mais ma résistance est vite tombée quand j’ai vu avec quelle finesse et quel respect il racontait les choses. Aujourd’hui, il est devenu l’expert de la famille.

Qu’est-ce qui a particulièrement intéressé le cinéaste, selon vous?

C’est la relation passionnelle et tumultueuse entre mes parents. Comme ils étaient journalistes, ils ont sillonné le monde et ont vécu des moments insolites, mais, malgré les conflits, ils restaient très attachés l’un à l’autre. Ce lien a perduré tout au long de leur vie.

Aviez-vous conscience de cette complicité avant ce projet?

Oui, j’ai toujours eu une grande admiration et beaucoup de respect pour mes parents. Je me suis aussi beaucoup bagarrée avec eux parce qu’on avait fait de la liberté d’expression notre culture. Mais je sais aussi que, de l’extérieur, mes parents étaient perçus comme des gens bizarres, des monstres.

En avez-vous souffert? 

Non, et pour rien au monde j’aurais voulu d’autres parents.

Quel a été votre rôle dans le projet après le décès de votre mère? 

J’avais donné l’interview pour le film, mais je sais que Wilfried a dû réécrire tout le scénario. Je l’ai donc aidé en lui donnant des documents et en le mettant en contact avec d’autres membres de la famille.

Aujourd’hui, que pensez-vous du résultat du film?

Je trouve qu’il est très poétique et élégant. Physiquement, les acteurs ne ressemblent pas à mes parents, mais ce n’est pas grave car le plus important c’est qu’ils ont su retransmettre la complicité qui les liait. Il correspond très bien à ce que j’ai vécu avec mes parents, passionnés mais aussi tourmentés. Et je crois que ma mère l’aurait aimé.

«Jusqu’au bout des rêves» de Wilfried Meichtry

Katharina von Arx et Freddy Drilhon ambitionnent de rester cohérents avec eux-mêmes et de bâtir librement leur vie. Un amour passionnel les unit; elle devient célèbre en tant que reporter et dessinatrice, et lui comme photographe. Quand les deux s’installent, avec leur fille, à Romainmôtier pour faire du prieuré en ruines le nouveau centre de leur vie, la relation entre les deux est mise à rude épreuve.

Alors que Katharina met toute son énergie dans la restauration de l’impressionnante bâtisse, Freddy commence à se morfondre. Une grave crise éclate entre les deux et c’est la rupture. Mais l’amour qui les unit ne s’essouffle pas.

Dans ce documentaire-fiction, Sabine Timoteo, plusieurs fois récompensée par le Prix du cinéma suisse, et Christophe Sermet, acteur suisse installé en Belgique, font revivre les figures de Katharina von Arx et de Freddy Drilhon. «Jusqu’au bout des rêves» a été nommé pour le prix du public lors des Journées de Soleure. S’il n’a pas reçu ce titre, il a, en revanche, décroché le Prix Suisa 2017, récompensant la meilleure musique de film, au Festival de Locarno pour les compositions originales du Zurichois Balz Bachmann. (Com.)

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14 fév 2018

L’aventure tatare de deux Urbigènes

Lucie Amiguet et Mathis Chanthakesone défendront les couleurs suisses aux Championnats d’Europe M15, à Kazan.

C’est grâce au volant que Lucie Amiguet et Mathis Chanthakesone vont découvrir bientôt le Tatarstan. Le voyage sera long, mais il en vaudra la chandelle pour les deux badistes formés à Orbe. Ils ont été sélectionnés pour représenter la Suisse aux Championnats d’Europe M15, d’aujourd’hui à dimanche, à Kazan. Les visas sont prêts et le binôme sera accompagné dans son aventure -la première à ce niveau pour tous les deux- par Anthony Dumartheray, entraîneur national de la catégorie, ainsi que des M13.

Les deux talents régionaux sont en forme. Fin janvier, Lucie Amiguet a remporté un tournoi international à Bourges, en France. En double mixte, la vigoureuse joueuse d’Orny et son camarade de Mathod, 13 ans chacun, sont montés sur la troisième marche du podium du tournoi disputé dans l’Hexagone. Depuis, ils se préparent pour Kazan. «On se réjouit d’arriver en Russie, lance Lucie Amiguet, plus expansive que son camarade. C’est la première fois qu’on va véritablement se mesurer à tous les joueurs d’Europe, et pas seulement à une partie d’entre eux, comme c’est habituellement le cas lors des compétitions internationales que l’on dispute.»

Expérience utile

Il serait, par contre, trop présomptueux de fixer des objectifs chiffrés à atteindre pour le duo, qui tapera dans le volant tant en simple qu’en mixte à Kazan. Plutôt grand pour son âge, Mathis Chanthakesone fera parler son jeu offensif, parfaitement adapté à sa taille (1m76); rapide et dynamique, Lucie Amiguet comptera sur sa mobilité pour faire des étincelles.

Lucie Amiguet et Mathis Chanthakesone. © Michel Duperrex

Lucie Amiguet et Mathis Chanthakesone. © Michel Duperrex

«On ne part qu’avec deux éléments pour des questions de budget et, à la fois, de performances pures, souligne Anthony Dumartheray. Lucie et Mathis sont actuellement les meilleurs badistes du pays nés en 2004. A cet âge, il est, par contre, impossible de connaître le niveau de tous leurs adversaires. Pour nos deux représentants, il s’agira avant tout d’une belle expérience. Ce d’autant plus que les Championnats d’Europe élite par équipes se dérouleront dans le même temps et que, par conséquent, ils pourront voir les matches des meilleurs joueurs du continent.»

Du point de vue des entraîneurs des juniors de Swiss Badminton, le tournoi permettra de juger où en sont les joueurs helvétiques par rapport aux autres. «A la fois sur les plans technique et physique, ce qui servira à identifier les points à améliorer», poursuit le sélectionneur.

Dans les faits, au sein de la classe d’âge en question, sept des huit membres des cadres helvétiques sont Romands. «Cela s’équilibre dans d’autres années, tempère l’entraîneur national. Comme pour les clubs, cela fonctionne par vagues.»

Un club de champions

Le fait de trouver deux Urbigènes à un tel niveau ne relève pas du hasard. La formation au BC Orbe marche fort, avec six éléments qui font partie des cadres suisses et d’autres qui frappent à leur porte. Les deux jumeaux Hugo et Nolan Chanthakesone, 10 ans seulement, font déjà partie des effectifs M13. Julie -qui joue déjà en LNB avec Yverdon II- et Nicolas Franconville défendent aussi les couleurs nationales. «On est un groupe motivé, on se pousse», affirme, avec flegme, Mathis Chanthakesone, dont le père est d’origine laotienne.

Les talents de la Cité aux deux poissons sont entraînés par Pavel Uvarov, ancien joueur du BC Yverdon, entre autres. «C’est incroyable de constater que sur une petite centaine de membres au club à Orbe, six sont en équipe de Suisse», glisse-t-il avec fierté. Le Russe d’origine dirige également, associé à Anthony Dumartheray, les séances des bénéficiaires du programme sport-études instauré dans la Cité thermale. C’est dire si, en plus de produire d’excellents joueurs, la région peut compter sur un encadrement à la hauteur.

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14 fév 2018

Y avait-il des braqueurs sur les lieux?

Chavornay - Le convoyeur de fonds, qui prétendait avoir remis le contenu de son fourgon à des malfaiteurs, a été placé en garde à vue avant d’être libéré par la police lyonnaise, hier.

Rebondissements dans l’affaire du braquage qui a eu lieu jeudi dernier sur une aire de stationnement à la sortie d’autoroute de Chavornay (lire La Région Nord vaudois de lundi dernier). Après avoir été entendu par la Police cantonale vaudoise, samedi dernier, le convoyeur de fonds, qui avait remis le contenu de son fourgon à des malfaiteurs qui avaient, selon ses dires, kidnappé sa fille, a été placé en garde à vue par la police judiciaire de Lyon lundi, selon Le Parisien.

Même s’il refuse de préciser à quel moment le convoyeur de fonds, sa fille et son coéquipier ont été mis en garde à vue, le secrétariat de Marc Cimamonti, procureur au sein du Tribunal de grande instance de Lyon, confirme qu’ils ont été auditionnés, avant d’être libérés, hier après-midi.

Par ailleurs, les enquêteurs veulent vérifier la provenance d’une somme de quelque centaines de milliers de francs retrouvés au domicile de l’un des deux convoyeurs. Le collègue du père de la jeune fille kidnappée a assuré aux policiers qui l’interrogeaient que les braqueurs lui avaient laissé une partie du butin en guise de «préjudice moral». Ceci à l’insu de son coéquipier, selon nos confrères parisiens.

Un coup monté?

Le flou subsiste dans cette affaire. Y avait-il vraiment des braqueurs, ce jour-là à Chavornay? Si on en croit le témoignage d’une jeune femme qui confiait, vendredi dernier, avoir déposé sa collègue sur ce parking, le jour précédent à 19h45, soit au moment même du braquage, on peut douter de la présence réelle de malfaiteurs à cet endroit. Ce témoin avait en effet déclaré n’avoir «absolument rien remarqué». Questionné sur ce point, Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la Police cantonale vaudoise, déclare: «C’est justement ce que l’enquête en cours doit établir». En revanche, les forces de l’ordre ne souhaitent pas commenter la garde à vue du convoyeur de fonds, de sa fille et de son coéquipier, en France.

Contactée, Monica Leita Vermot, procureure chargée de l’affaire au sein du Ministère public de l’arrondissement du Nord vaudois, ne fait, elle non plus, aucune déclaration sur cette arrestation.

L’affaire Toni Muselin

Ce fait divers en rappelle en autre, celui du convoyeur de fonds Toni Muselin, qui avait  dérobé le contenu de son fourgon, à Lyon, le 5 novembre 2009. Condamné par les magistrats français, l’homme avait écopé d’une peine privative de liberté de cinq ans. Sur les 11,6 millions dérobés, 9,1 seulement avaient été récupérés. Le reste de l’argent demeure, à ce jour, introuvable. Le convoyeur de fonds a été libéré en 2013.

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13 fév 2018

Lausanne se dit prêt à accueillir le curling lors des JOJ 2020

A la suite du refus de Morges d’accueillir les épreuves de la discipline lors des Jeux olympiques de la Jeunesse 2020, la capitale vaudoise se positionne. La vallée de Joux pourrait également être candidate.

“Lausanne est le berceau de l’olympisme. Mais, pour l’instant, à part le hockey sur glace, quasi aucune épreuve des Jeux olympiques de la Jeunesse 2020 ne se dérouleront ici. C’est pour cette raison, notamment, qu’on souhaiterait accueillir les compétitions de curling dans deux ans.” Bertrand Dousse, président de l’Association lausannoise de curling, n’a pas perdu de temps. A peine une semaine après le refus de Morges d’organiser les épreuves de la discipline à l’occasion des prochains JOJ, la capitale vaudoise a pris le relais.

“On n’a pas officiellement déposé notre candidature, prévient Antoine Liaudet, joueur de l’équipe élite du Curling club Lausanne olympique, lieu de rendez-vous de nombreux Nord-Vaudois. Il ne nous manque que le soutien, principalement financier, des autorités cantonales pour nous lancer. Le projet est prêt depuis longtemps.”

Celui-ci comprend, notamment, la rénovation de la halle d’Ouchy, vieille de près d’un demi-siècle, qui accueillerait le tournoi. “En l’état, les pistes ne sont pas assez larges pour pouvoir prendre en charge un tel événement. L’idée est donc d’agrandir notre surface, pour satisfaire aux exigences de ce genre de compétition, ainsi que de construire des gradins”, poursuit le Lausannois.

Selon nos informations, la vallée de Joux se serait également mise à disposition pour recevoir les épreuves de la discipline. “A priori, notre principal concurrent sera Champéry, dont les infrastructures permettraient, sans aménagement, la prise en charge des compétitions”, note cependant Antoine Liaudet.

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13 fév 2018

Un conflit de travail s’enlise et dérape

Treycovagnes et Yverdon-les-Bains n Le syndicat UNIA et les ouvriers d’une entreprise d’électricité ont à nouveau manifesté. Avec une altercation à la clé.

Le conflit entre l’entreprise Electricité 2000, dont le siège est à Echallens, une partie de son personnel et le syndicat UNIA a connu un double rebondissement, hier. En effet, après une première manifestation le 29 janvier dernier à l’avenue de Grandson, à Yverdon-les-Bains (lire La Région Nord vaudois du 30 janvier), un accord semblait avoir été trouvé. Mais il n’a pas été respecté dans ses termes, et une nouvelle action a été menée, cette fois à Treycovagnes, sur le chantier d’un immeuble locatif situé dans la traversée du village.

Les personnes qui se rendaient à leur travail, hier matin, ont sans doute été surprises de voir des drapeaux rouges, à l’enseigne d’UNIA, agités à deux pas du centre du village. Une demi-douzaine d’ouvriers, accompagnés de deux secrétaires syndicaux, s’y étaient donné rendez-vous avant l’aube pour manifester contre l’entreprise Electricité 2000, à laquelle il est reproché de ne pas avoir respecté la convention collective de travail (CCT) du secteur de l’électricité.

D’une certaine manière, il s’agissait de la prolongation du mouvement lancé fin janvier.

L’accord non respecté

Ouvriers et syndicalistes ont manifesté hier matin devant un immeuble en construction à Treycovagnes.

Ouvriers et syndicalistes ont manifesté hier matin devant un immeuble en construction à Treycovagnes.©Raposo

Selon Lionel Roche, secrétaire à UNIA Vaud en charge du secteur, ouvriers et syndicat avaient mis fin à leur mouvement de fin janvier à la suite de la signature d’une convention avec la société incriminée.

Le patron de celle-ci, Andrea Barrile, avait accepté de payer quelque 85 000 francs d’arriérés en trois tranches, le premier versement, d’un montant de 30 000 francs, devant intervenir le 7 février. Mais à la date indiquée, l’entreprise n’a versé que 15 000 francs.

Le syndicat a réagi et les différents interlocuteurs se sont retrouvés vendredi dernier. Lors de cette rencontre, le patron d’Electricité 2000 était accompagné de Me Alexandre Reil, avocat à Lausanne.

Sous pression

Selon Lionel Roche, le montant figurant dans la convention passée fin janvier a, alors, été contesté. Par ailleurs, l’employeur s’est plaint d’avoir dû signer ce document sous la contrainte.

Le secrétaire syndical dit avoir proposé un rééchelonnement des versements, mais la partie adverse a opposé un refus. D’où le retour à la case départ et l’action menée hier matin à Treycovagnes.

Altercation suivie d’une plainte

Les manifestants ont quitté Treycovagnes en tout début d’après-midi, sans avoir obtenu un quelconque résultat. Ils se sont déplacés à l’avenue de Grandson, là où ils avaient mené leur première action à fin janvier. Les choses se sont un peu moins bien passées. Appelée par un représentant de la société propriétaire de l’immeuble, Police Nord vaudois est intervenue, ce qu’elle avait déjà fait, de manière spontanée, le matin à Treycovagnes. Mais après le départ des policiers, les choses ont dégénéré. Selon Laurent Tettamanti, le représentant du propriétaire des lieux, Cédric Leimer, qui n’est pas directement concerné, aurait proféré injures et menaces à l’égard des manifestants puis, en quittant l’immeuble, il aurait arrêté son véhicule et agressé le syndicaliste physiquement. «Il m’a craché à la figure et m’a donné un coup dans les parties», affirme Laurent Tettamanti. Il a déposé plainte peu après. Cédric Leimer conteste ces accusations: «Lorsque je suis sorti, j’étais accompagné de mon agent d’affaires. On était très près, mais ce monsieur, je ne l’ai pas touché!»

 

Convention – L’avocat d’Electricité 2000 demande juste le temps nécessaire aux vérifications

«La grève ne peut pas remplacer un tribunal»

S’il ne conteste pas que son client doit de l’argent aux collaborateurs, Me Alexandre Reil, conseil d’Electricité 2000, estime, en invoquant la doctrine, que la «grève est illicite lorsqu’il s’agit de faire respecter une convention collective». Et d’ajouter: «On ne peut pas faire grève pour toucher des arriérés de salaire.»

Au-delà de l’aspect purement juridique, la réalité est que l’employeur doit bel et bien quelques dizaines de milliers de francs aux collaborateurs, représentant des frais de repas, de temps de déplacement, et de déplacement proprement dit.

Selon l’avocat lausannois, l’employeur a soumis, fin décembre, un décompte aux employés concernés. Il n’a pas eu de nouvelles jusqu’au 22 janvier, date à laquelle un courriel lui est parvenu d’UNIA, exigeant plusieurs dizaines de milliers de francs. Electricité 2000 voulait faire le point avec sa fiduciaire et son agent d’affaires pour vérifier la réalité de ce montant. Un nouveau décompte, pour un montant de 85 000 francs, est arrivé du syndicat, puis la grève.

Me Reil soutient que la convention signée le 29 janvier par son client l’a été sous la contrainte. En date du 6 février, en son nom, il a invalidé la convention. Mais 15 000 francs ont été versés pour manifester de la bonne volonté. Lors des négociations de la semaine dernière, il a demandé un délai pour donner le temps à la société de vérifier les prétentions syndicales: «On voulait contrôler les décomptes. Nous avons aussi proposé un rééchelonnement, avec des versements de 10 000 francs par mois. Le syndicat a refusé.»

L’avocat considère désastreux qu’UNIA mette en péril l’entreprise et les emplois par son obstination. Et de tonner encore que «bloquer un chantier est un acte illicite».

 

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13 fév 2018

Les jeunes Yverdonnoises goûtent au podium suisse

Nina Rehacek (argent au triple saut M18) et Aurore Ortlieb (bronze à la hauteur M16) ont brillé à l’occasion des Championnats de Suisse jeunesse en salle.

En prenant la route pour Saint-Gall et les Championnats de Suisse jeunesse en salle, Nicolas Verraires avait noté sur son cahier les performances qu’il espérait voir les jeunes athlètes de l’Union sportive yverdonnoise accomplir. L’entraîneur du club de la Cité thermale a pu mettre un «vu» à côté de quasi toutes les disciplines auxquelles ses protégés -qui ont la plupart du temps atteint les finales escomptées et battu leurs records- étaient engagés. Un bon bilan magnifié par les médailles décrochées par Nina Rehacek, spécialiste du triple saut qui s’est parée d’argent en M18, et Aurore Ortlieb, bronzée au saut en hauteur M16.

La première nommée a fini fort son concours, avec un essai à 10m81. «Après deux derniers Championnats nationaux au cours desquels elle n’avait pas réalisé les performances escomptées, elle a cette fois parfaitement su gérer l’événement, en réussissant à rester dans le concours jusqu’au au bout, après deux premiers sauts pas très rassurants, se félicite Nicolas Verraires. Son évolution mentale est remarquable. Chapeau à elle!» Malgré son meilleur saut de sa saison, la Baulmérane est restée à bonne distance du titre suisse M18, empoché par la Saint-Galloise Corina Sieber (10m98 à son premier bond).

Engagée dans le même concours, Zoé Deriaz a, pour sa part, fini «chocolat». La jeune triple-sauteuse de l’USY a, avec un essai mesuré à 10m60, échoué à 9 centimètres du podium. Blessée à un psoas il y a trois semaine, elle n’a pas pu aborder la compétition dans les meilleures conditions, ce d’autant plus qu’elle était malade. «En pleine possession de ses moyens, je suis presque certain qu’elle aurait terminé avec une médaille autour du cou. Elle a joué de malchance», estime son entraîneur.

Du talent à revendre

Le second podium remporté par le club est à mettre au crédit de l’étonnante Aurore Ortlieb. Entraînée par Jean-Louis Ray, l’athlète, qui en est à sa première année M16, a battu sa marque personnelle pour décrocher le bronze de sa catégorie. Elle a franchi 1m58 à son deuxième essai, avant de toucher du talon -alors que tout le reste du corps était passé avec une certaine marge- une barre à 1m61, qui lui aurait valu le titre. «Elle est passée tout près de l’or», lâche Nicolas Verraires, qui loue surtout le talent de l’Yverdonnoise: «Il est encore prématuré de la catégoriser comme spécialiste de la hauteur. Avec ses qualités, elle sera forte dans plusieurs disciplines.»

En lice sur 60m et 60m haies en M18, Sophie Paroz a pris des 7e et 12e (4e de la finale B) places, améliorant son meilleur chrono sur les haies, avec un 9’’05. Du côté des garçons, Jordan Stoll (M16), disqualifié sur 60m après un mouvement de pied dans les starting blocks, s’est vengé sur le 60m haies, 8e en 9’’38 (PB). Finalement, William Santschy (M20), spécialiste de la hauteur, a concouru sur 60m pour ménager son dos. Il a pris le 7e rang de sa série en 7’’53 (PB).

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13 fév 2018

Un petit hamburger pour la route?

Le Restoroute, géré par Autogrill Suisse S.A., accueillera un Burger King d’ici au début du mois de mars. Un changement positif, d’après Jean-Marc Buchillier, directeur de l’Association pour le développement du Nord vaudois (ADNV).

Les automobolistes qui ont un petit creux et qui veulent faire une halte au Restoroute de Bavois pourront bientôt se sustenter avec des hamburgers, ainsi qu’avec les autres spécialités de la chaîne de restauration rapide Burger King.

«Le but est que le restaurant ouvre avant le début du Salon international de l’automobile de Genève (ndlr: le 8 mars prochain). Idéalement, l’ouverture se ferait le 28 février», annonce Guy Pernet, directeur des opérations d’Autogrill Suisse, société qui détient plusieurs restoroutes en Suisse, dont le bavoisan.

Le fast-food ne grignotera pas entièrement le restaurant panoramique déjà présent, d’après Guy Pernet: «Le Burger King raccourcira cette dernière surface, mais ne la fera pas disparaître. Nous devons nous adapter à la clientèle, et en même temps garder les habitués.»

Jean-Marc Buchillier, directeur de l’Association pour le développement du Nord vaudois (ADNV), voit l’implantation de ce géant des hamburgers d’un bon œil. «C’est une bonne activité complémentaire pour le restoroute. Cette nouvelle présence va inciter les visiteurs à s’y arrêter.»

«Le restoroute est en stagnation depuis quelques années et il a été très touché par l’abolition du taux plancher en 2015», affirme Guy Pernet, originaire de Mézières, qui a également d’autres projets en vue pour redynamiser les lieux. Une vingtaine de personnes seront engagées pour travailler au sein du nouveau Burger King.

Moderniser l’entrée

Après avoir actualisé la partie liée à la restauration, au sous-sol du bâtiment principal, Guy Pernet et Autogrill Suisse S.A. aimeraient s’attaquer au hall d’entrée.

«Nous voulons rendre cet endroit plus attractif. C’est assez vide pour l’instant.» Espace de coworking ou stands d’artisanat local, plusieurs projets sont envisagés pour attirer les visiteurs.

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12 fév 2018

Le nouveau visage de Playboy a charmé deux Nord-Vaudois

Yverdon-les-Bains – Sainte-Croix -  David Musetti s’est associé au jet-setteur David Swaelens-Kane pour lancer une édition suisse du magazine de charme Playboy. Un homme plein d’ambition qui a convaincu Philippe Roger de devenir son homme de réseau, et Julie Janus, la cheffe des «bunnies».

A première vue, on pourrait croire que David Musetti est un commercial à la mode, avec son sourire, ses jeans bleus, sa fine écharpe et son veston satiné. A un détail près: une petite broche dorée, discrètement accrochée sur le rebord de son blazer. Un petit bijou en forme de tête de lapin qui symbolise, pourtant, tout un empire: celui de la marque américaine Playboy.

Un empire que ce diplômé de la Haute Ecole de commerce (HEC) de Genève a bien envie de reconstruire ici, dans le canton de Vaud. Pour concrétiser cette ambition, il est devenu actionnaire du nouveau magazine de charme francophone Playboy (lire encadré gris), ainsi que du bimestriel du même genre Photo Magazine -les deux entités sont réunies sous le nom de la société vaudoise Diamond Editions. Et il s’est entouré de plusieurs personnes de la région pour développer ses activités. Parmi ces dernières figurent le Sainte-Crix Philippe Roger et l’Yverdonnoise Julie Janus (lire interview en page 5). «Rien n’est impossible tant que l’on réunit de bonnes compétences, commente l’économiste genevois qui a participé à la restructuration du réseau postal entre villes et campagnes. Je veux travailler avec des gens locaux, car je sais d’où je viens.»

Une philosophie de vie

Rien ne prédestinait Philippe Roger à se lancer dans l’aventure de Playboy. Cet technicien ambulancier sainte-crix et père de famille partageait, sans le savoir, la philosophie de Playboy. «J’ai rencontré David Musetti par le biais d’une amie, il y a environ deux ans, et on s’est trouvé une vision commune: l’envie de fédérer les gens de tous les rangs sociaux autour du même amour envers les femmes», raconte-t-il. Et c’est ainsi, que le Nord-Vaudois est devenu «l’homme de réseau» de David Musetti.

Philippe Roger (à dr.) a rejoint l’équipe de Playboy, codirigée par l’entrepreneur lausannois David Musetti (à g.), afin de véhiculer l’art de vivre de la marque américaine en Suisse et en France.

Philippe Roger (à dr.) a rejoint l’équipe de Playboy, codirigée par l’entrepreneur lausannois David Musetti (à g.), afin de véhiculer l’art de vivre de la marque américaine en Suisse et en France. ©Carole Alkabes

«Playboy, ce n’est pas qu’un magazine de femmes nues, c’est aussi un art de vivre, dont le but est de sublimer la femme et ses courbes par la mode, le design, la musique et la culture. C’est une philosophie qui prône la liberté d’expression, l’anticonformisme et l’hédonisme, confie le l’entrepreneur genevois, aussi père de famille. Et chez Playboy, on est tous égaux, peu importe la couleur de notre peau ou notre attirance sexuelle.»

Un aspect qui parle au Sainte-Crix: «Je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de personnes talentueuses qui n’étaient jamais mises en avant à cause de leur rang social ou de leur mauvaise situation, et je trouve cela vraiment dommage. Alors tant que je peux contribuer à effacer ces barrières, sans tomber dans le vulgaire, je le ferai.»

«Philippe m’apporte parfois des idées farfelues, auxquelles je ne prête pas attention toute de suite. Et après réflexion, je me dis que finalement, il a raison», ajoute David Musetti, qui compte beaucoup sur le Nord-Vaudois pour développer son business.

Pas peur du regard des autres? «Peu de gens me font peur. Et c’est notre rôle de convaincre le public que Playboy, c’est bien plus que le cliché que tout le monde s’imagine», conclut Philippe Roger.

Le nouveau Playboy avec une touche suisse

L’homme d’affaires de 44 ans s’est associé, fin 2016, au célèbre duo de jet-setteurs David Swaelens-Kane et sa compagne, Monika Bacardi, pour lancer la première édition suisse du magazine de charme Playboy. «La différence, c’est que, désormais, des contenus romands sont ajoutés à la version française, lancée en 2016, précise David Musetti. Par exemple, dans le prochain numéro, nous avons un shooting avec la mannequin lausannoise Natàlia Pereira, au Château d’Allaman.»

Cette nouvelle édition est devenue le bimestriel officiel pour tous les pays francophones, y compris le Québec. «Et bientôt en Angleterre et en Australie, renchérit celui qui possède également un bureau de trader à New York et un salon de coiffure à Lausanne. Playboy est vendu à près de 180 000 exemplaires, dont environ 30 000 en Suisse.» Les numéros, monnayés à 11,40 francs, mettent à nu des femmes, mais pas n’importe comment: «On a fait un lifting du magazine et misé sur des images artistiques, loin de la pornographie, précise David Musetti. On y a aussi intégré des anciens articles de Playboy, comme celui de Donald Trump, qui affirmait ne pas vouloir devenir président.»

Mais il y a aussi des publicités et quelques interviews signés de la plume de David Musetti. «Nous avons une trentaine d’employés en France et en Belgique, explique-t-il. En Suisse, nous travaillons, pour l’heure, que sur mandat.»

Le Château d’Allaman, la future Playboy Mansion?

Selon les dires de David Musetti, il ne manque plus que dix millions de francs environ à l’édition francophone de Playboy pour acquérir le Château d’Allaman. Il sera rebaptisé «le Château de la paix», si la transaction se concrétise. ©DR

Selon les dires de David Musetti, il ne manque plus que dix millions de francs environ à l’édition francophone de Playboy pour acquérir le Château d’Allaman. Il sera rebaptisé «le Château de la paix», si la transaction se concrétise. ©DR

Dire que David Musetti voit grand, ce n’est qu’un euphémisme. En effet, outre le lancement d’une édition suisse de Playboy, l’expert en finances a un autre projet encore bien plus fou: recréer le fameux manoir Playboy. «Un ami m’a emmené devant le Château d’Allaman et il m’a dit: ferme les yeux et pense à Hugh Hefner (ndlr: le fondateur du magazine Playboy), se rappelle-t-il. Et quand j’ai les ai ouverts, j’ai tout de suite su qu’il fallait qu’on reprenne cet endroit magnifique pour y recréer la Playboy Mansion.»

Le bâtiment historique, remis à neuf par son actuel propriétaire Markus Jerger, est en vente depuis plusieurs années pour un peu plus de 30 millions de francs. «Il faut qu’on se dépêche pour éviter que l’édifice ne soit mis aux enchères et que des investisseurs étrangers le rachètent, poursuit l’homme d’affaires. On a fait les 3/4 du travail, maintenant il faut que les promesses d’investissements se concrétisent.»

David Musetti prévoit d’y organiser des événements VIP. «Cela n’aura rien à voir avec une maison close. On veut que le Château devienne une plateforme qui réunit des gens issus du monde des affaires, du sport, de l’art et de la culture, pour évoquer des projets et les réaliser dans un temps record. On ne veut pas de blabla, que du concret, affirme-t-il. Ce sera un havre de paix au milieu de l’Europe, un lieu incontournable.»

«C’est pire d’être hôtesse au Salon de l’auto que bunny»

L’Yverdonnoise de 25 ans Julie Janus a rencontré David Musetti, il y a deux ans, lorsqu’elle était hôtesse pour un événement qu’il organisait. Dès que l’entrepreneur s’est lancé dans l’affaire de Playboy, elle l’a suivi, en devenant l’une des premières bunnies, comme on dit dans le jargon de la marque pour décrire les hôtesses. Aujourd’hui, elle est devenue l’assistante de direction et la cheffe des bunnies suisses. Rencontre.

En plus de sa casquette de secrétaire juridique, l’Yverdonnoise Julie Janus est devenue la coordinatrice et la cheffe des bunnies de Playboy.

En plus de sa casquette de secrétaire juridique, l’Yverdonnoise Julie Janus est devenue la coordinatrice et la cheffe des bunnies de Playboy. ©Michel Duperrex

Comment avez-vous réagi lorsqu’on vous a proposé de devenir une bunny pour Playboy?

Au début, je n’étais pas rassurée parce que je pensais que cela voulait dire Playmate (ndlr: les femmes qui posent nues dans le magazine). Et quand j’ai compris que cela voulait dire hôtesse dans des boîtes de nuit, j’ai eu peur des mains baladeuses des hommes.

Mais vous avez quand même accepté le travail?

Oui et j’ai vu qu’on était très bien surveillées. Et mon expérience me permet, aujourd’hui, de rassurer les candidates, qui ont des craintes.

Est-ce difficile de recruter des bunnies?  

Il y a souvent deux problèmes: soit les filles mesurent moins d’1,7 m, soit elles voient un problème avec leur petit copain. Et après, il y avait des filles qui convenaient, mais qui ne correspondaient pas aux exigences de David Musetti.

Et qu’en dit votre conjoint?

Je lui ai expliqué et il me fait confiance et me soutient.

N’avez-vous pas peur des jugements de vos proches?

Je ne vois pas où est le problème, on ne fait que distribuer des goodies (ndlr: objets à l’image de la marque) et animer des soirées en tout bien tout honneur. Ceux qui critiquent sont souvent ceux qui ne connaissent pas, car c’est pire d’être hôtesse au Salon de l’auto que d’être bunny pour Playboy.

Avez-vous posé des limites?

Pas vraiment, mais je ne voudrais pas faire de strip-tease ou être juste là pour être regardée, sans rien faire ni distribuer de goodies.

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12 fév 2018

Le HCY méritait tellement mieux

Hockey – Playoffs 1re ligue. Revenant de 1-3 à 3-3 dans la dernière minute du temps réglementaire, les hommes de Jiri Rambousek ont fait trembler les Valaisans jusqu’au terme d’une prolongation dominée mais finalement perdue.

Vraiment admirable de volonté et finalement mal payé, le HC Yverdon a disputé un excellent match samedi dernier contre Sierre, le grand favori au titre du groupe romand. Mais il a malheureusement été battu à cinq minutes de la fin d’une prolongation durant laquelle il s’est créé de nombreuses occasions par Vidmer (trois fois), Borgeaud, Beutler, Pappalardo, Vazquez et Rochat. Quel beau combat les Yverdonnois ont pourtant livré.

Gay héros malheureux

«Oui, ce soir on a fait preuve de beaucoup de caractère, relevait Bryan Borgeaud. On est parvenu à marquer deux buts en dix secondes pour revenir au score, avant de céder dans une prolongation pendant laquelle nos adversaires se sont aussi montrés dangereux sur leurs ruptures rapides. Mais c’est quand même nous qui avions à ce moment-là les affaires en main.» Et Nicolas Gay, particulièrement en évidence dans cette rencontre, d’ajouter: «On s’est beaucoup donné et on a montré une grande réaction quand on a sorti le gardien pour jouer à 6 contre 4 et revenir à 3-3. On y croyait toujours et on peut être fiers de notre prestation. Maintenant, il est bien clair que la troisième confrontation (ndlr: demain à 20h) en Valais s’annonce compliquée. Mais pas impossible. On va essayer de refaire un grand match d’équipe pour continuer à espérer et venir livrer un quatrième acte à la maison.»

Un grand Chmel

Le premier tiers a été d’excellente qualité, avec des Sierrois vifs et cherchant d’emblée la faille. Mais c’est Yverdon qui a manqué d’un rien d’ouvrir la marque par Rochat puis Gay, tous deux se présentant seuls face au gardien Pittolaz dans la même minute (9e). Puis les Valaisans ont dominé les opérations, mais Chmel, auteur d’un grand match, a multiplié les arrêts face à cette maestria valaisanne, qui roulait à fond. Rebelote au début du deuxième tiers, lors duquel le gardien yverdonnois s’est montré intraitable, même à 3 contre 5 durant deux minutes, et a été sauvé une fois par sa transversale. Avant de s’avouer vaincu à 4 contre 5, puis encaissant le 0-2 alors que le HCY ne pouvait plus sortir de son camp de défense.

Lorsque Sierre a marqué le le 0-3 (46e), on pensait que tout était dit. Jusqu’à cette incroyable dernière minute. L’entraîneur Jiri Rambousek a alors sorti son gardien: «Oui, j’ai pensé que c’était notre dernière chance et ça a marché. Je suis fier de mes hommes et de la réaction d’orgueil qu’ils ont démontré. Mais aussi déçu de l’issue de la rencontre, ce quatrième et ultime goal étant de ma faute. Là, c’est moi qui n’ai pas respecté le système que j’avais mis en place pour ce match. Maintenant, il nous reste tout de même un espoir.»

 

YverdonSierre 3-4 (0-0 0-2 3-1 0-1)

Buts: 33e Dépraz (Guyenet, Cheseaux/5c4) 0-1; 35e Posse (Dépraz, Reber) 0-2; 41e Zandovskis (Vioget) 1-2; 46e Marghitola (Gailland, Rimann) 1-3; 60e Gay (Beutler/6c4) 2-3; 60e Gay (Beutler/6c4) 3-3; 76e Gaillard (Baruchet, Rimann/4c4) 3-4.

Yverdon: Chmel; Borgeaud, Descloux; Ramet, Vidmer; Narbel, Vazquez; Bertschi; Rochat, Beutler, Zandovskis; Jé. Curty, Paillat, Gay; Köppli, Pappalardo, Pippia; Vioget. Entraîneur: Jiri Rambousek.

Sierre: Pittolaz; Marghitola, Cheseaux; Guyenet, Dozin; Baruchet, Kalbermatten; Felley, Bitz; Bonny, Rimann, Gailland; Dépraz, Posse, Reber; Cifelli, Schumann, El Assaoui; Rumo, Valenza. Entraîneur: Alain Darbellay.

Notes: Patinoire d’Yverdon, 438 spectateurs. Arbitrage de Patrick Michaud. Pénalités: 11×2’ contre le HCY et 8×2’ contre Sierre. Yverdon sans Jo. Curty, Tinguely, Deschenaux (blessés), Koch (armée) et von Allmen (repos). Touché à un pied dans un choc, Bertschi n’a pas disputé le troisième tiers. Meilleurs joueurs: Chmel (HCY) et Dépraz (Sierre).

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09 fév 2018

Un fourgon attaqué dans un parking

Chavornay – Des malfrats ont braqué un véhicule blindé, dans la nuit de jeudi à vendredi, à proximité du parking, situé à la sortie d’autoroute du village. Un convoyeur de fonds leur aurait payé 30 millions de francs en échange de sa fille kidnappée.


Ce fourgon a été braqué, dans la nuit de jeudi à vendredi. ©Michel Duperrex

C’est une «incroyable affaire de rançon», selon le journal Le Parisien. Hier, vers 19h, une jeune femme a été enlevée par des malfaiteurs, qui s’étaient fait passer pour des plombiers à son domicile.

Les agresseurs ont contacté le père de la jeune femme, un convoyeur de fonds qui travaille dans la région nord-vaudoise, et «lui ont demandé de leur livrer le contenu de son fourgon rempli d’argent en échange de la libération de sa fille», indiquent nos confrères parisiens.

Des convoyeurs braqués

Selon la Police cantonale vaudoise, «ce fourgon de transfert de fonds qui circulait sur l’autoroute A1 en direction de Lausanne, aux alentours de 19h45, a été contraint par un complice de sortir à la hauteur de Chavornay et de se garer sur le parking à proximité. Là, plusieurs hommes armés qui attendaient le fourgon l’ont fait se garer. Ils ont ensuite braqué les convoyeurs, dévalisé l’entier du fourgon et pris la fuite à bord d’un véhicule SUV 4×4 de type Porsche de couleur foncée. Les auteurs ont pris une direction inconnue et n’ont pas été rattrapés».

Arrivés sur les lieux quelques minutes après avoir été alertés, les gendarmes et les inspecteurs de la police de sûreté ont contrôlé le secteur, pris les mesures urgentes et déployé un dispositif.

La Police cantonale vaudoise indique le signalement des auteurs comme suit : trois hommes, environ 170–175 cm, corpulence normale, vêtus entièrement de noir, cagoulés et gantés, parlaient français avec un accent, peut-être du sud de la France ou d’Afrique du nord.

Aucun blessé à déplorer

Quant à la jeune femme, elle a été libérée dans l’Ain et recueillie par les gendarmes. La police judiciaire de Lyon a été chargée des investigations. Les auteurs ont ensuite pris la fuite dans une direction inconnue. Au final, l’opération n’a pas fait de blessé.Cet événement a nécessité l’intervention de douze patrouilles de la gendarmerie vaudoise et des inspecteurs de la police de sûreté.

La procureure de service a ouvert une enquête pénale, qu’elle a confié aux inspecteurs de la Police cantonale vaudoise.

Rien vu, rien entendu

«Je me suis réveillé aux environs de 23h pour me rendre aux toilettes et j’ai vu plusieurs gendarmes avec des chiens en face de ma fenêtre, confie ce Chavornaysan qui habite la maison située à proximité du parking, où un fourgon blindé a été braqué, durant la nuit de jeudi à vendredi. Ils sont venus m’interroger ce matin, mais je n’ai absolument rien vu, ni entendu.»

Plus loin, de l’autre côté de la route, une voisine affirme, «avoir vu de la lumière allumée, pendant vingt minutes», aux alentours de minuit. «Je me suis demandé ce que c’était, mais je suis retournée me coucher.» Elle n’est, par ailleurs, pas du tout étonnée qu’un tel événement soit survenu: «Avec tout ce trafic, il faudrait qu’il y ait plus de contrôles policiers, car cela devient inquiétant», poursuit-elle. Depuis qu’elle habite à Chavornay -quarante ans-, elle a connu cinq cambriolages à son domicile. «En octobre dernier, les malfrats se sont infiltrés chez moi, alors que je gardais mon petit-fils. Sac à main, argent, bijoux, rien n’a été épargné.»

Sur la place de jeu, où il y a le marché le vendredi, personne n’a rien vu, rien entendu, vendredi. «J’ai installé mon stand à 6h30, et je n’ai rien remarqué d’anormal», glisse le marchand de légumes. Même son de cloche pour la fromagère et deux autres jeunes femmes. A la boulangerie, les vendeuses n’étaient pas non plus au courant de ce braquage. «En général, les gens parlent, mais je suis surprise d’apprendre cette mauvaise nouvelle.»

Par ailleurs, le fourgon appartient à SOS Surveillance, une entreprise valaisanne, spécialisée dans ce type d’opération.

Appel à témoin

La Police cantonale vaudoise lance un appel à témoin. Les personnes susceptibles de fournir des renseignements au sujet de cette agression sont priées de prendre contact avec la centrale de la Police cantonale vaudoise au 021 333 5 333 ou avec le poste de police le plus proche.

 

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