Les News de Nord Vaudois - octobre 2016

En collaboration avec le journal La Région.

18 aoû 2017

Une Urbigène a vécu la folie de l’attentat meurtrier de Barcelone

Espagne – Quelques minutes après qu’une voiture a foncé dans la foule dans le centre-ville de la capitale de la Catalogne, hier après-midi, nous avons pu joindre Savanah Vallone, encore retranchée dans une galerie d’art. Témoignage prenant.

Voici le fourgon qui a foncé dans la foule, hier à Barcelone. ©DR/Twitter

Voici le fourgon qui a foncé dans la foule, hier à Barcelone.

«Comment ça va ? Ça va juste un tout petit peu mieux. Là, je suis encore réfugiée dans une galerie d’art, la Yellow Korner, et on nous empêche d’aller dehors, les grilles de fer ont été baissées et le gérant nous a crié plus personne ne sort !» Savanah Vallone, habitante d’Orbe, est à bout de souffle. Choquée, mais étonnamment lucide. Elle vient pourtant d’avoir la frousse de sa vie. Elle a cru, durant des minutes qui ont pu lui paraître longues comme très courtes, que son heure était arrivée. Elle nous livre un témoignage qui est, hélas, à l’image de ceux que pourraient nous confier tous ceux qui ont échappé à un attentat comme il s’en répète inlassablement dans tous les coins du monde.

«Nous étions dans la rue principale, exactement à l’endroit où ça s’est produit, avec mes amies qui viennent de la région de Nyon, et avec qui je suis venue pour quatre jours de shopping», souffle Savanah. «En gros, on marchait quand on a entendu plusieurs coups, comme des explosions. Des coups secs, qui s’enchaînaient. Difficile de dire si c’était des coups de feu ou le bruit que peut faire le choc d’une voiture contre des corps. On a entendu quelqu’un qui criait qu’un véhicule avait foncé dans la foule, mais aussi que quelqu’un était à pied, debout, et tirait sur les gens.»

Le terrifiant scénario (voir ci-dessous) ne s’est déroulé qu’à quelques dizaines de mètres de l’endroit où se trouvaient Savanah et ses amies. «Directement après ces bruits, les gens se sont mis à crier et à courir. Certains tombaient dans la précipitation. Pas le temps de regarder derrière, d’apercevoir ce qui se passait, de voir la scène. On pense à soi, on n’arrive plus à respirer, on se dit qu’on vit un cauchemar, que la mort est là, dans notre dos, à nos trousses, qu’à tout instant on peut se faire choper, qu’il faut partir le plus vite et le plus loin possible. Je vais vous dire : on en parlait, on savait que cela pouvait se produire. Si bien qu’au premier bruit, on s’est dit c’est en train de se passer. C’est étrange !»

L’Urbigène et les Nyonnaises ont eu le réflexe de s’engager dans une rue perpendiculaire. «Je vais dire qu’on a couru environ une minute, je ne sais pas exactement. On croisait des gens, on les avertissait de ce qui était en train de se produire, mais ils donnaient l’impression de ne pas nous croire.»

Une fois dans la galerie d’art, les jeunes femmes ont vu d’autres scènes de panique : des gens avec des enfants qui criaient et voulaient sortir de l’établissement. Ce n’est que plus tard que le gérant a choisi de descendre ses grilles et de ne plus laisser personne sortir.

Une fois à l’abri, la fille de l’enseignant spécialisé et éducateur Claudio Vallone n’avait pourtant pas cette sensation-là. «Nous ne savons pas ce qui se passe dehors. Les responsables du magasin nous ont proposé à manger et à boire, nous ont donné leurs codes Wi-Fi pour que nous puissions avoir des infos. Et le premier réflexe, c’est d’avertir ceux que l’on aime qu’on est sain et sauf. On reçoit plein de SMS de gens qui se disent contents de nous voir en sécurité. Mais le sommes-nous ?»

Alors que le ton de la voix de Savanah est moins haletant, elle revient sur cette sensation qu’elle a eue, avec ses amies, que Barcelone pouvait être visée à son tour. «Quand nous sommes arrivées, en rigolant, on se faisait la remarque qu’il y avait des risques. Il y a tellement de monde, actuellement à Barcelone, que si ceux qui ont fait ça voulaient faire un maximum de morts, ils ne se trompaient pas d’endroit.»

 

Les faits : déjà treize morts…

 

Une camionnette a percuté la foule sur les Ramblas, hier après-midi. La Police catalane a d’abord évoqué «une énorme collision» et plusieurs blessés, sans autres précisions. Puis, le service de communication des Mossos d’Esquadra annonçait dénombrer deux morts. «La zone a été fermée par un cordon de sécurité, cinq ambulances et une vingtaine de voitures de police se trouvaient sur place», a constaté un correspondant de l’AFP. Au fil des minutes, les nouvelles ont été moins réjouissantes, le nombre de morts a augmenté, jusqu’à 13, selon la radio espagnole «Cadena Ser» à l’heure où nous écrivons ces lignes. ■ ATS / AFP / Réd.

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18 aoû 2017

Il crée un «CPNV bis» au Burkina Faso

Yverdon-les-Bains – Henri Lachat, enseignant au Centre professionnel du Nord vaudois, a pris un congé sabbatique de six mois pour créer un établissement dans le nord du pays. Il veut exporter le modèle suisse de la formation duale.

Mao Savadogo (à g.) apporte une aide bienvenue à Henri Lachat sur le terrain. ©DR

Mao Savadogo (à g.) apporte une aide bienvenue à Henri Lachat sur le terrain.

Ils seront des centaines d’enseignants, répartis dans les différents établissements de la région, à faire leur rentrée, lundi prochain. Un, au moins, manquera toutefois à l’appel : Henri Lachat. Et pour cause, l’enseignant au Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV) se trouvera en effet à plus de 5000 km de là, au Burkina Faso. Mettant à profit un congé sabbatique de six mois -tout enseignant peut en faire la demande après dix ans d’enseignement-, l’Yverdonnois de 57 ans participe à la création d’un centre professionnel dans le nord du pays.

«Au Burkina Faso, c’est comme en France : tout le monde va au lycée. Ensuite, soit tu es au chômage, soit tu descends à Ouagadougou faire des petits boulots, sans aucune perspective d’avenir, déplore le Nord-Vaudois. Pour éviter cela, je souhaite mettre sur pied un établissement qui fonctionnerait selon le modèle suisse de la formation professionnelle duale, en alternant la pratique, chez un patron, et la théorie, à l’école.»

 

Elèves âgés de 16 à 20 ans

 

Les membres du Lions club de Ouahigouya, qui soutient le projet. ©DR

Les membres du Lions club de Ouahigouya, qui soutient le projet.

Faisant avec les moyens du bord -il est seul à créer le projet, mais bénéficie du soutien du Lions Club local-, Henri Lachat ne veut pas voir trop grand. «Je veux rester modeste, explique l’assistant socio-éducatif. Je souhaite créer trois classes d’apprentissage d’élèves de 16 à 20 ans et enseigner l’informatique, la mécanique et l’économie familiale. Là-bas, les classes comptent parfois jusqu’à 50 élèves. Je veux me rapprocher du modèle suisse et viser une trentaine d’élèves environ.»

 

Vaud met la main à la pâte

 

Pas insensible à la démarche d’Henri Lachat, l’Etat de Vaud, par le biais du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, a souhaité prendre une part active au projet, faisant don de plusieurs tableaux noirs et blancs, ainsi que de différents types de fournitures.

Pour faciliter la récolte de dons -financiers et matériels-, le Nord- Vaudois a créé une association, Beoog Biiga : l’enfant demain. «Mon congé sabbatique prendra fin au mois de janvier prochain. Mais je souhaite vraiment que mon entreprise ne reste pas vaine et, qu’au contraire, la formation duale se pérennise après mon départ. On peut voir mon projet de création d’un centre professionnel comme un petit embryon qui, à terme, sera amené à se développer», glisse, sourire en coin, Henri Lachat.

Pour davantage d’informations ou apporter son soutien au projet : beoogbiiga.henri@gmail.com.

 

Apprentissage, le modèle suisse séduit l’Afrique

 

On savait la France, l’Espagne et même les Etats-Unis sérieusement intéressés par le modèle suisse du système d’apprentissage. Voilà que la formation professionnelle duale à la mode helvétique fait des envieux jusque sur le continent africain. Le Sénégal a en effet adopté, il y a maintenant plus d’un an, le système suisse d’enseignement technique et de formation professionnelle duale.

Comme son «voisin» de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso pourrait donc, lui aussi, faire le pas. «Je dois prochainement rencontrer plusieurs personnes de la direction de l’environnement burkinabaise pour les convaincre, confie Henri Lachat. Bien que le modèle français soit, pour le moment, prôné, le Burkina Faso a déjà démontré de l’intérêt pour la version suisse de l’apprentissage. Beaucoup de pays nous copient. Moi, je veux faire le chemin inverse. Je veux exporter notre modèle.»

 

Un pays à l’épreuve de la menace terroriste

 

Pays francophone d’Afrique de l’Ouest, situé au sud du Mali et à l’ouest du Niger, le Burkina Faso vit, depuis quelques mois déjà, une situation critique. Longtemps épargné, le territoire est désormais soumis à la menace djihadiste.

Un attentat perpétré contre un restaurant fréquenté par les touristes étrangers a frappé Ouagadougou, la capitale, dimanche dernier, faisant 18 morts et presque autant de blessés. La dernière attaque en date d’une longue série.

La situation, instable -en particulier dans le nord du pays-, ne semble pas inquiéter outre mesure Henri Lachat. «Je n’ai pas du tout peur, tient à rassurer l’Yverdonnois. Cela ne veut pas dire que je prends la menace à la légère, mais j’ai une grande confiance en l’Etat et en sa volonté de combattre toute forme d’extrémisme. Je ne pense, d’ailleurs, pas que cette menace djihadiste soit un véritable mouvement de fond ici, au Burkina Faso.»

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18 aoû 2017

Humble et audacieux, YS a parfaitement retenu la leçon

Football – Promotion League – En s’imposant 0-2 face à l’ambitieux Stade Nyonnais, Yverdon Sport s’est idéalement relancé après sa lourde défaite contre Kriens.

Yverdon Sport peut bel et bien rivaliser avec les gros. ©Duperrex-a

Yverdon Sport peut bel et bien rivaliser avec les gros.

Tours de terrain, accélérations sur cinquante mètres, gainage, étirements… Yverdon Sport a à peine eu le temps de célébrer sa victoire avec ses supporters qu’il a déjà fallu se remettre au boulot, avant même de regagner le vestiaire. Le message là-derrière est clair : YS est arrivé, consciemment ou pas, un peu bruyamment en Promotion League. Anthony Braizat l’a vu, l’a compris et l’entraîneur yverdonnois n’a pas manqué de se faire entendre après le non match de ses hommes face à Kriens, il y a dix jours (défaite sans appel 0-3). Résultat, son groupe a travaillé fort, dans l’ombre, et est arrivé, mercredi dernier, avec humilité et sérieux sur la Côte pour cueillir un succès (0-2) qui ne souffre aucune discussion.

 

Une défense inédite

 

Une victoire d’autant plus probante qu’elle a été acquise face à un Stade Nyonnais ambitieux, qui avait fait assez forte impression lors de ses trois premières sorties -trois victoires, aucun but encaissé. Pourtant, les pensionnaires de Colovray n’ont jamais été en mesure de prétendre à la victoire, ni même d’inquiéter le gardien Dany Da Silva. Un tour de force dont le mérite revient à l’inédite ligne défensive nord-vaudoise. Brice Ngindu, habitué à faire parler sa technique et sa vitesse sur l’aile, a pris place sur la droite de l’arrière-garde, recalant Gilberto Reis sur le banc. Dans l’axe, François Marque a effectué sa première sous le maillot vert, tandis que Dylan Tavares, sur la gauche, se positionne toujours plus comme l’un des tous meilleurs éléments de cette équipe. Le jeune homme tient son rôle à la perfection, ne panique jamais et peut même marquer. Bref, il sait tout faire.

Et si les fondations de ce succès ont été bâties derrière, l’avant-garde yverdonnoise a su frapper là où ça fait mal, à l’image de ce qu’avait réalisé Kriens au Stade Municipal. Une action initiée par Nehimie Lusuena, construite par Djibril Cissé et Quentin Rushenguziminega, et conclue de manière magistrale par le pied gauche de David Marazzi a donné l’avantage à YS la rencontre à peine entamée (2e). Le coup de massue est venu des pieds de Dylan Tavares à la demi-heure. Une performance majuscule qui doit permettre à Yverdon de s’envoler, tout en gardant les pieds sur terre.

 

«C’est un peu comme marquer à domicile»

 

Servi sur un plateau par Allan Eleouet, Dylan Tavares n’a pas tremblé pour marquer le 0-2 à la demi-heure de jeu. Une réussite particulière pour celui qui a porté le maillot du Stade Nyonnais, son adversaire du soir, pendant une saison et demie. «Même si l’équipe a un peu changé depuis mon départ, je connais encore beaucoup de joueurs à Nyon. Ça m’a apporté ce petit supplément de motivation pour m’arracher. Ce but, c’est un peu comme marquer à domicile. Mais le plus important, c’est d’avoir pu tenir ce score jusqu’au bout. Il y a eu beaucoup de cartons en début de seconde mi-temps, ça aurait pu redistribuer les cartes. L’état de fraîcheur a également parlé. Ils sortaient d’un match de Coupe de Suisse alors que, de notre côté, on a observé une pause de dix jours sans compétition.»

 

L’avant-match

 

Le point avec les équipes de la région

 

Promotion League

 

Yverdon Sport – United Zurich, samedi à 17h30 au Stade Municipal.

 
YS sera-t-il capable d’aligner deux grosses performances en trois jours, cette fois-ci ? La réponse samedi, face à une formation zurichoise successivement parue indigne de la Promotion League (défaite 5-0 face à Stade- Lausanne, néo-promu), puis soudain beaucoup plus à son affaire (victoires face à la Chaux-de- Fonds et Old Boys). Rushenguziminega, deux fois averti à Colovray, sera suspendu. Gudit toujours blessé.

 

Stade Nyonnais – Yverdon Sport 0-2 (0-2)

 
Buts : 2e Marazzi 0-1 ; 30e Tavares 0-2.

Stade Nyonnais : Barroca ; Yagan, Tall (6e, Golay), Hebib, Odabasi ; Pont (46e, Camara), Valente, Fargues (46e, Dessarzin), Zambrella ; Chentouf, Besnard. Entraîneur : Oscar Londono.

Yverdon : D. Da Silva ; Ngindu, De Pierro, Marque, Tavares ; Chappuis, Lusuena, Rushenguziminega, Eleouet (65e Lahiouel), Marazzi (75e Deschenaux); Cissé (90e Rauti).

Entraîneur : Anthony Braizat.

Notes : Colovray, 780 spectateurs. Arbitrage de Simon Roth, qui avertit Marque (28e, antijeu), Marazzi (29e, jeu dur), Rushenguziminega (32e, jeu dur), Yagan (38e, jeu dur), Odabasi (55e, antijeu), Camara (59e, jeu dur), Besnard (65e, jeu dur), Chappuis (80e, antijeu) et expulse Rushenguziminega (antijeu, deuxième avertissement).

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17 aoû 2017

«La Suisse allemande demeure un marché-clé»

Nord vaudois – Pierre Droz, le nouveau directeur d’Yverdon-les-Bains Région, a pris ses fonctions mardi. L’arrivée de l’ancien chef de Winterthour Tourisme traduit la volonté de mieux positionner la région outre-Sarine, notamment dans les domaine de la nature, du bien-être et de la culture

Venu de Winterthour -ville jumelée à Yverdon-les-Bains- , Pierre Droz, 37 ans, est le nouveau visage du tourisme régional. ©Carole Alkabes

Venu de Winterthour -ville jumelée à Yverdon-les-Bains- , Pierre Droz, 37 ans, est le nouveau visage du tourisme régional.

Nommé en février dernier par l’Association pour le développement du Nord vaudois (ADNV), afin de succéder à Dominique Faesch à la direction du tourisme régional, Pierre Droz a pris ses fonctions cette semaine. Ce choix s’explique par la volonté d’Yverdon-les-Bains Région de mieux positionner le Nord vaudois outre-Sarine et de faire les yeux doux au touristes suisses alémaniques. De son parcours à ses projets, en passant par sa famille et son regard sur la région, le Jurassien d’origine et ancien directeur de Winterthour Tourisme se livre, en dix chapitres.

 

1. De l’Argovie au Jura

Fils d’un père neuchâtelois et d’une mère argovienne, Pierre Droz naît et passe une enfance paisible dans un petit village situé à un jet de pierre d’Aarau. «Grâce à mon père, qui m’emmenait à La Chaux-de-Fonds, sa ville natale, j’ai vite été séduit par l’arc jurassien et la région du lac de Neuchâtel.» Son attirance pour la Suisse romande ne tarde d’ailleurs pas à se traduire dans les faits, puisque, après son apprentissage dans le domaine des assurances, il profite d’une année de contrat avec La Mobilière, à Delémont, pour parfaire son français -qu’il parlait d’ailleurs avec son père-, et satisfaire ses envies de découverte.

 

2. Le jeune homme hésitant

Attiré par le monde de l’hôtellerie et du tourisme -son frère a étudié à l’Ecole hôtelière de Lausanne et lui a fait découvrir cet univers-, Pierre Droz change de voie, non sans quelques appréhensions, et s’inscrit à l’Ecole de tourisme de Sierre. «Sur le moment, retourner sur les bancs d’école n’était pas anodin. Mais je me suis dit : deux ans d’études ne vont pas changer ta vie. Tu auras bien assez de temps pour travailler plus tard.»

 

3. Le travailleur ambitieux

Paris, Zurich, Lucerne, Amsterdam : son diplôme en poche, Pierre Droz parcourt l’Europe et touche à l’e-marketing, au tourisme d’affaires et de loisirs, sous la houlette de Suisse Tourisme, et même à l’hôtellerie.

 

4. Winterthour, le Graal

Vient la consécration. En 2013, à 33 ans, il accède au poste de directeur de Winterthour Tourisme. Dans une ville qui cumule les similitudes avec Yverdon-les-Bains. «Les deux cités sont d’ailleurs jumelées. Elles ont toutes les deux un héritage d’ancienne agglomération industrielle et ouvrière. Mais, ce qui me frappe le plus, c’est leur ouverture. Aux étrangers, bien sûr, mais également aux projets, aux innovations.» Parmi les grandes entreprises réalisées, il cite notamment le rapprochement avec le département de l’économie, «un secteur pour lequel les partenaires sont, pour une bonne partie d’entre eux, les mêmes».

 

5. Six mois à travers l’Europe

Après avoir donné sa démission, il s’offre un break de six mois. Une façon de reprendre son souffle avant le défi qui l’attend à Yverdon-les-Bains. Une manière, aussi, de consacrer du temps à sa famille. Avec sa femme, Autrichienne d’origine, et leur fille de 13 mois, il parcourt les Balkans à bord d’un minibus. «Ce voyage m’a fait beaucoup de bien. J’aime mon métier et j’adore travailler, mais j’aime aussi passer du temps avec mes proches, que ce soit en voyage ou le soir après le travail. Le modèle, d’il y a quarante ans, de la femme à la maison et de l’homme au boulot ? Très peu pour moi !» Après son escapade, qui a pris fin il y a deux semaines, la petite famille a emménagé au centre-ville d’Yverdon-les-Bains.

 

6. Yverdon-les-Bains, le défi

Dans la Cité thermale, Pierre Droz n’a pas seulement déniché un logement. Il a également trouvé un défi de taille, un nouveau souffle pour sa carrière. «Le potentiel de la région est énorme. Mais même s’il y a des similitudes avec Winterthour, le fédéralisme reste très fort en Suisse. Yverdon-les-Bains est une nouvelle ville, et Vaud un nouveau canton. Je dois encore me familiariser avec la manière de fonctionner ici.»

 

7. Une transition en douceur

Si Pierre Droz est officiellement entré en fonction mardi, Dominique Faesch l’accompagnera jusqu’au 15 septembre. «Ce mois sera très précieux. La présence de Dominique Faesch, dont je salue d’ailleurs le formidable travail accompli, sera très utile, que ce soit pour me présenter les différents partenaires, les autorités ou passer en revue les différents dossiers en cours. Par ailleurs, l’organigramme d’Yverdon-les-Bains Région (ndlr : sept offices régionaux) est quelque chose de nouveau pour moi.»

 

8. Du potentiel à en revendre

Séduit par sa nouvelle région, Pierre Droz l’est, assurément. Pour lui, le Nord vaudois compte d’ailleurs trois atouts principaux, sur lesquels il faut «mettre le paquet»: «Le formidable écrin de nature, des crêtes du Jura au lac de Neuchâtel, la culture et le wellness. La Maison d’Ailleurs est, par exemple, quelque chose d’unique sur lequel la région doit miser. L’offre culturelle est foisonnante. Reste la promotion, qui reste un aspect important. En ce qui concerne le bien-être, le Centre thermal est un bel atout, même s’il faut voir ce qu’il adviendra après son rachat par le groupe Boas.»

 

9. Ô douce Suisse allemande

Parmi les chantiers du nouveau directeur d’Yverdon-les-Bains Région figure notamment le positionnement de la région outre-Sarine. «Il y a vingt ou trente ans, le Röstigraben était encore fort. C’est nettement moins le cas aujourd’hui. Les touristes alémaniques sont toujours plus nombreux à passer leurs vacances dans la région. Il faut tout faire pour poursuivre sur cette voie et renforcer nos liens avec la Suisse allemande, cela demeure le marché-clé pour la région. Le fait que je parle la langue et que j’y ai un réseau est évidemment un atout pour cela.»

 

10. Des projets encore secrets

En bon professionnel qu’il est, Pierre Droz a déjà des projets plein la tête, ainsi qu’une stratégie de développement bien établie. Même s’il ne souhaite pas s’étaler sur le sujet -il faudra lui laisser «trois ou quatre mois» pour qu’il se fasse une idée de leur faisabilité ou non-, il admet qu’il mettra l’accent sur le marketing : «Il s’agira d’abord d’étudier l’offre. Ensuite, à nous de mettre le paquet pour vendre nos produits.»

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17 aoû 2017

«Il n’y a plus d’histoire politique, plus d’ancrage»

Yverdon-les-Bains – Après plus de 30 ans au Grand Conseil, le socialiste Olivier Kernen, ancien syndic de la Cité thermale, a quitté le législatif cantonal. L’occasion de jeter un regard sur une carrière bien remplie et d’évoquer le monde politique d’aujourd’hui.

Olivier Kernen ne sera plus actif, mais sa passion pour la chose publique ne s’est pas éteinte. ©Carole Alkabes

Olivier Kernen ne sera plus actif, mais sa passion pour la chose publique ne s’est pas éteinte.

Olivier Kernen a été député socialiste au Grand Conseil de 1986 à 2017. Durant cette période, il a également passé douze ans à la Municipalité d’Yverdon-les-Bains, dont huit dans le fauteuil de syndic. Cet été, il a mis un terme à son mandat de député au Grand Conseil. Une page s’est donc tournée. Interview.

 

Olivier Kernen, lorsque vous jetez un coup d’œil dans le rétroviseur, que vous inspire votre parcours ?

Les années défilent, les gens passent. Certains restent, d’autres partent. J’ai notamment vu défiler un bon nombre de conseillers d’Etat, mais je n’ai pas senti les années passer. Si je l’avais ressenti, j’aurais arrêté bien plus vite. J’ai toujours eu du plaisir à siéger. J’ai tout de même effectué une pause de quatre ans au Grand Conseil entre 1989 et 1993. J’étais alors municipal et je cumulais un emploi à 100% aux PTT de l’époque.

 

Est-ce que votre élection au poste de syndic a changé la donne pour vous au Grand Conseil ?

Oui, on a, alors, une autre fonction en tant que député. Il faut effectuer le lien entre l’Exécutif de la Ville et les instances cantonales, construire un réseau. J’ai d’ailleurs toujours eu d’excellents liens avec le Canton. Aussi bien avec les chefs de département qu’avec les chefs de service et l’administration. Je suis, somme toute, quelqu’un de centriste, de gauche, rassembleur dans la mesure du possible.

 

Quel genre de député avez-vous été ?

J’ai surtout été un député de commission, où beaucoup de travail a été entrepris. Par contre, je n’ai jamais été un député de motions ou de postulats. J’ai toujours trouvé qu’il y avait assez de gens qui s’exprimaient par ce biais, pour des raisons plus ou moins bonnes. On ne pourra en tout cas pas me taxer de motionnaire électoraliste, c’est certain.

J’ai beaucoup travaillé en direct avec les chefs de département et les chefs de service. On obtient des réponses bien plus rapidement qu’en passant par le Grand Conseil, pour autant que ce soient de bonnes questions. J’ai aussi fait partie de commissions importantes, comme celle d’enquête parlementaire de la BCV. On avait siégé durant une année.

 

Sur la durée de votre carrière politique, avez-vous un regret ?

Non, si ce n’est, peut-être, le fait de n’avoir pas réussi à me faire réélire à la syndicature en 2001. On avait un sacré dynamisme avec cette équipe et on avait encore pas mal de projets à réaliser.

 

Surtout avec l’Exposition nationale qui pointait…

Oui, bon, je l’ai finalement vécue de l’intérieur puisque j’ai été un des directeurs adjoints d’exploitation d’Expo 02. Ce qui m’a gêné par la suite, c’est qu’on n’ait pas su profiter de cet élan, offert par l’événement. La nouvelle équipe n’avait pas les chromosomes de l’Expo 02. On n’a ainsi pas eu l’occasion de surfer sur la vague de cette manifestation. Actuellement, Yverdon-les-Bains est redevenue la périphérie de l’Arc lémanique. Nous ne sommes pas une destination. Les efforts continuent à être énormes pour attirer des entreprises, par exemple à Y-Parc. A Yverdon-les-Bains, pour réussir, il faut se battre deux fois plus qu’ailleurs.

 

Vous évoquiez votre réseau, que représente- t-il ?

C’est un peu le résumé de ma vie. Ce sont 700 ou 800 personnes que je peux, dans la mesure du possible, facilement appeler. J’ai toujours gardé de bons contacts. C’est surtout ça qui m’a permis de passer d’un sujet à l’autre, professionnellement. Car, mine de rien, quelque soit la matière que vous traitez, il y a la façon de traiter cette matière. Et la clé reste de conserver l’être humain au centre des préoccupations. Si vous vous écartez de cette ligne, les gens vous mettent de côté. Il faut respecter le boulot des autres. C’est toujours sympa de discuter avec quelqu’un à qui vous pouvez dire : «Je connais quelqu’un qui pourrait nous aider.» Un coup de fil, un rendez-vous et peut-être que la solution est déjà en vue.

 

Quel regard portez-vous sur la politique yverdonnoise d’aujourd’hui ?

Il n’y a plus d’histoire politique. La politique locale n’est plus basée que sur des mouvements. Des mouvements d’idéologie, d’humeur, et ce n’est plus ancré sur une histoire politique liée à une vision commune de la ville. Beaucoup de partis se sont formés récemment. On a des partis très jeunes à Yverdon-les-Bains, à part le PS et le PLR, que ce soit l’UDC, l’UDF à l’époque, les Verts, Solidarités et les Vert’libéraux. Il n’y a plus d’ancrage politique de fond. Ces mouvements sont sujets à des envolées par rapport à des dossiers d’actualité brûlante. Mais on ne fait pas de la politique avec ça sur le long terme. Ça crispe tout le monde. Et on se retrouve dans des systématiques gauche-droite floues qui nous empêchent parfois de véritablement situer la gauche et la droite sur certains sujets.

Par ailleurs, les gens ont moins de recul politique qu’auparavant. Mais ils ne s’en rendent pas vraiment compte. Ils entrent au Conseil communal par cooptation ou par amitié.

 

On remarque également que les fronts s’écartent, que tout se polarise. Il y a de moins en moins de personnes prêtes à faire des compromis. Comment est-ce que le centriste que vous êtes vit le glissement à gauche du PS ?

Ce n’est pas vraiment une nouveauté, on a toujours eu des courants différents. Ce n’est pas un besoin, mais chacun veut marquer son territoire. Ces années de consensus ont eu pour conséquence que, le citoyen qui va voter, ne sait plus trop où se situent les partis. Dans les années nonante il a fallu faire front commun PS et PLR pour passer de gros projets – y compris le budget cantonal. Le positionnement des partis s’en était retrouvé un peu flou pour la population. Du coup, également sous l’impulsion de l’UDC, cette polarisation s’est mise en place. Le PLR s’est d’ailleurs plus libéralisé que radicalisé, par exemple.

 

Et à quoi va ressembler votre vie maintenant ?

Je suis responsable du développement dans une entreprise qui s’occupe de gestion des déchets. Il y a aussi une nouvelle profession que j’exerce avec le plus grand plaisir, c’est celle de «Papou», de grand-père depuis un peu plus de deux ans. Prendre le 20% du Grand conseil pour le consacrer à sa famille, je trouve ça assez exceptionnel. Durant toute ma carrière politique, et mes deux filles en ont certainement souffert, j’étais très peu à la maison. Ces années ont été exceptionnelles pour moi, peut-être un peu moins pour elles, car je n’ai pas pu m’en occuper comme je l’aurais voulu. Alors, maintenant, j’ai plus de temps à consacrer à ma famille et je trouve ça génial. Je redécouvre ce que c’est.

Je n’ai jamais quitté mon réseau d’amis non plus. Toujours autour de la cuisine, j’y passe des heures. Cela a toujours été mon exutoire lorsque je faisais de la politique, ce qui m’a aussi permis de conserver mon réseau. Au front six jours sur sept pendant un certain nombre d’années, vous ne voyez plus les gens si vous n’êtes pas le moteur de la rencontre.

 

Vers un retrait complet du monde politique vaudois

 

Tévenon – Le Parti socialiste a également vu la députée Ginette Duvoisin quitter le Grand Conseil cet été

 

La Tévenole Ginette Duvoisin a siégé durant 14 ans au Grand Conseil. ©Carole Alkabes

La Tévenole Ginette Duvoisin a siégé durant 14 ans au Grand Conseil.

Grandement appréciée par son collègue de parti Olivier Kernen, Ginette Duvoisin a également quitté le Législatif cantonal après y avoir siégé quatorze ans (ndlr : de 1994 à 1998 et de 2007 à 2017). Le changement ne se fera pas sans un poil de nostalgie. «J’aurai évidemment un petit pincement au coeur, mardi, en pensant à mes anciens collègues réélus, explique l’habitante et ancienne syndique de Tévenon. Mais il s’agit d’une décision personnelle, mûrement réfléchie. J’ai décidé, il y a quelques temps de cela déjà, qu’arrivée à la retraite, je mettrai un terme à mon engagement politique. Je me tiens donc à ma décision, même si c’est une page qui se tourne.»

 

Et sur la scène locale ?

 

Ce choix a notamment été dicté par le caractère chronophage des mandats politiques. L’ancienne députée socialiste veut aujourd’hui consacrer son temps à sa famille et à ses petits-enfants. «Avec tous ces rendez-vous et les représentations, j’en avais un peu assez de jongler», image encore celle qui n’exclut toutefois pas de faire son retour au Conseil général de sa commune dans un avenir pas trop lointain.

Durant sa carrière politique, Ginette Duvoisin a non seulement représenté le Nord vaudois au Grand Conseil, mais elle s’est également investie au niveau de la direction de la section cantonale du Parti socialiste (PS). Aujourd’hui, elle occupe encore le poste de vice-présidente du PS Vaud. «Mais plus pour longtemps, assure-t-elle. J’ai déjà annoncé que, lors du prochain renouvellement des instances directrices, en avril 2018, je ne me représenterai pas.» Plus active, mais toujours passionnée, Ginette Duvoisin continuera à s’intéresser de près à la chose politique.

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17 aoû 2017

Tous les chemins mènent à Yverdon

Sports urbains – Grâce à l’immense travail du Service des sports de la Ville, Urban Project débarque dans la Cité thermale, dimanche, et compte bien mettre le feu au Parc des Rives.

Le skateboard sera à l’honneur dimanche... ©Urban Project

Le skateboard sera à l’honneur dimanche…

Urban Project a vu le jour en 2008 avec un but clair : développer la culture et les sports urbains, ainsi que valoriser les activités régionales en offrant les meilleurs terrains d’expression possibles. En moins de dix ans, l’association a créé autour d’elle un magnifique élan populaire, lequel a notamment pu être observé cette année à Morges et à Vevey. «De ce que j’en ai vu, les deux événements ont connu beaucoup de succès et ont attiré la foule», lâche Greg Perrenoud, collaborateur scientifique au Service des sports d’Yverdon-les-Bains.

... Tout comme le breakdance... ©Urban Project

… Tout comme le breakdance…

Sauf qu’Urban Project, composé uniquement d’amateurs, avait déjà donné énormément de son temps cette année, lors de ses diverses manifestations. La prise en charge de la mise sur pied d’une telle journée dans la Cité thermale n’aurait pas été raisonnable. «C’est là qu’on est intervenus, glisse Greg Perrenoud. On a pu reprendre son nom, son logo et profiter de quelques coups de main de sa part, puis on s’est chargés de tout le reste.»

Tout le reste, c’est du travail, beaucoup de travail, qui a commencé sérieusement début juillet. «Les premiers contacts se sont faits il y a plusieurs mois déjà. L’objectif était de réaliser quelque chose autour du skate park, un lieu fort d’Yverdon-les-Bains. Il suffit de voir le nombre d’enfants qui le prennent d’assaut chaque jour.»

 

Au centre, le skate park

 

... Et le street art! ©Urban Project

… Et le street art!

Pour ce faire, la Ville est entrée en contact avec diverses associations et personnalités régionales (lire ci-dessous). Les activités (skateboard, basketball, breakdance, street art), elles, ont été inspirées par ce qui se fait habituellement dans le cadre d’Urban Project : «Avec, toujours, dans l’idée de mettre le Parc des Rives et le skate park au centre. Ainsi, les battles de breakdance se dérouleront au milieu du pool, là où se tiendront aussi, en partie, les concours de skateboard.»

La météo ne devrait pas venir gâcher cette grande fête qui promet un spectacle captivant. Et si tel devait être le cas, les festivités seront déplacées du côté de La Marive. Tout a été prévu.

 

Skateboard : RIP le tient, son événement

 

L’Urban Project représente un petit ouf de soulagement pour Riders in Paradis (RIP). L’association yverdonnoise avait été contrainte d’annuler son Anticontest, prévu le 1er juillet dernier, à cause de la météo. «Et l’avantage, c’est que la Ville a presque tout géré cette fois-ci. Cela nous a demandé beaucoup moins de travail», se réjouit Frank Fischer.

Côté skateboard, la journée commencera, de 10h à 12h, par une initiation à la discipline. «Cela nous tient à coeur, continue le vice-président de RIP. L’autre soir encore, j’ai dû recadrer un enfant qui zigzaguait un peu trop dans le skate park. Mais il n’y en a plus beaucoup. Les choses avancent dans le bon sens. C’est aussi grâce à ce genre d’initiations.» Les festivités se poursuivront avec deux concours «best tricks», de 14h à 18h. «L’idée, plutôt que de lâcher les participants pendant dix minutes, c’est qu’ils se succèdent et qu’on les juge sur une figure à chaque fois. Cela nous semble plus intéressant », explique Frank Fischer.

 

Basket : un ticket pour le World Tour

 

Point d’orgue de la journée, le tournoi de basket 3x3 offrira à son vainqueur une place pour participer au World Tour, qui passera par Lausanne, le 25 août prochain. ©Urban Project

Point d’orgue de la journée, le tournoi de basket 3×3 offrira à son vainqueur une place pour participer au World Tour, qui passera par Lausanne, le 25 août prochain.

Toutes les meilleures formations de basket 3×3 du pays seront de la partie dimanche. Et pour cause : le rendez-vous yverdonnois constitue la dernière des quatre épreuves du Swiss Tour, après celles de Mies, de Bâle et de Vevey. En d’autres termes, le vainqueur décrochera le précieux sésame qui lui permettra de se rendre, vendredi 25 août, à Lausanne, pour prendre part au prestigieux World Tour. Le nom de l’heureux élu sera connu aux alentours de 18h. Les débats débuteront à 10h30.

En parallèle, trois autres tournois se dérouleront aux Rives : une compétition réservée au M16, le Ballgirl, ainsi qu’un tableau ouvert à tous, et dont les inscriptions sont possibles sur place, entre 9h et 10h. «Pour le basket, on a pu compter sur la collaboration de l’USY. Le club a joué un grand rôle, tant au niveau de l’installation que des infrastructures», souligne Greg Perrenoud.

 

Breakdance : avec l’aide d’Artur Libanio

 

«Ce qui est primordial lorsqu’on veut organiser un concours de breakdance, c’est d’avoir de bons juges. C’est ce qui fait venir le monde», explique Greg Perrenoud. Pour organiser la Dance Battle, qui se déroulera entre 15h30 et 17h (13h et 14h pour les enfants), il a donc demandé de l’aide à Artur Libanio.

Deux clics sur un moteur de recherche suffisent à retrouver le Monsieur, considéré comme l’un des meilleurs danseurs de hip hop du monde, lors de la dernière décennie, et créateur de l’école de danse «Groove», à Neuchâtel. «Et je peux vous assurer que les trois juges qui viendront ont également un joli CV», précise Greg Perrenoud. Leur pseudonyme ? Le Coréen Lee, de Morning of Owl, le Russe Bruce, d’Almighty Momentum Crew, ainsi que le Portugais Pegaso, de Gaiolin Roots. Là aussi, quelques clics sur internet… «Une grosse compétition s’est tenue à Bienne samedi dernier. On espère que certains participants feront le détour par Yverdon-les-Bains en rentrant.»

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16 aoû 2017

Une saison en or pour les campings de la région

Yverdon-les-Bains – Camper dans un endroit inspirant le calme et permettant aux enfants de s’ébattre est très tendance. Les campings de la région ont fait le plein.

Joséphine, Danny (au premier rang) Maude et Ellyn, accompagnés de leur maman respective, ont dormi pour la première fois en plein air au Camping des Pins, près de Grandson. ©Isidore Raposo

Joséphine, Danny (au premier rang) Maude et Ellyn, accompagnés de leur maman respective, ont dormi pour la première fois en plein air au Camping des Pins, près de Grandson.

Les élèves de Suisse alémanique ont repris le chemin de l’école et ceux de Suisse romande les suivent ou les suivront en ordre dispersé ces prochains jours. Dans le même temps, les campings de la région se vident progressivement, même si de nombreux estivants profitent encore de la chaleur actuelle. Pour les campings de la région, même s’ils ne ferment leurs portes qu’en septembre, l’heure est au bilan : radieux. Car le sourire des gérants et gardiens est plus parlant que les chiffres des nuitées, qui seront connus ultérieurement.

«C’est une belle saison, avec un mois de juin exceptionnel et un mois de juillet plus mitigé. Nous avons réalisé plus de nuitées que l’an dernier, grâce au mois de juillet, qui était déjà excellent », commente Jaime Montaldo, en l’absence de son épouse Margot, gérante du Camping des Iris, à Yverdon-les-Bains.

A quoi peut-on attribuer cette excellente fréquentation ? «Je crois que les gens restent plus en Suisse. Et les Européens, qui s’inquiètent pour leur sécurité, y viennent aussi plus nombreux. A Yverdon-les-Bains, nous avons eu beaucoup de Hollandais et d’Allemands. On a aussi de plus en plus de gens qui reviennent d’une année à l’autre», relève l’ancien responsable camping du Touring Club Suisse (TCS).

 

Camper sans contrainte

 

Les «locatifs» des Iris ont fait le plein. De quoi réjouir Jaime Montaldo. ©Isidore Raposo

Les «locatifs» des Iris ont fait le plein. De quoi réjouir Jaime Montaldo.

Au Camping des Iris, qui affiche quatre étoiles de niveau supérieur, les «locatifs» -septante lits au total- font un tabac. «Tout était loué à la mi-mai», souligne Jaime Montaldo. Ces tentes totalement équipées permettent aux adeptes du camping de se libérer des contraintes de transport et de montage.

A Yverdon-les-Bains comme ailleurs, les Suisses alémaniques, campeurs patentés ou cyclistes de passage, sont très nombreux. Gérant du Camping des Pins, près de Grandson, Sébastien Bauen dresse le même constat que ses collègues : «Ici, nous avons surtout des gens de la région et des Neuchâtelois, soit 70% de Romands et 30% de Suisse alémaniques. J’ai été surpris par le nombre de personnes de passage qui se déplacent à vélo.»

Les campeurs d’outre-Sarine préfèrent clairement la rive sud du lac de Neuchâtel. Au VD8 d’Yvonand, ils représentent le 90% de la clientèle -ils proviennent de Zurich, Bâle et Berne-, selon Alain Blanc, administrateur du Camping club d’Yverdon. Cette association, fondée en 1949, gère aussi, outre ce site de 650 places -l’un des plus importants du pays-, le Camping des Cluds (Bullet) et celui du Pécos, à Grandson. «C’est une bonne saison. On note toutefois que la clientèle de passage est plus mobile. On constate une baisse de la durée moyenne du séjour. Cela augmente sensiblement la charge administrative », note Alain Blanc.

Cet aspect ne touche que peu le Pécos, à Grandson -on n’y dénombre que quinze places de passage- et le Camping des Cluds (septante places de résidents, trente pour le passage). Ce dernier est ouvert hiver comme été. «Cet été, nous avons eu beaucoup de Français et de Suisses, mais moins d’Allemands et de Hollandais qu’en 2016. Ils viennent découvrir le Chasseron et le Creux du Van», souligne le gardien Jean-Claude Dauwalder.

 

Une toute bonne année à La Menthue

 

Le Camping de La Menthue dispose de sanitaires flambant neufs. ©Isidore Raposo

Le Camping de La Menthue dispose de sanitaires flambant neufs.

Pour le Camping de la Menthue, que gère l’Association des intérêts d’Yvonand, cette année est à marquer d’une pierre blanche, ou de l’olivier, symbole de paix, que le président Bernard Krieger a tenu à placer dans l’aire de réception. En effet, l’association a investi près d’un million et demi de francs pour construire de nouvelles installations sanitaires et un nouveau bâtiment de réception. Les résidents -130 des 300 places- disposent de leur propre accès aux sanitaires et à l’aire de stationnement avec un même badge.

«C’est une très bonne saison. Nous avons eu un passage important de camping-cars et pas mal de cyclistes. Mais la durée du séjour est de plus en plus courte. Nous avons même eu un couple de New York. Ils sont venus pour une nuit et sont restés la semaine», commente Bernard Krieger. On relève une proportion de 60% d’Alémaniques parmi les résidents.

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16 aoû 2017

Serge M. A blanchi plus d’un million

Yverdon-les-Bains – Un ancien kiosquier de la rue du Milieu a été condamné, hier, à 36 mois de peine privative de liberté pour blanchiment d’argent, faux dans les titres et complicité d’infraction à la Loi fédérale sur les stupéfiants. Il a reconnu les faits.

Le buraliste yverdonnois a facilité le travail des trafiquants de drogue durant près de trois ans. ©Emmanuelle Nater

Le buraliste yverdonnois a facilité le travail des trafiquants de drogue durant près de trois ans.

L’histoire de Serge M. Qui avait défrayé la chronique en 2014, puis 2016 (voir ci-dessous) touche à sa fin. Jusqu’à hier encore, les motifs exacts de son interpellation demeuraient mystérieux. Mais l’homme a été entendu et jugé, par le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de La Broye et du Nord vaudois sur trois griefs, à savoir : blanchiment d’argent, faux dans les titres et complicité d’infraction à la Loi fédérale sur les stupéfiants.

 

«Samaritain» des trafiquants

 

D’après l’acte d’accusation que le kiosquier a admis dans son ensemble, l’Yverdonnois «a profité de sa qualité d’intermédiaire financier pour permettre à des trafiquants de drogue d’envoyer l’argent issu de leur trafic à l’étranger, essentiellement au Nigeria et en Espagne.» Ainsi, entre février 2010 et juin 2013, 667 transferts de fonds ont été opérés, totalisant plus d’un million de francs. D’après le Ministère public, cette somme correspond à la vente d’environ huit kilos de cocaïne. Pour son «travail» -il a notamment usurpé l’identité de près de nonante de ses clients pour couvrir ses traces-, Serge M. A reçu environ 45 000 francs.

Autre activité du buraliste : la vente de cartes téléphoniques pour les appels à l’étranger. Plusieurs centaines d’entre elles ont été enregistrées sous de fausses identités, dont une partie au profit des trafiquants de drogue de la région.

En parallèle, Serge M. Percevait une commission de vingt francs pour conserver des enveloppes remplies d’«argent sale», afin que les trafiquants évitent les problèmes en cas de contrôle policier. A la suite de la perquisition au kiosque et au domicile de l’Yverdonnois, quatre Nigérians ont été condamnés pour trafic de stupéfiants.

Devant le tribunal, l’homme s’est brièvement penché sur les raisons qui l’ont poussé à emprunter cette sombre voie. «C’est un client qui m’a demandé et, après avoir un petit peu réfléchi, j’ai accepté. C’est parti comme ça», raconte-t-il. Et lorsque la présidente du tribunal, Véronique Pittet Vuillème, lui a demandé s’il était conscient d’avoir facilité le trafic de drogue, la réponse n’était pas plus longue : «Oui, mais sur le moment je n’y ai pas pensé.»

 

Bientôt sorti de prison

 

L’accusé et le Ministère public se sont mis d’accord sur une sanction. «J’ai fait une bêtise, je mérite d’aller en prison», avoue Serge M. De ce fait, le tribunal a pu, en moins d’une heure, instruire les débats et rendre son verdict : 36 mois de peine privative de liberté, sous déduction des 504 jours de détention déjà effectués, dont 18 avec sursis, et une mise à l’épreuve de quatre ans. Ainsi, le condamné devrait être relâché d’ici au mois d’octobre. Il devra également rembourser à l’Etat les 45 000 francs de bénéfice qu’il a tirés de ses activités délictueuses, ainsi que l’intégralité des frais de justice occasionnés.

 

Capturé alors qu’il jouait à la pétanque dans le Var

 

Serge M. Menait une vie tranquille à Yverdon-les-Bains, où il tenait ce kiosque à la rue du Milieu. Durant des années, il vendait des journaux, des friandises, des boissons et, surtout, des cartes SIM pour les appels à l’étranger. Tout allait bien pour lui jusqu’au jour où une procédure à son encontre a été ouverte. Celle-ci concernait «des délits financiers», se bornait à répondre, à l’époque, la Police cantonale (lire La Région Nord vaudois du 12 avril 2016).

Puis, un 30 mars 2014, le sympathique buraliste s’est volatilisé. Ni ses enfants ni sa maman n’étaient au courant de son projet. N’ayant plus donné signe de vie depuis le jour de sa fuite, beaucoup pensaient qu’il était mort. «J’ai fui pour des raisons personnelles», a confié Serge M., qui souhaite manifestement maintenir le mystère.

 

Détention en France

 

L’homme de 63 ans a été retrouvé le 29 mars 2016 sur un terrain de pétanque de Saint-Raphaël, sur la Côte d’Azur, où il vivait comme un sans-abri sous le nom de son ami décédé Robert Duvoisin. Dès son arrestation, l’Yverdonnois a été incarcéré dans la prison de Luynes, en France, où il a séjourné durant 358 jours, en attendant son retour en Suisse. «Si cela a duré aussi longtemps, c’est parce qu’il s’est d’abord opposé à son extradition, explique le procureur en charge de l’affaire, Stephan Johner. La justice française a donc dû vérifier que mon mandat d’arrêt international était conforme au droit.»

 

Il purgera sa peine à Orbe

 

De retour en Suisse en mars dernier, l’ancien commerçant a été envoyé à la Prison de La Croisée, à Orbe, où il sera maintenu en détention jusqu’à la fin de sa peine. Bien que sa famille soit en Suisse, il a déjà annoncé qu’il ne comptait pas rester à Yverdon-les-Bains ou dans la région : «Dès que je sors de prison, je repars en France», a lancé, hier, Serge M. Lors de son procès.

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16 aoû 2017

Les footballeurs des talus reprennent

3e ligue – Donneloye et Valmont : ambitions et parcours croisés.

Les amateurs sont à l’aube d’un nouvel exercice. ©Champi-a

Les amateurs sont à l’aube d’un nouvel exercice.

Le FC Valmont sort d’une saison de rêve. Sans jamais cacher ses ambition, la troupe d’Emir Omerovic a parfaitement géré son groupe de finales pour se hisser en 3e ligue. La prudence voudrait que les Valmontains visent à présent le maintien, puis à se stabiliser à ce niveau. Sauf que, au FCV, on est un peu plus ambitieux que cela.

«On possédait une belle équipe l’an dernier et c’est encore le cas aujourd’hui, avec l’arrivée de plusieurs nouveaux éléments durant l’été, dont deux joueurs prometteur du Centre portugais d’Yverdon. Dans un premier temps, il sera question de maintien, forcément. Mais nos qualités doivent nous permettre de rivaliser dans la première moitié du tableau.»

 

Des derby, des vrais

 

Toutes les formations nord-vaudoises de la division étant à présent réunies dans le groupe 4, Valmont peut se réjouir d’accueillir davantage de derby que ces douze derniers mois. «C’est vrai que les déplacements sur Lausanne ou dans le Gros-de-Vaud, ça va un moment, mais on voulait voir autre chose. Si les joueurs aiment la 3e ligue, c’est aussi pour cette rivalité.»

Le dernier exercice de Donneloye, lui, s’est plutôt apparenté à un cauchemar. Loin derrière à la pause, les Oies ne sont jamais parvenues à refaire leur retard. Place à une saison pour rattraper le coup et retrouver la 2e ligue ? «Si on est la bonne surprise du championnat, on en serait ravis. Mais l’objectif, cette année, c’est de progresser tous ensemble. Rien d’autre», lance l’ex-joueur du club Abraham Keita.

 

Un nouveau souffle

 

Il faut dire que le nouvel entraîneur principal du FCD va devoir composer avec un groupe sensiblement différent de celui qui n’a pu échapper à la relégation. «On a récupéré énormément de jeunes du Mouvement Menthue éparpillés dans les clubs alentours pour compenser les départs. Et, par chance, ils seront encadrés par les éléments expérimentés de l’équipe, comme Jérôme Thomas, qui ont choisi de rester.»

Indécis : tel est le mot qui qualifie sans doute le mieux ce groupe 4, à forte consonance nord-vaudoise. Entre les deux promus (Valmont et Champvent II) et le relégué (Donneloye), Orbe, Chavornay et les «deux» de Grandson, d’Yverdon et de Thierrens tenteront de se faire une place au soleil.

 

4e ligue – Baulmes et la vallée de Joux chercheront à se refaire une santé et à retrouver leur esprit

Combiers (en blanc) et Baulmérans (en bleu), qui s’étaient affrontés à deux reprises la saison dernière, ont été placés dans deux groupes différents de 4e ligue cette année. ©Michel Duvoisin

Combiers (en blanc) et Baulmérans (en bleu), qui s’étaient affrontés à deux reprises la saison dernière, ont été placés dans deux groupes différents de 4e ligue cette année.

Une tendance s’est rapidement dégagée la saison dernière dans le groupe 3 de 3e ligue. La lutte pour la relégation allait concerner, notamment, Baulmes et la vallée de Joux, c’était une certitude. Le problème, c’est que tous leurs rivaux sont parvenus à se détacher, un à un, de cette bagarre pour le maintien. Résultat : malgré tous leurs efforts, les deux clubs nord-vaudois ont fini par couler.

Aujourd’hui répartis dans deux groupes différents -respectivement le 5 et le 4- à l’étage inférieur, les deux formations cherchent à se refaire une santé, bien avant d’évoquer une quelconque intention de remonter. «Les joueurs se sont mis une telle pression au printemps dernier pour se sauver que ce serait une erreur de déjà parler de promotion, prévient Mélissa von Ow, présidente du FCB. L’objectif va être de recréer un esprit d’équipe, qui nous a fait défaut au 2e tour passé. Les qualités techniques et physiques, on les as. Ce qu’il faut, c’est un but commun et de l’esprit de corps.»

Un bien nécessaire pour l’équipe baulmérane, qui a passablement changé durant la trêve estivale. Au même titre, d’ailleurs, que le FC Vallée de Joux. «On a supprimé notre formation de juniors A et on a intégré ces joueurs au groupe composé de nos deux formations actives, explique Bill Muirhead, l’actif président du club. Vous connaissez le célèbre esprit guerrier, esprit combier ? Et bien, la saison dernière, je ne l’ai pas retrouvé. On a pris des cartons rouges inutiles, on a cédé beaucoup de points alors qu’on menait au score. Cette volonté, elle est nécessaire pour nous.»

Une saison de transition pour le FCVJ, donc, qui mènera le club à son 100e anniversaire, l’été prochain. Le plus beau cadeau que peut espérer Bill Muirhead ? «Un terrain synthétique, ce serait formidable. On en a vraiment besoin.»

Ependes et Rances devraient à nouveau jouer les têtes d’affiche au sein du groupe 4, tandis que Val- Bal II cherchera à éviter la place du relégué. Dans le groupe 5, le FC Baulmes aura fort à faire face à Sainte-Croix/La Sagne et Chavannes-le-Chêne, des candidats déjà tout désignés aux finales.

 

5e ligue – Bonvillars mise sur la fidélité, Vaulion sur la fierté de ses hommes

Confronté à la «IB» d’Etoile Bonvillars (en bleu) la saison dernière, Vaulion (ici Simon Sutter, en jaune) s’apprête cette fois à en découdre avec la «IA». Sa première rencontre est agendée au dimanche 8 octobre. ©Michel Duvoisin

Confronté à la «IB» d’Etoile Bonvillars (en bleu) la saison dernière, Vaulion (ici Simon Sutter, en jaune) s’apprête cette fois à en découdre avec la «IA». Sa première rencontre est agendée au dimanche 8 octobre.

Sacha Teutschmann et le FC Vaulion auraient pu rejoindre la 4e ligue au terme du dernier exercice. «On nous a proposés de monter en tant que meilleurs 2es», explique l’entraîneur. Sauf que l’équipe vaulienie s’apprête bel et bien à affronter la «trois» du FC Champvent, dimanche pour la reprise du championnat. Un pensionnaire de… 5e ligue. «On voulait gagner notre promotion sur le terrain. L’obtenir de cette façon, après coup, on a jugé que ça n’avait pas beaucoup de valeur», poursuit le technicien.

Place donc à une nouvelle saison en-bas de l’échelle, lors de laquelle le FCV tentera de franchir le dernier palier qui lui a fait défaut au printemps passé.

 

Du top 5 au top 3

 

Un palier, Etoile Bonvillars souhaite également en atteindre un nouveau. La saison dernière, les deux équipes d’actifs du club se sont classées dans le top 5 de leur groupe respectif. «Cette année, on vise le top 3, tant pour la IA que pour la IB», lâche le président Daniel Carreira, qui espère voir l’une de ses deux formations atteindre la 4e ligue à moyen terme.

Au-delà de l’aspect sportif, l’homme fort de Bonvillars cherche à fidéliser ses troupes. Un aspect qui lui tient particulièrement à cœur. «On sait que les jeunes de la génération actuelle ont tendance à toujours vouloir plus et mieux, quitte à changer de club dès qu’ils en ont l’occasion. C’est exactement l’inverse que l’on prône.» Avec deux équipes relativement opposées qui militent dans la même ligue, il n’est pas difficile de trouver sa place au FCEB. «C’est vrai que notre IA est plutôt composée de clubistes, là où la IB recherche peut-être un peu plus la performance. Mais cela ne veut pas dire que la première n’est pas compétitive et que la seconde n’entretient pas une bonne ambiance d’équipe», termine Daniel Carreira.

 

Trois groupe nord-vaudois

 

Alors que Vaulion et la «IA» de Bonvillars se retrouvent au sein du groupe 5, uniquement composé de formations nord-vaudoises, la «IB» du FCEB devra gérer quelques déplacement hors de ses terres, du côté de Granges-Marnand notamment. Le groupe 3, lui, verra évoluer Champagne III, ainsi que Bercher IA et Nord Gros-de-Vaud II.

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15 aoû 2017

Les élevages de volaille très contrôlés

Lignerolle – Le scandale des oeufs contaminés au fipronil a touché la Suisse, mais pas les élevages indigènes. Les contrôles y sont très stricts.

Jacques Nicolet prend la pose dans la halle d’engraissement de poulets qu’il exploite avec son fils Jonathan. ©Michel Duperrex

Jacques Nicolet prend la pose dans la halle d’engraissement de poulets qu’il exploite avec son fils Jonathan.

Appliquant le principe de prudence, les grands distributeurs d’alimentation suisses ont retiré de la vente de nombreux lots d’œufs importés. L’affaire a éclaté début août par l’alerte donnée par l’organisme hollandais de contrôle alimentaire. Des millions d’œufs ont été contaminés par le fipronil, un anti- parasitaire puissant, utilisé notamment pour traiter les animaux domestiques contre les puces et autres acariens. Ce produit est notamment fatal aux abeilles.

Par la force des choses, des lots d’œufs contaminés se sont retrouvés en Suisse, et dans une quinzaine d’autres pays.

 

Des gardes-fous

 

Un tel scandale serait-il possible en Suisse ? «Je ne le pense pas. Nous avons d’autres produits, qui sont testés et homologués. Le fipronil est formellement interdit. Nous avons un système de contrôle et d’autocontrôle », réagit Jacques Nicolet, qui exploite, avec son fils Jonathan, un élevage de poulets à Lignerolle.

Qu’il s’agisse de poulets d’engraissement, comme à Lignerolle, ou de pondeuses, la législation est très rigoureuse. En Suisse, on ne peut pas, par exemple, construire une halle industrielle avec cent mille poulets ou pondeuses. La taille est limitée à 18 000 spécimens et l’élevage est obligatoirement lié à une exploitation agricole. «Nous avons une taille d’exploitation limitée par les règlements. Ce n’est pas le cas dans d’autres pays», poursuit le conseiller national.

Quel que soit l’élevage, les procédures de contrôle sont très strictes. Et l’éleveur a intérêt à les respecter car, au bout du compte, les autorités «tiennent le couteau par le manche»: «Nous pouvons être sanctionnés par une réduction des paiements directs», relève Jacques Nicolet.

En ce qui concerne la halle inaugurée peu après son élection à la présidence du Grand Conseil -elle avait abrité le banquet-, chaque arrivage de poussins (cinq par année) est précédé d’une opération de désinfection. Même les copeaux de la litière sont traités. Lorsque l’éleveur entre dans la halle pour contrôler, il est équipé de vêtements de protection et chaussé de bottes réservées exclusivement à ce local.

 

Bon pour le «local»

 

Ce scandale européen va-t-il avoir des effets positifs pour la production indigène ? Jacques Nicolet le pense, même si, à ce stade, la réaction du consommateur traduit une certaine méfiance.

Et le conseiller national de relever que les œufs importés sont principalement utilisés dans l’industrie alimentaire (pâtes et biscuits), ou vendus au consommateur sous les labels d’entrée de gamme.

 

Le portemonnaie…

 

Si les éleveurs ne respectent pas les règles, ils s’exposent à une sanction, par l’intermédiaire des paiements directs. Selon l’Office fédéral de l’agriculture, sur les 46 000 fermes concernées, 7230 n’ont pas respecté tout ou partie des règlements en vigueur. Elles ont, ainsi, été sanctionnées par une réduction des prestations de la Confédération. Cette dernière verse chaque année quelque 2,8 milliards de francs aux exploitants agricoles suisses.

 

La sécurité alimentaire ancrée dans la Constitution

Lausanne et Berne – Le peuple se prononcera le 24 septembre sur le contre-projet à l’initiative

 

Christian Peduto, vétérinaire cantonal. ©DR

Christian Peduto, vétérinaire cantonal.

«A ce stade, nous sommes en attente d’instructions.» Vétérinaire cantonal vaudois, Christian Peduto ne peut en dire plus. En fait, les autorités fédérales sont à la recherche d’éléments concrets. Les distributeurs qui ont retiré des œufs de leurs rayons l’ont fait par précaution. Pour le reste, les contrôles dans les exploitations suisses, tels que décrits ci-dessus par Jacques Nicolet, sont assez rigoureux. Ils portent sur la production primaire -les inspections visent à s’assurer que des substances interdites ne sont pas utilisées-, et sur le respect de la législation concernant la détention des animaux.

Une chose est sûre, cette affaire d’œufs contaminés au fipronil va sans doute inciter une large majorité de citoyens à accepter, le 24 septembre prochain, le contre-projet à l’initiative populaire «Pour la sécurité alimentaire », qui avait été lancée par l’Union suisse des paysans. Le compromis a abouti au retrait de l’initiative et le contre-projet permet d’inscrire les principes de la sécurité alimentaire dans la Constitution.

La préservation des facteurs de production agricoles, comme les terres cultivables, l’eau et le savoir-faire, mais aussi l’adaptation de la production de denrées alimentaires aux conditions locales, tout en respectant les ressources, sera ainsi assurée.

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