Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

24 Mar 2017

Au Comptoir depuis belle lurette… ou presque

Yverdon-les-Bains – Le 43e Comptoir du Nord vaudois ouvre ses portes ce soir à 16h. Parmi les exposants, il y a ceux qui comptent encore leurs éditions sur les doigts d’une main et ceux qui font figure de piliers de la manifestation. Petit panorama entre deux coups de pinceau.

Pierre Picard et Youri Picard (au centre), père et fils, patrons de Confort-Lit, en pause entre deux installations de meubles. ©Carole Alkabes

Pierre Picard et Youri Picard (au centre), père et fils, patrons de Confort-Lit, en pause entre deux installations de meubles.

Ça y est ! La plus grosse manifestation du Nord Vaudois est à quelques heures de coup d’envoi. Avant que le site des Rives du Lac ne soit pris d’assaut par les 50 000 visiteurs attendus, La Région Nord Vaudois a rencontré, hier, quelques exposants -peu ou très expérimentés-, pendant qu’ils peaufinaient leurs vitrines d’un temps.

 

Le doyen est dans la saucisse

Parmi les près de 140 exposants présents cette année, Ogiz S.A. Peut se targuer d’être le doyen du Comptoir : la boucherie familiale a participé à toutes les éditions. «Mes parents sont venus lors de la première édition avec quelques poulets et un petit gril ; j’ai toujours baigné dans cette ambiance-là», raconte Jean-Claude Ogiz, patron de la société éponyme, basée à Yverdon-les-Bains.

«C’est une belle occasion pour prendre du temps avec nos clients, pour discuter tranquillement», ajoute-t-il. Depuis quelques années, sa fille et son beau-fils reprennent, petit à petit, la main sur les activités de l’entreprise. On peut parier que le fameux restaurant Ogiz installera encore son damier rouge à maintes reprises.

Même domaine, autre expérience. Burgerland, positionné à l’extérieur, devant l’entrée principale, vient délecter les amateurs de hamburgers depuis sa propre création, il y a cinq ans. Toujours en mouvement, l’enseigne se présente comme une alternative en proposant de la restauration rapide, mais avec des produits frais et régionaux. «J’apprécie tout particulièrement cette manifestation, en tant qu’Yverdonnois. Ça me permet de participer à ma façon à l’activité de la région», explique Bruno Ayache, patron de l’enseigne.

 

Une affaire de famille

Une autres enseigne à tout de suite fait le choix d’avoir son stand au Comptoir, mais depuis 27 ans déjà. Confort-Lit S.A. Fait partie de ceux qui ont le plus de surface au Comptoir.

Fondée en 1989 à Yverdon-les-Bains, l’entreprise est aujourd’hui tenue par les Combiers Pierre et Youri Picard, père et fils. «Nous prenons toujours plaisir à faire découvrir notre société. Cette année nous proposons même un stand plus spacieux pour présenter nos nouveautés aux magasins.»

Dans le même domaine d’activité, Bonzon Literie – Décoration Sàrl expose depuis 1983. «Mes parents n’avaient jamais participé au Comptoir. Une fois que j’ai repris l’entreprise familiale, je trouvais important de me présenter, c’était l’occasion parfaite», avance Pierre-André Bonzon, patron du magasin. L’Yverdonnois précise : «En plus de la visibilité, le stand nous permet de vendre. Je me souviens d’un client qui était reparti avec une literie complète, un dimanche matin, alors qu’il ne voulait acheter que des appareils ménagers», raconte l’homme, fier de travailler au quotidien avec sa femme, Monique, depuis plus de 33 ans.

 

Se faire connaître

Pour beaucoup de petits exposants, le Comptoir est surtout une bonne manière de se faire connaître. «C’est une bonne manière pour nous de faire connaître ce que l’on fait», explique Philippe Perey, qui s’occupe de la Ressourcerie. Sur son stand, présent depuis la création il y a 5 ans, des meubles ou objets récupérés à la déchetterie et relookés, par des personnes en insertion sociale, dans l’objectif de leur donner une seconde vie.

 

Première fois

La venue de la Maison d’Ailleurs peut donner l’impression de figure d’exception, au milieu d’une majorité commerciale. Le musée, hôte d’honneur et présent pour la première année, propose un stand qui revient sur ses expositions des cinq dernières années. «Je ne pense pas que nous soyons très différents des commerces de détail. Nous proposons des produits culturels et les thématiques que nous traitons ont un aspect familial, un peu à l’image des entreprises familiales », explique Marc Atallah, directeur de la Maison d’Ailleurs.

Il s’agit aussi de séduire une clientèle nord-vaudoise qui peine encore à franchir les portes du musée. «Seulement 10% de notre public est de la région yverdonnoise, nous voulons montrer ce que nous faisons hors de nos murs et veillons à ce que nos expositions soient accessibles pour tous», ajoute Marc Atallah.

Dix jours sont à disposition pour rencontrer près de 140 exposants. Bon comptoir !

Bayron Schwyn

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24 Mar 2017

Ni gluten ni lactose au Commerce

Grandson – Pierre Châtelain et sa femme Magali, du Café du Commerce, ont décidé de cuisiner tous les mets de brasserie de leur carte, hamburgers et desserts compris, sans gluten et sans lactose. Un sacré pari.

Oui, il est possible de concocter un bon hamburger sans gluten. ©Carole Alkabes

Oui, il est possible de concocter un bon hamburger sans gluten.

Imaginez une belle entrecôte sauce forestière ou café de Paris, un vrai régal. Ou un plat de pâtes délicat… Autant de mets que les intolérants au lactose ou au gluten ne peuvent pas déguster dans beaucoup de restaurants. Dès aujourd’hui, il est possible, pour tous, sans exception, de se faire plaisir au Café du Commerce de Grandson. Le pari est de taille, mais il est presque en passe d’être réussi.

«Personnellement, j’ai découvert récemment que je présentais une intolérance partielle, explique le patron du lieu, Pierre Châtelain. Du coup j’ai décidé de cuisiner tous les mets de la carte actuelle sans gluten, ni lactose, pour voir.» Sans en informer sa clientèle, le cuisinier a, durant tout le mois de février, apprêté ses mets en adaptant les produits.

«Personne n’a remarqué quoi que ce soit, sourit-il, content de son coup. Cela prouve que l’on peut très bien cuisiner quelque chose de bon avec les produits sans lactose ni gluten que l’on retrouve dans le commerce.»

Autre avantage, la gêne que peuvent parfois ressentir les personnes avec des restrictions alimentaires lorsqu’elles sont au restaurant disparaît complètement.

Un seul conseil : testez !

 

Vers un label adapté à la gastronomie

«Free Gluten» est le pendant de l’épi de blé barré que l’on trouve sur les paquets d’aliments, mais adapté aux restaurants. Actuellement, 25% de la population connaît des problèmes liés au gluten, explique sa créatrice, Laura Di Falco. «Free Gluten» a déjà été reconnu par les Ecoles hôtelières de Genève et de Lausanne et nous sommes en discussion avec GastroVaud. A ma connaissance, ce que fait le Café du Commerce représente une première en Suisse romande, même si cette tendance se renforce de plus en plus auprès des restaurateurs.»

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24 Mar 2017

Le «Master of Sport» qui s’est construit dans sa cave

Kettlebell – L’Yverdonnois Raphaël Pomey est devenu vice-champion du monde de sa discipline, en Californie.

Plus vite, plus fort, plus grand : Raphaël Pomey soulève des poids de 32 kg chacun dans l’antre de la «bête», au sous-sol de son domicile. ©Michel Duperrex

Plus vite, plus fort, plus grand : Raphaël Pomey soulève des poids de 32 kg chacun dans l’antre de la «bête», au sous-sol de son domicile.

Seul dans sa cave avec Dieu et ses muscles, à soulever deux «théières» en fonte et, parfois, à hurler pour y parvenir, Raphaël Pomey passe régulièrement pour un Martien auprès de ses voisins et camarades de salle de musculation. Et pour cause : l’Yverdonnois est le seul Romand à pratiquer sa discipline à haut niveau. Au point que, lors des Championnats du monde disputés en Californie, à fin février, il a obtenu le titre honorifique de «Master of Sport», selon les standards russes. Ce qui représente «un peu l’Everest» dans sa spécialité.

C’est en 2011 que se sont dessinés les premiers contours de sa transformation, tandis que l’amateur d’haltérophilie d’alors se trouve trop lourd. Avec le kettlebell, il s’entiche d’une discipline qui lui permet de continuer de soulever de la fonte, tout en redessinant sa silhouette et en pratiquant la course à pied, une autre passion de cet hyperactif. Deux ans plus tard, lors d’une compétition où il fait figure de novice, il rencontre Niels Martin Lundgren, un Norvégien qui va devenir son mentor, depuis Oslo. «Lui cherchait quelqu’un qu’il aurait plaisir à entraîner et, de mon côté, j’ai suivi ses conseils à la lettre», évoque le disciple. L’essai a rapidement été transformé. «La préparation à une compétition est particulièrement intéressante. On sent notre corps réagir, on comprend comment fonctionne la machine, c’est assez fascinant», poursuit le père de famille de 34 ans, ravi du développement de son sport, pour lequel il a déjà donné quelques leçons dans la région.

L’Yverdonnois a installé sa salle d’entraînement dans sa propre cave, où il aime s’isoler pour souffrir en musique. Au mur, se trouvent quelques bibelots religieux, qui lui permettent de se sentir moins seul dans l’effort, alors même que la dimension et les exigences mentales de sa discipline sont extrêmes. Le corps et l’esprit doivent tenir sur la durée. Dix minutes, lorsqu’il est en compétition.

Parti aux Etats-Unis pour participer aux Championnats du monde de la WAKSC, l’une des deux principales fédération de kettlebell, Raphaël Pomey est tombé nez à nez avec un immense poster de lui-même accroché au mur de la salle de Costa Mesa, dans la banlieue de Los Angeles. Une preuve du statut qu’il a acquis en quelques années de pratique sur le circuit international. Un voyage qu’il a pu entreprendre grâce au coup de pouce, entre autres, d’une enseigne locale spécialisée dans la vente de bières (!) et de la Commune d’Yverdon-les-Bains. «J’ai toujours été très fier de ma région et avoir été soutenu par ma ville représente quelque chose d’immense à mes yeux», affirme celui qui a porté haut les couleurs du Nord vaudois sur la Côte ouest.

Outre un diplôme d’instructeur -il a suivi une formation sur place-, le bougre a ramené un titre de vice-champion du monde dans ses valises. «En soi, la médaille décrochée ne veut pas dire grand-chose puisque, suite à une cascade de blessures, on s’est retrouvés à faire un duel avec un Américain qui a réalisé 51 répétitions, soit une de plus que moi, chez les pros. Dans les petites catégories de poids comme la mienne (-73 kg), il y a toujours plus de monde en amateurs, où les engins sont moins lourds», précise Raphaël Pomey. Sa prestation demeure exceptionnelle : avec 50 répétitions, il a soulevé 3,2 tonnes dans le temps imparti. Ne devient pas maître qui le veut.

 

Dites girevoy, en russe

Le kettlebell -le girevoy (prononcer guirevoï) en Russie, où le sport s’est développé, notamment au sein des rangs de l’armée- est une discipline qui se décline en deux épreuves : le biathlon, qui consiste en un jeté (jerk) de deux poids et un arraché (snatch) d’un poids ; et le long cycle, un mouvement répétitif d’épaulé-jeté avec deux kettlebells. C’est cette deuxième variante que Raphaël Pomey pratique en compétition.

Concourant dans la catégorie pro, il soulève (sans les poser) deux cloches de 32 kg chacune un maximum de fois durant dix minutes, contre 24 kg par objet pour la catégorie amateurs. «Le kettle est un excellent outil de test d’aptitude physique, car il requiert à la fois de l’endurance, de la force, de l’explosivité et de la souplesse, détaille l’Yverdonnois. Je n’avais, bien sûr, pas tout ça à la base.»

C’est pourquoi, outre quatre entraînements hebdomadaires dans sa cave avec les kettlebells, il avale également 30 km par semaine en course à pied, fait régulièrement une session de musculation traditionnelle et s’astreint à du stretching quotidien. Le prix à payer pour conquérir le statut de «Master of Sport» dans la discipline.

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23 Mar 2017

Jonquille et ses copines s’éclatent au carrousel

Ballaigues – La famille Poncet a installé un nouveau système de traite extérieure dans sa ferme, qui permet de traire 24 vaches à la fois. Une première en Suisse. Les agriculteurs organisent deux journées portes ouvertes, les 1er et 2 avril, pour présenter leur nouveau robot à la population.

Matin et soir, une vache passe environ dix minutes sur la plateforme pour donner environ 25 kilos de lait par jour. Ci-contre (à g.), Etienne Poncet procède à la traite. ©Michel Duperrex

Matin et soir, une vache passe environ dix minutes sur la plateforme pour donner environ 25 kilos de lait par jour. Ci-dessous,

Tourne, tourne, tourne manège ! Depuis l’automne dernier, les 120 vaches laitières de la race Simmental de la famille Poncet suivent la cadence grâce au nouveau système de traite extérieure, installé sur l’exploitation de La Combe, en contrebas du village de Ballaigues. Actifs sur le domaine depuis quatre générations, les Poncet présenteront ce nouvel appareil laitier à la population, le week-end prochain, dès 10h.

En matière d’innovation, la famille Poncet n’en est d’ailleurs pas à son premier coup d’essai, puisqu’en 1989, elle était déjà au top de la modernité avec la construction d’une nouvelle ferme, qui a malheureusement brûlé en 2011.

 

«Une première en Suisse»

Etienne Poncet procède à la traite. ©Michel Duperrex

Etienne Poncet procède à la traite.

Mais quelle différence existe-t-il entre ce robot et la traite dite traditionnelle ? «La rapidité, affirme, du tac au tac, le dynamique Guillaume Poncet, qui gère actuellement l’exploitation avec son frère Etienne et ses cousins. En termes de temps, c’est incomparable. Alors qu’il fallait auparavant compter deux heures de traite pour cent vaches avec deux, voire trois trayeurs, aujourd’hui, la traite dure environ une heure et la présence d’une seule personne est nécessaire.»

Contrairement à un robot où la personne qui assure la traite est située à l’intérieur du carrousel, celui de la famille Poncet se caractérise par un système de traite extérieure (ndlr: lire ci-dessous). «Ce type de modèle est très utilisé aux Etats-Unis et peut accueillir jusqu’à 80 vaches, mais c’est une première en Suisse poursuit l’agriculteur. On est à la hauteur du pis de la vache et c’est beaucoup plus confortable pour traire.»

L’appareil, fabriqué en France sous licence américaine, peut accueillir jusqu’à 24 vaches laitières sur la plateforme, qui tourne au même rythme que la durée de la traite. Et si l’une des vaches n’a pas terminé? Pas de panique, la machine à traire parvient à détecter la production laitière de la vache. Lorsque celle-ci a terminé, l’appareil s’enlève de manière automatique et la vache peut alors rejoindre Jonquille, Primevère, Lison et les autres, qui broutent du foin dans la stabulation libre.

De plus, les bovins sont équipés d’une puce à l’oreille, qui permet de détecter si la traite a bien  été réalisée et combien de litres ont été produits. Les données sont ensuite enregistrées sur un ordinateur. «Cela facilite le travail et ça évite de faire des erreurs», explique Etienne Poncet, qui surveille le bon déroulement de la traite.

 

Investissement important

Les coûts d’une telle installation sont considérables puisque la famille Poncet a investi 300 000 francs pour ce système de traite extérieure et près de deux millions au total pour l’agrandissement de l’étable et l’aménagement d’une fosse à lisier.

Cet été, les vaches paîtront dans les pâturages, situés sur les hauts du village. Leur lait servira non seulement à la production de Gruyère AOP, mais aussi à la fabrication de délicieuses tommes La Duchatte.

Plus d’informations sur : www.poncet-ballaigues.ch

 

Système de traite
Novateur

 

Selon Yves Saucy, représentant en Suisse romande de la marque Boumatic -l’un des grands acteurs dans la commercialisation de systèmes de traite-, le fait de traire à l’extérieur du carrousel offre un meilleur confort pour le trayeur, car la vache se place de façon perpendiculaire à lui. «Dans un système où la personne assure la traite à l’intérieur, la vache s’installe en diagonale», précise Yves Saucy. Ce dernier a vendu trois systèmes de ce type dans les cantons de Vaud, Fribourg et Jura.

Le nombre d’exploitation agricoles a fortement diminué au cours des dernières décennies, la production laitière est passée de 450 000 litres de lait par an au début des années 1990 à près d’un million de nos jours. La traite extérieure permet donc un gain de temps considérable, pratique pour des exploitations de plus de cent vaches. «En Chine, par exemple, ce type de plateforme est très apprécié puisqu’on voit émerger des exploitations de plus de 10 000 vaches», assure le représentant.

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23 Mar 2017

Le Canton ampute le CPNV de la filière ASE

Yverdon-les-Bains – Le Centre professionnel du Nord vaudois se voit privé de la filière des assistants socio-éducatifs (ASE). Dans moins de deux ans, mille apprentis iront suivre les cours à Vennes.

La nouvelle du transfert de la filière des assistants socio-éducatifs (ASE) à Lausanne a fait l’effet d’une bombe à Yverdon-les-Bains. ©Michel Duperrex/a

La nouvelle du transfert de la filière des assistants socio-éducatifs (ASE) à Lausanne a fait l’effet d’une bombe à Yverdon-les-Bains.

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe, tant elle était inattendue. Le Conseil d’Etat a décidé, à la mi-mars, de développer un pôle de compétences du domaine santé-social à Lausanne-Vennes, près de l’ESSanté. Dès la rentrée 2018, un millier d’apprentis -ils sont quelque 950 à suivre actuellement les cours au CPNV- ne viendront plus à Yverdon-les-Bains.

L’effet est d’autant plus brusque que le Conseil d’établissement du CPNV n’a même pas été consulté. Son président, Jean-Marc Buchillier, ne mâche pas ses mots : «C’est inadmissible de voir de quelle manière la direction de notre établissement a été traitée. C’est une filière dont le nombre d’apprentis a explosé et la direction a en permanence fait face à la situation. On ne lui a même pas laissé le temps de réagir et d’informer. Il n’y a aucune reconnaissance.»

 

Des alternatives ?

Jean-Marc Buchillier regrette que le Canton n’ait même pas pris la peine de réfléchir à des alternatives dans la région : «On a privilégié Lausanne. On est en droit de s’en étonner.»

Hasard du calendrier, le Conseil d’établissement du CPNV va se réunir ce soir et cette décision va sans doute alimenter les débats. «On va pour le moins émettre une protestation», prévoit le président. Il s’interroge, par ailleurs, sur l’utilité d’une structure qui, à une époque, nommait le directeur et se prononçait sur le budget. Compétences que le Canton s’est arrogées.

 

La course aux locaux

Le développement des différentes filières professionnelles a contraint la direction du CPNV à chercher en permanence de nouveaux locaux.

La création de la filière ASE, en 2006, a suscité un véritable appel d’air. Il était prévu, à l’origine, que les apprentis suivent les cours sur le site d’Agrologie, à Marcellin sur Morges. Mais il n’y avait que 60 places disponibles pour… 180 inscrits. Une grande partie ont donc été accueillis au CPNV, à Yverdon-les-Bains, où ils ont tous été regroupés dès l’année suivante.

Le développement des structures d’accueil de jour et des EMS a stimulé la demande et suscité un véritable engouement pour ce métier. Ils sont ainsi quelque 950 apprentis de tout le canton à suivre les cours (dual) à Yverdon-les-Bains.

 

Encore plus

La Direction générale de l’enseignement post-obligatoire (DGEP) prévoit que cette filière va attirer encore plus d’apprentis ces prochaines années. Les locaux du CPNV, y compris les annexes, ne peuvent faire face à l’augmentation de la demande.

Plutôt que de chercher une solution dans la région, le Canton a opté pour un transfert à Lausanne-Vennes, où il envisage de développer un pôle de compétences santé-social, deux secteurs qui, historiquement, peinent à collaborer.

Bien évidemment, cette décision provoque une énorme déception dans la région. D’aucuns, dont sans doute le Canton, y trouveront le moyen de redonner un peu d’air et d’espace au CPNV.

Reste à voir si les dizaines d’enseignants concernés partageront l’appréciation cantonale. D’autant plus que pour un apprenti provenant de Sainte-Croix ou de Morges, et cela malgré le métro M2, Lausanne-Vennes n’est pas plus près qu’Yverdon-les-Bains. Contacté, Michel Tatti, directeur du CPNV, s’est refusé à tout commentaire.

 

Comment faire «d’une pierre deux coups»
Un mal pour un bien…

 

Le CPNV et Yverdon-les-Bains ne perdent rien. Il n’y a pas de suppression d’emplois -les enseignants concernés poursuivront leur mission à Lausanne- et, même si cet élément n’a pas été pris en compte dans la décision, la majorité des apprentis venant du bassin lémanique se trouveront plus près du lieu de cours. C’est en résumé la position de Séverin Bez, directeur général de la Direction de l’enseignement post-obligatoire (DGEP). Il souligne, par ailleurs, que les filières traditionnelles du CPNV seront développées.

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23 Mar 2017

Des Jeux olympiques différents

JO de la Jeunesse d’hiver – Membre du comité d’organisation de Lausanne 2020, Greg Curchod a évoqué, mardi dernier devant le public yverdonnois, les enjeux de l’événement qui aura lieu dans moins de trois ans.

Greg Curchod, ici lors de sa conférence à La Prairie, a insisté sur l’importance de l’héritage à laisser. ©Gabriel Lado

Greg Curchod, ici lors de sa conférence à La Prairie, a insisté sur l’importance de l’héritage à laisser.

Lausanne 2020, c’est déjà dans moins de trois ans. Les Jeux olympiques, sous leur forme consacrée à la jeunesse, feront leur retour en Suisse à l’entrée de la nouvelle décennie, au mois de janvier. «C’est un projet qui permet de tenter, d’innover. On souhaite revenir aux valeurs de base des Jeux, les faire d’une nouvelle manière. Il faut que ce soit différent !», a lancé Greg Curchod, mardi dernier, à Yverdon-les-Bains. Membre du comité d’organisation de l’événement, en charge de la stratégie et de la communication, le Lausannois est venu faire le point de la situation à l’invitation de la section yverdonnoise du Panathlon.

Après Innsbruck en 2012 et Lillehammer en 2016, la capitale olympique accueillera la 3e édition de Jeux olympiques de la Jeunesse d’hiver. «La World Gymnaestrada, organisée en 2011 à Lausanne, a été une magnifique fête. Les gens, les autorités, se sont dit on peut le faire. C’est l’esprit qui a régné à cette occasion qu’on veut retrouver, a souligné le conférencier, en rappelant que 57 fédérations sportives internationales siègent dans la cité lémanique. Le monde du sport se décide tous les jours à Lausanne.» En 2020, la capitale vaudoise en sera le coeur l’espace de dix jours.

Greg Curchod s’est aussi souvenu des sondages réalisés auprès de la population avant l’attribution des JOJ. «On avait sous-estimé notre capital sympathie. Lorsqu’on parlait de Jeux, les gens avaient des réactions très diverses, même parmi les sportifs, mais du moment où on signalait qu’il s’agissait des JO de la Jeunesse, alors tout le monde était convaincu.»

Les JOJ font figure de laboratoire à innovation pour le futur des Jeux. Ainsi, le skialpinisme pourrait faire son apparition au programme de Lausanne 2020. «On veut créer un véritable festival du sport, a martelé l’orateur, en diffusant quelques images enthousiasmantes de l’édition précédente, à Lillehammer, qui a attiré 100 000 spectateurs. On organisera de nombreuses activités éducatives, les Hautes écoles sont directement impliquées à tous les niveaux et on réfléchit à l’héritage que l’on souhaite laisser.» L’un des exemples palpables les plus évidents sera le bâtiment «Vortex», en forme d’anneau olympique, qui fera office de village olympique avant d’être reconverti de logements pour étudiants.

 

Aussi dans la région

Lausanne 2020 se déroulera sur quatre sites, et le district du Jura-Nord vaudois sera directement concerné par le ski nordique. Les épreuves de ski de fond auront lieu à la vallée de Joux, du côté de la Thomassette. «Les Combiers peuvent ainsi redonner un coup de jeune à leurs installations, un nouveau centre de formation national pour le ski nordique étant en projet.»

Le Balcon du Jura n’a, par contre, pas été retenu à l’heure de la répartition. «Le CIO apprécie que les Jeux se déroulent sur des sites compacts, ce qui est compréhensible. On avait la volonté d’ouvrir un maximum, mais on n’a pas pu le faire partout. On aurait, notamment, pu tout concentrer dans les Alpes vaudoises, en organisant le ski nordique aux Mosses, a rappelé Greg Curchod. Cela dit, on reste totalement ouverts à l’organisation d’événements dans les autres régions du canton, par exemple liés à des sports de démonstration.»

Si les JOJ 2020 ne se dérouleront pas directement dans la région d’Yverdon, à la Commune, on planche sur le sujet. «On aimerait ne pas se contenter d’être uniquement spectateurs, mais que ce soit aussi une fête du sport dans notre région, affirme le syndic Jean-Daniel Carrard, interrogé sur le sujet. On a envie de faire quelque chose qui se déroule en bonne intelligence avec le programme de Lausanne 2020. On réfléchit à ce qu’on peut amener comme idées.»

 

Les JOJ, ce sera…

1200 athlètes de 15 à 18 ans, provenant de plus de 70 nations.

3000 bénévoles.

70 disciplines issues des mêmes sports que ceux pratiqués lors des Jeux olympiques d’hiver traditionnels.

– Un budget opérationnel (c’est-à-dire sans les constructions qui vont survivre aux JOJ) de 36 millions de francs.

4 sites, à Lausanne et Morges pour les sports de glace ; dans le Jura (vallée de Joux et les Tuffes/F) pour les disciplines nordiques ; dans les Alpes vaudoises (Villars, Les Diablerets et Leysin) pour les sports de glisse ; et à Saint-Moritz pour le bob, la luge et le skeleton.

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22 Mar 2017

Il transmet de l’émotion avec son violon

Mathod – Jeune violoniste de 11 ans, Aimé Ducret a décroché, dimanche dernier, le premier prix dans sa catégorie au Concours de Musique Riviera. Pourtant, ce n’est pas sa technique qui a fait la différence, mais ses couleurs timbrales.

Les Ducret joueront à la Grande salle de Mathod, les 21 et 22 avril, pour la chorale Mathod-Suscévaz.  Aimé Ducret suit des cours de musique au Conservatoire de Lausanne. ©Michel Duperrex

Les Ducret joueront à la Grande salle de Mathod, les 21 et 22 avril, pour la chorale Mathod-Suscévaz. Aimé Ducret suit des cours de musique au Conservatoire de Lausanne.

Elle est là, trônant fièrement au centre de la cuisine, la première coupe dorée d’Aimé Ducret. Ce violoniste de Mathod s’est démarqué, dimanche dernier, lors du Concours de Musique Riviera, qui a eu lieu sur les différents sites de Montreux, de Vevey et de Villeneuve. Avec une note de 98 sur 100, il s’est hissé à la tête de sa catégorie, composée de dix violonistes romands, tous plus âgés.

Aimé n’avait pas du tout imaginé décrocher la première place : «Quand il a appris son score, il est toute de suite allé vers les juges pour leur dire que ce n’était pas juste qu’il ait gagné, raconte son père, Jean-Christophe Ducret, qui a également été surpris de le voir en tête de liste. Avec son professeur (ndlr : Julien Zufferey), nous pensions qu’il n’obtiendrait pas plus que95, parce qu’il n’avait pas forcément la meilleure technique», précise son papa.

Il faut savoir que dans cette compétition, les musiciens sont primés selon un système de paliers. Ainsi, pour gagner une coupe, il fallait obtenir une note d’au moins 85 sur 100. Et 95 pour viser le premier prix. Dans la catégorie d’Aimé Ducret, seule Anna Sofia Seres, de Lutry, a aussi dépassé cette note (97/100).

Les notes de l’émotion

D’après le jury de la compétition, la technique des violonistes n’est pas le seul élément jugé. Le style est tout aussi important. Et c’est bien la sensibilité d’Aimé Ducret qui a conquis le panel.

«Nous étions étonnés qu’ils prennent en considération ce critère car, souvent, les juges préfèrent les musiciens carrés puisqu’ils sont plus constants», commente la maman du lauréat, Denitsa Kazakova, violoniste professionnelle et enseignante. Pour faire passer ses émotions et démontrer ses talents, Aimé Ducret a joué trois morceaux : «Premier solo» de Dancla, «Etude» de Goedicke et «Valse triste» de Franz von Vecsey, qui est l’un de ses favoris.

«Une facilité déconcertante»

Bercé par la musique dès son enfance, Aimé Ducret a empoigné son premier violon à l’âge de cinq ans. «Je sentais qu’il avait une oreille et une dextérité fine, ce qui est essentiel pour cet instrument», explique sa maman. Et elle avait raison, puisque son fils a déjà gagné un premier prix et deux médailles d’argent, depuis ses débuts dans les compétitions, il y a trois ans. Et il part en tournée à l’étranger avec son groupe Les Ministrings. «Il a une facilité déconcertante, mais nous ne voulons pas le pousser, parce que pour réussir à faire carrière, il faut vraiment jouer avec passion», poursuit-elle. C’est sûr que s’il travaillait autant que moi à son âge, il serait déjà très avancé.»

Mais cette semaine, Aimé Ducret n’aura pas d’autre choix que de s’entraîner sur ses partitions. Car le weekend prochain, direction l’Italie pour un concours de musique international.

Famille de musiciens

Avec une maman violoniste, un papa guitariste ainsi qu’un grand frère pianiste et flûtiste, difficile pour Aimé Ducret de passer à côté de la musique. Quand il sera grand, le jeune garçon espère d’ailleurs vivre de son art. Mais il ne dirait pas non à une carrière dans le domaine du dessin ou des mathématiques. En attendant de voir où la vie l’emmènera, il joue. Et parfois, avec toute sa famille, puisqu’elle participe et organise des concerts en mettant à profit les compétences de chacun.

Les Ducret joueront à la Grande salle de Mathod, les 21 et 22 avril, pour la chorale Mathod-Suscévaz.

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22 Mar 2017

Explorateurs à la découverte de l’énergie

Yverdon-les-Bains – Le challenge destiné à éveiller les élèves aux enjeux environnementaux a eu lieu, pour la deuxième fois, à La Marive. Le collège de Bercher a fini 3e.

Les farfouilleurs de Bercher avec, de g. À dr.: Alexandra Germano, Elise Bovet, Samy Jordan, Samuel Develey et Loïc Zürcher. ©Michel Duperrex

Les farfouilleurs de Bercher avec, de g. À dr.: Alexandra Germano, Elise Bovet, Samy Jordan, Samuel Develey et Loïc Zürcher.

Qu’est-ce que l’énergie ? D’où vient-elle ? Comment l’utilise- t-on ? Autant de questions auxquelles les 184 explorateurs en herbe de dix classes romandes de 8e année HarmoS ont dû répondre, hier matin, à la salle de La Marive, à Yverdon-les-Bains.

Créé en 2004 par Romande Energie, le challenge des Explorateurs de l’Energie vise à sensibiliser les enfants de manière ludique à l’importance de l’énergie et aux enjeux environnementaux en leur permettant d’accéder, grâce à un programme pédagogique, une multitude d’informations sur cette thématique.

En 2016, 124 classes, parmi 74 établissements scolaires romands, se sont inscrites afin de participer à la 12e édition de la manifestation, animée par Khany Hamdaoui. «Ce challenge connaît un succès croissant depuis son lancement », constate Karine Devalte, responsable communication à Romande Energie. Chaque classe est répartie en quatre groupes, caractérisés par un point cardinal : nord, sud, est et ouest. Les élèves participent à dix activités interactives, telles que des quizz et rébus, et récoltent des points, symbolisés par des balles de ping-pong.

Un titre en jeu pour Bercher

«On a un peu la pression, confie Julia Vadillo, élève du collège de Bercher, âgée de 12 ans. On aimerait gagner le concours parce que nos camarades de la volée précédente ont remporté le titre lors de la 11e édition.»

«Pendant deux mois, nous avons préparé le concours, précise Irène Gisclon, leur enseignante en mathématiques et en sciences. Ce concours s’avère très stimulant pour eux, puisque nous avons abordé différents sujets sur le thème des énergies renouvelables, dans un esprit de pur camaraderie. De plus, on s’est aperçu qu’à la campagne, les élèves habitaient dans des logements avec différents modes de chauffage.»

En début d’après-midi, les résultats étaient connus, les élèves du collège de Begnins-L’Esplanade l’ont emporté, alors que ceux de Bercher ont terminé à la troisième place.

Plus d’informations sur : www.explorateurs-energie.ch

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22 Mar 2017

Yverdon fête le titre à Delémont

Hockey – Playoffs 2L – Les Yverdonnois ont remporté le titre de champion du groupe 5 en s’imposant 7-5 dans le Jura, lundi. Ils ont pu célébrer leur ascension en 1re ligue après avoir mis beaucoup de coeur à l’ouvrage pour faire la décision.

La joie des Yverdonnois après leur victoire. Tout à g., l’entraîneur Jiri Rambousek, et à dr. Le staff, avec Daniel Steiner, Hans Koch, Jacques Pfister et le directeur sportif Christian Renaud (accroupi). ©Roger Juillerat

La joie des Yverdonnois après leur victoire. Tout à g., l’entraîneur Jiri Rambousek, et à dr. Le staff, avec Daniel Steiner, Hans Koch, Jacques Pfister et le directeur sportif Christian Renaud (accroupi).

Mission accomplie pour l’entraîneur Jiri Rambousek, qui n’avait pas caché vouloir remporter les trois séries des playoffs. Lundi dernier, il a encore mené ses hommes à la victoire à Delémont, dans une rencontre certes difficile, mais que les Yverdonnois ont dominé dans l’ensemble. «Nous savions que nous étions promus, vu que nos adversaires avaient annoncé ne pas vouloir faire le saut, relevait-il au milieu des cris de la fête, dans les vestiaires. Mais nous voulions prouver que nous étions vraiment les meilleurs sur la glace. Avec ce beau succès, c’est fait, et j’en suis particulièrement heureux pour mes jeunes joueurs.»

Ceux-ci se sont défoncés pour aller au bout de leur rêve, imposant un rythme soutenu aux Jurassiens dès l’entame du match. Deschenaux a été tout près d’ouvrir le score après vingt secondes, alors que Vazquez s’est payé le poteau gauche et le droit sur un même tir violent à la 3e. C’est donc bien contre le cours du jeu que Delémont a pris l’avantage sur une rapide contre-attaque, Tinguely tirant encore sur la transversale (16e).

Le deuxième tiers a été spectaculaire et de toute beauté. Le HCY est revenu sur la glace avec la volonté évidente de ne pas connaître à nouveau la désillusion du 3e acte de la série, vendredi dernier sur sa patinoire. C’est Curty, excellent lundi, qui a sonné la charge et qui a montré la voie. Et la troisième réussite yverdonnoise a été un petit chef d’œuvre, à l’issue d’une parfaite triangulation entre Deschenaux, Vioget et Pizzirusso. Mais la ligne de parade delémontaine, emmenée par ce diable de Barras, a réussi à égaliser en trois minutes !

L’explosion de joie

Au troisième tiers, après un nouveau but de Curty, Rambousek s’est présenté seul face à Frossard et a redonné deux buts d’avance au HCY (6-4). Delémont a alors lancé toutes ses forces dans la bataille pour revenir à une unité. C’est dire si les dernières minutes ont été intenses, d’autant plus qu’il a fallu bagarrer deux fois en infériorité numérique. Puis est tombé le but libérateur provoquant l’explosion de joie des Yverdonnois, qui ont sauté sur leur jeune gardien Berutto, encore une fois excellent et qui a eu le don, depuis son arrivée, de donner beaucoup de confiance à toute l’équipe.

«Nous avons atteint notre objectif et, suite à ma fracture à un pied contre Moutier en quarts, je suis vraiment heureux d’avoir pu jouer les trois derniers matches de cette finale des playoffs avec mes coéquipiers, indiquait Aymeric Deschenaux. Ce soir, on a fait notre job en mettant beaucoup d’intensité et sans jamais vraiment se relâcher. C’est super !»

 

Delémont-Vallée – Yverdon 5-7 (1-0 3-5 1-2)
Yverdon remporte la série 3-1

 

Buts : 2e Koulmey (R. Gerber, Chételat)1-0 ; 26e Curty (Deschenaux, Vioget/5c4) 1-1 ; 29e Rambousek (Vioget, Curty) 1-2 ; 31e Pizzirusso (Vioget, Curty)1-3 ; 33e Gygax (Barras, Paratte) 2-3 ; 35e Rambousek (Joliat) 2-4 ; 36e Gygax (Schluchter, Barras) 3-4 ; 36e R. Gerber (Stemer, Chételat) 4-4 ; 38e Curty (Joliat, Luciak) 4-5 ; 50e Rambousek (Curty) 4-6 ; 56e Guerne (Barras, Meusy/5c4) 5-6 ; 59’20 Rambousek 5-7 (cage vide).

Delémont : Frossard ; Paratte, Meusy ; Koulmey, Blanchard ; C. Gerber, Bourgnon ; Schluchter, Gygax, Barras ; Chételat, Stemer, R. Gerber ; Crelier, Guerne, Marquis ; Lièvre. Entraîneur : Steve Nussbaumer.

Yverdon : Berutto ; Pizzirusso, Tinguely ; Vazquez, Luciak ; Narbel, Tekel ; Koch ; Werro, Vioget, Deschenaux ; Curty, Joliat, Rambousek ; Smith, Pippia, Pappalardo ; von Allmen, Paillat, Köppli. Entraîneur-joueur Jiri Rambousek, coaching assuré par Christian Renaud.

Notes : Patinoire régionale de Delémont, 834 spectateurs. Arbitres : Lucien Rossier et Baptiste Houlmann. Pénalités : 6×2’ contre Delémont ; 5×2’ contre Yverdon, qui joue sans Bertschi. Temps mort demandé par le Delémont (58e), qui sort son gardien (59’10).

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22 Mar 2017

Marjorie Roulin met dans le mille à Berne

Tir sportif – La Chavornaysanne de 30 ans a remporté son premier titre national au pistolet à 10m, il y a dix jours.

Marjorie Roulin est spécialiste du tir à 10m en salle. ©Duperrex-a

Marjorie Roulin est spécialiste du tir à 10m en salle.

Médaillée d’argent deux ans plus tôt, Marjorie Roulin a pris sa revanche lors des Championnats de Suisse de tir au pistolet à air comprimé à 10m. Barrée par Corine Serra-Tosio en 2015, elle a cette fois juste devancé la Genevoise lors d’une finale féminine intense, à Berne.

La Chavornaysanne, membre de la société des Pistolet-Carabiniers d’Yverdon, a fait la différence à la toute dernière cartouche. En obtenant un 9,3 contre un 8,9 pour sa dernière rivale, elle a devancé sa dauphine de 0,2 point seulement, après 24 coups.

«Mon objectif initial était avant tout d’atteindre la finale, raconte Marjorie Roulin. Je me suis rapidement retrouvée à la 2e place lors de celle-ci, qui se déroulait à huit tireuses et à la mort subite. Je souhaitais alors au moins conserver mon rang, sachant que je ne connaissais que l’écart avec la leader, mais pas celui avec mes poursuivantes.»

La jeune trentenaire a eu les nerfs solides, malgré la tension qui régnait et tandis que, peu à peu, le nombre de concurrentes diminuait. «Etre certaine de faire partie des trois premières a déjà été un soulagement, ajoute la nouvelle championne de Suisse. Même si, lors des derniers coups, il n’était pas évident de faire abstraction des applaudissements du public et de l’enjeu.»

Un podium 100% romand

Pour atteindre la finale du 10 mars dernier, la tireuse qui a grandi à Bavois a participé aux qualifications depuis Yverdon. Les trente meilleures du pays, qui ont, comme les autres, tiré quarante coups chacune dans leur propre stand, étaient qualifiées pour la compétition bernoise. Après quarante nouveaux coups dans la capitale fédérale, lors desquels Marjorie Roulin a obtenu 369 points sur 400 possibles, la régionale, 5e de la deuxième phase, a accédé à la finale qui réunissait le top 8. «Cette saison, je tire un peu au-dessus de ma moyenne habituelle, qui se situe entre 360 et 362 points», relève celle qui a, au final, été la plus constante dans les moments chauds.

Comme en 2015, Laurine Givel, de Corcelles-près-Payerne, a fini au 3e rang. De quoi fêter un nouveau podium 100% romand. Marjorie Roulin a, elle, décroché son plus beau titre, le premier sur le plan national, un mois après avoir enlevé un nouveau sacre vaudois en individuel et une médaille d’argent par équipes avec ses camarades des Pistolet- Carabiniers d’Yverdon.

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