Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

28 avr 2017

Prix étrenné au salon

Orbe – Publiée par l’Urbigène Bernard Campiche, la Genevoise Silvia Härri, lauréate du Prix des lecteurs de la Ville de Lausanne et du Prix du public RTS pour son premier roman, sera au Salon du livre et de la presse de Genève, demain.

Le roman «Je suis mort un soir d’été» était en lice avec cinq autres livres pour l’obtention du Prix du public RTS. ©Philippe Pasche

Le roman «Je suis mort un soir d’été» était en lice avec cinq autres livres pour l’obtention du Prix du public RTS.

L’auteure genevoise Silvia Härri ne s’attendait pas à recevoir deux prix pour son premier roman, «Je suis mort un soir d’été», publié chez l’éditeur urbigène Bernard Campiche. «Je n’en espérais pas tant. Pour le coup, c’est une sacrée surprise, confie Silvia Härri, qui partage son temps entre l’enseignement et l’écriture. Elle a publié plusieurs recueils de poésie, des nouvelles et un album pour la jeunesse. Après «Loin de soi» (2013) et «Nouaison» (2015), «Je suis mort un soir d’été» est son troisième ouvrage chez Bernard Campiche Editeur. «Il m’a fallu du temps avant de me confronter au roman», reconnaît-elle. Au fond, c’est l’aboutissement d’une démarche qui s’est élaborée de manière progressive.»

 

Entre passé et présent

 

La première phrase du récit sonne comme un refrain qui hante le narrateur. En effet, celui qui dit «je» est mort un soir d’été. C’était le 26 juillet 1957. Il avait six ans et demi. Devenu adulte, Pietro Cerretani n’est pas celui qu’on croit. Cet architecte, à qui tout semble réussir, mène une existence tranquille à Genève. Mais le mensonge sur lequel il a édifié son confort s’effrite, le jour où il est contraint de revenir à Florence pour veiller sa sœur en fin de vie. Le retour dans sa ville natale signe les prémices d’une confrontation avec un passé qu’il a préféré enfouir au fond de lui-même. Ainsi, le récit alterne entre deux temps, celui du passé et celui du présent.

Le passé où, un soir d’été de canicule, le jeune Pietro cesse d’être «celui à qui l’on demande de raconter des histoires dans la pénombre d’un chambre ou d’embrasser un lapin en peluche tout mité, soir d’été qui signe la frontière entre l’insouciance et le chagrin, entre la vie d’avant et celle d’après». En effet, «la pieuvre» , une maladie que l’on découvrira à la fin du roman, emprisonne de manière très sournoise sa petite sœur dans le mutisme et la folie, et plonge toute la famille dans la souffrance.

Le présent est sa vie avec Mathilde, une jeune femme à qui il refuse, pendant longtemps, de donner un enfant, de peur que la tragédie de son enfance se répète. Marqué par la vie, le narrateur devra choisir entre la fuite et la parole.

 

Une écriture poétique

 

«Je me suis inspirée de l’histoire d’un ami», confie celle qui, avec ce roman, a été la lauréate du Prix du public RTS. A partir de là, j’ai romancé le récit. Il y a une large part de fiction.»

Ce qui touche profondément dans ce récit, qui se lit d’une traite, c’est le caractère poétique de chaque mot. «Je joue beaucoup sur la mélodie des mots, affirme Silvia Härri. Très souvent, il m’arrive de lire à haute voix ce que j’écris, car je suis très attachée à la teneur poétique de mes textes.» C’est d’ailleurs ce qui a interpellé l’éditeur Bernard Campiche. «Elle a un sens de la narration poétique et une manière de raconter la maladie qui émeut les lecteurs.»

La remise du Prix du public RTS aura lieu demain, à 11h30, sur la scène médias du Salon international du livre et de la presse de Genève. Elle sera suivie d’une émission spéciale diffusée en direct du salon, de 12h à 12h30, sur La Première.

 

Une présence accrue d’éditeurs français au Salon

 

Fidèle au Salon du livre et de la presse de Genève depuis de nombreuses années, l’éditeur nord-vaudois Bernard Campiche publie six livres qu’il présente en ce moment au stand C368 : «Les Fables de la joie» de Stéphane Block, «Nains de jardin» de Jacques-Etienne Bovard, «Festival d’Ateliers-Théâtre» de Jacques Probst, «Un jour en ville» de Daniel Tschumy, «Les externalités négatives» d’Yves Rosset et «Laisse tomber les anges» de Nadine Richon.

Mais, comme chaque année, la présence accrue des éditeurs français agace l’éditeur de la Grand- Rue 26, à Orbe. «C’est fou, s’emporte Bernard Campiche, en quelques années, il y a eu un véritable raz-de-marée. C’est regrettable que certains jeunes écrivains ne se donnent pas la peine d’envoyer un seul de leur manuscrit dans les petites maisons d’éditions. On ne peut malheureusement pas lutter contre la concurrence des grands éditeurs.»

Les éditions Bernard Campiche seront présentes demain, à 14h, sur la scène suisse du Salon du livre et de la presse de Genève, avec un dialogue féministe sur la cause des femmes avec Janine Massard et Nadine Richon. «Blok et Revey, des notes aux mots», un dialogue entre Laurence Revey et Stéphane Block, deux musiciens et poètes de Suisse romande, amoureux des mots, aura lieu au même endroit, dès 16h.

 

La trilogie imaginaire d’une jeune écrivaine

 

Mélissa Pollien, de Villars-le- Terroir, âgée de 19 ans, est également présente au Salon du livre et de la presse de Genève, afin de présenter le dernier tome de sa trilogie de roman fantasy, «Les Royaumes de Narthamarda», aux éditions Slatkine. «Je viens au Salon depuis 2013, et c’est à chaque fois un plaisir de rencontrer mes lecteurs», confie, enthousiaste, la jeune femme.

Avec ce dernier volume, Mélissa Pollien boucle la boucle de cette trilogie qui narre les aventures de Marion, Chloé et Léa dans des univers peuplés d’elfes et de rois maléfiques. «Je voulais écrire une trilogie et, globalement, je suis restée assez fidèle à la trame narrative que j’avais développée à l’âge de 10 ans, lorsque j’ai commencé à rédiger le premier roman», affirme la jeune écrivaine qui entrera à l’Université à la rentrée prochaine. Et de poursuivre qu’elle a été influencée par la saga Harry Potter et les livres de fantasy pour adolescents.

Mélissa Pollien sera présente au Salon du livre de Genève demain au stand de l’Îlot Jeunesse de Payot, de 10h à 12h, et au stand E567 des éditions Slatkine, de 14h30 à 16h. Dimanche, la jeune femme participera à un débat à l’Espace Young Adult, dès 11h, en compagnie de l’auteure Rachel Zufferey. Îlot Jeunesse de Payot, de 13h30 à 15h30.

Enregistrer

L’article Prix étrenné au salon est apparu en premier sur La Région.

28 avr 2017

Que pensent les Urbigènes de leur ville ?

Orbe – La Commune a diffusé, hier sur Youtube, les premières séquences du projet «Orbe’1350 sentiments», qui recueille les avis de tous ceux qui souhaitent s’exprimer sur l’état actuel et futur de la Cité. Les résultats seront présentés en novembre

«J’aime la simplicité de cette ville et la beauté de ses environs», raconte Queenie avec fierté. ©DR

«J’aime la simplicité de cette ville et la beauté de ses environs», raconte Queenie avec fierté.

«J’aimerais que la rue commerçante vive et ne meurt pas», confie Albert à Philippe Montes. Plutôt qu’écrire une lettre au Père Noël, cet Urbigène a préféré être interviewé par ce travailleur social de Vuiteboeuf. Il espère ainsi que son vœu sera entendu (et peut-être exaucé) par la Municipalité d’Orbe. Celle-ci a mandaté Philippe Montes pour réaliser le projet «Orbe’1350 sentiments», qui permet à ceux qui vivent ou œuvrent dans le bourg de donner leur opinion sur la ville et son développement. A mi-parcours du tournage, les premières scènes du film ont été publiées, hier, sur le web.

Eleonora regrette, quant à elle, le manque de communication entre les différents acteurs culturels. ©DR

Eleonora regrette, quant à elle, le manque de communication entre les différents acteurs culturels.

Les résultats du projet, entamé au mois de janvier, seront présentés en novembre au moyen d’un film d’environ 45 minutes et d’une exposition, dont une mosaïque composée des portraits de ceux qui ont accepté de témoigner à visage découvert. Concrètement, ces volontaires ont dû donner leur avis sur quatre points : Ce qu’ils aiment à Orbe, ce qu’ils n’aiment pas, ce qu’ils aimeraient changer et ce qu’ils sont prêts à accomplir pour améliorer la situation.

«Ce qui m’a frappé, c’est que tous ceux que j’ai interrogés apprécient la même chose : l’ambiance villageoise où tout le monde se dit bonjour, raconte Philippe Montes. Et ce qu’ils craignent généralement, c’est justement qu’Orbe deviennent une cité dortoir.» Il précise également que les habitants pestent souvent contre le trafic et le manque de parkings.

 

Un accueil chaleureux

 

 S’il le pouvait, Patrick installerait une place de fitness extérieure pour les jeunes. ©DR

S’il le pouvait, Patrick installerait une place de fitness extérieure pour les jeunes.

Pour l’instant, le travailleur social a récolté une soixantaine de témoignages, sur les 150 qui lui ont été demandés par la Municipalité d’Orbe. Et heureusement pour lui, il n’a pas de mal à trouver des volontaires. «Sauf lorsqu’il fait mauvais temps», précise-t-il. Le problème, selon lui, c’est plutôt de faire en sorte qu’ils ne parlent pas trop. Alors pour limiter les pipelettes, il demande aux participants de commenter chaque point en une seule phrase. «Et finalement ils arrivent toujours à choisir ce qui est vraiment essentiel», conclut-il.

 

Un projet politique

 

Comme avec Albert (à g.), Philippe Montes se baladera à Orbe, jusqu’en août, pour filmer, enregistrer ou noter la centaine de témoignages qui lui manquent. ©Commune d’Orbe

Comme avec Albert (à g.), Philippe Montes se baladera à Orbe, jusqu’en août, pour filmer, enregistrer ou noter la centaine de témoignages qui lui manquent.

C’est sur l’impulsion de la Maison des jeunes d’Orbe, qui souhaitait être davantage impliquée dans le processus décisionnel de sa ville, que la Commune urbigène a lancé «Orbe’1350 sentiments». Elle lui a dédié un budget de 44 000 francs, en partie financé par l’Office fédéral du développement territorial. Grâce au micro-trottoir, la Municipalité pourra agir en fonction des désirs du peuple, et peut-être, en concrétiser certains.
 

L’article Que pensent les Urbigènes de leur ville ? est apparu en premier sur La Région.

28 avr 2017

Ludovic Zwahlen est de retour

Football – 1re ligue – Éloigné des terrains depuis le début du second tour, le Baulméran a retrouvé ses coéquipiers et est prêt à se donner à fond pour récupérer une place dans les buts d’Yverdon Sport.

Le gardien a repris l’entraînement mercredi dernier, après six semaines d’arrêt. ©Michel Duperrex

Le gardien a repris l’entraînement mercredi dernier, après six semaines d’arrêt.

S’il n’y a jamais de bon moment pour se blesser, Ludovic Zwahlen n’a clairement pas choisi le meilleur. Alors que la seule arrivée hivernale au Stade Municipal s’est nommée Maxime Brenet et qu’une concurrence s’était mise en place pour défendre les filets d’Yverdon Sport, le Baulméran a été contraint de renoncer à cette lutte, la faute à un vilain contact. Résultat : deux semaines d’arrêt complet et quatre de plus avant de fouler à nouveau le terrain. De quoi, forcément, laisser une grosse longueur d’avance à l’ancien portier du Mont. «Pour une première «grosse» blessure, il y a pire, relativise celui qui est arrivé à YS à l’été 2015. Mais, évidemment, ce n’était pas le bon moment. Pas au début d’un tour aussi important.»

Lucide, l’ancien portier de La Sarraz-Eclépens et d’Echallens sait que la place de titulaire qu’il a occupée durant ses 18 premiers mois dans la Cité thermale sera compliquée à récupérer : «Ces dernières semaines ont été assez éprouvantes pour rester en forme. C’est un soulagement de pouvoir retrouver le terrain (ndlr : il a repris l’entraînement mercredi dernier). Je vais tout faire pour rapidement revenir au niveau, même si je sais bien que retrouver une place dans les buts avec la grosse fin de saison qui nous attend va être extrêmement compliqué.»

Une fin d’exercice qui débutera demain (17h30), avec la réception de Lancy (3e du classement). L’ogre de la première moitié du championnat, même s’il reste sur une victoire face à Martigny, n’est plus que l’ombre de lui-même depuis la reprise. Si la troupe de Jean- Michel Aeby reste coriace et qu’elle peut encore tout à fait prétendre disputer les finales, ce choc au sommet n’en a que le titre.

«On connaît un peu leur situation, mais on ne doit pas trop se préoccuper de ça. Ces finales, je crois qu’on peut désormais assurer qu’on va les jouer. Le but est de se servir de chaque match jusque-là pour être à 100% au mois de juin.»

 

Un calendrier à son avantage

 

Avec des rencontres prévues face à Carouge (7e), Fribourg (12e), Guin (10e) et Team Vaud M21 (11e) avant le grand rendez-vous du mois de juin, Yverdon Sport s’apprête à batailler face à des formations de seconde partie de tableau qui risquent, toutefois, de jouer leur peau en 1re ligue à ce moment-là. Une bonne nouvelle à la fois pour le club, qui pourra compter sur une certaine adversité, ainsi que pour Ludovic Zwahlen, qui pourrait tout à fait retrouver un peu de temps de jeu à ces occasions s’il retrouve rapidement la forme qui était la sienne lors du premier tour. «Il ne faut pas oublier que la première place pourrait être décisive et qu’on va tout faire pour aller la chercher. Si cela peut nous donner un premier tour de finale plus abordable, on ne va pas se priver.»

Si l’obtention de la place du leader du groupe 1 à la fin de la saison régulière peut s’avérer être un atout non négligeable, il n’empêchera pas les Nord-Vaudois de tomber sur un gros morceau dès le premier double affrontement. Bellinzone et Münsingen sont, à ce titre, deux adversaires qu’YS a de bonnes chances de retrouver à ce stade de la compétition. «Je connais encore assez mal notre coach, Anthony Braizat, mais je sais qu’il ne se gêne pas pour dire les choses. C’est ce dont on aura besoin lorsque le jeu va commencer à se durcir. On a des joueurs qui connaissent très bien le niveau supérieur, mais pas vraiment de «gueules». Mais c’est en train de changer.» De bon augure à un mois du dernier match de championnat. Tout est en train de prendre forme.

 

L’avant-match
Le point avec les équipes de la région

 
Challenge League
Le Mont – Wil, dimanche à 15h à Sous-Ville.

«Bon, il faudra revenir dimanche prochain pour le match de la peur.» Ce supporter déçu de la défaite du Mont dimanche dernier face à Schaffhouse (2-0) ne devrait pas être le seul présent à Sous-Ville dimanche, pour une rencontre que les Montains n’auront pas le droit de perdre, face à un FC Wil en plein doute et lanterne rouge du championnat. Oui, les Vaudois jouent une bonne partie de leur survie en ligue nationale ce week-end !

 

Promotion League
Rapperswil – Bavois, samedi à 16h au Grünfeld, à Jona.

C’est avec la confirmation que leur entraîneur Bekim Uka sera encore sur le banc la saison prochaine, sa septième de suite aux Peupliers, que les Bavoisans se rendent chez le deuxième du championnat. Une rencontre difficile face à Rapperswil, qui est la dernière formation à pouvoir empêcher Kriens de rejoindre la Challenge League au terme de l’exercice. Pour ce match, Bavois sera privé d’Ombala et Markaj, toujours blessés, ainsi que d’Alvarez. Sérieusement touché, Mallein est contraint de mettre fin à sa saison.

 

1re ligue – groupe 1
Yverdon Sport – Lancy, samedi à 17h30 au Stade Municipal.

Pour cette rencontre qui peut presque assurer la place de finaliste aux Yverdonnois, ceux-ci pourront compter sur le même effectif que le week-end dernier à Naters. A noter, tout de même, que Gauthier et Rushenguziminega sont de retour au jeu. Allan Eleouet est, lui, à nouveau à 100%.

Florian Vaney

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

L’article Ludovic Zwahlen est de retour est apparu en premier sur La Région.

27 avr 2017

Les chalets du Grand Jenoud sont condamnés

Yvonand – S’ils ont, parfois, bénéficié de la «somnolence» des services de l’Etat de Vaud, ce dernier vient de sonner le glas des chalets qui ont contribué au bonheur de certaines familles.

Ces chalets sont destinés à disparaître. La zone sera reboisée... ©Michel Duperrex

Ces chalets sont destinés à disparaître. La zone sera reboisée…

En arrivant à Grand Jenoud, à deux pas du Camping de la Menthue, à Yvonand, ont constate que les tronçonneuses ont fait table rase du sud de la forêt. Du coup, la dizaine de chalets, bien camouflés jusque-là, apparaissent au grand jour. Plus pour longtemps ; une partie d’entre eux vivent leur dernier été. Ils devront être démolis et le terrain rendu propre à l’Etat.

«Le DDP (droit de superficie) étant échu et la condition d’utilisation à bien plaire n’étant plus réalisée, nous sommes ainsi au regret de vous informer que la construction doit être démolie.» Cette injonction, signée par le secrétaire général du Département des infrastructures et des ressources humaines, et le chef du Service immeubles, patrimoine et logistique (SIPAL) de l’État de Vaud, Brigitte Nicole Groux et ses frères l’ont prise comme une claque. Même s’ils s’y attendaient.

En effet, la procédure a été déclenchée par le décès, survenu l’été dernier, de leur père, feu le vétérinaire et ancien président de la Diana, Robert Nicole, de Donneloye.

 

A géométrie variable

 

Pourtant, l’État de Vaud n’a pas fait preuve de la même «efficacité» envers tout le monde. En effet, certains des bénéficiaires de chalets voisins sont décédés depuis longtemps, sans que personne ne s’en inquiète… Mais il est vrai que les juristes nous rappellent souvent qu’il n’y a pas égalité dans l’illégalité.

Les héritiers du Dr Nicole devront donc démolir le chalet dans lequel ils ont passé des moments merveilleux pour le 31 octobre prochain. D’autres héritiers, de bénéficiaires décédés, d’un droit de superficie ont reçu une notification identique.

«On espérait garder ce chalet jusqu’en 2025 (échéance générale des DDP). Nous aurions ainsi tous été traités sur pied d’égalité. L’État a radié le DDP au Registre foncier le 1er novembre dernier. On n’existe plus, mais on devra rendre le terrain libre», s’insurge Brigitte Nicole Groux. Et de conclure : «Notre père était vissé au chalet. C’était un féru de pêche. On y a passé des milliers d’heures.»

Les personnes concernées par ces décisions de démolition ont demandé, il y a peu, au SIPAL de suspendre sa décision. Ils attendent la détermination de ce dernier service.

 

Politique forestière

 

«Le droit était prévu pour une temporalité. Les services en charge de la gestion forestière veulent appliquer la loi. La situation de cette zone forestière est claire. Nous n’avons d’autre choix que d’appliquer», explique Claude Peguiron, responsable de l’Unité des opérations foncières (UOF), entité rattachée au Secrétariat du département, en charge non pas des décisions, mais de leur application.

Ce responsable admet que certains utilisateurs ont, de fait, bénéficié de délais supplémentaires. Cela tient au fait que les services concernés ne sont pas forcément informés du décès du bénéficiaire d’un droit de superficie. Ce sont parfois les notaires en charge d’une succession qui, en voulant éclaircir une situation, déclenchent le processus.

Il semblerait toutefois que ces cas récents ont provoqué une remise à l’ordre à l’UOF. A l’avenir, un contrôle de la situation légale de chaque autorisation sera opéré chaque année. Afin d’éviter la création de situations inconfortables pour l’État.

 

COMMENTAIRE
Les avatars d’un juridisme étroit

 

Un droit de superficie est, par définition, limité. Le bénéficiaire le sait dès le premier jour. Il n’en demeure pas moins que les chalets situés sur ou près des rives lacustres concourent, au fur et à mesure du temps, à les charger d’une dose d’émotion exceptionnelle. Fruit d’une pression aveugle des milieux écologistes, la chasse systématique aux chalets bénéficiant d’un droit de superficie a rapidement atteint ses limites. Au point que, dans certains services d’État, on préfère enterrer des dossiers dans les tiroirs plutôt que de trancher. Avec pour résultat des inégalités de traitement flagrantes. Mais il y a pire. On actionne la faucheuse dans la Grande Cariçaie pour que la forêt ne l’envahisse pas. Dans le même temps, au nom de cette même forêt, on sacrifie quelques chalets dans une zone coincée entre une route, une plage et un camping publics. Où est la logique ?

Enregistrer

Enregistrer

L’article Les chalets du Grand Jenoud sont condamnés est apparu en premier sur La Région.

27 avr 2017

La Cité thermale bouge au rythme de la danse

Yverdon-les-Bains – La Fête de la danse animera les rues de la ville, pour la cinquième année consécutive. Du 3 au 7 mai, le public pourra découvrir un large choix de cours et diverses performances artistiques. Surprenant !

Comme l’année passée, la compagnie sainte-crix Idem sera de la fête. Elle présentera sa dernière création «Control», une danse «énergique et déliée, organique et virtuose, traversée des pulsions tumultueuses de la vie». ©alkabes-a

Comme l’année passée, la compagnie sainte-crix Idem sera de la fête. Elle présentera sa dernière création «Control», une danse «énergique et déliée, organique et virtuose, traversée des pulsions tumultueuses de la vie».

Quelques jours pour danser ensemble dans les théâtres, les centres culturels et l’espace public, tel est le concept de la Fête de la danse, qui aura notamment lieu au cœur de la Cité thermale, du 3 au 7 mai. Du hip-hop au tango en passant par la danse contemporaine, la valse ou les danses folkloriques, à chacun de concocter son programme favori, de prendre le temps de découvrir le travail des chorégraphes ou d’esquisser ses premiers pas de danse.

 

 

©alkabes-a

©alkabes-a

Née en 2006 à Zurich, la Fête de la danse est devenue, au fil des années, un événement national. Aujourd’hui, ce sont près d’une trentaine de villes et communes de Suisse qui célèbrent, à cette occasion, la danse sous toutes ses formes, avec des performances dans l’espace public, des bals et plus de 600 cours pour débutants et danseurs confirmés.

 

Programme riche et varié

 

©alkabes-a

©alkabes-a

La Cité thermale organise la manifestation pour la cinquième année consécutive. Un succès grandissant, puisque la ville a réuni près de 4000 personnes l’année dernière. Selon Thierry Luisier, directeur du Théâtre Benno Besson (TBB), la ville propose une offre importante en termes de cours de danse. «Environ 2000 élèves participent à des cours en ville», estime, enthousiaste, le directeur.

Au programme de ce weekend, plusieurs performances seront également proposées. Les festivités débuteront le mercredi 3 mai avec «Cut», une pièce chorégraphique, réalisée par le danseur et chorégraphe vaudois Philippe Saire et présentée à la grande salle du TBB (ndlr : réservations obligatoires). Joshua Monten et Konstantinos Kranidiotis dessineront, avec «Kill Your Darlings», des carrés à la craie sur le sol de la place de l’Ancienne-Poste, le vendredi 5 mai de 15h à 15h20. Ils commenceront par jouer à la marelle et danseront en répétant inlassablement leurs séquences avec une précision millimétrées. Puis, le mouvement, s’amplifiant sur le plan physique, se terminera dans une sorte de chaos.

Les métamorphoses du cercle auront lieu le lendemain, de 19h à 19h40, au foyer du TBB. A travers la danse et la sculpture, deux personnages interpréteront une séquence d’opérations symboliques avec leurs mains et leurs doigts, et se rejoindront par leur extrémités respectives en formant une sphère.

©alkabes-a

©alkabes-a

Par ailleurs, une performance en continu du collectif A Normal Working Day lancera l’exposition «Some Days» (du 5 mai au 2 juillet) du Centre d’art contemporain d’Yverdon-les-Bains, les vendredi et samedi de 18h à 20h et le dimanche de 15h à 17h. Deux danseurs et un plasticien proposeront un répertoire vivant de gestes et de postures, une plateforme interactive qui allie arts visuels et arts performatifs.

Les enfants ne seront pas en reste, puisqu’ils mèneront la danse au P’tit Bal, à L’Echandole, dimanche de 11h à 16h30, entraînant avec eux leurs parents dans la frénésie des pas chassés. Ce bal les transportera dans des contrées éloignées de l’Europe de l’Est et de la Méditerranée, afin de découvrir tous les secrets des danses et musiques traditionnelles.

Enfin, L’Amalgame organisera une disco-party, intitulée «Grease», le vendredi de 22h à 4h du matin. A cette occasion, les noctambules pourront se déguiser en Sandy Olsson et Danny Zuko et se déhancher sur «The One That You Want».

 

Performance de haut vol

 

©alkabes-a

©alkabes-a

Grâce au soutien de l’Ambassade de France, la compagnie de Satchie Noro et Sylvain Ohl présentera «Origami», une performance étonnante et espiègle, qui s’inspire des techniques millénaires de l’origami pour proposer un double jeu entre le mouvement de la danseuse Satchie Noro et les bascules d’un container (voir photo ci-contre, à g.). Entre un gros caisson d’acier soudé et une frêle jeune femme intrépide, lequel va se plier à l’autre ?

 

Danse pour tous les goûts

 

©alkabes-a

©alkabes-a

Du bollywood au tango argentin, au flamenco, à la danse classique en passant par les claquettes et les danses indiennes et africaines, de nombreux cours d’initiation seront proposés tout au long du week-end par les différentes écoles de danse d’Yverdon-les-Bains et environs. Des cours pour tous les goûts et pour tous les âges (voir encadré ci-dessous).

Selon Cendrine Cabrera- Joseph, professeure à Espace Danse, «cette manifestation célèbre la danse hors de ses murs et permet d’aller à la rencontre de la population». «C’est aussi l’occasion de faire découvrir notre passion», renchérit Karine Berger, professeure à The Dance Aerobics Company, qui proposera un cours de danse cardio sur différents styles de musique.

Par ailleurs, les écoles de danse de la ville proposeront «City Dance», des interventions dansées surprenantes et inattendues sur la place Pestalozzi, mais aussi sur la terrasse du TBB et la place des Droits de l’homme, samedi de 10h15 à 11h45.

©alkabes-a

©alkabes-a

La Commission consultative Suisse-Immigrés (CCSI), qui fête ses 40 ans d’existence, proposera une chorégraphie originale, créée par Eleonora de Souza.

Les écoles de danse présenteront leur show au TBB, dimanche 7 mai, de 17h à 18h15. Danse classique, modern-jazz, hip-hop, claquettes et bien d’autres défileront sur la scène. Une opportunité de découvrir en un clin d’oeil toute la palette des styles et de talents, dont regorge la Cité thermale.

Attention ! Le spectacle «Marathon», prévu le jeudi soir à l’Aula Magna du Château, est annulé et ne sera pas remplacé. Plus d’informations sur: http://2017.Fetedeladanse.ch/yverdon-les-bains/. Renseignements sur la manifestation au 024 423 65 84. Prix d’entrée : 15 francs.

 

Programme des cours de danse
Du hip-hop au flamenco

Samedi 6 mai

12h30-13h30 : danse africaine sur la place Pestalozzi ; danse expressive à la salle de l’Etoile ; bachata sensual au TBB (foyer); danse contemporaine au TBB (salle 1).

14h-15h : claquettes sur la place Pestalozzi ; danse africaine pour enfants à la salle de l’Etoile ; flamenco au TBB (foyer); danses indiennes : odissi et bollywood au TBB (salle 1).

15h30-16h30 : salsa sur la place Pestalozzi ; modern-jazz à la salle de l’Etoile ; country à l’Aula Magna ; hip-hop au TBB (salle 1).

 

Dimanche 7 mai

12h30-13h30 : kizomba à l’Aula Magna ; téhima à la salle de l’Etoile ; modern-jazz au TBB (Foyer); danse classique au TBB (salle 1).

14h-15h : lindy hop à l’Aula Magna ; danse équilibre et bien-être à la salle de l’Etoile ; modern-jazz au TBB (foyer).

15h30-16h30 : danse fitness à l’Aula Magna ; hip-hop à la place de Pestalozzi, biodanza au TBB (Foyer); tango argentin au TBB (salle 1).

Découvrez le programme complet sur: http://2017.fetedeladanse.ch.

Enregistrer

L’article La Cité thermale bouge au rythme de la danse est apparu en premier sur La Région.

27 avr 2017

«Je passerai à 200 m de chez moi»

Cyclisme – Le Tour de Romandie empruntera les routes broyardes, demain. Danilo Wyss, le plus Fribourgeois des coureurs nord-vaudois, se livre à quelques confidences.

Le Broyard d’adoption roulera devant sa famille et ses amis, chez lui, à Estavayer-le-Lac. ©Alkabes-a

Le Broyard d’adoption roulera devant sa famille et ses amis, chez lui, à Estavayer-le-Lac.

Le Tour de Romandie fera escale dans la Broye, demain, avec une étape taillée pour les sprinters. L’Urbigène Danilo Wyss, qui réside aujourd’hui à Estavayer-le-Lac, évoluera à domicile, devant sa famille et ses proches. A l’aube de cette 3e étape, il livre ses impressions.

 

Danilo Wyss, vous avez pris part à neuf des dix dernières éditions de la boucle romande. Comment expliquez- vous cette fidélité ?

Déjà parce qu’il s’agit de l’unique course du World Tour qui passe dans la région. Ensuite, parce qu’il s’agit quand même d’une des plus belles courses de la saison. Et puis, surtout, parce que je roule «chez moi», sur mes routes d’entraînement.

 

Ce sera encore plus vrai cette année, puisque le Tour fera halte dans la Broye, tout près d’où vous habitez.

Oui, je passerai à 200 m de chez moi, à Estavayer-le-Lac. Je me réjouis de rouler «à domicile», devant ma famille, mes proches et mes amis. Sur le plan tactique, ce sera aussi un avantage, puisque je connais le profil de l’étape, de la moindre montée à la moindre bosse.

 

En 2013, le tour s’était déjà arrêté à Payerne. Vous aviez, alors, pris la 6e place. De bon augure pour l’étape de demain ?

On verra bien. Tout dépend de comment la course se déroule. Que l’arrivée soit à Payerne, Bulle ou Champéry, la décision finale d’attaquer ou non revient à l’équipe. Et je m’y tiendrai.

 

Au sein d’une équipe BMC qui a fait le déplacement avec deux de ses leaders (ndlr : Richie Porte et Tejay Van Garderen), vous roulerez avant tout pour vos coéquipiers. Avec quelle ambiton ?

Effectivement, la formation BMC n’a pas fait le déplacement pour rien. Pour une équipe américano-suisse comme la nôtre, avec deux sponsors principaux suisses (ndlr : le fabricant de cycles haut de gamme BMC et l’horloger TAG-Heuer), le Tour de Romandie est un objectif majeur dans la saison. On avait gagné la course avec Cadel Ewans, en 2011. On aura à nouveau à coeur de bien faire.

 

Jouons au jeu des pronostics : qui de Richie Porte ou de Tejay Van Garderen a le plus de chances de l’emporter dimanche ?

Difficile à dire. Les deux sont des top coureurs de classe mondiale. Mais, au vue de l’état de forme affiché depuis le début de la saison, je pense que Richie se détache.

 

Vous êtes justement l’un des plus fidèles lieutenants de l’Australien depuis le début de la saison. Un rôle qui vous a plutôt souri, puisqu’il a remporté le Down Under, chez lui en Australie, et s’est classé 7e de Paris-Nice.

Oui, le début de saison s’est plutôt bien passé. Il faut dire que, depuis le temps, on commence à bien se connaître. Mon rôle sera d’épauler Richie pour damer le pion aux autres favoris, dont Chris Froome.

 

Ce n’est un secret pour personne, la boucle romande sert souvent de répétition générale avant le Tour de France. Vous semblez donc être dans les bons papiers cette année.

Évidemment, c’est un avantage d’être sur une pente positive avant d’aborder le Tour de Romandie. Je compte déjà 12 000 km au compteur cette saison. Mon pic de forme sera probablement entre juin et juillet. Pour le moment, l’important est de marquer des points ces prochains jours dans cette optique, de travailler dur pour le collectif et non pas de penser à un résultat personnel. Pour le reste, on verra bien ce que l’équipe décidera.»

 

Un bref passage dans le Nord vaudois

 

«Il ne faut pas se fier aux graphiques ni au profil. Il peut toujours y avoir des surprises», a réagi Richard Chassot, directeur broyard du Tour de Romandie, à propos de la 3e étape, qui fera un bref passage dans la région. Sur 187 km, le tracé dessiné par Bernard Bärtschi, un autre Broyard de l’organisation, propose ainsi quelque 2000 mètres de dénivelé. Le départ sera donné à 12h45, demain à Payerne. Le peloton s’élancera ensuite sur trois boucles en direction de Lucens (13h03), Combremontle- Petit (13h17) et Yvonand (13h34), puis du Vully et, enfin, en direction d’Estavayer-le-Lac, avant un retour prévu à Payerne aux environs de 17h15.

Après l’arrivée, divers concerts seront organisés en soirée sous la cantine de fête, dans la cité de la reine Berthe.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

L’article «Je passerai à 200 m de chez moi» est apparu en premier sur La Région.

26 avr 2017

Les gens du voyage de retour aux Rives

Yverdon-les-Bains – Une quinzaine de caravanes yéniches se sont installées dans la Cité thermale. Une demande préalable a été acceptée par la Municipalité, si bien qu’ils peuvent rester provisoirement sur le territoire communal durant quatre jours.

©Michel Duperrex

©Michel Duperrex

Le promeneur qui se baladait, hier, au Parc des Rives du Lac, à Yverdon-les-Bains, était plus surpris par le vrombissement assourdissant des forages en vue de la construction du nouveau collège des Rives que par la quinzaine de caravanes yéniches installées de l’autre côté du parking pour une durée de quatre jours. En effet, seul le bruit des machines rompait le calme ambiant de ce campement temporaire à l’aspect ordonné et presque désert.

Après avoir quitté le village d’Etoy, où ils se sont établis pendant deux semaines, les gens du voyage ont repris la route, dimanche dernier, en direction de la Cité thermale, où ils s’étaient déjà installés l’année dernière (lire La Région Nord vaudois du 26 mai 2016).

«Mon ami est parti chercher du travail, confie, le regard pétillant, une jeune femme d’origine yéniche, qui a quitté le village de Posieux (FR), où elle habite avec sa communauté pendant quatre mois en hiver, pour suivre sa belle-famille. En effet, cette minorité ethnique autochtone vit de petits boulots dans les domaines de la menuiserie, de la ferronnerie, de la vannerie et de la brocante, entre autres.

 

Une demande préalable

 

Albert Barras, représentant des Yéniches en Suisse romande. ©Michel Duperrex

Albert Barras, représentant des Yéniches en Suisse romande.

Contrairement à l’année passée, la communauté a souhaité demander une autorisation préalable à la Municipalité, afin de s’installer aux Rives du Lac. «Nous avons voulu jouer le jeu en signe de reconnaissance, au lieu de déposer nos roulottes sans approbation», affirme Albert Barras, représentant des Yéniches en Suisse romande. Et de préciser que sa communauté entretient de bons rapports avec l’Exécutif yverdonnois, à la suite de plusieurs échanges. Selon le règlement en vigueur et en accord avec le propriétaire foncier, les gens du voyage sont autorisés à s’installer durant quatre jours sur le territoire communal. Cependant, le représentant de la communauté yéniche a demandé une prolongation de ce délai jusqu’à l’installation du cirque Starlight, mercredi prochain. «Aucune décision n’a été prise à ce sujet, révèle Jean-Daniel Carrard, syndic de la Commune. Nous en discuterons demain (ndlr : aujourd’hui) en séance de Municipalité.»

 

A la recherche d’emplacement

 

Par ailleurs, les gens du voyage sont toujours à la recherche d’endroits où s’installer temporairement en Suisse occidentale. Mais les préjugés ont la vie dure, puisque les Yéniches sont souvent assimilés à d’autres voyageurs en transit, tels que tziganes et roms. «Les dégâts qu’ils causent parfois nous ont porté préjudice, confirme Albert Barras. C’est pourquoi, il est difficile de trouver des lieux où s’installer. Toutefois, grâce au dialogue, nous essayons de sensibiliser la population à notre cause.»

Selon Etienne Roy, préfet du district du Jura-Nord vaudois, une demande est en cours, à Orges, afin que les communautés yéniches et manouches de Suisse puissent s’installer temporairement sur un terrain appartenant à l’Armée, d’ici à la fin 2017. Par ailleurs, une requête a été déposée auprès du Canton, afin que les gens du voyage puissent obtenir un terrain où s’installer durant la belle saison.

 

Plus de 30 000 Yéniches vivent en Suisse

 

L’Exécutif yverdonnois a autorisé les Yéniches à s’installer au Parc des Rives. ©Michel Duperrex

L’Exécutif yverdonnois a autorisé les Yéniches à s’installer au Parc des Rives.

Selon la Commission fédérale contre le racisme, on compte environ 100 000 Yéniches dans les pays germanophones. Entre 30 000 et 35 000 membres de cette communauté vivent en Suisse, dont 3000 à 5000 sont semi-nomades. Ils ont la nationalité suisse et constituent une minorité ethnique autochtone. Leur langue traditionnelle est le yéniche, dérivé de l’allemand et empruntant des mots à l’hébreu, au yiddish, au romani et au rotwelsch. La plupart des Yéniches sont chrétiens catholiques.

Dès la fin du XIXe siècle et jusque dans les années 1970, les autorités ont tenté de les sédentariser. L’action la plus marquante est celle de des enfants de la grand-route, créée par la Fondation Pro Juventute, qui a enlevé plus de 600 enfants nomades à leurs parents pour les placer dans des familles d’accueil, des foyers et des institutions entre 1926 et 1973, dans le but de les contraindre aux normes sociales de l’époque. Il faudra attendre 1987 pour que la Confédération présente ses excuses.

Enregistrer

Enregistrer

L’article Les gens du voyage de retour aux Rives est apparu en premier sur La Région.

26 avr 2017

Le sol tremble aux Anciens Arsenaux

Yverdon-les-Bains – La première phase du chantier du collège des Rives a débuté il y a environ deux semaines. Une quinzaine d’ouvriers s’affairent à préparer le sous-sol gorgé d’eau pour y installer les fondations du bâtiment.

Les ouvriers de l’entreprise Marti sont habitués à couler des pieux de fondation d’une trentaine de mètres. ©Michel Duperrex

Les ouvriers de l’entreprise Marti sont habitués à couler des pieux de fondation d’une trentaine de mètres.

Le sol tremble sous nos pieds, alors qu’un brouhaha incessant fait siffler les oreilles des passants. Juste au-dessus de nos têtes, le drapeau vaudois flotte, accroché à un drôle de mât haut d’une quarantaine de mètres. Il s’agit du bras de «Fundex F12SE», un engin qui fore sans peine le terrain du site des Anciens Arsenaux, pour y couler des pieux de béton d’une trentaine de mètres de profondeur. Au total, l’immense machine installera 109 piliers ferraillés pour soutenir les fondations du futur collège des Rives.

Casqué et équipé d’un gilet jaune, Jacques Bovet, responsable d’immeubles au sein du Service de l’urbanisme et des bâtiments communal et chef du projet, traduit le bal mécanique : «Lors de cette première étape, les ouvriers installent des pieux de fondation installés dans le sous-sol gorgé d’eau. En parallèle, ils ceinturent le chantier à l’aide de palplanches, afin de sécuriser la zone de fouille.»

La devise «Liberté et Patrie» flotte au-dessus du chantier. ©Michel Duperrex

La devise «Liberté et Patrie» flotte au-dessus du chantier.

Permettant les travaux de terrassement, l’enceinte ainsi formée est un moyen «plus simple et plus rapide » souvent mis en place lorsque le sous-sol abrite des nappes phréatiques.

«La phase de creuse est la plus compliquée, puisque elle peut nous confronter à plusieurs inconnues. Ici, nous pourrions mettre à jour un site archéologique par exemple», explique Jacques Bovet.

Mais rien n’indique qu’une quelconque inconnue vienne perturber l’avancée des travaux. Cette première étape de préparation du chantier se terminera entre fin juin et mi-juillet. Puis, jusqu’à fin août, viendra la pose du radier, une dalle de béton de propreté, étanche, qui servira d’assise à l’école.

Chaque palplanche qui forme l’enceinte des fondations pèse quatre tonnes. ©Michel Duperrex

Chaque palplanche qui forme l’enceinte des fondations pèse quatre tonnes.

Le bruit sourd de la pelle à câble qui tape sur les palplanches, d’un peu moins de quinze mètre de long, résonnera aux abords des Rives du Lac.«Les vibrations sont terribles, j’entends les travaux jusqu’à mon bureau, qui est à 400 mètres à vol d’oiseau. Nous avons d’ailleurs posés des repères sur tous les bâtiments alentours pour y contrôler les risques de fissuration. A la fin des travaux, il faudra vérifier s’ils ne se sont pas déplacés de quelques centimètres», conclut Jacques Bovet.

 

Un coût total de 62 millions de francs

 

La société de construction Implenia a déjà décroché le contrat de de construction du collège des Rives, qui s’élève à 32 millions de francs. Pour cette première étape, elle sous-traite une partie des travaux à Marti.

Le crédit total de 62 millions prévoit la construction de cette nouvelle école, qui accueillera au total 41 salles de classe, trois salles de gymnastique et un réfectoire. Il servira également à construire une extension de la caserne du Service de défense incendie et secours régional du Nord vaudois.

L’ensemble des bâtiments seront fonctionnels dès la rentrée d’août 2019.

Bayron Schwyn

L’article Le sol tremble aux Anciens Arsenaux est apparu en premier sur La Région.

26 avr 2017

Le «swing» de l’aviron ou la poésie du mouvement

Aviron – L’Union nautique Yverdon ouvre grand ses portes dès ce soir et jusqu’à vendredi. L’occasion de faire découvrir un sport encore méconnu, qui ne manque pourtant pas d’atouts.

Voguer sur les eaux bleu azur du lac de Neuchâtel avec, en toile de fond, la Grande Cariçaie et les champs de colza : une sensation de liberté. ©Michel Duperrex

Voguer sur les eaux bleu azur du lac de Neuchâtel avec, en toile de fond, la Grande Cariçaie et les champs de colza : une sensation de liberté.

Doucement mais sûrement, l’aviron se fait une place dans l’offre sportive de la Cité thermale. Forte de plus de 150 membres, l’Union nautique yverdonnoise ne cesse de se développer, même si, paradoxalement, l’aviron reste un sport méconnu dans la région. Pour y remédier, le club yverdonnois organise, dès ce soir et jusqu’à vendredi, sa traditionnelle semaine portes-ouvertes. L’occasion pour les adultes et les enfants, dès 12 ans toutefois, de s’essayer aux joies de ce sport que l’on dit à la fois bon pour le corps, le cœur et le moral.

 

Ramer jusqu’ à la Menthue

 

Les Yverdonnoises Maude Quartier (à g.) et Kim Bolli, en parfaite harmonie. ©Michel Duperrex

Les Yverdonnoises Maude Quartier (à g.) et Kim Bolli, en parfaite harmonie.

«A Yverdon, les gens ne sont pas assez tournés du côté du lac. Ils confondent très souvent l’aviron, le canoë et le kayak», explique le président du club yverdonnois, Frédéric Bloesch. Ce n’est pourtant ni les infrastructures -elles ont subit une sérieuse cure de jouvence en 2009- ni l’environnement qui manquent. «Le lac de Neuchâtel est un formidable et splendide terrain d’entraînement. Par jour de beau temps, il nous arrive de ramer jusqu’à l’embouchure de la Menthue, à Yvonand. Même lorsque la bise souffle, le canal de la Thièle reste praticable sur environ 2 km, lâche le Nord-Vaudois, qui officie également en tant que président de la Fédération romande d’aviron.

Parmi les 150 sociétaires du club, un tiers sont des juniors (18 ans et moins), pour la plupart engagés en compétition, dont une grosse dizaine qui s’entraînent quotidiennement. «Les autres sont des monsieur et madame tout le monde. L’avironneur qui pratique ce sport pour le plaisir n’a pas de profil-type», insiste Frédéric Bloesch. Avant de préciser : «Mais la majorité des gens qui s’essayent à l’aviron ont entre 45 et 60 ans. C’est un sport qu’on appelle porté, très complet et sans mouvement brusque. Il est vraiment à la portée de tous.»

Autre avantage, l’activité peut être pratiquée par tous les temps et, pour les plus courageux, toute l’année. «Généralement, la saison débute en avril et se termine après les vacances d’octobre, souligne le passionné. Bien sûr, il y a toujours des irréductibles, comme dans tous les sports, mais le ponton gelé en décourage souvent plus d’un en hiver.»

Semaine portes-ouvertes dès ce soir jusqu’à vendredi soir (18h30 à 19h30). Union Nautique Yverdon, quai de Nogent 6, Yverdon-les-Bains. www.aviron-yverdon.ch

 

A la Vallée, ski de fond et aviron vont de pair

 

Du côté de la vallée de Joux, les avionneurs sont aussi de retour aux affaires. Fondé en 2010, le club franco-suisse organisera une journée portes-ouvertes, exclusivement dédiée aux jeunes, le samedi 13 mai prochain (de 9h à 13h).

«A la Vallée, l’aviron est cantonné à un rôle pédagogique, explique Ismaël Florès, président du club qui compte une grosse vingtaine de membres. Peu de jeunes le pratique à haut niveau. Il faut dire que l’offre sportive est dense dans la région et que, face à la randonnée ou au vélo, la concurrence est rude.» Pourtant, perché à 1000 m d’altitude, le lac de Joux, en plus d’être un joyau dans un écrin de nature, est un formidable plan d’eau qui offre moult avantages pour la pratique de l’aviron. «Même s’il n’est pas praticable toute l’année en raison du gel, c’est un lac rectiligne, étalé sur près de dix km et en partie abrité du vent, grâce à la Dent de Vaulion», souligne le sociétaire du club basé à l’Abbaye.

 

De 12 à 90 ans

 

A la Vallée, le ski de fond est roi. Mais ce sport d’hiver n’est pas un concurrent direct aux activités nautiques. Il s’avérerait même qu’ils puissent être complémentaires. «Les muscles stimulés sont identiques et les durées d’entraînement sont similaires. Même l’équipe de France de ski nordique s’y est mise, souffle-t-il. Mais l’aviron est à portée de tous, quelque soit l’âge. Le membre le plus âgé a 90 ans», sourit Ismaël Florès.

A noter que cinq séances découvertes, ouvertes à tous, et aux enfants dès 12 ans, seront également proposées tout au long de la belle saison. Plus d’informations sur www.cavj.ch.

 

Trois régionaux remportent l’or à Lauerz (SZ)

 

©Michel Duperrex

©Michel Duperrex

L’Union nautique yverdonnoise, emmenée par l’entraîneur lituanien Rolandas Kazlauskas, s’est illustrée, le week-end dernier, lors de la régate de Lauerz. Parmi les onze rameurs régionaux engagés sur le plan d’eau schwytzois, huit ont particulièrement brillé.

Bruno Sutterlet, Janès Bona, Louis Brand, tous trois du club yverdonnois, et Fabien Donzelli, de Fribourg (photo, de g. À dr.), ont remporté la médaille d’or en quatre de couple juniors M19.

Maude Quartier a, elle, gagné sa course en skiff M23 (individuel). L’Yverdonnoise, également engagée aux côtés de Kim Bolli, Josie Ehrbar et Morgane Baptiste, a également terminé troisième en quatre de couple seniors. Enfin, Samuel Stutz est, quant à lui, arrivé troisième en skiff master (individuel). De bon augure pour la suite de la saison.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

L’article Le «swing» de l’aviron ou la poésie du mouvement est apparu en premier sur La Région.

25 avr 2017

Une institution de la rue du Lac va fermer

Yverdon-les-Bains – Marlyse Gilliéron, tenancière du café Le National depuis 1992, n’accueillera plus ses clients dès la fin du mois de juin.

Les habitués du National devront trouver un autre bistrot, puisque l’établissement fermera ses portes en juin prochain. ©Michel Duperrex

Les habitués du National devront trouver un autre bistrot, puisque l’établissement fermera ses portes en juin prochain.

«Le National va fermer ? Sérieux ?» s’étonne un client, qui a pris l’habitude, lorsqu’il se rend chez son médecin, de passer boire un petit verre dans ce petit estaminet situé au cœur de la rue du Lac, à Yverdon-les-Bains. «Je suis triste d’apprendre cette nouvelle, car c’est un endroit convivial», poursuit-il. «Ce bistrot va me manquer, renchérit Maurice Grandjean, retraité d’une septantaine d’années, qui apprécie de lire son journal en buvant son café en toute tranquillité. Et j’aime discuter avec la patronne.»

Parmi les clients que nous avons rencontrés, hier, en début de matinée, aucun n’était au courant que Le National allait fermer ses portes d’ici la fin juin. Hospitalisée, Marlyse Gilliéron, patronne du lieu depuis 1992, n’a pas pu confirmer cette information. Mais selon une amie, qui la remplace pendant sa convalescence, seuls quelques habitués savent qu’ils devront trouver une nouvelle enseigne où prendre leur café et siroter leur bière.

 

Un projet de rénovation

 

Pour Pierre-Alain Meier, l’actuel propriétaire de l’immeuble, c’est une page qui se tourne. Âgé de 71 ans, l’homme n’a plus la volonté d’entreprendre de gros travaux et a, ainsi, préféré vendre cet édifice à Flury & Rudolf, des architectes soleurois. «Le National, c’est toute mon enfance, ma mère a été la tenancière pendant plus de quarante ans, confie-t-il avec émotion. En l’état actuel, c’est intransformable, il faut tout détruire et refaire à neuf.» En effet, il est triste de constater que les escaliers grincent et que la conception des appartements date d’un autre temps.

Selon les plans de rénovation, le bâtiment qui, si l’on en croit une incision gravée sur le carreau d’une vieille fenêtre, daterait de l’an 1810, nécessite d’importants travaux. Le futur édifice sera divisé par une verrière, permettant de séparer les appartements des bureaux. Du côté de la rue du Lac, des espaces dédiés à la vente et au commerce sont prévus au rez-de-chaussée et au premier étage. Les trois étages supérieurs pourront accueillir des bureaux et des cabinets médicaux. Dans la seconde partie de l’immeuble, donnant sur la ruelle Lac-Milieu, les architectes prévoient la construction de plusieurs appartements, ainsi que l’aménagement d’un duplex au dernier étage.

L’article Une institution de la rue du Lac va fermer est apparu en premier sur La Région.